Approche théologique et conseils de lecture

La théologie est, par définition, l’étude de Dieu. Dans ce sens tous ceux qui s’intéressent, se questionnent à son sujet, recherchant des réponses sont des théologiens, qu’ils en aient conscience ou pas, et qu’ils soient d’excellents théologiens ou qu’ils le soient moins (voir aussi A propos). En s’adressant à notre Père céleste qui est le Dieu unique et véritable, celui que personne n’a jamais vu (cf. Jean 5:37) et que le monde n’a pas connu (cf. Jean 17:25), si ce n’est le fils unique qui est venu de Lui (cf. Jean 8:42), Jésus s’est exprimé en disant : “La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ” (Jean 17:3 NEG79). Ainsi, connaître le seul vrai Dieu et celui qu’il a envoyé, c’est-à-dire Jésus-Christ, est la vie éternelle. La vie éternelle c’est de connaître le Père tel qu’il est véritablement et que le fils unique a fait connaître.

Dans l’approche des textes bibliques en vue d’apprendre à connaître ce Dieu unique et véritable dont il est question dans la Bible et celui (Jésus-Christ) vers qui elle pointe et qui révèle sa véritable nature, telle que le monde n’a pas connue, il y a quelques bases importantes qu’il peut être bon d’apporter.

Alors que les sadducéens approchaient Jésus en essayant de le piéger sur la question de la résurrection des morts à laquelle ils ne croyaient pas, Jésus leur dit:

N’êtes-vous pas dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu? ” (Marc 12:24 NEG79).

Le terme traduit ici par le verbe comprendre est eido qui signifie voir, apercevoir, discerner, connaître dans le sens de compréhension, mais le terme signifie aussi expérimenter un état.

Ainsi, pour éviter d’être dans l’erreur, il faut donc voir, apercevoir, discerner, connaître et discerner ce que disent les Écritures, en avoir la compréhension, et il en est de même pour la puissance de Dieu. Connaître les Écritures ne veut pas seulement dire pouvoir en réciter un passage par cœur, mais apercevoir ce qu’elles transmettent comme information. Jésus donne une clé importante, pour une bonne compréhension des Écritures – aujourd’hui cela inclut les écrits du Nouveau Testament – lorsqu’il poursuit en faisant référence à Exode 3:6: “Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu, dans le livre de Moïse, ce que (le)* Dieu lui dit (il y a deux termes ici derrière dire, le premier est epo qui signifie parler, dire, et le deuxième est lego qui signifie notamment affirmer, enseigner, annoncer par la parole) à propos (il y a deux termes ici derrière à propos, le premier est hos qui signifie comme, d’une façon semblable, et le deuxième est epi qui signifie sur, par) du buisson: Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob? Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. (En conséquence)** Vous êtes grandement (polus qui signifie un grand nombre, beaucoup) dans l’erreur (planao qui signifie égarer, amener à s’égarer, métaphoriquement il signifie conduire hors de la vérité, être conduit dans l’erreur)” (Marc 12:26-27 NEG79). Si l’on reformule à partir de l’original et avec le sens des mots pour être fidèle au sens, ce verset devient :”Concernant, de plus, les morts qui ressuscitent, n’avez-vous pas lu/reconnu dans le livre de Moïse, à propos du buisson, comment lui a parlé le Dieu, affirmant, moi le Dieu d’Abraham et le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Il n’est pas Dieu de mort, mais du vivant. Beaucoup s’égarent.” Jésus s’appuie sur la notion de Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob, que Moïse a perçu/entendu comme à travers le buisson alors qu’Abraham, Isaac et Jacob n’était plus sur terre à l’époque de Moïse. Avec la notion que Dieu est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, Jésus sous-entend qu’ils étaient les trois vivants avec le Dieu Tout-Puissant, bien qu’ils n’étaient plus en chair et en os sur terre au moment de l’épisode du buisson au temps de Moïse. Jésus confirme cette idée-là, celle que le Dieu unique et véritable est le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, ce qui est transmis par Moïse suite à son expérience avec le buisson. Les termes originaux dans Marc montrent qu’il ne s’agissait pas d’une voix audible sortant du buisson comme les gens l’imaginent souvent en lisant dans l’Exode, mais les paroles de Jésus dans Marc montrent qu’il s’agissait d’une pensée qui est venue à Moïse alors qu’il observait le buisson. Et Jésus confirme cette pensée que Moïse a eue, comme quelque chose de conforme à Dieu. Autrement dit, cette pensée-là que Moïse a eue était inspirée par Dieu (Dieu est Esprit), et Jésus le confirme. Aussi, il faut être attentif en quels termes les choses sont exprimées dans les textes bibliques. Pour cela, il est utile de pouvoir se référer aussi à la langue originale des textes avec le sens original des mots (voir Utilitaires). La traduction impose un choix de mots qui est influencé par la propre compréhension des choses par le/les traducteur/s et qui est parfois d’avantage modelée par la tradition héritée dans les églises institutionnelles et le monde actuel que par les paroles de Jésus et la vérité qui est en lui. C’est ainsi que la traduction devient le reflet de ce que les traducteurs désirent que le lecteur croit, au lieu de transmettre ce que les textes originaux disent véritablement. De plus, en général les traductions se veulent littérales, mais parfois le sens des mots ne peut être correctement traduit en cherchant à rester littérale et nécessiterait une phrase entière. Toutefois, il est valable de rester littérale si l’on veut être fidèle au texte tel qu’écrit dans la langue original. Mais il y a inévitablement des compromis que la traduction impose. Dans les faits, il n’existe pas de traduction qui ne comporte aucunes lacunes/erreurs de traduction. C’est pourquoi, il est important de savoir quelle genre de traduction nous avons sous les yeux et de se référer aussi aux textes en langue originale. En tout cela, il est surtout important de lire les choses à la lumière de la vérité que Jésus-Christ a révélée à propos du seul vrai Dieu, unique et véritable, ce Dieu que le monde (kosmos) n’a pas connu, mais que Jésus-Christ a fait connaître. Pour ce faire Jésus a fait connaître certaines choses au sujet des Écritures et au sujet de la puissance de Dieu qui sont fondamentales de connaître pour éviter d’être dans l’erreur.

