On ne peut parler que de ce que nous savons réellement – 1ère Partie

Savoir réellement 5Dans le chapitre 3 de l’évangile de Jean, on voit Jésus avoir une discussion avec Nicodème. Cet homme était un membre du parti des pharisiens (courant religieux) et un chef des Juifs. Ils ont une discussion au sujet de la nécessité de naître d’en haut, c’est-à-dire de naître d’Esprit. Jésus dit que sans cette naissance on ne peut pas voir ni entrer dans le royaume de Dieu. En d’autres termes, sans cette naissance on ne peut pas vivre le règne de Dieu sur terre comme au ciel à la manière que Jésus et ses disciples après lui ont démontrée. Nicodème ne comprend pas de quoi Jésus lui parle, ni comment cette « naissance d’Esprit » peut se produire, et Jésus lui dit: « Tu es l’enseignant d’Israël et tu ne sais pas cela! En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage » (Jean 3:10-11 SG21). Le terme original ici pour « avons vu » (en grec ἑωράκαμεν, Horao) signifie non seulement voir avec les yeux, mais aussi voir avec l’Esprit. Le terme original inclue aussi le fait d’être devenu familier avec l’expérience. Il s’agit de parler en connaissance de cause. C’est une connaissance éprouvée, pratique, concrète qui inclut l’expérience de ce dont on parle. Jésus sait de quoi il parle et il le démontre pratiquement par la manifestation du règne de Dieu, c’est-à-dire par les œuvres qu’il accomplit. Pourtant, le témoignage de sa propre vie n’est pas reçu par les chefs religieux, ni par les spécialistes de la Loi. Le terme original pour « ne recevez pas » (en grec lambano) signifie notamment se saisir, prendre, admettre. Nicodème ne sait pas de quoi lui parle Jésus, car c’est quelque chose qui ne fait pas partie de ce qu’il a vu lui-même, ni quelque chose qui fait partie de sa propre expérience. Paul et tous les auteurs du Nouveau Testament savaient, comme Jésus, de quoi ils parlaient lorsqu’ils parlaient de certaines choses de Dieu. Ils parlaient de ce qu’ils avaient vu et de leur propre expérience de ces réalités. Ils ne parlaient pas de ce qu’ils avaient entendu dire par les autres sans que ces choses soient une réalité concrète dans leur vie. Ils ne parlaient pas que d’enseignements théoriques qu’ils auraient eux-mêmes reçus, mais ils démontraient par leur vie et par leurs œuvres ce qu’ils enseignaient. Ils démontraient la véracité de leur enseignement par ce que seule la vérité produit en celui qui croit. C’est pourquoi, ils pouvaient en parler de la manière dont ils l’ont fait. Ils en parlaient avec l’assurance que donne l’Esprit. Car l’Esprit est celui qui produit les réalités dont ils parlent. Ces réalités sont inaccessibles à ceux qui n’ont pas cet Esprit. Il ne s’agissait pas que de théories et de discours intellectuels, le témoignage de leur vie démontrait ce dont ils parlaient. Le fait est que:

On ne peut parler que de ce que nous savons réellement !

Un exemple de cette vérité : quelqu’un qui n’a pas vécu la nouvelle naissance (« naître d’Esprit« ) dont Jésus parle à Nicodème, ne pourra pas parler véritablement sur la thématique de « naître d’Esprit« . Tout au plus, si c’est quelqu’un qui lit la Bible, il pourra en parler avec les descriptifs qu’il peut trouver dans la Bible. Mais il ne pourra pas véritablement comprendre, ni connaître, la réalité et la vérité en ce qui concerne la nouvelle naissance tant qu’il ne l’a pas vécue. Toute l’approche explicative de cette personne pour ce qui se rattache à « naître d’Esprit« , sera dépourvue de la connaissance qui vient du vécu. Une telle personne cherchera naturellement à comprendre les choses par un raisonnement intellectuel modelé sur les principes élémentaires de ce monde. Mais n’ayant pas l’expérience de cette réalité spirituelle, elle ne pourra quasiment pas comprendre correctement les textes bibliques relatifs à ce sujet. Elle ne peut qu’essayer d’imaginer quelque chose qu’elle n’a pas vécu. Elle ne pourra pas connaître la vérité au sujet de la nouvelle naissance, d’autant plus que le Saint-Esprit qui caractérise cette naissance est nécessaire pour être conduit dans la vérité tout entière (cf. Jean 16:13). Car seul l’Esprit de Dieu, c’est-à-dire l’Esprit de Vérité, permet de connaître la vérité au sujet des réalités invisibles, c’est-à-dire les réalités célestes, qui sont rendues visibles dans le monde visible, seulement par le moyen de la foi. On ne peut pas connaître la vérité de ces réalités qui sont invisibles sans la foi, et sans l’Esprit de Dieu. A noter: si une personne, malgré qu’elle ait reçu l’Esprit-Saint, ne cherche pas véritablement à connaître la vérité, sa tendance naturelle sera d’interpréter ce qu’elle trouve dans la Bible uniquement en fonction de sa propre expérience. Aussi, tant que l’expérience d’une personne n’inclut pas l’expérience de ce qui se trouve dans la Bible à ce sujet, elle n’arrivera pas à la connaissance de la vérité dont parle la Bible concernant ce sujet. Elle ne pourra pas en parler en pleine connaissance. Pour l’exemple de la nouvelle naissance, l’absence de l’expérience de celle-ci, amènera pour sûr des explications incohérentes en parlant des textes bibliques qui concernent la nouvelle naissance. Car cette personne parlera de ces textes en les comprenant à travers sa propre expérience qui ne comprend pas la nouvelle naissance. Elle en parlera avec les seules réalités des principes de ce monde visible, alors que la nouvelle naissance implique les réalités du monde céleste qui est invisible, mais dont il est fait mention dans la Bible.

Savoir réellement 8Pour continuer avec cet exemple, en parlant de « naître d’Esprit« , Jésus savait de quoi il parlait. Notamment parce qu’après avoir reçu le baptême de Jean, il a reçu l’Esprit-Saint (Matthieu 3:13-17, Marc 1:9-13, Luc 3:21-22) et ensuite fait l’expérience des réalités du règne de Dieu auxquelles cet Esprit donne accès par la foi. Aussi, il a démontré ces réalités dont il parlait. Jésus était familier avec l’expérience de l’Esprit en Lui. Ses enseignements n’étaient pas juste des hypothèses non démontrées. Il démontrait tout ce qu’il enseignait concernant ce qui est possible par le moyen de la foi dans le monde présent. Un autre exemple, simple et facilement compréhensible pour illustrer les choses : comment quelqu’un qui est aveugle de naissance pourrait-il parler de tout ce qui est en lien direct avec la vue? Il pourra essayer de s’imaginer les choses. Il pourra se représenter certaines formes dans son imagination, celles qu’il peut saisir par d’autres sens comme le toucher. Mais pour ce qui est des réalités qui proviennent uniquement de la vue, comme les couleurs par exemple, cela lui est inaccessible. Ainsi, un aveugle de naissance ne peut pas parler de la vue, en vérité. Il peut seulement essayer d’en parler. Peut être il sera même capable de donner quelques descriptions correctes, mais seulement pour ce qui est en lien avec ce qu’il peut percevoir avec ses autres sens. Mais il ne peut pas connaître la vérité en ce qui concerne la vue, et encore moins enseigner quelqu’un correctement en ce qui concerne la vue… Il en va de même pour toutes les réalités spirituelles dont parle la Bible: on ne peut parler véritablement que de ce que nous savons réellement.

Le fait de ne pouvoir parler que de ce que nous savons réellement est important à savoir. C’est important pour soi-même, afin de grandir avec humilité dans la connaissance de Dieu et des choses de Dieu. Mais c’est encore plus important lorsqu’on enseigne les autres, mais aussi lorsqu’on entend d’autres personnes qui nous enseignent. Parce qu’on peut se retrouver en face d’enseignants, ou être nous-mêmes des enseignants qui « se posent en enseignants de la Loi (ou l’Evangile) mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes » (1 Timothée 1:7 BDS). C’est d’autant plus important d’en avoir conscience pour celui qui est « jeune dans la foi », s’il ne veut pas être ballotté comme une barque par les vagues, et emporté çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur (cf. Ephésiens 4:14). Paul, parce qu’il savait réellement de quoi il parlait, pouvait discerner facilement que certains enseignants ne comprenaient pas ce qu’ils disaient, ni les sujets sur lesquels ils se montraient si sûrs d’eux-mêmes. Chacun ne peut parler que de ce qu’il sait réellement. C’est valable pour tous les croyants, et tous ceux qui enseignent les autres ne font pas exception à cette vérité. Chacun va donc parler en fonction de ce qui est issu de sa propre expérience. Mais personne ne peut parler correctement et précisément de ce qui est en dehors de son propre vécu. Par exemple, celui qui n’a pas goûté à certaines réalités du règne de Dieu aura tendance à en parler comme quelque chose qui ne fait pas partie de la réalité présente, d’autant plus si cela fait de nombreuses années qu’il s’est tourné vers Dieu à travers Jésus-Christ. Typiquement, il aura tendance à affirmer que ces réalités ne sont pas pour le monde présent. Il donnera des explications autour des textes bibliques de manière à ce que cela corresponde à sa propre expérience, à ce qu’il a vu, à la réalité qu’il connaît parce que c’est ce qu’il vit et beaucoup d’autres aussi autour de lui. Il lira les textes bibliques avec les lunettes de son expérience, alors il pourra difficilement en parler autrement. Il aura tendance par les explications qu’il donne, à justifier la réalité qu’il expérimente et à se rassurer ainsi dans son propre vécu. Et de manière générale, tous ceux qui ont la même expérience que lui et vivent la même réalité, auront tendance à approuver son enseignement, parce que c’est également leur expérience. Les seuls qui désapprouveront l’enseignement d’une telle personne sont ceux qui vivent au quotidien les réalités du règne de Dieu que l’enseignant prétend ne pas être pour le monde présent. Ceux qui ont déjà vu d’autres croyants vivre ces réalités du règne de Dieu, mais ne le vivent pas eux-mêmes, auront probablement certaines réserves quant aux affirmations d’un tel enseignant, ou seront partagés, ne sachant que croire. Ceci laisse déjà apparaître que:

L’expérience seule n’est pas la garantie de la vérité.

Et ceci ne dépend pas du nombre de personnes qui expérimente la même chose. Il faut peut être préciser que ce qui est en question, ce n’est pas l’authenticité du vécu d’une expérience, mais la prétention de ce vécu comme la seule réalité possible à chacun dans le monde présent. Par exemple, certains peuvent prétendre que le monde spirituel n’existe pas et l’affirmer avec conviction parce qu’ils n’ont jamais fait l’expérience, ni vu de leur propre yeux, quelque chose qui pourrait mettre en doute cette affirmation. C’est leur vécu personnel, leur expérience. Leur vécu est réel, il est la vérité s’ils ne mentent pas en ce qui concerne leur vécu. Mais ce qu’ils prétendent est-il la vérité? Non, et ceux qui expérimentent au quotidien les réalités du monde spirituel le savent. Ils peuvent dire que ces autres gens ne savent pas de quoi ils parlent. Alors comment savoir si ce que quelqu’un prétend à partir de son expérience, correspond à la vérité dont parle la Bible? Comment savoir si l’interprétation de textes bibliques que quelqu’un utilise pour enseigner, et que son expérience semble confirmer, correspond effectivement à la vérité?

Déjà et premièrement, en cherchant véritablement ce que la Bible dit. Dieu éclairera toujours celui qui cherche la vérité. Le Saint-Esprit joue d’ailleurs un rôle fondamental dans cette recherche. La vérité de Dieu qui est en Christ permet d’examiner les choses pour parvenir à avoir du discernement face aux enseignements qu’on peut entendre, ou que l’on donne nous-mêmes. Il y a de nombreuses caractéristiques données par la Bible qui sont propres à la vérité et que seule la vérité produit. Il est donc important de savoir ce que la Bible dit. La question fondamentale à se poser est de savoir comment ces caractéristiques sont produites? Et de chercher les réponses que la Bible donne à ce sujet. Parallèlement, comment savoir alors que l’on a bien compris ce que la Bible dit? La réponse est dans la caractéristique suivante, intrinsèque et unique à la vérité: la cohérence de l’ensemble. La vérité tout entière a des réponses cohérentes à toutes les questions. Ce qui appartient à la vérité est cohérent.

La vérité est cohérente.

OLYMPUS DIGITAL CAMERADes explications, concernant des textes bibliques et certaines thématiques, qui ne correspondent pas à la vérité seront forcément incohérentes dans l’ensemble de ce que la Bible dit sur ces thématiques. Car seule la vérité est cohérente totalement. Et le vécu doit lui aussi être inclus dans la cohérence avec ce que la Bible dit. Le défi est que la tendance naturelle de celui qui est au stade d’enfant dans la foi est de chercher l’approbation des autres. Sa tendance est de chercher des gens qui vivent les mêmes choses que lui, qui croient les mêmes choses que lui, et de se rassurer de cette manière concernant ce qu’il croit. Ceci peut sembler sage à priori, car s’appuyer sur ceux qui ont plus de vécu dans la foi n’est pas une mauvaise chose en soi. Le problème c’est lorsque ceux qui entourent les enfants dans la foi, et qui enseignent les autres parce qu’ils ont un plus long vécu et un certain niveau d’études, sont eux aussi à un stade d’enfant dans leur union avec le Christ. Ils pourront difficilement en avoir conscience s’ils pensent que c’est leur nombre d’années, leur sagesse aux yeux du monde et leur niveau d’études qui qualifient la maturité. Ainsi, ils vivent dans l’illusion d’être mature dans la foi. Le stade de maturité dans l’union avec le Christ doit être évalué en fonction des caractéristiques bibliques de cette maturité et non en fonction des principes de ce monde avec sa sagesse humaine. La sagesse du monde est liée à l’expérience du monde avec les caractéristiques du monde. La sagesse qui est en Christ est liée à l’expérience de Dieu et de son royaume avec les caractéristiques qui lui sont propres. Sans l’union avec le Christ cette sagesse ne peut pas être acquise car « En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3 BDS).

En général, un enseignant qui est encore au stade d’enfant présente rarement les clés pour chercher à connaître la vérité dans les Ecritures, et encore moins comment déceler les mensonges dans ce qu’on croit et dans ce qui est enseigné. Mal équipé lui-même pour grandir dans la connaissance de la vérité, il ne peut pas donner aux autres ce qu’il n’a pas. Celui qui est au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, aura tendance à chercher l’approbation des autres pour vérifier ce qu’il croit, et à se plier à leur compréhension si ces autres sont considérés comme matures par la majorité ambiante, ou sages aux yeux des autres. A noter: la foi apparaît souvent comme folie à l’esprit du monde et à la sagesse humaine qui est basée sur les principes de ce monde. Pourtant, la foi alignée sur la Parole véritable de Dieu, Christ, est la véritable sagesse qui vient de Dieu. Cette sagesse de Dieu a pour conséquence une vie semblable à Christ, avec la même confiance dans le Père qu’il avait, et les mêmes œuvres qu’il a faites. A cause de la confusion en ce qui concerne la sagesse, par ignorance de ce que disent les Écritures, la sagesse du monde est alors souvent perçue faussement comme une maturité dans la foi par ceux qui sont encore au stade d’enfant, peu importe leur nombre d’années de leur vécu dans la foi.