(*Dans le grec, il y a à cet emplacement le terme ho qui signifie le. Il faut donc lire “le Dieu“, ce qui souligne qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu. **Dans le grec, il y a à cet emplacement le terme oun qui signifie alors, donc, c’est pourquoi, en conséquence.)

Jésus parle aussi de percevoir, discerner, avoir la compréhension et faire l’expérience de la puissance de Dieu comme composante nécessaire pour éviter d’être dans l’erreur. Et Jésus a dit “Dieu est Esprit” (Jean 4:24 NEG79), littéralement “Esprit est le Dieu“. Il s’agit donc de connaître, comprendre et faire l’expérience de la puissance de l’Esprit de Dieu. Il ne s’agit pas d’une simple connaissance intellectuelle, comme celle de savoir que Dieu est le créateur de l’univers et ainsi imaginer sa puissance. Il s’agit d’une connaissance concrète qui a fait l’expérience de la puissance de Dieu par Son Esprit, tel que Jésus en a fait lui-même l’expérience et l’a démontrée. Aussi, il n’est pas étonnant de voir Jésus envoyer ses disciples accomplir les œuvres de la foi (cf. Matthieu 10) bien avant d’avoir terminé de partager tout ce qu’il avait encore à enseigner à ses disciples avant de s’en aller auprès du Père. L’apôtre Paul n’a d’ailleurs pas non plus apporté l’Évangile sous forme unique de théories persuasives, mais accompagné d’une manifestation de la puissance de Dieu (l’Esprit), et il en parle comme quelque chose de fondateur dans la foi : “Mon enseignement et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la «sagesse», mais sur une action manifeste de la puissance de l’Esprit. Ainsi votre foi a été fondée, non sur la «sagesse» humaine, mais sur la puissance de Dieu” (1 Corinthiens 2:4-5 BDS). “Car le règne de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance” (1 Corinthiens 4:20 BDS). Jésus lui-même a relevé les œuvres qu’il accomplissait, par l’Esprit de Dieu et au moyen de la foi, pour démontrer et pointer vers les caractéristiques du Père (cf. Jean 14:11). Car, en vérité: “la foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1 SG21). Les réalités invisibles du règne de Dieu, de sa toute puissance, sont rendues visibles par le moyen de la foi. C’est de cette manière que Jésus lui-même les a rendues visibles, et que ses disciples véritables les rendent visibles également. Jésus-Christ n’a rien fait par ses propres capacités humaines, mais par l’Esprit de Dieu en lui, et au moyen de la foi (cf. Jean 5:19). Le moyen de la foi est donc également nécessaire pour éviter d’être dans l’erreur. Ce moyen est nécessaire pour parvenir à une connaissance correcte de Dieu et vivre conformément à la vérité. Paul l’a lui-même constaté lorsqu’il dit à Timothée : “j’agissais par ignorance, puisque je n’avais pas la foi” (1 Timothée 1:13 BDS). Et Jésus a fait part de sa préoccupation de trouver la foi sur terre, à la venue du Fils de l’homme (cf. Luc 18:8). Ces deux choses suivantes sont donc nécessaires pour éviter d’être dans l’erreur: le moyen de la foi qui donne accès à la puissance de Dieu et la connaissance/compréhension/discernement des Écritures et de la puissance de Dieu.