En général, celui qui est au stade d’enfant connaît rarement les caractéristiques bibliques de la maturité spirituelle. En conséquence, il ne discernera pas sa propre immaturité spirituelle ni celle des autres. L’approche qui consiste à chercher l’approbation des autres pour se rassurer dans ce qui est cru a le potentiel d’empêcher de grandir dans la foi, et d’empêcher de sortir du stade d’enfant dans l’union avec le Christ. Quelqu’un qui connaît uniquement le stade d’enfant et qui n’a jamais vu à quoi ressemble le stade d’adulte, ne pourra pas parler de ce qu’est le stade d’adulte. Il ignore ce qu’est la réalité d’adulte dont parle les Écritures, notamment par les écrits de Paul et Jean. C’est important d’avoir conscience de ces choses parce que cette vérité est valable pour chaque individu. C’est aussi pour cette raison qu’il est vital d’examiner tout enseignement en fonction de ce que disent véritablement les Écritures. Celles-ci donnent certaines caractéristiques qui correspondent au stade d’enfant, ou à celui de jeune gens et à celui d’adulte. Mais celui qui est au stade d’enfant, même s’il enseigne pourtant les autres, en général ne les connaît pas ou n’y est pas attentif, en sorte que ces caractéristiques n’entrent pas dans son évaluation de la maturité, ni pour lui-même, ni pour les autres. Il a tendance à juger de sa maturité dans la foi en fonction d’une sagesse tout humaine modelée par le monde actuel, sans même en avoir conscience. Sa manière de penser est en grande partie alignée avec la pensée du monde et non avec la pensée de Christ.

A suivre…

La crainte: méconnaissance de l’amour de Dieu

Dans sa première lettre, Jean utilise l’amour comme critère principal pour déceler les hérésies dans ce que les gens croient, et il le résume ainsi: « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4:8 BDS).

15245259235_91609b1fda_kL’amour est la caractéristique fondamentale de Dieu. L’amour est la nature même de Dieu. Une connaissance correcte et précise de qui est Dieu et des choses de Dieu produit un amour similaire à celui de Dieu chez le croyant, à l’image de Christ. C’est ce même amour qui animait Jésus et qui animent ceux dont la connaissance de Dieu est correcte, et qui vivent dans l’union avec le Christ. On parle d’un amour dont les caractéristiques sont listées en 1 Corinthiens 13. C’est cet amour qui est perceptible dans les lettres de Paul, parce que cet amour l’animait, de même pour Jean et les disciples de Jésus depuis la pentecôte jusqu’à aujourd’hui, pour ceux qui laissent le Saint-Esprit diriger leur vie (cf. Galates 5:16-17). Voici ce que Jean dit encore: « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier » (1 Jean 4:16-19 LSG).

Lorsque Jésus parle à ses disciples de l’importance de demeurer en lui, car sans lui ils ne peuvent rien faire (cf. Jean 15:4-5), il précise en quoi consiste la notion de demeurer en lui: « Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour » (Jean 15:9 BDS).

En réalité, celui qui vit avec de la crainte et des peurs, que ce soit face aux circonstances ou dans ses relations avec les autres, démontre une méconnaissance de l’immensité de l’amour de Dieu pour lui. C’est ce que Jean laisse entendre. Les peurs dénotent d’un manque de connaissance et d’établissement dans l’amour de Dieu, ce sur quoi Jésus insiste dans Jean 15. Celui qui a une connaissance correcte de l’amour de Dieu, révélé en la personne de Jésus-Christ, et qui demeure enraciné dans cet amour, vit sans crainte. Parce que le fait est que dans la vie de Jésus jusqu’à sa mort à la croix, Dieu a montré cette réalité que souligne Paul aux Romains : « Que dire de plus? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous? Lui qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il pas aussi tout avec lui? Qui accusera encore les élus de Dieu? Dieu lui-même les déclare justes. Qui les condamnera? Le Christ est mort, bien plus: il est ressuscité! Il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous » (Romains 8:31-34 BDS). En Christ, Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il a promis (cf. 2 Corinthiens 1:20) et de plus, les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (cf. Romains 11:29). Attention toutefois à la notion transmise par Paul ici avec l’idée de « Lui (le Père) qui n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous…« , car elle véhicule l’idée d’un Père meurtrier indirect de son propre Fils. Une telle idée est contraire à la vérité qui est en Christ : « En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18 BDS). Paul n’avait visiblement pas connaissance de ces paroles de Jésus.

Crainte 2Celui qui est établi dans la vérité que Christ a révélée au sujet de l’amour du Père, et qui vit dans le don de la justification qui provient de la foi, est alors plein d’assurance devant Dieu et devant les hommes. D’autant plus qu’il peut avoir, par le moyen de la foi, l’assurance de toutes les promesses de Dieu. La justification donnée par Dieu à travers le moyen de la foi, suffit à faire disparaître toute crainte (cf. Psaume 56:4-5, Psaume 118:6, Romains 8:36-37). Concernant l’amour de Dieu, Jean sous-entend clairement que ce n’est pas seulement une question d’avoir entendu parlé du fait que l’amour de Dieu est immense et inconditionnel, encore faut-il le croire et agir en fonction de cette réalité. Le doute concernant l’amour de Dieu est souvent le résultat du fait de regarder aux circonstances et au monde actuel pour évaluer son amour (voir aussi Le doute: conséquence d’un coeur partagé). L’observation du monde vivant sans l’Éternel et sans le moyen de la foi, et qui se trouve alors sous le pouvoir de l’autorité du mal, ne reflète évidemment pas cet amour, ni le règne de Dieu, bien que ce règne et cet amour soient véritables et bien réels. Même observer ceux qui confessent Jésus comme Seigneur et croient dans leur cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, peut s’avérer trompeur concernant les réalités du règne de Dieu et la validité de ses promesses. Car tous ceux qui ignorent en grande partie la vérité, ou ne s’en saisissent pas par le moyen de la foi, surtout en ce qui concernent le don de la justification/droiture, restent souvent sous la malédiction de la Loi (cf. Deutéronome 28:15-69) par leur désobéissance à la foi. Les observer sans connaître la vérité, peut laisser croire faussement que le problème est du côté de Dieu et de sa volonté, et leurs discours présentent en général le royaume de Dieu essentiellement comme quelque chose de futur, parce que son règne ne fait pas partie de leur expérience. Souvent, les croyants demeurent des « enfants dans la foi » qui ne touchent pas à l’héritage, qui pourtant leur appartient. Ils vivent sans qu’il y ait de différence avec ceux qui ne connaissent pas Dieu (cf. Galates 4:1-5). Et ils sont étrangers à la vie que Dieu donne véritablement (cf. Ephésiens 4:18, voir aussi L’ignorance liée à l’absence de foi). Ainsi, ils ne vivent pas pleinement sous la bénédiction (cf. Deutéronome 28:1-14) promise à l’obéissance à ce que Dieu a dit en Jésus-Christ. Car en Christ, Dieu a mis fin aux prescriptions de Moïse et à la malédiction qu’elles faisaient porter. En Christ, Dieu a scellé une alliance nouvelle (cf. Marc 14:24, Hébreux 9Galates 3:10, 13, voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés et Dossier: Le point sur la repentance). Il n’y a pas de culpabilité à avoir pour ceux qui se retrouveraient dans les caractéristiques d’un « enfant dans la foi« , même après de nombreuses années à cheminer avec Dieu. D’autant plus que, bien souvent, c’est le résultat de l’ignorance et/ou de croyances erronées (ce qui s’associe à de l’ignorance) véhiculées par d’autres croyants qui enseignent les autres, mais qui ont eux-mêmes une mauvaise connaissance de la vérité, parce qu’ils ont eux-mêmes reçu ces mêmes enseignements qui tendent ainsi à se perpétuer… Toutefois, chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (cf. Romains 14:12), d’où l’importance vitale pour chaque individu de chercher à connaître Dieu et la vérité à son sujet, en examinant les Écritures à la lumière de la vérité qui est en Christ, et vérifier les enseignements reçus (cf. Actes 17:11). Il s’agit donc de remplacer, par la vérité, les mensonges qui étaient crus précédemment.

En vérité, c’est l’œuvre de la vie de Christ, son enseignement et toute sa vie jusqu’à sa mort et sa résurrection, qui nous révèle l’ampleur de l’amour de Dieu (cf. Romains 5:7-8). Et cet amour de Dieu n’est pas seulement théorique, c’est un amour très concret qui se manifeste pratiquement et puissamment (cf. 1 Corinthiens 4:20). C’est un amour qui donne. La difficulté, pour de nombreuses personnes, c’est que tout ce qui est compris dans ce que Dieu donne par amour, c’est-à-dire par grâce (faveur imméritée et « imméritable »), s’obtient uniquement par le moyen de la foi (cf. Ephésiens 2:8), croire et agir en conséquence.

Tout ce que Dieu donne se manifeste uniquement par la grâce et au moyen de la foi.

Crainte 3Il s’agit de croire dans le cœur et de se saisir activement de cet amour de Dieu et de toutes les promesses qui y sont rattachées. L’expérience de ce que Dieu donne par grâce, et qui est à saisir par le moyen de la foi, aura pour conséquence la confiance en Dieu, l’assurance de son amour et de ses promesses. Car tout ce que Dieu donne et qui était précédemment invisible, est alors rendu visible et concret au moyen de la foi (cf. Hébreux 11:1) dans la vie du croyant. C’est cette expérience qui avait déjà amené Paul à dire: « Dans la surabondance de sa grâce, notre Seigneur a fait naître en moi la foi et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14 BDS). Jean avait également fait ce constat: « Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre » (Jean 1:16 BDS). Mais bien avant cela, David avait aussi déjà expérimenté cette réalité de l’amour concret de Dieu, qui l’a poussé à proclamer cette invitation : « Goûtez et constatez que l’Éternel est bon! Oui, heureux l’homme qui trouve son refuge en lui » (Psaume 34:9 BDS). David avait confiance en l’Éternel et cette confiance l’avait même épargné de certaines malédictions de la loi de Moïse (voir Marc 2:25-26).

Cette réalité très concrète de l’amour de Dieu, lorsqu’on y goûte et le constate, fait disparaître non seulement le doute quant aux promesses de Dieu et son amour inconditionnel, mais elle fait aussi disparaître la crainte dans le cœur de celui qui vit par le moyen de la foi. Il expérimente continuellement les réalités du règne de Dieu et la validité de ses promesses, auxquelles Dieu est fidèle. La paix parfaite l’habite, cette paix qui vient de Dieu et qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir. Son cœur et ses pensées sont sous la protection de Jésus-Christ (cf. Philippiens 4:6-7). La difficulté pour beaucoup de croyants, c’est que cette expérience concrète de l’amour de Dieu ne peut pas se faire sans le moyen de la foi, et donc ne peut pas se faire sans connaître la Parole de Dieu: Jésus-Christ. La raison est la suivante:

Ce que Dieu dit est la base sur laquelle la foi s’appuie !

Si cette base est erronée, c’est-à-dire que ce qui est cru n’est pas ce que Dieu dit véritablement, même la plus grande « foi » possible ne produira rien de ce que la vérité produit.  Et, « la foi naît du message que l’on entend, et ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole du Christ«  (Romains 10:17 BDS). Il est donc essentiel de filtrer toutes paroles par la parole du Christ. L’expérience de l’immense bonté de Dieu ne peut pas avoir lieu sans croire dans son cœur et se saisir activement de ce que Dieu a dit et promis. Se saisir activement de ce que Dieu a dit consiste à ne pas se laisser tromper par les circonstances et ce que les seules réalités du monde actuel et des personnes semblent dire. Mais cela consiste à placer toute la confiance dans la vérité qui est révélée en la personne du Christ et dans les promesses de Dieu pour celui qui croit. Cela signifie donc : être cohérent dans les actions avec les promesses de Dieu. C’est-à-dire avoir des actes, des pensées et des paroles qui sont cohérentes avec le fait de croire dans les promesses de Dieu, et de compter sur la réalisation de ces promesses. Et de constater la même réalité qu’Esaïe : « A celui qui est ferme dans ses dispositions, tu assures une paix parfaite, parce qu’il se confie en toi » (Esaïe 26:3 BDS).

Toutes les réalités de Dieu puisent leur source dans son amour. Ainsi, lorsque la crainte est encore présente, cela devrait être pris comme un signal qui révèle le besoin de se repositionner dans l’amour de Dieu, et/ou le besoin d’une plus grande révélation de l’amour de Dieu. Mais cette révélation et ce positionnement aussi nécessitent le moyen de la foi, il s’agit de la foi en Christ. Car pour connaître l’amour du Père, il est nécessaire de regarder à Christ, à ses paroles et ses actes conformes au Père. En effet, Jésus a dit: « Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour«  (Jean 15:9 BDS)

La tradition: annulation de la Parole de Dieu – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

Voici ce que Paul dit à Timothée: « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons*. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonges dont la conscience est comme marquée au fer rouge. Ces gens-là interdiront le mariage, et exigeront que l’on s’abstienne de certains aliments, alors que Dieu a créé toutes choses pour que les croyants, ceux qui connaissent la vérité, en jouissent avec reconnaissance. En effet, tout ce que Dieu a créé est bon, rien n’est à rejeter, pourvu que l’on remercie Dieu en le prenant. Car tout ce qu’il a créé est saint lorsqu’on l’utilise conformément à sa Parole et avec prière. Expose cela aux frères, et tu seras un bon serviteur de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu as fidèlement suivi. Mais rejette les récits absurdes et contraires à la foi. Entraîne-toi plutôt à rester attaché à Dieu » (1 Timothée 4:1-7 – BDS). A noter, la liste de Paul en parlant d’interdire le mariage et de s’abstenir de certains aliments n’est ni représentative ni exhaustive pour qualifier un « prédicateur de mensonges« . A noter aussi, les enseignements contraires à la foi préconisent souvent une grande discipline en vue de l’obéissance aux commandements. Mais c’est seulement par le moyen de la foi que l’obéissance à Dieu se produit (cf. Romains 1:5). Ceci parce que c’est par le moyen de la foi que nous sommes sauvés (cf. Ephésiens 2:8), c’est-à-dire délivrés du pouvoir de l’ennemi de Dieu. C’est la foi qui libère l’action de Dieu par Son Esprit dans la vie du croyant, et non pas la discipline et les efforts.

* Attention : ce n’est pas parce qu’une manière de penser est inspiré par des démons, que celui qui a cette manière de penser est possédé par un démon ! Par exemple, lorsque Jésus reprend Pierre en lui disant: « Arrière, «Satan»! Eloigne-toi de moi! Tu es un obstacle à ma mission, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu; ce sont des pensées tout humaines » (cf. Matthieu 16:23, Marc 8:33), il n’est pas en train de dire que Pierre est Satan en personne, ni même qu’il soit possédé par un démon. D’ailleurs Jésus ne va pas ensuite chasser un quelconque démon qui habiterait Pierre. Jésus parle de la manière de penser de Pierre, et il sous-entend que la manière de penser tout humaine provient de l’adversaire: Satan. En réalité, c’est une manière de penser qui est faussée, tordue, qui est de l’ordre du mensonge inspiré par celui qui est le « père du mensonge« .

« Prédicateurs de mensonges« 

Paul nous dit qu’une caractéristique du « prédicateur de mensonges » est une conscience coupable: « marquée au fer rouge« . En réalité, c’est parce que le « prédicateur de mensonges » vit sous le régime de la Loi qui le condamne. Il ne vit pas sous la réalité de la vérité qui est en Christ et qui purifie du péché. C’est sa fondation qui est déjà incorrecte. Mais parmi les croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur, le plus souvent, cette fondation incorrecte est recouverte de grâce pour donner lieu à un mélange de grâce et du régime de la Loi. C’est la composante du régime de la Loi qui maintient la condamnation et garde le péché plein de force chez le croyant. Le « prédicateur de mensonges » ne vit pas ce qu’il recommande aux autres, il ne le peut pas à cause de cette composante du régime de la Loi. C’est ce qui fait de lui un hypocrite et contribue à sa conscience coupable, malgré son apparente bonne intention. Il ne peut simplement pas vivre ce qu’il recommande, car il reste esclave du péché à cause de ce qu’il croit. Le péché continue d’agir en lui à cause de son fonctionnement sous le régime de la Loi, car la fondation de ce qu’il croit est incorrecte. Il enseignera facilement aux autres d’aimer Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur pensée, et d’aimer leur prochain comme eux-mêmes, sans savoir comment on y parvient. Cela lui semble sage puisque ce sont les deux commandements les plus grands cités par Jésus lui-même. Mais le « prédicateur de mensonges » ne les vit pas lui-même. Il ne le peut pas parce qu’il ne connait pas la Vérité qui le lui permet et qui fait appel au moyen de la foi. Il ignore la Vérité qui libère de l’esclavage du péché. Ou parfois, il refuse de croire la Vérité du pardon des péchés sans prérogative, cela lui semble une folie, son fonctionnement sous le régime de la Loi l’empêche de croire cela. Ou alors, il prétendra qu’il le croit, pourtant il ne le met pas en pratique. Aussi, il ne donne pas de solution véritable dans ses discours. Il se contente souvent de transmettre des buts à atteindre, des valeurs et des idéaux avec une sagesse tout humaine. Tradition 3C’était déjà le cas des pharisiens et spécialistes de la Loi que Jésus reprenaient régulièrement. En général, le « prédicateur de mensonges » préconise des moyens humains, une sagesse modelée par le monde actuel, basée sur les principes de ce monde, et invite les autres à changer de comportement, comme s’ils pouvaient le faire par leur propre volonté et de la discipline sans changer leur manière de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. Lorsqu’il présente des prétendues solutions, c’est rarement quelque chose à croire et à verbaliser au sujet de Dieu selon la vérité qui est en Jésus-Christ. Mais il recommande plus volontiers des choses à faire, des efforts à fournir et une grande discipline. En général, il n’y arrive pas lui-même parce qu’il est sans force (cf. Romains 5:6), comptant sur ses propres ressources qu’il accompagne de prières. Son discours peut sembler sage parce qu’il sonne juste à la sagesse humaine de ceux qui ne connaissent pas la Vérité qui est en Christ, et ne se rendent pas compte que cette sagesse est modelée par le monde actuel. L’Evangile apporté par un « prédicateur de mensonges » comporte forcément des contradictions et des incohérences plus ou moins flagrantes. Celui-ci cherche rarement à les résoudre par une recherche de la Vérité. Il vit avec ces incohérences et s’en accommode, par exemple en prétextant qu’on ne peut pas tout comprendre. Mais il ne cherche pas vraiment à comprendre, surtout si chercher à comprendre peut remettre en question des choses qu’il a enseignées dans ses prédications. La prédication d’un « prédicateur de mensonges » augmente rarement la confiance en Dieu de ceux qui l’écoutent. Il apporte peu d’encouragements à la foi et ne pousse pas à s’attendre à la bonté de Dieu dans toute sa « folie » sur la seule base de la bonté de Dieu. Le « prédicateur de mensonges » partage plus volontiers ce qu’il faut faire pour Dieu plutôt que ce que Dieu a montré et fait en Jésus-Christ pour l’humanité. Son enseignement s’appuie en grande partie sur la tradition des hommes, c’est-à-dire ce qu’il a entendu des autres, lu dans des livres et qui lui semble sage, mais peu sur une révélation personnelle de la Vérité qu’il aurait assidument cherchée indépendamment des autres, et trouvée dans une communion avec Dieu sous la conduite du Saint-Esprit, en cherchant dans la Bible. La tendance du « prédicateur de mensonges » c’est d’étudier un peu plus la Bible lorsqu’il a en vue une prédication devant une assemblée. Sa lecture de la Bible est facilement motivée par un sens du devoir. Sa tendance naturelle est donc de lire la Bible parce qu’il le faut et que c’est important, mais son contenu devient rarement comme du miel sur ses lèvres. Son cœur est rarement passionné par sa lecture biblique. Il peut difficilement en être autrement, parce qu’une lecture de la Bible dans un fonctionnement sous le régime de la Loi renforce une conscience des manquements à l’égard des commandements. La compréhension des textes bibliques est voilée à cause des lunettes de la tradition tout humaine. C’est naturellement avec ces mêmes lunettes que le « prédicateur de mensonges » approche Dieu lui-même. La question qui l’habite généralement c’est « que dois-je faire pour…?« . Jésus a souvent eu à faire à cette question de ceux qui fonctionnent sous la Loi avec un désir inconscient d’être justifié par leurs œuvres. La réponse de Jésus envers eux fut systématiquement les dix commandements, ou des paraboles qui illustrent ces commandements. Et lorsque ces gens avaient l’impression d’avoir réussi à obéir à certains de ces commandements, alors Jésus leur montrait ce qui leur manquait encore (cf. Marc 10, Matthieu 19). La réalité est qu’il manquera toujours quelque chose à celui qui cherche à être justifié en dehors du moyen de la foi en la vérité qui est en Christ, et qui produit l’obéissance, c’est-à-dire l’amour comme Christ. La tristesse et le découragement en découle, parce que c’est le cœur qui doit être transformé pour être libéré, mais les lunettes de la tradition tout humaine rendent incapable de comprendre.

Ce qui est dramatique c’est que le « prédicateur de mensonges » séduit du monde par ses discours qui s’appuient sur une sagesse tout humaine autour de la Bible. Et ceux qui sont séduits finissent par se détourner de la foi (confiance en Dieu). Certains restent toutefois attachés au groupe de croyants auxquels ils s’associent, parce qu’ils y placent leur identité et leur valeur. Etre détourné de la foi signifie: ne pas vivre avec cette pleine assurance des choses qu’on espère et sans démonstration des réalités qu’on ne voit pas (cf. Hébreux 11:1). Cela revient à vivre par ses propres efforts, comme un homme livré à lui-même, limité par les seuls principes élémentaires de ce monde, victime du dominateur de ce monde. C’est le doute et la crainte qui dominent alors celui qui ne vit pas dans/par le moyen de la foi. Le « prédicateur de mensonges » amène les croyants à avoir un cœur qui est bien loin de Dieu. Il suscite des croyants à sa propre image, qui honorent Dieu du bout des lèvres et qui gardent une conscience coupable. Ceux qui sont séduits marchent dans la tradition ainsi transmise et répliquent chez les autres ce qu’ils vivent eux-mêmes. La parole d’Esaïe rappelée par Jésus dresse un tableau qui en découle: « Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes » (Marc 7:6-7 – BDS).

Comment discerner ce qui est de la tradition humaine et ce qui est de la Vérité?

Tradition 5La réponse la plus courte c’est: l’amour semblable à Christ ! Dans sa première lettre qui vise à déceler les hérésies, les faux enseignements, Jean utilise l’amour comme la caractéristique essentielle pour reconnaître si ce que quelqu’un prétend être la vérité est bien la vérité: « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4:8 – BDS). La tradition humaine non conforme à la vérité qui est en Christ ne produit pas l’amour, car elle présente certaines caractéristiques de Dieu et des choses de Dieu qui ne sont pas la Vérité que Christ a démontrée au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Les caractéristiques de l’amour sont très clairement présentées par Paul: « L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère » (1 Corinthiens 13:4-7 – BDS). Quelqu’un qui ne connait pas la Vérité, malgré toute sa sincérité et sa bonne volonté, ne pourra pas être animé de cet amour-là et manifester ces caractéristiques. D’ailleurs, comment Paul a-t-il pu lister ces caractéristiques si précisément? C’est justement parce qu’il a expérimenté ce que la Vérité au sujet du don de la justification/droiture, auquel on accède par le moyen de la foi, a produit en lui. Et Paul connait celui qu’il était quand il était livré à lui-même, et qu’il agissait par ignorance parce qu’il n’avait pas la foi (cf. Romains 7). Si l’on observe Jésus dans les évangiles, on constate que l’amour peut se tenir en compagnie des « pécheurs notoires » et les aimer sans réserve, et sans les condamner (punir). L’amour se donne pour eux. Une autre caractéristique de la Vérité est une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24) d’une part, et d’autre part les signent décrits par Jésus qui accompagnent ceux qui croient (cf. Marc 16:15-20). Mais ces choses ne viennent pas de n’importe quelles croyances, mais c’est croire la Vérité qui est en Christ au sujet de Dieu qui amène ces réalités. Le croyant qui reste encré dans des traditions qui ne sont pas la Vérité, peut passer sa vie entière dans ses propres croyances sans jamais expérimenter la vie que Dieu donne véritablement. Tout au plus, il en effleure quelques caractéristiques occasionnellement, mais typiquement il n’arrive pas à renoncer véritablement à lui-même pour être disciple de Christ. Tous ses efforts et ses prières ne suffisent pas, il reste esclave du péché et ne pratique pas les mêmes œuvres que Jésus, ce qu’il a pourtant dit que ses disciples feraient. La tradition tout humaine comprend le plus souvent un subtil mélange de vérité et de mensonge au sujet de Dieu et des choses de Dieu, c’est ce qui permet la séduction. Le « père du mensonge » se plaît dès le commencement à déformer partiellement la vérité au sujet de Dieu et des choses de Dieu pour masquer le mensonge. Cela ne veut pas dire que le « prédicateur de mensonges » déforme volontairement la vérité, mais par un manque d’amour de la Vérité et de recherche personnel pour connaître Dieu, il se trouve séduit par ce qui n’est pas la Vérité (cf. 2 Thessaloniciens 2:10-12), mais qui sonne juste à la pensée tout humaine (voir Proverbes 14:12, 16:25).

Jésus donne une clé qui permet de reconnaître des « faux prophètes« , ou des « prédicateurs de mensonges« , c’est-à-dire ceux qui ne connaissent pas la Vérité qui est en Christ : « Gardez-vous des faux prophètes! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces? Ainsi, un bon arbre porte de bons fruits, un mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Matthieu 7:15-17 – BDS). Le fruit de celui qui est planté dans le bon arbre est la vie de Christ en lui. Cette vie est notamment caractérisée par le fruit de l’Esprit qui est: l’amour (agapê) avec les caractéristiques décrites dans 1 Corinthiens 13, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité (foi), la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22-23). Cette liste de caractéristiques est un seul et même fruit, celui de l’Esprit. La tradition tout humaine qui n’appartient pas à la vérité ne produit pas ce fruit, même chez quelqu’un qui aurait pourtant reçu l’Esprit de Dieu et appartient à Dieu. Ce fruit n’est pas le résultat d’efforts et de discipline, mais il découle de l’Esprit de Vérité, de la connaissance de la Vérité dans l’union avec le Christ. Ce fruit est un tout, il ne peut pas comporter seulement certaines caractéristiques et pas les autres. Toutes ses caractéristiques sont présentes en même temps et avec la même ampleur. Si ce n’est pas le cas, nous ne sommes pas en présence du fruit de l’Esprit, mais de certaines caractéristiques que la personne a développées elle-même, par ses propres forces. La différence est facilement reconnaissable, le fruit de l’Esprit est totalement indépendant des circonstances. Il demeure présent dans l’épreuve, sous la pression et la persécution, car le royaume que nous recevons est inébranlable (cf. Hébreux 12:28).

Il peut être bon de préciser que les caractéristiques mentionnées dans cet article au sujet de ceux que Paul appelle « prédicateurs de mensonges » ne sont ni représentatives, ni exhaustives. Elles n’ont pas été partagées pour que certains s’en saisir afin de condamner des prédicateurs, ni pour que quelqu’un qui se reconnaîtrait dans ces caractéristiques ressente une quelconque culpabilité et accusation. De telles pensées ne seraient pas de Dieu. Il ne s’agit pas de faire une chasse aux « prédicateurs de mensonges » pour les condamner, ce serait contraire à Christ. Mais il s’agit pour chacun d’être équipé dans la recherche de la Vérité en vue de la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ qui produit l’amour. Il s’agit d’avoir du discernement face aux messages entendus ou lus, ainsi que face aux témoignages rendus. Il est important d’être attentif à ce qui est de la tradition tout humaine, conscient de l’importance de la Vérité et de ce qu’elle seule produit. Ce sont les mensonges contenus dans la tradition tout humaine qui ont pour résultat de produire des « prédicateurs de mensonges » et de les multiplier. En réalité, celui qui voudrait accuser et condamner les autres doit prendre conscience que tout croyant qui partage aux autres des choses qui ne sont pas la Vérité concernant Dieu et les choses de Dieu, se trouve être lui-même dans une position de « prédicateur de mensonges« . Ce n’est pas pour rien que Jacques souligne: « ne soyez pas nombreux à enseigner; vous le savez: nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement » (Jacques 3:1 – BDS). Il n’y a pas lieu ici d’accuser et de condamner qui que ce soit, « car chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12 – BDS). Celui qui connaît Dieu et la vérité à son sujet, est rempli d’amour nous dit Jean. C’est l’amour qui le poussera à partager la Vérité aux autres, et ce sans accuser ni condamner (Jésus lui-même ne l’a pas fait), car « aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même » (Romains 14:7 – BDS). La Vérité ne consiste pas à accuser les autres pour leurs erreurs et manquements, mais la Vérité consiste en la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ (voir aussi La vérité dans l’amour: clé de la croissance et La grâce c’est la vérité et la vérité c’est la grâce). La Bonne Nouvelle c’est la folie de ce que Christ a démontré: il a pardonné les péchés sans prérogative pour produire la vie en celui qui croit. « C’est l’Esprit (Dieu est Esprit) qui donne la vie; l’homme n’aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je (Jésus) vous ai dites sont Esprit et vie«  (Jean 6:63 – BDS).

Jésus est La Parole de Dieu. La Parole de Dieu produit la vie, toute tradition humaine qui n’appartient pas à la Vérité annule la Parole de Dieu et produit la mort.