Amour 1Une réelle préoccupation de la vérité doit nous habiter. L’important est de chercher Dieu lui-même, qu’elle est la vérité à propos de Dieu et à propos de Jésus-Christ, ainsi que la vérité à propos de ce qu’on croit. Ce n’est pas d’avoir une opinion plausible à une pensée tout humaine modelée par le monde actuel et la tradition, mais bien de connaître la vérité, parce que c’est elle qui produit la délivrance du péché et la sanctification (voir Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté), une vie juste et sainte conformément à l’enseignement de Jésus-Christ et à la vie qu’il a démontrée. Toutefois, Dieu n’est pas illogique, ni incohérent, ni incompréhensible, bien que la pensée tout humaine et non renouvelée par la pensée de Jésus-Christ, a tendance à amener des idées fausses, incohérentes et confuses. Et le Saint-Esprit, l’Esprit de vérité est là précisément pour enseigner toutes choses et conduire dans toute la vérité (cf. Jean 14:26, Jean 16:13). Par ailleurs, la sincérité n’est pas suffisante. Jésus n’a pas dit aux sadducéens qu’ils étaient dans l’erreur à cause de leur manque de sincérité. Ils étaient sincères dans leur fausse croyance. La sincérité n’est pas suffisante, car on peut être sincèrement dans l’erreur, loin de la vérité, et ce sont les fruits qui le démontrent, les fruits dont Jésus-Christ est le témoin. En parlant de l’homme de la révolte à la fin des temps, Paul dit que: “Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés” (2 Thessaloniciens 2:10 BDS). Sans l’amour de la vérité, c’est-à-dire un désir par-dessus tout à connaître la vérité concernant Dieu, et concernant Jésus-Christ et soi-même, l’égarement est garanti, on se perd… dans des opinions imprégnées de la pensée du monde et par un christianisme qui n’est pas à l’image de Jésus-Christ, mais forgé dans des traditions toutes humaines. Sans cette préoccupation première de la vérité, la tendance sera d’interpréter les choses en fonction de notre seule expérience et de ce que l’on observe autour de soi, au lieu d’interpréter notre propre expérience et ce que l’on observe dans ce monde, à la lumière des paroles et de la vie de Jésus-Christ, et à la lumière de ce qu’il permet de comprendre à propos des textes bibliques. Sans une préoccupation de la vérité, la tendance sera de faire de notre seule expérience personnelle notre doctrine et la seule réalité possible, au lieu d’avoir notre doctrine fondée sur ce que Jésus-Christ a dit, enseigné et démontré, et de vivre les réalités du règne de Dieu telles qu’ils les a enseignées et démontrées. Par ailleurs, la problématique d’une parole de Dieu utilisée pour gagner de l’argent, Paul y était déjà confronté lorsqu’il écrit aux Corinthiens :

En effet, nous ne falsifions (kapeleuo qui signifie colporter, gagner de l’argent en vendant quelque chose) pas la parole de Dieu, comme le font les autres, mais c’est avec pureté, c’est de la part de Dieu, en Christ et devant Dieu que nous parlons.” (2 Corinthiens 2:17 SG21)

De nos jours, peut être encore plus qu’au temps de Paul, il y a tout un business autour des textes bibliques, autour de ce que les hommes qualifient de “parole de Dieu“, et tout un business autour de Jésus-Christ et de l’Évangile. Nombreux sont ceux qui gagnent de l’argent en vendant toutes sortes de choses ou de services autour de Jésus-Christ et de l’évangile, et nombreux sont ceux qui en font leur profession/métier. Et bien souvent, ce sont ceux-là qui enseignent les autres… Il n’est ainsi quasiment plus possible pour certains d’être objectif sur ce qu’ils enseignent et de pouvoir remettre en question leurs croyances/enseignements, telle que le nécessite une croissance dans la connaissance de la vérité. Toutefois, on peut rapidement être dans la pensée que ce sont nécessairement les autres qui déforment les choses de Dieu. Mais à la lumière de Jésus-Christ, la réalité que l’on peut observer même dans les textes bibliques, et dans les réalités d’aujourd’hui, c’est que tout homme transmet certaines choses à propos de Dieu qui sont non conformes à Dieu. Tous ceux qui cherchent à grandir dans la connaissance du seul vrai Dieu sont en chemin dans la connaissance de Dieu et des choses de Dieu. Une croissance dans la connaissance de Dieu et dans la vérité amène forcément des changements de croyances tout au long de cette croissance dans la vérité tout entière. Chaque élément de la vérité qui était méconnu précédemment va mettre en lumière qu’il y avait des mensonges dans ce qui était cru avant de connaître cet élément de la vérité.

Il y a un autre facteur important, pour une compréhension/discernement correcte des Écritures, dont parle Paul aux Corinthiens, c’est l’union avec le Christ. Lorsqu’il parle des Israélites, il dit:

Mais leur esprit est devenu incapable de comprendre: aujourd’hui encore, lorsqu’ils lisent l’Ancien Testament, ce même voile demeure; il ne leur est pas ôté, car c’est dans l’union avec le Christ qu’il est levé. Aussi, jusqu’à ce jour, toutes les fois que les Israélites lisent les écrits de Moïse, un voile leur couvre l’esprit” (2 Corinthiens 3:14-15 BDS).