La tradition: annulation de la Parole de Dieu – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

14250111468_67d9c63688_kJésus a souvent repris les chefs religieux et les théologiens qui étaient ceux qui enseignaient le peuple et leur servaient d’exemple. Ce que Jésus souligne c’est que l’hypocrisie de certains qui sont sensés enseigner les gens mais qui demeurent sous le régime de la loi de Moïse (fonctionnement au mérite) les empêchent d’entrer eux-mêmes dans les réalités du royaume des cieux. En réalité, le fonctionnement légaliste est souvent inconscient et présent à cause d’un attachement aux traditions tout humaines, et ce fonctionnement demeure présent par un manque de préoccupation de la Vérité. Cet attachement est en général inconsciemment motivé par une crainte des hommes. Il s’agit de ce désir de plaire aux hommes et d’être aimé et accepté en demeurant conforme au groupe de croyants avec lequel la personne s’identifie, et dans lequel la personne trouve sa valeur. Cette réalité est en général inconsciente, elle n’est pas forcément volontaire. Elle provient du fait de s’appuyer sur ce que les autres croient majoritairement, au sein d’un même groupe, et sur les croyances héritées sans chercher à discerner la tradition tout humaine et la Vérité. Ainsi, par les traditions et l’hypocrisie qui en découlent, ceux qui sont sensés enseigner les gens barrent l’accès aux autres aux réalités du royaume des cieux, pour leur propre malheur. C’est là ce que Jésus soulignait déjà en son temps: « Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites! Parce que vous barrez aux autres l’accès au royaume des cieux. Non seulement vous n’y entrez pas vous-mêmes, mais vous empêchez d’entrer ceux qui voudraient le faire » (Matthieu 23:13 – BDS). Jésus fait prendre conscience que ce sont les enseignements erronés et maintenus par la tradition qui empêchent, ceux qui voudraient, d’entrer dans le royaume des cieux. Le royaume des cieux c’est la réalité du règne de Dieu que Jésus a démontrée possible pour celui qui croit. Le règne de Dieu consiste, par l’Esprit-Saint, à nous rendre justes pour mener une vie juste et sainte, et à nous donner la paix et la joie (cf. Romains 14:17). Il s’agit d’être libéré du pouvoir du dominateur de ce monde, pour être pleinement sous l’autorité du pouvoir de Dieu, déjà dans ce monde présent.

La tradition et l’hypocrisie barrent l’accès au royaume des cieux.

En réalité, la tradition et l’hypocrisie vont de pair parce que seule la Vérité libère du péché (fausse manière de penser) et du pouvoir du dominateur de ce monde. C’est la Vérité que Christ a enseignée et démontrée qui produit la vie de Christ dans la vie du croyant. La tradition tout humaine, elle, ne produit pas cela. L’hypocrisie soulignée par Jésus est une conséquence d’un fonctionnement qui reste sous le régime de la Loi, un fonctionnement au mérite basée sur une pensée toute humaine. La Loi avec les commandements (le décalogue) donne seulement la connaissance du péché (cf. Romains 3:19-20). Celui qui essaie d’être déclaré juste par l’obéissance à la Loi donne de la force au péché (cf. Romains 5:20, 7:8, 1 Corinthiens 15:56). Il abordera l’obéissance avec de mauvaise motivation et ne pourra que constater son incapacité et sa conscience sera « marquée au fer rouge« , parce que la Loi est ce qui le condamne. Ni sa bonne volonté, ni ses efforts, ni ses prières ne changent rien. C’est la Vérité en Jésus-Christ qui change tout. C’est la vérité qui transforme le croyant par le changement de sa manière de penser et de comprendre les choses, et qui habilite le croyant à vivre de l’amour de Dieu et dans l’amour.

Celui qui fonctionne sous le régime de Loi insiste volontiers sur l’obéissance aux commandements (décalogue) alors qu’il échoue lui-même à cette obéissance. Il ne peut pas enseigner comment on parvient à être capable d’obéir au décalogue parce qu’il ne le sait pas lui-même. Sa conscience sera forcément chargée de culpabilité et son discours sera forcément hypocrite parce qu’il tend à promouvoir une obéissance aux commandements sans connaître le moyen d’y arriver. Il vit en général avec l’idée fausse d’une justification par l’obéissance aux commandements, même s’il ne veut pas le reconnaître. Il ne vit pas dans une justification par le moyen de la foi. En réalité, il le démontre par sa vie et son enseignement, sans s’en rendre compte. Son enseignement aura souvent une couleur subtile du type « faisons ce que je dis, pas ce que je fais« , aux couleurs superficielles d’humilité, car il ne sait pas comment on parvient à l’obéissance aux commandements qu’il rappelle, et auxquels il n’arrive pas lui-même à obéir. Mais comme il s’appuie sur des commandements issus de la Bible, dont les commandements de Jésus, il aura l’impression d’enseigner quelque chose de sage et de raisonnable. Ce n’est pas que l’obéissance aux commandements ne soient pas une bonne chose, mais c’est qu’elle est impossible pour l’homme livré à lui-même (cf. Romains 8:7) dont la manière de pensée et de comprendre les choses est tordue. L’obéissance est impossible sans le moyen de la foi en la vérité, Christ est la Vérité, c’est Lui qui l’a révélée. C’est impossible pour celui qui essaie par ses propres forces, sans connaître la Vérité dont il faut se saisir par le moyen de la foi, et qui produit cette obéissance.

Pousser les gens à obéir aux commandements sans leur donner la solution de Dieu pour ce faire c’est donner plein de force au péché dans leur vie.

A noter, celui qui se sent coupable de ses manquements va naturellement condamner les autres dans son cœur. Ses paroles et ses actes démontreront d’une manière ou d’une autre l’expression de son cœur et de sa mauvaise conscience. Car celui qui fonctionne sous le régime de la Loi se juge lui-même en fonction de la Loi, alors il jugera naturellement aussi les autres de la même manière. Mais le croyant qui vit sous le régime de la grâce voit cette hypocrisie disparaître. Car, vivant sous la grâce en Jésus-Christ par le moyen de la foi, il traitera les autres en fonction de cette même grâce, et avec cette même grâce. Sa conscience sera déchargée de la culpabilité, d’autant plus que, vivant sous le régime de la grâce par le moyen de la foi, le péché ne le dominera plus (cf. Romains 6:14), il en est délivré. Il commencera à être capable de mener une vie juste et sainte, obéissant aux commandements, par l’Esprit de vérité qui agit en lui pour produire cette vie-là.

Tradition 2La préoccupation de la Vérité doit être constante parce que la tradition tout humaine ne produit pas ce que seule la Vérité produit: une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24) conforme à Christ. Pour ce faire, l’examen permanent des Ecritures est important pour connaître Dieu lui-même par la Vérité que révèle Jésus-Christ. Mais aussi, pour vérifier les enseignements reçus et déceler ce qui n’est que traditions humaines et n’appartient pas à la Vérité. On trouve un exemple de cette préoccupation de la Vérité chez certains auditeurs de Paul et Silas: « Ils y trouvèrent des gens qui étaient bien mieux disposés que les Juifs de Thessalonique et qui accueillirent la Parole de Dieu avec beaucoup d’empressement; ils examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste » (Actes 17:11 – BDS). – Toutefois, il peut être bon de savoir que ces Juifs de Thessalonique ne possédaient pas les évangiles contenant les paroles et enseignements de Jésus pour confronter la théologie de Paul qui s’appuyait essentiellement sur la compréhension des hommes de l’Ancien Testament. – Cet examen personnel des Ecritures (Bible entière) avec l’aide du Saint-Esprit, pour être conduit dans la Vérité tout entière (cf. Jean 16:13), est fondamental pour éviter de croire aveuglément des enseignements erronés qui semblent correctes à la sagesse humaine, ignorant que ceux-ci s’opposent à la Vérité qui est en Christ. En réalité, il faut être conscient que ce qui passe pour sagesse aux yeux des hommes est bien souvent une folie aux yeux de Dieu. Et, la sagesse de Dieu est souvent ce qui semble folie aux yeux des hommes. La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, démontrée en Christ, le fait que les péchés soient pardonnés sans prérogative, tel que Christ l’a démontré, est précisément ce qui semble une folie aux yeux des hommes. Pourtant, c’est précisément la puissance de Dieu pour celui qui croit! (cf. 1 Corinthiens 1:18-27, 3:19-20).

Tout ce qui n’est pas conforme à la Vérité qui est en Christ ne vient simplement pas de Dieu, car il n’y a pas de mensonge en Dieu. Depuis la faute d’Adam, tout homme vient au monde dans un environnement de mensonges, au sujet de Dieu et des hommes, établit par le « père du mensonge » (cf. Jean 8:44): le diable. C’est lui qui domine ce monde mais dont Jésus est vainqueur (cf. Jean 14:30-31, 16:33). C’est Dieu qui règne lorsqu’on se place sous le pouvoir de son autorité par le moyen de la foi. Jésus est venu montrer la Vérité concernant le Père, il a rendu témoignage à la Vérité (cf. Jean 18:37). Le rétablissement de la Vérité, se trouve en Jésus-Christ. La connaissance de la vérité est ce qui ramène l’homme dans l’intention initiale de Dieu pour lui. Mais celui qui s’attache à des enseignements qui en réalité sont issus de la tradition tout humaine, sans se préoccuper de la Vérité, restera sous la domination du « père du mensonge« . Il n’est pas arraché au pouvoir des ténèbres pour passer dans le royaume de Dieu (cf. Colossiens 1:13). Il expérimentera la déception face à des promesses de Dieu qui semblent ne pas se produire dans sa vie, ou seulement de manière aléatoire et incompréhensible. Il aura une tendance à un fonctionnement religieux sans passion pour Dieu et les choses de Dieu. Il honorera Dieu seulement du bout des lèvres. Sa conscience restera chargée de culpabilité et il finira souvent par se détourner de la foi (confiance en Dieu). Ceci, parce que ce qu’il croit être vrai est, en vérité, du mensonge maintenu par la tradition à laquelle il s’est attaché par manque de préoccupation de la Vérité.

A suivre

La tradition : annulation de la Parole de Dieu – 1ère Partie

Tradition 1Dans l’un des nombreux échanges entre Jésus et les pharisiens et les spécialistes de la Loi, Marc nous relate celui-ci: « Les pharisiens et les spécialistes de la Loi demandèrent donc à Jésus: Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition de nos ancêtres? Pourquoi prennent-ils leur repas avec des mains impures? Hypocrites, leur répondit-il, Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit: Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes. Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! Puis il ajouta: Ah! vous réussissez parfaitement à mettre de côté le commandement de Dieu pour établir votre propre tradition! En effet, Moïse a dit: Honore ton père et ta mère et que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, que dites-vous? Si un homme dit à son père ou à sa mère: «La part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister est corban (c’est-à-dire offrande à Dieu)», alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère. Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre » (Marc 7:5-13 – BDS).

Tout au long des évangiles, on observe que ce qui préoccupe systématiquement les pharisiens et les spécialistes de la Loi, ce sont les règles auxquelles ils sont attachées, les traditions qu’ils ont reçues de leurs ancêtres et qui trouvent une place importante dans leur culte. Ils semblent sans cesse excédés et condamnent volontiers ceux qui ne suivent pas leurs traditions et n’agissent pas comme eux. A la lueur de ce que Jésus souligne, il semble qu’ils ne comprennent ni le sens des commandements de Dieu ni son intention. Jésus souligne clairement ici que ceux-là même qui pointent la désobéissance des autres aux règles de la tradition, n’obéissent pas eux-mêmes aux commandements. C’est ce que Jésus qualifie d’hypocrisie. Jésus défini indirectement dans ce passage que:

L’hypocrisie c’est juger les autres par rapport à la loi de Dieu sans l’accomplir totalement soi-même.

Tradition 3Certainement que les pharisiens et les spécialistes de la Loi prenaient soin de ne jamais prendre de repas avec des mains « impures ». C’est la raison pour laquelle ils se permettent de soulever le manquement des disciples de Jésus envers cette règle-là. Mais il est nécessaire de relever que cette règle est une tradition toute humaine et non un commandement de Dieu. Une caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi est celle de souligner systématiquement les fautes des autres, celles que lui-même ne commet pas ou dont il n’a pas conscience. C’est un fonctionnement qui relève de l’auto-justification et non de la justification par la foi. Jésus parle de cette tendance à pointer les fautes des autres lorsqu’il dit: « Pourquoi vois-tu les grains de sciure dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien? Comment oses-tu dire à ton frère: «Laisse-moi enlever cette sciure de ton œil, alors qu’il y a une poutre dans le tien»? Hypocrite! Commence donc par retirer la poutre de ton œil, alors tu y verras assez clair pour ôter la sciure de l’œil de ton frère » (Matthieu 7:3-5 – BDS, Luc 6:41-42).

Les pharisiens et les spécialistes de la Loi arrivaient sans difficulté à suivre ce qui touche à la religiosité, aux règles et au rituels, et ils définissaient leur justification en fonction de ces choses, mais ils manquaient aux paroles qui concernent le fait d’aimer Dieu et son prochain: le décalogue. Ils modelaient le décalogue à leur convenance et en détournaient le sens et l’intention de Dieu. Dans le commandement que Jésus souligne en Marc 7, on voit que les pharisiens et les spécialistes de la Loi ont adapté le commandement de Moïse pour le tourner dans un prétendu acte d’amour pour Dieu, une offrande pour lui, alors que le commandement d’honorer son père et sa mère donné dans le décalogue consiste à leur témoigner de l’amour, dont le soutien en fait partie. Une autre caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi, c’est de faire des choses pour Dieu au lieu de faire les choses en Christ et par Christ par le moyen de la foi. Il fera des choses pour Dieu croyant que faire des choses pour Dieu est ce qui lui plaît, même si ce qu’il fait est motivé par une auto-justification (dont il n’a pas forcément conscience), au lieu d’être motivé par un amour véritable pour Dieu et pour son prochain. Mais Jésus nous a révélé le Père qui n’a pas changé, et il nous dit: « Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matthieu 20:28 – BDS). « Voilà pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ a dit: Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande: tu m’as formé un corps » (Hébreux 10:5 – BDS). Les sacrifices que l’homme peut faire ne transforment pas son cœur, ils ne produisent aucun changement en lui. C’est la confiance en Dieu, la vérité de la grâce de Dieu qui est en Jésus-Christ qui produit le changement (voir aussi Le coeur est affermi par la grâce), notamment par l’amour que Dieu déverse dans le cœur par son Esprit (cf. Romains 5:5). Jésus dit qu’il y a encore bien d’autres choses, du même genre que détourner le commandement évoqué, qui sont faites et il termine en disant que c’est de cette manière que:

par les traditions tout humaines, la Parole de Dieu est annulée!

Tradition 4Il y a de nombreuses choses qui continuent d’être transmises aujourd’hui et qui sont issues de la tradition et qui s’oppose à la vérité qui est en Christ et que l’on trouve dans les Ecritures. La tradition c’est l’ensemble des manières d’agir ou de penser qui sont transmises à l’intérieur d’un groupe de personnes. Toutes les manières d’agir et de penser devraient impérativement être confrontées à ce que Celui qui est la Parole de Dieu (c’est-à-dire Christ) dit véritablement, et non à ce que les gens prétendent, par tradition, être la Parole de Dieu. Sans une préoccupation et une recherche sincère et sérieuse de la Vérité qui est en Christ, c’est la tradition tout humaine qui devient alors la prétendue vérité, parce qu’elle est là depuis des générations et que la majorité agit et pense ainsi. Bien que de nombreuses traditions s’appuient sur des choses écrites dans la Bible, ce n’est pas le garant que ces traditions soient la Vérité conforme à Dieu, Christ, parce qu’elles peuvent être le résultat de mauvaises interprétations et une mauvaise compréhension de l’Evangile (voir aussi Approche théologique). Lorsque la tradition n’est pas en ligne avec la Vérité qui est en Christ, elle annule la Parole de Dieu. Ainsi, on verra de nombreux croyants agir et penser d’une manière qui ne correspond pas à la Vérité qui est en Christ, malgré qu’ils confessent Jésus-Christ comme Seigneur et croient dans leur cœur que Dieu l’a ressuscité des morts. Mais ils restent attachés à leurs croyances parce que c’est leur tradition, ils ont reçu cela des générations précédentes, par des croyants qui sont leurs ainés, et ils s’y accrochent parce que la majorité des croyants autour d’eux agissent et pensent pareil. Ceci tend à les rassurer dans ce qu’ils croient, même si cela s’oppose à Christ et à la vérité qui est en Lui. La Parole de Dieu est ainsi annulée dans leur vie, à cause de la tradition. Cela veut dire que la Parole de Dieu ne produit pas son fruit. C’est au fruit qu’on observe la conséquence de la tradition tout humaine. On peut observer un zèle ardent pour Dieu mais sans discernement. L’amour pour les gens (et pas seulement envers ceux qui sont aimables, mais par exemple l’amour envers les « gens de mauvaise vie ») et les réalités du royaume de Dieu sont en grande partie absents de leur vie. La tradition tout humaine ne produit pas ces réalités, car c’est la Vérité qui y donne accès.