Ce que dit Paul, c’est qu’il y a un voile qui rend l’esprit incapable de comprendre les écrits de Moïse, mais en réalité il en est de même pour tous les écrits de l’Ancien Testament auxquels on peut ajouter maintenant les écrits du Nouveau Testament. Mais ce voile, qui empêche de comprendre ce qui est lu, s’enlève lorsque nous vivons dans l’union avec Jésus-Christ. C’est par le moyen de la foi que Christ habite en nous et que nous vivons unis à lui (cf. Ephésiens 3:12, 3:17). Lorsque nous accueillons (présent continue) avec foi (pleine confiance et persuadé) la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Dieu nous donne son Esprit (cf. Galates 3:5), afin que notre esprit s’aligne avec celui de Dieu. Et Paul fait le parallèle avec le voile de Moïse. Ce voile utilisé par Moïse servait à cacher le fait que la gloire de Dieu dont le visage de Moïse rayonnait, après avoir passé du temps seul “avec Dieu”, était une gloire seulement passagère. Et Paul cite l’Écriture en disant: “Lorsque Moïse se tournait vers le Seigneur, il ôtait le voile” (2 Corinthiens 3:16 BDS), et il explique “Le Seigneur dont parle le texte; c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté” (2 Corinthiens 3:17 BDS). C’est cet Esprit de Dieu en nous, le même qui était en Jésus-Christ, qui enlève le voile et ouvre notre esprit à la compréhension de la vérité, pour autant qu’on se préoccupe de la vérité. Jésus a d’ailleurs clairement dit :

Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière, …” (Jean 16:13 BDS). Et encore, “Le Défenseur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit moi-même” (Jean 14:26 BDS).

Si Jésus-Christ a dit à ses propres disciples que le Saint-Esprit les conduira dans la vérité tout entière, c’est qu’ils n’étaient pas encore parvenus à la connaissance de la vérité tout entière. Ceci signifie déjà que nous avons un besoin d’être conduit dans la vérité tout entière et que c’est l’Esprit de Dieu qui le fait, c’est Lui qui enseigne toutes choses. C’est aussi intéressant de relever que le Saint-Esprit rappelle les paroles que Jésus a dites lui-même. Car les paroles de Jésus sont la fondation pour être conduit dans la vérité tout entière. Mais les paroles de Jésus au sujet du Saint-Esprit signifient aussi qu’il y avait plus encore à connaître et à comprendre de la vérité que ce que Jésus avait pu dire jusque-là et que les disciples connaissaient et comprenaient à ce moment-là. Jésus s’est d’ailleurs exprimé: “J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous” (Jean 16:12 BDS). Jésus laisse comprendre qu’il est possible d’être conduit dans la vérité tout entière, mais cela se fait seulement par l’Esprit de vérité, c’est-à-dire l’Esprit de Dieu Lui-même, le même esprit qui était en Jésus-Christ et par lequel il a enseigné et vécu. Mais Jésus avait encore beaucoup de choses à dire à ses disciples, mais ils n’auraient pas pu porter ce qu’il avait encore à leur dire… Cela laisse déjà percevoir que les paroles que Jésus avait encore à dire avaient le potentiel de bouleverser encore davantage les croyances de ses disciples que ce qu’il avait déjà fait jusque-là avec ce qu’il avait apporté et qui appartient à la vérité… Mais on perçoit aussi ici l’attitude bienveillante de Jésus face à ce que les hommes peuvent supporter comme changements de croyance pour être conduit dans la vérité tout entière. Dans tous les cas, pour être conduit dans la vérité il est nécessaire de chercher à connaître la vérité et ne pas avoir peur de ce que la vérité révèle. La vérité est libératrice. Jésus-Christ est la vérité.

Dans l’approche des textes, il est aussi important de tenir compte de certains points comme :