Face à l’absence du fruit que seule la Vérité produit, il n’y a pas de condamnation de la part de Dieu mais une indication précieuse au sujet de ce qui est cru. Il est important de comprendre alors que ce qui est cru être la Vérité est en réalité de la tradition tout humaine qui n’est pas la Parole de Dieu. La tradition peut être un obstacle sérieux à la Vérité lorsque la foi est placée dans la tradition, croyant fermement que celle-ci est la Vérité puisque tout un groupe de personnes agi et pense de même et, de plus, cela fait des générations qu’il en est ainsi. Le croyant peut alors être dans la crainte de s’éloigner de la prétendue vérité s’il commence à s’éloigner de la tradition avec une manière d’agir et de penser différente de la majorité qui l’environne. Mais le drame est que cet attachement à la tradition tout humaine est ce qui fait obstacle pour découvrir et recevoir la Vérité, la Parole véritable de Dieu qui est en Christ, et la vie qui en découle.

A suivre

La connaissance du salut par le pardon des péchés

Dans l’évangile que nous transmet Luc, suite à la naissance de son fils Jean, Zacharie retrouve la parole, il est rempli du Saint-Esprit et prophétise en ces termes :

9073525179_1a9b46be8c_o« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple. Il nous a donné un puissant Sauveur dans la famille de son serviteur David. C’est ce qu’il avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens: un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la domination de tous ceux qui nous détestent! Ainsi, il manifeste sa bonté envers nos ancêtres et se souvient de sa sainte alliance, conformément au serment qu’il avait fait à Abraham, notre ancêtre: il avait juré qu’après nous avoir délivrés de nos ennemis il nous accorderait de le servir sans crainte, en marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras sous le regard du Seigneur pour préparer ses chemins et pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés, à cause de la profonde bonté de notre Dieu. Grâce à elle, le soleil levant nous a visités d’en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix » (Luc 1:68-79 SG21).

Zacharie est en train de parler de Jésus lorsqu’il dit que Dieu a visité et racheté son peuple. Le sens original des termes parle ici de rendre visite, dans le sens de prendre soin et aussi de la rédemption, c’est-à-dire de la délivrance. Dieu est venu lui-même, en Jésus-Christ, parmi les hommes (cf. Jean 1:1, 14) pour apporter cette délivrance. La salut dont Zacharie parle ici, consiste à être délivré de ceux qui sont hostiles à Dieu, qui poursuivent et détestent ceux qui marchent avec Dieu. Celui qui caractérise le mieux ces critères d’hostilité reste Satan, qui est la source du mal, celui qui inspire le mal chez l’homme. Satan est le père du mensonge, le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). Aussi, la lutte à mener n’est pas contre les hommes eux-mêmes (cf. Ephésiens 6:12). C’est cette délivrance apportée par Jésus-Christ qui est la manifestation de la bonté de Dieu et de sa fidélité à l’alliance qu’il a faite avec Abraham. La délivrance que donne Jésus-Christ est ce qui permet de servir Dieu sans crainte, car Dieu est amour (cf. 1 Jean 4:8) et l’amour bannit toute crainte (cf. 1 Jean 4:18). Lorsqu’on connait intimement l’amour de Dieu, il n’y a plus de crainte, parce qu’on sait que Dieu est avec nous et pas contre nous (cf. Romains 8:31). Cette délivrance dont parle Zacharie est ce qui permet de marcher dans la sainteté tous les jours de notre vie, c’est-à-dire mener une vie sainte dont l’esclavage du péché est absent. Cette délivrance est aussi ce qui permet de marcher dans la justice de Dieu tous les jours de notre vie. Cela consiste à être au plein bénéfice de la bonté de Dieu et de la manifester aux autres, tel que Christ l’a fait lui-même. Sa justice est ainsi manifestée parce que l’esclavage du péché, et le mal qu’il produit, est une injustice qui est entrée dans le monde par la faute d’un seul homme (cf. Romains 5:16-17). Dieu vient rétablir la justice dans la vie de celui qui se confie en lui par Jésus-Christ. Aussi, il n’est plus victime de cette injustice du péché, et le mal contre lui ne produit plus le mal en lui, il est habilité à l’amour.

Et alors que Zacharie prophétise ensuite sur son propre fils, il nous laisse savoir ceci:

La connaissance du salut vient par le pardon des péchés.

Connaissance du salut 1Zacharie nous dit que le pardon des péchés découle de la profonde bonté de Dieu. Dieu est amour et l’amour pardonne tout (cf. 1 Corinthiens 13:7). Dieu est venu en Jésus-Christ pour faire connaître le fait qu’il pardonne les péchés. D’autant plus que le péché agissant dans la nature de l’homme est une injustice entrée dans le monde à cause de la faute d’un seul qui a fait entrer le mensonge dans le monde et déformer l’image de Dieu dans la pensée de l’homme. La manière de penser des hommes a été corrompue par l’ignorance de la vérité au sujet de Dieu en suivant la pensée du père du mensonge. L’homme est déclaré juste par sa confiance en Dieu, uniquement par sa foi en Lui. Mais l’homme est rendu juste, transformé pour mener une vie juste et sainte, par la foi en la vérité qui est en Christ. Christ et le Père ne font qu’un (cf. Jean 10:30). Il s’agit donc aujourd’hui de la foi en Christ, car c’est Lui la vérité au sujet du Père. En vérité, il ne s’agit pas uniquement d’une déclaration de la part de Dieu, mais il s’agit aussi d’une libération du péché par la vérité que Christ a révélée. Cela se produit lorsqu’on s’en saisit, par le moyen de la foi en ce que Jésus a dit et démontré.

Connaître le salut ne signifie pas seulement en avoir une vague connaissance dans le sens général, mais une bonne compréhension, et c’est Jésus qui apporte cette compréhension. Mais connaître le salut n’est pas juste une théorie, car la délivrance est réelle et véritable, elle est concrète et pratique dans le présent. Le terme original pour salut ici est « soteria » (en grec σωτηρίαν) et il nous parle de délivrance, de conservation, de sûreté et de sécurité. En réalité, il inclut la somme des bienfaits et bénédictions promises par Dieu. Car en Jésus-Christ, Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il avait promis (cf. 2 Corinthiens 1:20). C’est par le moyen de la foi que l’on est déclaré juste (cf. Romains 3:21-24). Celui qui est déclaré juste à cause de sa foi en Jésus-Christ est au bénéfice de tout ce que Dieu a promis pour le juste, et la liste de ses promesses est longue. Le salut, cette délivrance et accès à toutes les promesses de Dieu, est obtenu par le moyen de la foi, c’est un don de Dieu par sa grâce, cette faveur imméritée donnée par amour (cf. Ephésiens 2:8).

Sans croire que les péchés sont pardonnés une fois pour toute, il n’est pas possible de connaître et comprendre pleinement le salut qui touche profondément la vie présente. Sans cette connaissance, cela signifie alors rester étranger à la vie que Dieu donne véritablement.

Il est ainsi possible de connaître des choses sur Dieu et d’entretenir une relation avec lui, tout en ne goûtant pas pleinement au salut, à la délivrance.

Zacharie souligne que la bonté de Dieu est ce qui l’a poussé à venir vers nous pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. En Christ réside la vie, c’est lui qui est la lumière (cf. Jean 1:4-5). Les ténèbres n’ont aucun pouvoir face à la lumière. Aussi, lorsque la lumière brille, les ténèbres ne sont pas. L’éclairage que Jésus a apporté est pour être dirigé sur le chemin de la paix. La paix est apportée par le pardon des péchés qui est une fois pour toute (cf. Romains 5:1-2). C’est sur ce chemin de la paix que le croyant est invité à marcher, c’est-à-dire vivre en pleine confiance en Dieu à cause de la vérité de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. Jésus est celui par qui est venu le pardon des péchés d’une manière claire, c’est aussi pourquoi Jésus a dit: « Le chemin, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie » (cf. Jean 14:6). Le terme original pour la paix est « eirene » (en grec εἰρήνης) et il contient la notion de tranquillité, de paix entre les individus*, d’harmonie et de concorde. Il nous parle aussi de sûreté et de sécurité, mais il inclut également la prospérité  qui consiste à cet état favorable tant au niveau de la santé que de la réussite dans ce qui est entrepris. Ce terme « eirene » inclut aussi la félicité, ce grand bonheur et contentement intérieur rempli de joie. Il s’agit aussi de la paix avec Dieu qui amène à ne rien craindre de sa part, ce qui pousse à s’attendre à sa bonté qui est manifestée dans le salut qui vient par la connaissance du pardon des péchés.

* Note sur la paix entre les individus: cette paix n’a pas lieu sans le moyen de la foi. Celui qui vit dans la foi sera habité lui-même par la paix dans ses relations, même avec ceux qui n’ont pas eux-mêmes la foi. Car sa paix ne dépend pas des autres, elle vient de Dieu et fait partie du salut, de ce que Jésus a apporté. Ainsi personne ne peut la lui prendre, sauf s’il se laisse influencer dans sa manière de penser et dans ce qu’il croit en lien avec le pardon des péchés et l’amour de Dieu. Jésus a précisé: « Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne » (Jean 14:27 BDS). Pour celui qui vit par le moyen de la foi, en paix avec Dieu parce que déclaré juste par sa foi, la paix l’habitera face aux autres. Car la paix vient du fait d’être établi dans la grâce de Dieu, dans l’assurance de son amour. Ceci est le garant de sa bienveillance et de sa justice, Dieu prenant soin lui-même de ceux qui lui appartiennent.

Apôtre, prophète, évangéliste, pasteur et enseignant: pour équiper les autres

Ministère 6Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul parle de la construction du corps de Christ, l’Eglise, soit l’ensemble des croyants qui confessent Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur. Voici ce qu’il dit : « C’est lui (Dieu) qui a fait don de certains comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, et d’autres encore comme pasteurs et enseignants. Il a fait don de ces hommes pour que ceux qui appartiennent à Dieu soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps du Christ. Ainsi nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes, à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient du Christ » (Ephésiens 4:11-13 BDS).

Paul dit que ceux qui appartiennent à Dieu ont besoin d’être équipé pour servir en vue de la construction du corps de Christ. Il dit que cet équipement est apporté par certains hommes qui sont donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant. Paul utilise ces qualificatifs, ces noms, pour ceux qui équipent les autres dans ces domaines respectifs. C’est aussi pour cela que lorsque Paul décrit aux Corinthiens comment vivre les rassemblements au sein du corps de Christ, en vu d’être équipé, il dit que tous ne sont pas apôtres, tous ne sont pas prophètes, tous ne sont pas enseignants, tous ne font pas des miracles (cf. 1 Corinthiens 12:29). Bien que toute la communauté des croyants a besoin d’être équipée dans tous les domaines que couvrent ces hommes donnés, tous ne sont pas déjà équipés dans tous les domaines, y compris ces hommes donnés. C’est pourquoi, tous ne peuvent pas nécessairement enseigner les autres dans tous ces domaines. Sans compter que le fait d’enseigner les autres n’est pas à prendre à la légère, c’est ce à quoi Jacques rend attentif : « Mes frères, ne soyez pas nombreux à enseigner; vous le savez: nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement » (Jacques 3:1 BDS). Et dans les rassemblements de croyants, même si tous les croyants étaient équipés dans les dons de l’Esprit, tous ne vont évidemment pas manifester tous les dons de l’Esprit durant ces rassemblements. Car les rencontres ne servent pas à la démonstration de l’équipement de chaque individu, son aptitude à servir (au sens où Paul l’entend) et à l’application des dons de l’Esprit, mais, durant les rassemblements, « en chacun, l’Esprit se manifeste d’une façon particulière, en vue du bien commun » (1 Corinthiens 12:7 BDS). Dans ce chapitre de la première lettre aux Corinthiens, il est question des rassemblements entre croyants et de comment les vivre. Mais chaque croyant est appelé à faire des disciples et à les immerger dans le nom de Jésus-Christ. Chaque croyant est appelé à vivre les réalités du règne de Dieu, à vivre les dons de l’Esprit qui démontrent la souveraineté de Dieu, à conduire les non-croyants à Jésus-Christ et en faire des disciples. Ainsi, dans le livre des Actes on voit par exemple un disciple du nom d’Ananias qui est simplement conduit par l’Esprit qui vit en lui. Il reconnait et discerne la voix du Seigneur et s’en va voir Saul (Paul), lui impose les mains pour qu’il soit guéri, et qu’il reçoive le Saint-Esprit et qu’il soit baptisé (cf. Actes 9:10-19). Ananias montre à quoi ressemble la vie d’un disciple du Christ qui est correctement équipé pour servir à l’image du Christ. Il montre à quoi ressemble ce service en vue de la construction du corps de Christ, l’Église. Ananias est quelqu’un qui a reçu le Saint-Esprit, se laisse conduire par celui-ci et agit par la puissance de cet Esprit au moyen de la foi. Il a été correctement enseigné, il est équipé et ainsi habilité à prier pour Saul (Paul) afin qu’il soit guéri. Il sait quoi faire pour baptiser Saul (Paul) et comment prier pour lui afin qu’il reçoive aussi le Saint-Esprit, maintenant que Saul (Paul) s’est tourné vers Dieu par la foi en Jésus-Christ.