  • A qui s’adresse originellement le texte, l’auteur ou celui qui parle dans le texte. Est-ce à des Juifs, à des Israélites, à des Chrétiens, des Chrétiens de quelle origine: Païenne, Juive, Grec, Israélites? Est-ce à une assemblée (église) particulière, à un certain groupe de chrétiens? A qui Jésus s’adresse-t-il? Des spécialistes de la loi (théologiens/scribes)? A des pharisiens? A ses disciples? etc.
  • Quel est le contexte. Il se dit qu’un texte sans contexte devient un prétexte. Dans le contexte, il y a bien sûr les informations que donne le texte lui-même, au niveau du passage, au niveau du chapitre, du livre, au niveau de toute la Bible, avec les informations qu’on peut y trouver sur la situation dans laquelle les choses sont dites sur le moment. Mais il y a aussi une information qui ne se trouve pas forcément dans la Bible, c’est le contexte culturel et historique de l’époque. Il est parfois nécessaire de le connaître. Ce contexte culturel permet toutefois de mieux comprendre la pensée hébraïque, le sens de certaines expressions, certains conseils, certaines allégories, etc. Ainsi, par exemple, quand certains auteurs dans la Bible utilise le parallèle d’être des fils adoptifs de Dieu en Jésus-Christ, cela prend une toute autre ampleur lorsqu’on sait qu’à l’époque du judaïsme biblique, une fois qu’un père avait adopté quelqu’un comme fils, il ne pouvait ni le rejeter, ni le déshériter, contrairement à ce qu’il avait le droit de faire avec un fils légitime. Ou lorsqu’on sait qu’à l’époque de Paul, le signe qui distinguait une femme prostituée d’une autre femme était l’absence ou le port du voile, on comprend mieux son insistance, en son temps, pour le port de celui-ci chez les femmes qui se réclamaient de Jésus-Christ. Quelle recommandation vestimentaire Paul donnerait-il dans ce sens aujourd’hui? Ou encore, la manière dont les auteurs ont rédigé les Évangiles ne suit pas forcément un ordre chronologique précis des événements, comme nous aurions tendance à le faire aujourd’hui si nous devions relater des faits. Il faut donc percevoir l’intention des auteurs dans leur choix de mise en ordre des faits qu’ils relatent.
  • Le contexte des alliances. Le contexte des alliances est aussi importante, parce qu’il y a des différences non négligeables, par exemple, entre le contexte du régime de la loi de Moïse (qui est appelé ancienne alliance), et le régime de la grâce qui était présent avant la loi de Moïse et qui a été comme rétablit par Jésus-Christ avec des promesses meilleures (appelé nouvelle alliance). Christ a mis fin au régime de la loi, qui était un principe du mérite (exemple: la lapidation pour certaines fautes commises, apporter un animal qui doit être sacrifié pour le pardon des péchés, mal pour mal, bien pour bien, etc.). Depuis la venue du Fils unique, Jésus-Christ qui a révélé le Père tel qu’il est véritablement, le régime du mérite a fait définitivement place au régime de la grâce, dont on se saisit par le moyen de la foi. A noter, ce n’est pas Dieu qui aurait changé de régime, mais ce sont les croyances qui ont changées au cours de l’histoire, et ce changement a rétabli l’accès à la grâce de Dieu, ou parfois, certains changements de croyances ont empêché cet accès. Car il en a toujours été ainsi: le juste vivra grâce à sa foi (cf. Habacuc 2:4). Et même “Si nous sommes infidèles, lui (Dieu), il demeure fidèle, car il ne pourra jamais se renier lui-même” (2 Timothée 2:13 BDS). Avant la loi de Moïse avec ses prescriptions, il y a aussi des différences, bien que les principes de Dieu et les lois divines n’aient jamais changé. Dieu n’a jamais changé. L’adversaire (le diable), qui est le père du mensonge, continue aussi de son côté d’être fidèle à lui-même et de semer des mensonges et de déformer la vérité. Par contre, c’est la compréhension des hommes au sujet de Dieu qui a changée. C’est Jésus-Christ qui a apporté la compréhension correcte de Dieu: la vérité. Jésus est la vérité. Ainsi, par exemple Moïse avait prescrit des sacrifices pour le pardon des péchés, ce qui est une idée basée sur le mérite et qui s’inspire des patriarches. D’ailleurs, l’idée d’offrir des sacrifices/offrandes aux dieux pour les satisfaire étaient une idée également présente parmi les autres peuples, avec une pensée tout humaine qui remonte jusqu’à Caïn et Abel. Le peuple appelé “peuple de Dieu” n’a pas eu l’exclusivité de l’idée des sacrifices. Pourtant, après Moïse il semble que l’Esprit de Dieu ait déjà essayé de s’exprimer au sujet des sacrifices, comme par la bouche de Jérémie: “Non! je n’ai rien prescrit à vos ancêtres, je ne leur ai rien ordonné concernant les holocaustes et autres sacrifices quand je les ai fait sortir d’Égypte. Mais voici ce que je leur ai commandé: «Ecoutez-moi et je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple; suivez toutes les voies que je vous prescrirai, afin que vous soyez heureux.» Mais eux, ils n’ont pas écouté, non, ils n’ont pas prêté l’oreille. Mais ils se sont conduits selon leurs propres raisonnements et selon les penchants de leur mauvais cœur. Ils sont devenus pires au lieu de devenir meilleurs. Depuis le jour où vos ancêtres sont sortis d’Égypte jusqu’à aujourd’hui, j’ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, jour après jour, inlassablement. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille. Ils ont raidi leur nuque, et ils ont fait plus de mal que leurs ancêtres. Dis-leur toutes ces choses, mais ils ne t’écouteront pas; appelle-les, mais ils ne te répondront pas. Alors tu leur diras: Vous êtes une nation qui n’a pas obéi à l’Éternel son Dieu et qui n’a pas voulu accepter sa leçon. La vérité n’est plus, elle a été retirée de leur bouche” (Jérémie 7:22-28 BDS). Et par la bouche d’Esaïe : “Qu’ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l’Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs” (Esaïe 1:11 NEG79). Et de même, l’Esprit s’est exprimé par la bouche de David qui a fait personnellement l’expérience suivante : “Tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice. Tu m’as ouvert l’oreille, car tu n’as demandé ni holocaustes ni sacrifices pour expier le péché” (Psaume 40:7 BDS). Jésus a été très clair lorsqu’il a dit: “Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (kleptes) et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur (kleptes) ne vient que pour dérober, égorger (thuo) et détruire (apollumi); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis” (Jean 10:8-11 LSG). Ces paroles de Jésus sont d’autant plus renversantes lorsqu’on sait que le terme traduit par voleur est “kleptes” qui signifie celui qui détourne et qu’il s’agit du nom transmis aux faux enseignants qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Ces paroles de Jésus vont encore plus loin que les traductions le transmettent, car le terme traduit par égorger est “thuo” qui signifie sacrifier, immoler, tuer, égorger l’agneau pascal. Et le terme traduit par détruire est “apollumi” qui signifie notamment démolir entièrement, mettre en ruine, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir… Et Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui entrent dans cette catégorie d’enseignants, en particulier avec les caractéristiques suivantes : faire des sacrifices et déclarer que quelqu’un doit mourir… ! Aussi, à moins de considérer le seul vrai Dieu, le Père de Jésus-Christ, comme un voleur (kleptes) et un brigand, Jésus laisse comprendre dans Jean 10 que ni les sacrifices ni l’idée que quelqu’un doit mourir ne viennent de Dieu, ni l’idée de dépouiller ses ennemis, ni l’idée de détruire complètement et de tuer. Et à deux reprises, Jésus a rappelé les paroles du prophète Osée en disant: “Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs” (Matthieu 9:13 LSG) et “Si vous saviez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n’auriez pas condamné des innocents” (Matthieu 12:7 LSG). (Remarque: si les évangiles, en particulier l’évangile de Jean, avaient été mis par écrit avant les lettres de Paul, celui-ci aurait certainement dû revoir une partie de ses explications de la croix fondées à partir des prescriptions de Moïse…). Toutefois, il est important de relever que l’on ne voit pas Jésus faire le procès de tous ceux qui sont venus avant lui. Ils agissaient par ignorance. Mais à propos de ceux qui ont entendu et vu Jésus à l’œuvre, et ont malgré tout rejeté ses paroles, Jésus a dit : “Si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père” (Jean 15:22-23 NEG79). Le fonctionnement au mérite n’existe pas dans l’Amour… “Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux” (Luc 6:35-36 NEG79). L’amour ne fonctionne pas au mérite, mais chacun récolte pour lui-même ce qu’il sème (cf. Galates 6:7-8). Jésus-Christ, qui est parfaitement uni avec le Père par l’Esprit, a démontré en pratique toutes ces choses. Par exemple, Jésus n’a absolument rien demandé à ceux à qui il a dit sans prérogative: “tes péchés sont pardonnés” (ce qui signifie effacés). Et Jésus-Christ a annoncé ce pardon alors que les gens n’avaient présenté aucun sacrifice pour leurs péchés, ni formulé aucune demande, et lui-même n’était même pas encore mort sur la croix… Dieu a envoyé son Fils aussi pour mettre un terme à ce que Moïse avait prescrit en marge du décalogue, et qui était inefficace pour nettoyer la conscience du péché (cf. Hébreux 10:1-10), et donc inefficace pour amener les hommes à une vie juste et sainte conforme à ce qu’a enseigné et démontré Jésus-Christ. Bien que regarder à la croix avec les lunettes des prescriptions de Moïse amène certains (ndr: ce fut mon cas à cause de ce qu’on m’avait enseigné…) par ce biais, en considérant Christ comme un sacrifice expiatoire suffisant une fois pour toute, à la conclusion que Dieu efface leurs fautes sans qu’ils n’aient plus rien à faire, et les pousse à s’approcher de Dieu sans crainte, cette vision maintien des caractéristiques attribuées à Dieu qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ. Christ a mis fin à ce que Moïse avait prescrit de contraire à la pensée de l’Éternel, le seul vrai Dieu, le Père de Jésus-Christ. Jésus-Christ a résumé la loi de Dieu ainsi: “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Matthieu 22:27-29 NEG79), et “Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres” (Jean 13:34 NEG79). Voilà la loi de Dieu qui se trouve maintenant gravée dans le cœur de ceux qui se sont tournés vers Dieu par la foi en Jésus-Christ (cf. Hébreux 10). Et Jésus-Christ a redéfini l’expression “la loi et les prophètes” ainsi: “Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes” (Matthieu 7:12 NEG79). Malheureusement, nombreux sont ceux qui, encore aujourd’hui, ne comprennent pas ces réalités de la vérité qui est en Jésus-Christ concernant le pardon des péchés (voir