Ministère 7La réalité est que tout croyant est appelé à être semblable à Ananias, équipé dans tous les domaines couverts par les apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants, et ce afin d’être amené à un stade où se manifeste toute la plénitude qui nous vient du Christ. En d’autres termes, cela signifie vivre comme le Christ a vécu et faire les mêmes œuvres que lui, et faire des disciples comme il l’a demandé et fait lui-même. Le stade où se manifeste toute cette plénitude du Christ est ce qui caractérise un adulte dans l’union avec le Christ (que Jean appelle « père » dans sa première lettre – cf. 1 Jean 2:12-14). Paul aussi peut en parler parce qu’il est un exemple du stade adulte. Tout croyant est appelé à être un représentant du Christ en manifestant la puissance de Dieu par le Saint-Esprit, comme Ananias évoqué ci-dessus. Tout croyant est appelé à donner des paroles d’encouragement et d’édification pour fortifier les gens. Tout croyant est appelé à partager l’Évangile et faire connaître la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu autour de lui. Tout croyant est appelé à aimer les gens comme Christ et à en prendre soin. Tout croyant est appelé à connaître les choses de Dieu pour les vivre et les rendre manifestes au monde. C’est pour cela que les hommes qui sont donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant, sont nécessaires pour que tous ceux qui appartiennent à Dieu soient « rendus aptes » à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. Sans ces aptitudes chez les croyants, la construction du corps de Christ est en souffrance parce que ceux qui appartiennent à Dieu ne sont pas équipés, ou mal équipés. Pas équipés ou mal équipés, ils ne peuvent pas parvenir au stade où se manifeste toute la plénitude qui est en Christ, et bien souvent ils restent même au stade d’enfants dans leur union avec le Christ, esclave du péché. Toutefois aujourd’hui, chaque individu peut potentiellement trouver dans les textes bibliques, avec l’aide du Saint-Esprit qui enseigne toutes choses et conduit dans la vérité tout entière, tout ce qui est nécessaire pour parvenir au stade d’adulte où se manifeste toute la plénitude qui est en Christ, pour autant qu’il recherche la vérité sans se laisser modeler par des traditions tout humaines.

Malheureusement, de nos jours l’enfant dans la foi demeure souvent au stade d’enfant dans la foi malgré les années. Il parvient difficilement au stade de « jeune gens » dont la caractéristique est d’avoir vaincu le mal (cf. 1 Jean 2:13). En général, c’est parce qu’il est mal enseigné au niveau du pardon des péchés et du don de la justification/droiture dont on se saisit par le moyen de la foi et qui produit une vie juste et sainte. L’enfant dans la foi vit aussi en général sans la manifestation de la puissance de Dieu, parce que cette puissance ne lui a jamais été démontrée ou correctement enseignée. La conséquence est une foi fragile, remplie de doutes, avec de la difficulté à avoir pleinement confiance en Dieu. Et aussi, pour ce qui est d’être témoin du Christ, cela restera limité à des discours timides et incertains, facilement ébranlés. Mais lorsque Paul annonçait l’Évangile, il ne se contentait pas de discours basés sur la sagesse humaine pour essayer de convaincre ses interlocuteurs, il agissait en manifestant l’amour du Christ et par la puissance de l’Esprit. Il était son propre témoin par le fruit de l’Esprit et aussi par les dons de l’Esprit. Ce fut le cas chez les Corinthiens : « De plus, quand je suis arrivé chez vous, je me sentais bien faible et je tremblais de crainte. Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la «sagesse», mais sur une action manifeste de la puissance de l’Esprit. Ainsi votre foi a été fondée, non sur la «sagesse» humaine, mais sur la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 2:3-5 BDS). La puissance de Dieu, la démonstration que c’est Dieu qui règne tel que Christ l’a vécu, est ce sur quoi la foi des Corinthiens a été fondée et une des raisons pour laquelle Paul fait le constat suivant : « En effet, vous avez été comblés en lui dans tous les domaines, en particulier celui de la parole et celui de la connaissance, dans la mesure même où la vérité dont le Christ est le témoin a été fermement établie chez vousAinsi, il ne vous manque aucun don de la grâce divine tandis que vous attendez le moment où notre Seigneur Jésus-Christ apparaîtra » (1 Corinthiens 1:5-7 BDS).

La tradition a transmis faussement que les caractéristiques couvertes par les hommes donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant sont uniquement réservées à ces hommes. Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul parle de ce qui caractérise un apôtre, c’est-à-dire un véritable représentant du Christ. Et il dit qu’il a démontré ces caractéristiques, ces marques, parmi les Corinthiens : « Les marques qui caractérisent un apôtre ont été produites parmi vous: une persévérance sans faille, des miracles, des prodiges, des actes extraordinaires » (2 Corinthiens 12:12 BDS). Ce sont là les caractéristiques d’un véritable représentant du Christ. Et Paul prend ces caractéristiques pour confronter certains hommes qui commençaient à prêcher et enseigner aux Corinthiens un Évangile déformé, et qui apparemment se prétendaient « apôtres », c’est-à-dire représentants du Christ. Paul dit d’eux qu’ils sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres du Christ (cf. 2 Corinthiens 11:13-15). Ce n’est pas que leur intention était volontairement mauvaise, mais le message que ces hommes prêchaient était tordu et non conforme à la vérité qui est en Christ. Leur message ne correspondait pas à la vérité de l’Évangile de Jésus-Christ. Ces hommes-là n’étaient pas comblés dans tous les domaines avec tous les dons de la grâce divine, et encore moins dans le domaine de la parole et de la connaissance. La raison est que la vérité dont le Christ est le témoin n’était pas établie chez ces hommes prétendus apôtres, dont Paul parle. Dans sa première lettre aux Corinthiens, une lettre antécédente, Paul parle d’aller chez les Corinthiens pour se rendre compte de ce dont certains hommes aux beaux-discours sont capables (cf. 1 Corinthiens 4:19). Parce que les caractéristiques que seule la vérité permet, ne peuvent pas être produites chez quelqu’un qui ne connait pas la vérité qui libère du péché (le don de la justification/droiture saisie par le moyen de la foi). L’apôtre est quelqu’un qui vit ces caractéristiques de la puissance de Dieu qui permet d’avoir une foi fondée sur cette puissance, sur les réalités du règne de Dieu. Et le règne de Dieu consiste à nous rendre justes et à nous donner la paix et la joie par le Saint-Esprit (cf. Romains 14:17). L’apôtre au sens biblique est donc en position d’enseigner ces réalités aux autres pour qu’ils soient équipés pour ce qui touche aux caractéristiques de l’apôtre. Pour enseigner correctement ces réalités et amener les autres à les vivre, il est nécessaire de les vivre soi-même et d’en avoir une compréhension correcte. Une compréhension correcte n’est possible que pour celui qui le vit. Il en est de même pour les hommes donnés comme prophètes et comme évangélistes. Ainsi, dans sa lettre aux Ephésiens ci-dessus, Paul ne parle pas du qualificatif de prophète pour quelqu’un qui se contente de prophétiser, ou de l’évangéliste comme quelqu’un qui se contente de partager l’évangile. Il utilise ces termes pour celui qui enseigne les autres dans le domaine de la prophétie (le prophète) et pour celui qui enseigne les autres dans le domaine du partage de l’Évangile (l’évangéliste). Mais il va de soi que seul quelqu’un qui est établi dans le don de prophétie peut enseigner à prophétiser, et seul quelqu’un d’établi dans le partage de l’Évangile peut enseigner à le faire.

« Il y a toutes sortes de dons (charisma: faveur que reçoit quelqu’un sans aucun mérite de sa part), mais c’est le même Esprit. Il y a toutes sortes de services (diakona: service qui répond aux besoins des autres), mais c’est le même Seigneur. Il y a toutes sortes d’activités (energema: chose travaillée, façonnée, opération effectuée) mais c’est le même Dieu; et c’est lui qui met tout cela en action chez tous » (1 Corinthiens 12:4-6 BDS).

Ministère 8En recevant l’Esprit Saint, chaque croyant possède par cet Esprit la totalité de ce que peut produire cet Esprit (Dieu est Esprit et il est Seigneur). Mais si le croyant n’est pas correctement enseigné dans les domaines couverts par l’apôtre, le prophète, l’évangéliste, le pasteur et enseignant, il reste étranger à la vie que Dieu donne véritablement. Il reste étranger à ce que permet et produit l’Esprit de Dieu, et toute sa puissance ne sera pas manifestée dans la vie du croyant. Un croyant mal équipé ignorera ce qui lui a été donné avec l’Esprit qui est en lui. Il ne saura pas comment « activer » (recevoir/saisir) ces réalités qui lui sont déjà données, et il passera à côté de faire les mêmes œuvres que Christ et que de nombreux disciples ont faites après lui et font aujourd’hui encore de par le monde.

Paul fait une distinction entre les dons de l’Esprit, les services et les activités, mais il dit que tout cela est mis en action chez tous, sans restriction, par Dieu. Le résultat n’est pas l’œuvre des hommes dans ce qu’ils peuvent faire par eux-mêmes avec les principes de ce monde, mais l’œuvre de Dieu par l’Esprit au moyen de la foi, qui fait appel aux réalités invisibles qui ont été rendue visibles en Christ. C’est la puissance de Dieu par l’Esprit-Saint qui est manifestée. Mais la tradition tout humaine a amené de nombreux croyants à croire faussement que les caractéristiques de l’apôtre, du prophète et de l’évangéliste, ne sont pas pour eux, ni pour tous. La plus part des traductions des passages de 1 Corinthiens 12 et Ephésiens 4 amènent d’ailleurs de la confusion, et démontrent une influence certaine de la tradition tout humaine dans la pensée des traducteurs, et la méconnaissance dans la pratique de ces dons. Très probablement, les traducteurs n’étaient pas parvenus à l’état où se manifeste toute la plénitude qui est en Christ et ne vivaient pas eux-mêmes les réalités dont parle ces textes. Par ailleurs, cette confusion amenée par les traductions et la tradition tout humaine, ont aussi amené ceux qui manifestent certaines réalités et caractéristiques que l’Esprit permet, à en parler systématiquement en terme de « ministère« , ce qui veut dire service. Ainsi, cela amène quelqu’un qui sait prophétiser à dire qu’il a un « ministère de prophétie« . Celui qui sait guérir les malades dira qu’il a un « ministère de guérison« . Et souvent ces mêmes gens sont qualifiés/nommés/identifiés par leur « ministère« . Cela amène les gens à qualifier de prophète quelqu’un qui donne des paroles prophétiques en s’appuyant sur les textes d’Éphésiens 4, même s’il n’enseigne pas les autres dans le domaine de la prophétie. Pourtant, ce n’est pas ainsi que Paul en parle dans Éphésiens 4. Cette méconnaissance des réalités de l’Esprit et des rôles d’apôtre, de prophète, d’évangéliste, de pasteur et enseignant a comme conséquence de pousser les gens à croire systématiquement qu’ils ont un « ministère particulier« , alors qu’ils manifestent simplement un don de l’Esprit. Bien souvent ce « ministère particulier » définit alors une grande partie de l’identité de ces hommes et de leur valeur à leurs propres yeux et aux yeux des autres. Ceci démontre qu’ils n’ont eux-mêmes pas été correctement équipés, ni correctement enseignés. Parallèlement, ceux qui ne manifestent pas encore ces réalités de l’Esprit, parce qu’ils sont mal enseignés et mal renseignés, se considèrent alors comme « sans ministère particulier« . Et effectivement, ils peuvent difficilement répondre aux besoins des autres et servir à la construction du corps de Christ, car ils ne sont pas équipés par ceux qui le sont. Ces croyants diront alors qu’ils ne sont pas apôtre, pas prophète, pas évangéliste, pas pasteur et enseignant, en pensant que les caractéristiques de ces domaines respectifs ne sont pas pour eux, ou que cela ne leur a pas été donné par Dieu, et/ou ne se sentent pas forcément « appelés » à les avoir. Ainsi, leur tendance sera de vouloir servir essentiellement avec les dons naturels de ce monde, mais pas avec ce qui fait pas appel aux réalités de l’Esprit à saisir par la foi. Pourtant Paul lance cette incitation à tous : « Aspirez (zeloo: brûler de zèle, désirer sincèrement, poursuivre) aux dons les meilleures » (1 Corinthiens 12:31). Et il ne parle pas ici des dons naturels de ce monde que tout être humain peut développer sans Dieu et sans le moyen de la foi, mais Paul parle des dons de l’Esprit. Mais la réalité pour une majorité des croyants est qu’ils ne sont simplement pas ou mal équipés dans ces domaines respectifs, parce qu’ils ne sont pas enseignés correctement dans ces domaines. Et les croyants qui pratiquent certains dons de l’Esprit sans aider les autres à s’en saisir aussi, et agissent ainsi parce qu’ils pensent qu’ils ont un « ministère particulier » dont ils ont fait leur identité, voir même leur carrière, ne contribuent pas à construire le corps de Christ. Ceci dit, nombreux sont ceux qui commencent à redécouvrir la vérité biblique autour des dons de l’Esprit, à le vivre dans leur quotidien, et qui le transmette aux autres croyants pour leur permettre d’entrer dans ces réalités du règne de Dieu.

Dans le passage d’Éphésiens 4, Paul laisse entendre aussi que c’est en étant correctement enseigné et équipé, autrement dit « rendu apte« , dans tous les domaines couverts par ceux qui sont donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant que l’on parvient tous ensemble à l’unité non seulement dans la foi, mais aussi à l’unité dans la connaissance du Fils de Dieu. Il n’est donc pas étonnant qu’une mauvaise compréhension de ce qui est des hommes donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant, et une mauvaise compréhension des dons de l’Esprit, génère des divisions depuis des siècles parmi ceux qui se réclament de Jésus-Christ, au lieu de parvenir tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu.

Paul était un disciple au stade d’adulte dans la foi, quelqu’un chez qui se manifestait toute la plénitude qui est en Christ, raison pour laquelle il peut en parler. A travers le livre des Actes qui relate son parcourt, on voit Paul être conduit par l’Esprit, on le voit apporter des paroles de connaissance/prophétique, on le voit guérir des malades et faire des signes miraculeux, et à travers toutes ses lettres on le voit prendre soin des gens, on le voit partager l’Évangile et donner de nombreux enseignements dans tous les domaines. C’est pour cela que Paul rappelle à Timothée : « C’est pour publier ce témoignage que j’ai été institué prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens pas), pour enseigner aux non-Juifs ce qui concerne la foi et la vérité » (1 Timothée 2:4-7 BDS).

Les hommes qui sont donnés comme apôtre, comme prophète, comme évangéliste, comme pasteur et enseignant, sont donnés pour équipés les autres afin que chaque croyant soit équipé et manifeste les caractéristiques que ces hommes peuvent transmettre. Cela ne veut pas dire que ces hommes ne sont pas censés être eux-mêmes équipés dans les autres domaines que le domaine où ils ont le plus d’expérience, bien au contraire. Toutefois, chacun sera le plus apte à équiper les autres dans les domaines qu’il pratique le plus et avec lequel il est le plus familier. Malheureusement aujourd’hui, bien souvent ceux qui sont qualifiés par les autres (ou par eux-mêmes) d’apôtre, de prophète, d’évangéliste, de pasteur et enseignant ne sont eux-mêmes pas forcément correctement équipés, notamment dans les autres domaines que celui qu’ils pratiquent couramment et enseignent. Ceci a pour conséquence une mauvaise perspective et compréhension pour eux-mêmes, même dans le domaine qui est celui qu’ils enseignent, car tous ces domaines interagissent entre eux. Par exemple, celui qui a son identité dans son « ministère » ou dans l’exercice des dons de l’Esprit, a visiblement souffert d’un manque certain dans les domaines couvert par le pasteur et enseignant, et ainsi le fruit de l’Esprit est en souffrance (cf. Galates 5:22). Si chacun a besoin d’être équipé dans tous ces domaines pour être « rendu apte » à servir en vue de la construction du corps de Christ et parvenir au stade adulte, ceux qui équipent les autres dans certains domaines particuliers ne font pas exception. Au contraire, ils se doivent de veiller sur leur enseignement, comme Paul recommande notamment à Timothée : « Veille sur toi-même et sur ton enseignement. Sois persévérant en cela. En agissant ainsi, tu assureras ton salut et celui de tes auditeurs » (1 Timothée 4:16 BDS). Si ces hommes qui enseignent les autres ne sont pas eux-mêmes correctement équipés, ils ne peuvent pas être eux-mêmes à l’état d’adulte. Ils ne peuvent pas être à un stade où se manifeste toute la plénitude qui est en Christ. Ils sont donc eux-mêmes à un stade qui n’est pas celui d’adulte… Ceci amène à s’interroger sur leur véritable aptitude à équiper les autres en vue de les amener au stade d’adulte dans l’union avec le Christ, ce stade où toute la plénitude qui est en Christ se manifeste. Car comment quelqu’un qui n’est lui-même pas au stade d’adulte pourrait-il enseigner les autres enfants dans un domaine nécessaire au stade d’adulte? Jésus a dit clairement: « Le disciple n’est pas plus grand que celui qui l’enseigne, ni le serviteur supérieur à son maître » (Matthieu 10:24 BDS).