aussi Dossier: le point sur le pardon des péchés). En réalité, à travers l’histoire biblique, Dieu a de tout temps cherché à ce que les hommes comprennent qu’il est Amour et que l’amour ne tient pas compte des fautes, l’amour ne commet pas le mal, il ne rend pas le mal pour le mal, c’est pourquoi: “Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux” (Luc 6:36 NEG79). Dieu a cherché de tout temps à ce que les hommes se saisissent de qui est Dieu, des réalités invisibles, et qu’ils soient tournés vers Lui et vivent dans la confiance en Lui, avec une même manière de penser. La manière de penser de Dieu est démontrée en son Fils unique, Jésus-Christ. “Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ (cf. 1 Corinthiens 2:16 NEG79). Dieu a essayé de parler aux hommes des réalités invisibles, mais notre manière de penser modelée par le père du mensonge ne nous a pas permis de comprendre ce que Dieu a toujours essayé de nous dire. Le changement de la manière de penser des hommes, tordue depuis Éden, semble avoir pris du temps et prend encore du temps. Chacun peut en faire lui-même l’expérience. Les fausses croyances prennent du temps à être renversées. Les hommes n’ont pas écouté certaines paroles des prophètes. Les prophètes qui ont précédé Jésus ne véhiculaient d’ailleurs pas non plus une image de l’Éternel totalement conforme à celle que Jésus-Christ a enseignée et démontrée… Il a donc été nécessaire que Dieu envoie dans le monde son Fils unique pour que la vérité au sujet du Père céleste et au sujet du Fils soit rétablie, à un moment où certains hommes tournés vers Dieu croiraient son Fils. Car la compréhension des hommes a été voilée par une manière de penser modelée par le “père du mensonge” (cf. Jean 8:44). Le père du mensonge est celui qui domine ce monde depuis qu’Adam a cru au mensonge du serpent [1]et que les hommes y ont cru également.
  • Le genre de livre. On n’interprète pas forcément de la même manière un livre prophétique, un livre historique ou une lettre envoyée à une assemblée (église) pour régler des problèmes existants au sein de celle-ci.
  • Ce qui a déjà été dit précédemment. La Bible est remplie de “ainsi“, de “par“, de “c’est pourquoi“, “en effet” et autres conjonctions qui invitent à faire attention à ce qui a été dit juste avant, ou à ce qui va être dit ensuite et qui donne des clés ou des bases pour comprendre ce qui est dit. Indépendamment des conjonctions, les textes et chapitres au sein d’un même livre apparaissent dans un ordre souhaité par l’auteur. Ainsi, par exemple, avant les chapitres 7 et 8 de l’épitre aux Romains, Paul a d’abord posé des bases dans les chapitres 5, puis 6. Il faut donc tenir compte de ce qui a été dit avant. De la même manière, par exemple, Jésus-Christ, avant d’exprimer par deux fois “aimez-vous les uns les autres” (Jean 15:12, 17) a d’abord dit : “Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour” (Jean 15:9 BDS). Et au début de ce chapitre 15 de Jean, il est clairement dit que Jésus s’adresse à ceux qui ont déjà été purifié grâce à l’enseignement qu’il a donné (cf. Jean 15:3), c’est-à-dire ses disciples. C’est l’enseignement donné par Jésus-Christ à ses disciples qui amène à être purifié et habilité pour aimer son prochain, et s’aimer les uns les autres. Il est important de savoir aussi que la numérotation des chapitres (et des versets) ne figure pas dans les textes originaux et que certaines séparations entre chapitres peuvent nuire à la compréhension des choses si l’on prend ces chapitres de manière isolée, car ces séparations n’étaient pas forcément dans la pensée des auteurs.
  • La vue d’ensemble. Il est important d’avoir une vue globale de l’histoire biblique, de ce qui s’est passé, comment les hommes ont interprété les événements, de voir comment les hommes ont dit que Dieu se présente, de ce que les hommes ont dit de lui, etc. Pour ce faire, avoir eu une lecture de la bible dans un sens chronologique des événements et ne pas perdre cette vue d’ensemble est important. Souvent la tendance est de regarder dans le détail sans tenir compte de l’ensemble et de l’ordre chronologique des choses. Ceci revient à essayer de comprendre un film, l’intention de l’auteur et ce qu’il a voulu transmettre et communiquer, uniquement en faisant des arrêts sur image aléatoirement. Toutefois, la vérité est venue dans le monde par Jésus-Christ. Il est né et venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (cf. Jean 18:37). Jésus-Christ est donc la référence de la vérité au sujet de Dieu, et des choses de Dieu, dans toute l’histoire de l’humanité dont la partie rapportée dans les textes bibliques. C’est depuis Jésus-Christ lui-même, ses paroles et sa vie, qu’il faut regarder vers ce qui s’est passé avant sa venue et vers ce qui s’est passé depuis sa venue, ainsi que vers les choses encore à venir. Car “personne n’a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître” (Jean 1:18 NEG79). Et la vérité qui est en Jésus-Christ a mis en lumière qu’un certain nombre de caractéristiques attribuées à Dieu par les hommes dans l’histoire, sont en vérité celles de l’adversaire, celui qui est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement. Certaines œuvres attribuées à Dieu dans l’histoire, une fois éclairées par la vérité qui est en Jésus-Christ, s’avèrent avoir été l’œuvre du père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement.