 

* A noter: lorsque Paul a écrit la lettre aux Ephésiens, il n’y avait pas encore un recueil contenant les évangiles (qui n’étaient d’ailleurs même pas encore mis par écrits au temps des lettres de Paul!) et toutes les lettres que l’on trouve aujourd’hui dans les textes bibliques, auquel chaque croyant aurait pu avoir accès pour lui-même. Les apports des hommes donnés comme apôtres, comme prophètes, comme évangélistes, comme pasteurs et enseignants étaient essentiels parce que les textes de l’Ancien Testament ne contenaient pas l’enseignement de Christ. Il n’y avait guère la possibilité autrement que par les premiers apôtres/disciples de parvenir à l’état où se manifeste toute la plénitude de Christ. Mais aujourd’hui, le Nouveau Testament contient suffisamment d’informations pour que celui qui recherche la vérité par lui-même, avec l’aide du Saint-Esprit, puisse y accéder, et ce malgré un manque certain aujourd’hui au niveau des enseignements au sein de l’Église.

La foi sans les actes: méconnaissance de la vérité et/ou incrédulité

Dans la lettre qu’il adresse aux douze tribus dispersées du peuple de Dieu, alors qu’il dénonce le favoritisme Jacques écrit: « Mes frères, à quoi servirait-il à un homme de dire qu’il a la foi s’il ne le démontre pas par ses actes? Une telle foi peut-elle le sauver? » (Jacques 2:14 BDS). Ce que Jacques évoque dans ce deuxième chapitre peut laisser croire faussement qu’il n’est pas en accord avec ce que dit Paul, lorsqu’il parle aussi d’être sauvé. Dans sa lettre aux Ephésiens Paul écrit: « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter » (Ephésiens 2:8-9 BDS).

Il peut être bon de souligner que dans ces deux passages, Paul et Jacques ne sont pas en train de parler de la partie du salut qui consiste à la vie après la mort. Ces deux passages parlent du présent, d’être sauvé du péché dans le quotidien. On parle d’être libéré de la loi du péché qui pousse à commettre le mal indésirable et empêche de faire le bien désiré. Il s’agit de ce qui empêche d’aimer véritablement son prochain.

La foi c’est la confiance en Dieu et en ce qu’il a dit.

foi & actions 4Lorsqu’on parle de la foi, il faut entendre: confiance en la personne de Dieu qui inclue la confiance en ce qu’il a dit. Paul dit clairement aux Ephésiens que ce n’est pas le résultat d’efforts et par des moyens humains que nous sommes sauvés, c’est-à-dire libérés du péché (en terme de force agissante). En réalité, ce que dit Paul est aussi valable pour ce qui est de la résurrection et de l’éternité. La différence pour ce qui est de la vie après la mort est que le constat de cette partie du salut par la foi ne se fait pas de notre vivant. Il n’est pas possible de vérifier ici-bas la validité des promesses de Dieu concernant cette partie du salut qui touche à la vie après la mort. Par contre, pour la partie du salut qui concerne la libération de la loi du péché, qui a pour résultat une vie juste et sainte, le constat est direct. Il en est de même pour toutes les promesses et les aspects du Royaume de Dieu qui sont déjà pour aujourd’hui, tel que Christ les a démontrées.

Jacques laisse entendre dans sa lettre que si la foi est présente chez quelqu’un, ses actions le démontrent forcément, ce n’est pas possible autrement. La foi en la vérité qui est en Jésus-Christ est ce qui libère de la loi du péché. Cette libération n’est effectivement pas le résultat d’efforts, ni d’un accomplissement de quelque chose à faire, mais la conséquence de connaître et de croire la vérité de la grâce de Dieu qui est: Dieu ne tient « plus » compte de nos fautes et de nos péchés (cf. Hébreux 10), il ne nous traite pas selon ce que méritent nos fautes (cf. Psaumes 103:10), Christ l’a enseigné et démontré, jusqu’à sa mort à la croix. Jacques écrit au début du chapitre: « Mes frères, gardez-vous de toutes formes de favoritisme: c’est incompatible avec la foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ » (Jacques 2:1 BDS). Le favoritisme consiste à faire une différence entre les gens dans la manière dont on les considère.

Toutes formes de favoritisme est incompatible avec la foi.

foi & actions 6Il dit ceci parce que le favoritisme est simplement incompatible avec la grâce de Dieu, faveur imméritée et « imméritable » envers tous, et qui est donnée en Jésus-Christ. Dieu lui-même ne fait pas de favoritisme (cf. Romains 2), il traite tout le monde selon les mêmes critères, « car Dieu a enfermé tout homme dans la désobéissance afin de faire grâce à tous » (Romains 11:32 BDS). Aussi, quelqu’un qui tend à faire une différence entre les gens et à les considérer différemment les uns des autres, démontre par là qu’il ne vit lui-même pas sous le régime de la grâce de Dieu. En réalité, il vit encore sous le régime de la loi de Moïse, c’est-à-dire sous une forme quelconque d’autojustification. Il y a là un signal concernant la vérité. Pourquoi? Parce que quelqu’un qui vit lui-même sous le régime de la grâce ne peut que traiter les autres sans favoritisme ni différence entre les gens, ce régime étant pour tous sans différence entre les gens. Le fait est que chaque individu applique aux autres les mêmes principes sous lesquels il vit lui-même. S’il vit pleinement sous la grâce de Dieu par la foi, il appliquera le principe de la grâce. S’il vit sous le principe du mérite (la loi de Moïse), il traitera les autres en fonction de ce qu’il juge qu’ils méritent, et étant lui-même sous la condamnation de cette même loi, il portera un jugement de condamnation sur les autres.

Ainsi, faire une différence entre les gens est une démonstration de l’absence de foi en la vérité que Christ a démontrée au sujet de l’amour du Père, et du fait qu’il ne fait pas de favoritisme. C’est aussi une démonstration que le don de la justification/droiture n’a pas été saisi par la personne au moyen de la foi. Le don de la justification/droiture n’a pas été reçu par le moyen de la foi chez celui qui traite les gens en faisant une différence entre les uns et les autres. Une fois encore, il est important en toute humilité d’entendre cette indication sans culpabilité. Il y a là une information précieuse pour vérifier la substance de la foi, pour ce qui touche à la justification.

Maintenant, Jacques dit encore: « Il en est ainsi de la foi: si elle reste seule, sans se traduire en actes, elle est morte » (Jacques 2:17 BDS), et en parlant d’Abraham il dit: « Tu le vois, sa foi et ses actes agissaient ensemble et, grâce à ses actes, sa foi a atteint son plein épanouissement. Ainsi s’accomplit ce que l’Écriture déclare à son sujet: Abraham a eu confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste, et il l’a appelé son ami. Vous le voyez donc: on est déclaré juste devant Dieu à cause de ses actes, et pas uniquement à cause de sa foi » (Jacques 2:22-24 BDS). Le fait est qu’on ne peut pas prétendre avoir la foi et ne pas agir en conséquence de cette confiance en Dieu et dans Sa Parole véritable: Jésus-Christ. La foi ne peut pas être silencieuse et dépourvue d’actions, parce qu’on s’exprime et agit inévitablement en fonction de ce qu’on croit réellement.

Nos actions démontrent la substance de ce qu’on croit.

Croissance d'une pâquerette, fond nature et soleilPar exemple, quelqu’un qui prétend croire que ses péchés sont pardonnés à cause de Jésus-Christ, mais qui, s’il commet une faute demande à Dieu de le pardonner pour la faute commise, démontre qu’en réalité il ne croit pas que ses péchés ont déjà été pardonnés à cause de ce que Jésus-Christ a enseigné et démontré. En réalité, il démontre qu’il croit qu’il est pardonné en réponse à sa demande d’être pardonné, et pas parce que Dieu est amour et que l’amour pardonne. Ceci démontre qu’il ne croit pas qu’il est déclaré juste par sa foi. Aussi, il agit en conséquence… Dans les faits, il n’a pas confiance dans ce que Dieu a enseigné et démontré en Christ. La triste réalité est que c’est exactement ce qui maintient un grand nombre de croyants sous la loi du péché et l’esclavage de celui-ci. C’est pour cela que Jean dit à ceux qu’il a amené à la foi en Christ: « Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire (attention le terme original signifie ici un apaisement. La notion de victime est contraire à la parole de Christ) pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu » (1 Jean 2:1-3 NEG79). Jean donne ici un rappel de ce que Christ a démontré et son « rôle auprès du Père ». Toutefois Jésus et le Père ne sont qu’un (voir Jean 10:30). Jean ne donne aucune indication de quelque chose à faire pour que ce soit effectif, aucune demande à Dieu pour être pardonné. Et Jean donne même le moyen pour vérifier que le pardon des péchés est bien compris, et donc que la connaissance de Christ est correcte: l’obéissance à ses commandements.

Dans Romains 10, Paul parle de la justice (à comprendre par justification et droiture) reçue par le moyen de la foi et il dit que cette foi s’exprime. « Que dit-elle donc? La Parole de Dieu est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole est celle de la foi, et c’est celle que nous annonçonsEn effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve » (Romains 10:8-10 BDS).

foi & actions 3Dans ce passage Paul parle de la partie du salut qui touche la vie après la mort et il confirme ce que dit Jacques: la foi et les actes agissent ensemble. L’action ici c’est l’affirmation, c’est-à-dire verbaliser ce qu’on croit. Paul dit que quelqu’un qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste. Ceci est un verdict établi par Dieu, mais sans résultat visible dans ce monde à ce stade. Mais Paul dit que lorsque celui qui croit dans son cœur affirme de sa bouche, alors Dieu le sauve (voir aussi Matthieu 12:37). On peut illustrer cela en disant: Croire a pour conséquence un statut et agir en fonction de ce qu’on croit a pour conséquence l’action de Dieu. C’est ainsi qu’il faut percevoir que la foi qui ne se traduit pas en action est morte, elle ne porte aucun résultat. Croire sans agir en fonction de ce qu’on croit est vain. En ce qui concerne la vie après la mort, l’action est une affirmation verbalisée qui traduit ce qui est cru dans le cœur. Nous avons dans les évangiles un exemple concret de ce passage de Romains 10. En une phrase, le brigand sur la croix démontre à la fois qu’il croit dans son cœur que Dieu va ressusciter Jésus, et il confesse que Jésus est Seigneur: « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner » (Luc 23:42 BDS). Ce n’est pas par des « œuvres », un accomplissement de quelque chose, que le brigand est déclaré juste, mais par ce qu’il croit dans son cœur. Son affirmation démontre ce qu’il croit, c’est là une action en fonction de ce qu’il croit. Les péchés de cet homme lui sont déjà pardonnés, sans aucune demande. C’est précisément pour scellé une fois pour toute ce pardon, le fait que Dieu est pour les hommes et pas contre les hommes, que Jésus est cloué à côté de lui. Et la réponse de Jésus à ce que dit le brigand est claire: « Vraiment, je te l’assure: aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis« (Luc 23:43 BDS). On pourrait résumer ainsi:

La foi c’est croire et agir en fonction.

La foi se traduit par des actions parce que tout individu agit en fonction de ce qu’il croit. Le fond de ce que les gens croient est démontré par leurs actions et leurs affirmations. La Bible décrit tout ce que croire en Jésus-Christ produit et qui pourrait se résumer ainsi: la vie de Christ, par Son Esprit, en celui qui croit avec les mêmes œuvres (et même de plus grandes) qu’il a pratiquées lui-même par ce même Esprit (cf. Jean 14:12-13). Jean le résume ainsi: « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4:8 BDS). Toutes ces choses ne sont pas le fruit d’efforts humains, mais bien l’œuvre de Dieu lui-même, car c’est lui qui produit à la fois le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour (cf. Philippiens 2:13). Il fait cela par son Esprit, qui est donné à celui qui croit en la Bonne Nouvelle de la grâce en Jésus-Christ (cf. Galates 3:5). La totalité de ce que Dieu fait et donne est le fruit de sa grâce, faveur imméritée et « imméritable ». Le moyen d’y accéder est celui de la foi: croire dans son cœur ce que Dieu a dit en Christ et agir en fonction de ce qu’on croit. Le piège pour de nombreux croyants, c’est lorsqu’ils essaient de vivre comme Christ a vécu et qu’il attend de ses disciples (parce que Jésus sait ce que la vérité produit), mais sans discerner que s’ils n’y arrivent pas, ce n’est pas à cause d’un manque d’efforts, de volonté ou de prière, mais par méconnaissance de la vérité concernant la justification/droiture, ou parce qu’ils ne croient pas cette vérité de la justification/droiture par le seul moyen de la foi*. Ils pourront toutefois expérimenter des dons de l’Esprit (1 Corinthiens 12) mais le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23) sera très peu présent. Ils pourront expérimenter les trésors surabondants de la grâce de Dieu dans de nombreux domaines de leur vie, où ils ont confiance dans les promesses de Dieu sans faire intervenir le mérite. Mais ils ne pourront pas expérimenter pleinement la vie juste et sainte, ni l’entière protection de Dieu que produit la vérité de la justification/droiture saisie par le moyen de la foi (voir aussi La foi: le moyen d’être placé sous l’autorité de Dieu). Et, surtout ils n’arriveront pas à aimer véritablement leur prochain, d’autant plus si ce prochain est leur ennemi, ou si ce prochain mène une vie caractérisée par le péché. Même un frère ou une sœur dans la foi qui ferait une faute leur sera détestable.

Ainsi, lorsque quelqu’un prétend avoir la foi en Jésus-Christ et que ses actions ne démontrent pas les réalités que la Bible décrit comme conséquences de la foi, cela indique deux possibilités:

  • une méconnaissance de la vérité: la personne croit quelque(s) chose(s) concernant Dieu, Jésus-Christ, et les choses de Dieu qui est inexact, imprécis, ou qui n’est simplement pas la vérité. Il peut aussi s’agir simplement d’ignorance, la personne ne sait pas car elle n’a pas eu connaissance de certains éléments inclus dans la vérité concernant Dieu, Jésus-Christ et les choses de Dieu. Cette méconnaissance peut venir d’enseignements incorrects que la personne a reçus (par des prédications, des lectures, l’opinion des autres etc.) et croit des choses sans savoir qu’il y a des erreurs dans ce qu’elle croit. En général, c’est déjà au niveau de la fondation concernant le pardon des péchés qu’il y a une méconnaissance de la vérité.
  • il y a incrédulité: la personne ne croit pas la vérité qu’elle prétend. En réalité ce cas semble assez improbable, parce que quelqu’un qui prétend que ce qu’il dit concernant Dieu, Jésus-Christ et les choses de Dieu est la vérité, agit en fonction de ce qu’il croit. Et si ce qu’il croit est effectivement la vérité, alors c’est la plénitude de Christ et des choses de Dieu qui sera expérimenté et constaté par la personne elle-même. Cette personne expérimentera les réalités invisibles du Royaume de Dieu qui deviennent visibles par la foi, et l’accomplissement des promesses de Dieu qu’elle connait. Cette expérience de la vérité va même renforcer sa foi, confirmer la vérité, la remplir d’assurance et augmenter sa confiance en Dieu, donc supprimer son incrédulité concernant les choses qu’elle connait, parce que « grâce à ses actes, sa foi a atteint son plein épanouissement » (Jacques 2:22). Aussi, elle sera plein d’assurance concernant ce qu’elle connait de la vérité.

 

*Note: « par le seul moyen de la foi » veut dire agir conformément au fait de croire que ce ne sont pas nos œuvres bonnes, l’absence de mal avec une vie juste et sainte, ni le fait d’avoir de bonnes valeurs morales etc, ni même une demande de pardon, par lesquels nous sommes pardonnés et déclarés justes, mais uniquement par la foi en Dieu par Jésus-Christ (voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés).

 

La bonté de Dieu est pour ceux qui s’y attachent

Dans sa lettre aux Romains, alors que Paul est entrain de parler de l’incrédulité des Israélites qui a eu pour conséquence leur mise à l’écart, sans pour autant que Dieu les ait rejeté, il souligne ceci: « Considère donc, à la fois, la bonté et la sévérité de Dieu: sévérité à l’égard de ceux qui sont tombés, bonté à ton égard aussi longtemps que tu t’attaches à cette bonté » (Romains 11:22 BDS). Lorsqu’on entend parler de la sévérité de Dieu, le premier réflexe est souvent de considérer la sévérité comme opposée à l’amour et à la bonté, parce que la manière humaine d’exercer la sévérité en est souvent dépourvue. Mais la sévérité signifie prendre les choses au sérieux et être rigoureux, agir de manière tranchante dans ce qu’on applique. En d’autres termes, cela signifie ne faire aucun compromis. Sévérité 5Paul vient d’expliquer, au début du chapitre, que les œuvres ne peuvent influencer le choix de Dieu qui choisit dans sa grâce, afin que la grâce reste la grâce, une faveur sans mérite (voir aussi: La foi: le seul moyen d’être élu sans favoritisme ni aucun mérite impliqué). Dieu avait « choisi » son peuple sans qu’aucune notion de mérite de leur part ne soit impliquée, et il leur a témoigné sa faveur imméritée, fidèlement à sa promesse faite à Abraham, leur témoignant son amour et sa bonté sans les leur imposer. Lorsque Paul parle de ceux qui sont tombés, il parle de certains du milieu du peuple d’Israël. Ce qu’il décrit comme une chute, ne se situe pas au niveau de leurs manquements à l’égard de la Loi (le décalogue) et de leurs œuvres, mais il s’agit de leur rejet de la grâce de Dieu démontrée en Jésus-Christ. Ce rejet s’est fait en essayant d’être déclarés justes par leurs œuvres et leur obéissance à la Loi et aux prescriptions de Moïse. Ils cherchaient à être déclarés justes en dehors de la grâce de Dieu, c’est-à-dire sans compter sur la bonté de Dieu seule pour être déclarés et rendus justes. La notion de sévérité de Dieu est à comprendre par:

Dieu ne fait aucun compromis avec sa grâce.

La nature de Dieu ne lui permet pas de fonctionner au mérite. Il ne peut faire aucun compromis avec sa propre nature. Ainsi, la grâce doit rester la grâce. La grâce de Dieu est incorruptible. En vérité, la mort est le salaire versé par le péché lui-même, ce n’est pas Dieu qui verse un tel salaire, mais Dieu sauve des pécheurs et leur donne la vie (voir Romains 6:23, Hébreux 2:14). Le péché est par définition une fausse manière de penser qui est contraire à Dieu, contraire à l’amour. La deuxième chose à considérer en même temps que l’intransigeance de Dieu, est la bonté de Dieu, nous dit Paul. Il dit clairement que:

La bonté de Dieu est pour ceux qui s’y attachent.

Sévérité 1Ainsi, il s’agit de compter uniquement sur la bonté de Dieu, sa faveur imméritée, et de se maintenir dans cette réalité: Dieu agit uniquement par amour et nous pouvons (et sommes appelés à) nous attendre à ce qu’il agisse à cause de cet amour. C’est l’attachement à la bonté de Dieu qui permet d’être bénéficiaire de sa bonté. La foi qui plait à Dieu, c’est croire à sa simple bonté (voir aussi La foi qui plaît à Dieu: croire à sa faveur imméritée). L’auteur aux Hébreux l’exprime ainsi: « sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6 BDS). Jésus dit à ses disciples, qui ont déjà été purifié par l’enseignement qu’il leur a donné: « Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire… (Jean 15:5 BDS) Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour » (Jean 15:9 BDS). Il s’agit de demeurer dans l’amour de Dieu, dans sa bonté et de compter sur sa bonté parce que c’est sa nature. Dans Romains 11, Paul rend attentif que celui qui cesse de s’attacher à la bonté de Dieu se retrouve retranché, et il souligne que « les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11:29 BDS). Ce que Dieu a donné en Jésus-Christ, c’est-à-dire tout ce qu’il a promis, de même que l’appel, cette invitation, qu’il a lancé à tout être humain à travers Jésus-Christ, sont irrévocables. Dieu ne revient pas, et ne reviendra pas, ni sur ce qu’il a dit en Jésus-Christ, ni sur ce qu’il a fait. « Car Jésus-Christ, le Fils de Dieu, … , n’a pas été à la fois oui et non. En lui était le oui: car c’est en lui que Dieu a dit «oui» à tout ce qu’il avait promis » (2 Corinthiens 1:19-20 BDS).

Aussi, il est fondamental de réaliser que le fait d’être retranché n’est pas entre les mains de Dieu, parce qu’il offre sa grâce à tous sans exception. Le fait d’être retranché se trouve totalement entre les mains de chaque individu pour lui-même. Ce n’est pas Dieu qui retrancherait, parce que soudainement il ne ferait plus grâce et reviendrait sur ce qu’il a enseigné et démontré en Jésus-Christ. Dieu ne change pas. L’accessibilité à l’infini bonté de Dieu est uniquement dépendante du libre choix de chaque individu:

« Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins: je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants » (Deutéronome 30:19 BDS).

La foi: le moyen d’être élu sans favoritisme ni aucun mérite impliqué

Dans sa lettre aux Romains, alors qu’il vient de souligner le fait que Dieu n’a pas abandonné son peuple (dans le contexte il s’agit des Israélites), Paul parle en faisant le parallèle avec l’histoire d’Élie et dit: « De même, dans le temps présent aussi, il y a un reste conformément à l’élection de la grâce (Romains 11:5 S21). Or, puisque c’est par grâce, cela ne peut pas venir des œuvres, ou alors la grâce n’est plus la grâce«  (Romains 5:6 BDS).

Election 2La notion d’élection de la grâce, c’est-à-dire par faveur imméritée et « imméritable » selon la volonté de Dieu, peut faire apparaître une impression de favoritisme, cette tendance à accorder des faveurs injustes, alors que Dieu ne fait pas de favoritisme (cf. Romains 2:11, Ephésiens 6:9, Colossiens 3:25) et il est juste dans tout ce qu’il fait. Paul dit encore: « Car Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous » (Romains 11:32 LSG). Il faut faire attention ici à la notion de « Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance« . Cette notion ne peut pas être prise au premier degré, sous peine d’amener des caractéristiques de Dieu qui seraient contraires à la vérité qui est en Christ. Dieu n’enferme pas les hommes dans la désobéissance, il est celui qui les en délivre pour les habiliter à l’obéissance, l’obéissance à l’amour. Mais les tablettes de pierre, données à Moïse, ont clairement établie qu’aucun être humain depuis Adam n’avait vécu conformément au décalogue gravé sur ces tablettes (voir Romains 3:20). Ainsi, par le décalogue, tous les hommes ont été reconnu comme désobéissant à la loi de Dieu, c’est-à-dire ne vivant pas conformément à l’amour. Toutefois, Dieu est amour et l’amour est miséricordieux, il fait grâce. Ainsi, la condition depuis la désobéissance d’Adam est que tout homme est « naturellement » dans une position d’être sous la miséricorde de Dieu, et d’être potentiellement au bénéfice de la grâce de Dieu. En effet, à cause du péché, cette fausse manière de penser induite aux hommes par le père du mensonge, sous lequel se sont placés Adam et Eve, personne ne peut réussir à mériter la faveur de Dieu, « tous ont péché… » (Romains 3:23), « il n’y a pas de juste, pas même un seul » (Romains 3:10, Psaume 143:2, voir aussi Jacques 2:11, Jean 8:7-9). Le fait est que tous ont péché, mis à part Christ. Ainsi, tout ce à quoi l’homme pourrait s’attendre de Dieu et recevoir de lui peut uniquement être le résultat de sa faveur imméritée, à cause de sa miséricorde et de sa grâce. Paul amène à comprendre que:

La volonté de Dieu est de faire grâce à tous.

 « Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité«  (1 Timothée 2:4 BDS). Ainsi, la volonté de Dieu, c’est que tout homme soit au bénéfice de sa faveur imméritée. Mais la grâce étant par définition imméritée et « imméritable », quelqu’un qui s’approche de Dieu avec une notion quelconque de mérite, en s’attendant à la faveur de Dieu en fonction de ses propres actions (dire, faire ou penser), est assuré d’être exclu de la grâce, donc de ne pas accéder à la faveur de Dieu. C’est ce que Paul dit aux Galates, qui avaient commencé à faire intervenir le mérite (par des prescriptions de Moïse) dans la justification: « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez à être considérés comme justes dans le cadre de la loi (de Moïse), vous êtes déchus de la grâce » (Galates 5:4 S21).

Election 1Dieu choisit par sa grâce. Ce qu’il faut comprendre par cela, c’est que son « système d’élection » est à travers la grâce. Il est dans la grâce, par la grâce et pour la grâce. On peut illustrer cela de la manière suivante: Pour être sur la liste des personnes éligibles, la seule possibilité est parce que Dieu est miséricordieux et qu’il a « choisi » de faire grâce à tous. En vérité, Dieu ne pourrait pas « choisir » de ne pas faire grâce, car il ne peut pas aller contre sa propre nature: l’Amour. Ainsi, tous sont éligibles par défaut. Ceci contribue à démontrer que l’amour de Dieu est inconditionnel, car tous sont qualifiés d’office à cause de sa grâce, dont Christ est la démonstration, pour pouvoir être potentiellement « sélectionnés ». Il n’y a donc aucun favoritisme dans ce processus d’élection.

Le système d’élection de Dieu c’est la grâce.

Alors, dans ce système d’élection, comment quelqu’un qui est donc éligible peut-il être élu? Pour que la grâce reste la grâce, seul un moyen qui fait intervenir aucun mérite, ni du favoritisme, peut être utilisé. Le moyen dans lequel il n’y a pas de favoritisme et qui est celui « choisi » par Dieu, à cause de sa propre nature, c’est: la foi. La foi consiste à croire en Dieu, à lui faire confiance et agir dans cette confiance et par cette confiance, à croire à sa faveur imméritée, à sa bonté parce qu’il est bon, en résumé à croire à son amour. Il n’y a absolument aucune notion de mérite ou de favoritisme dans le moyen de la foi en Dieu, tel que Christ en a révélé la véritable nature: l’Amour. Ainsi,

La foi est le moyen d’être élu sans favoritisme ni aucun mérite impliqué.

Ce qui est extraordinaire dans le système d’élection de Dieu, et qui est lié à la nature même de Dieu, c’est qu’il place l’élection entre les mains de chaque individu pour lui-même. Et ce système ne fait appel qu’au libre choix de l’individu. Chaque individu peut choisir lui-même d’être élu: en choisissant de croire à la grâce de Dieu qui choisit par amour, sans faire intervenir ni mérite, ni favoritisme. C’est de cette manière que Dieu choisit les gens dans sa grâce, sans faire de favoritisme.

Dieu est Amour et l’Amour ne peut qu’inviter l’autre, mais ne peut pas s’imposer. Il ne peut pas aller à l’encontre de la volonté de l’autre, de son libre choix. Ce système d’élection de la grâce est à l’opposé du fonctionnement du monde. Le drame est que certains sont tellement imprégnés de la notion de mérite avec laquelle le monde définit leur valeur, et définit ce qu’ils reçoivent, qu’ils approchent Dieu avec ce même fonctionnement. Et pour certains, l’idée de la grâce leur est même insupportable. A la fin de la parabole des invités, illustrant notamment le rejet (par les invités) du Fils de Dieu qui est venu établir le régime de la grâce, Jésus conclut: « Car, beaucoup sont invités, mais ceux qui sont élus sont peu nombreux » (Matthieu 22:14 BDS). Dans cette parabole de Jésus, il sous-entend que les invités étaient le peuple Juif, ceux qui étaient « le peuple de Dieu », et que ceux-ci ont rejeté l’invitation de Dieu Lui-même: Jésus-Christ. Le fait est que ce peuple avait été modelé, dans leur manière de penser et de comprendre les choses, par la loi de Moïse avec ses prescriptions et son fonctionnement au mérite. Ils pensaient que leur élection venait par le fait de posséder ses prescriptions et par leur obéissance à ces prescriptions pour mériter la faveur de Dieu. C’est cette manière de penser, à laquelle ils s’accrochaient obstinément, qui ne leur permettaient pas d’accepter le véritable système d’élection de Dieu: la grâce. Et ainsi, ils rejetaient l’invitation gratuite. C’est ce rejet de l’invitation qui amène à ne pas faire partie des « élus », et ce malgré Celui qui invite et dont l’appel est irrévocable (voir Romains 11:29). Mais dans la parabole de Jésus, il laisse comprendre que ceux qui n’étaient pas du peuple Juif ont répondu à l’invitation.

L’immensité de l’amour de Dieu, et la « folie » (aux yeux des hommes) de la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ, est que tous les trésors surabondant de la grâce sont reçus en suivant le même principe: ils sont saisis par la grâce au moyen de la foi. « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter » (Ephésiens 2:8-9 BDS).

« Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins: je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants » (Deutéronome 30:19 BDS).

 

PS: Dans le parallèle avec l’histoire d’Élie à laquelle Paul se réfère dans Romains 11, le reste qui ont été choisi par Dieu conformément à l’élection de la grâce, ne l’ont été que parce qu’ils n’avaient pas plié le genou devant Baal (1 Rois 19:18). En d’autres termes, ils n’avaient pas placé leur confiance dans des idoles mais dans l’Éternel. Au sujet du choix de ce reste, il n’y a pas de mention de leur éventuelle obéissance ou désobéissance face au décalogue. Le seul manquement qui soit fatale, c’est le rejet de Dieu lui-même, et qui demeure un choix de chaque individu.