  • La cohérence. La Vérité est cohérente dans son ensemble. Dieu ne se contredit pas. Dieu dit la vérité, il ne ment pas, il ne change pas. Ainsi, différents passages bibliques qui se contredisent, nécessitent du discernement à travers la vérité qui est en Jésus-Christ, car la vérité ne se contredit pas. Des explications données au sujet d’une portion de texte qui sont incohérentes en tenant compte de l’ensemble des textes bibliques, démontrent une (ou plusieurs) mauvaise(s) interprétation(s), ou mauvaise(s) compréhension(s) quelque part, car la vérité est totalement cohérente dans son ensemble et Dieu n’est pas schizophrène.”Car je suis l’Éternel, je ne change pas” (Malachie 3:6 NEG79). “Dieu n’est point un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir” (Nombres 23:19a NEG79).
  • Une caractéristique propre au mensonge, c’est que le mensonge ne peut pas tenir sans d’autres mensonges, et le mensonge est forcément incohérent dans l’ensemble, parce qu’il finit par “se mordre la queue”. Ceci est un critère important dans la recherche de la vérité tout entière dans laquelle conduit le Saint-Esprit par la vérité qui est en Jésus-Christ, contenue dans ses paroles et dans ses actes. A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes, mais Dieu n’est pas le seul ayant parlé par ces hommes… Dieu parle encore aujourd’hui, et l’adversaire aussi. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, c’est par son Fils que Dieu nous a parlé (cf. Hébreux 1:1-3). Jésus a dit que tous ceux qui sont venus avant lui sont des kleptes, des faux enseignants qui détournent. Leurs enseignements doivent impérativement être pris avec le discernement que Jésus-Christ a apporté. “C’est pourquoi, tout scribe (celui qui étudie les écritures et qui enseigne) instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes” (Matthieu 13:52 NEG79). La vérité au sujet de Dieu a été révélée en Jésus-Christ et par lui, par ses paroles qu’il a démontrées par sa vie entière. Aussi, il est important de ne pas laisser les écrits de l’Ancien Testament, ni ceux du Nouveau Testament, remettre en question la vérité révélée par Jésus-Christ au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Mais il est nécessaire de rétablir, par la vérité qui est en Jésus-Christ, ce qui était/est tordu dans nos manières de penser au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Tout ce que les hommes ont dit au nom de Dieu n’est pas systématiquement la vérité, et il en est de même aujourd’hui. Chacun ne peut parler que de ce qu’il connait réellement. Et seule la vérité passe le teste de la cohérence dans l’ensemble. “En effet, nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons” (2 Corinthiens 13:8 BDS). Il est important de ne pas s’obstiner à croire des choses incohérentes et de ne pas s’endurcir lorsque des incohérences sont mises en lumière dans nos croyances, mais il est vital de chercher à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ quels sont les mensonges derrières les incohérences.
  • Laisser la Bible interpréter la Bible. Il est important de chercher en premier lieu dans la Bible elle-même ce qu’elle dit au sujet de ce qu’elle mentionne. Par exemple, lorsque la Bible parle d’amour, Jean décrit en quoi consiste l’amour : “ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés” (1 Jean 4:10). Jean en est arrivé à cette affirmation à cause de l’enseignement qu’il a reçu de Jésus-Christ lui-même et ce qu’il a observé de la vie de Jésus-Christ. Paul donne un descriptif des caractéristiques de l’amour dans 1 Corinthiens 13, des caractéristiques dont il a fait l’expérience. Et ce sont ces caractéristiques à considérer lorsque Jean dit: “Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour” (1 Jean 4:8 BDS). Mais surtout, ces caractéristiques de l’amour se trouvent effectivement toutes en Jésus-Christ, elles sont conformes au Père, le seul vrai Dieu tel que Jésus-Christ l’a révélé. Tout ce qui pourrait être décrit comme “amour” selon l’expérience et la pensée tout humaine mais qui ne correspond pas à ces caractéristiques-là, n’est pas ce que la Bible entend lorsqu’elle parle d’amour. Toutefois, il est important de savoir que le grec contient plusieurs mots différents comprenant des nuances mais qui sont tous traduits par “aimer” en français. Pour donner un autre exemple, nous lisons “La colère de l’Éternel s’enflamma de nouveau contre Israël, et il excita David contre eux, en disant: Va, fais le dénombrement d’Israël et de Juda” (2 Samuel 24:1 NEG79) et nous lisons à propos du même événement “Satan se leva contre Israël, et il excita David à faire le dénombrement d’Israël” (1 Chroniques 21:1 NEG79). Ainsi, les écritures mettent elles-mêmes en lumière la véritable identité de celui qui se cache derrière l’expression répandue “la colère de l’Éternel“. Derrière cette idée se cache Satan, le Calomniateur, celui qui déforme l’image de Dieu dès le commencement. Dans les évangiles, l’expression “la colère de Dieu” ne se retrouve pas dans la bouche de Jésus-Christ, mais dans celle de Jean-Baptiste (cf. Jean 3:30-36)… D’ailleurs, la vérité confirmée en Jésus-Christ c’est que Dieu est amour (cf. 1 Jean 4:8) et l’amour ne s’irrite point (cf. 1 Corinthiens 13:5). Jésus ayant même enseigné que quiconque se met en colère contre son frère est lié au jugement, responsable de jugement et sujet au jugement (cf. Matthieu 5:22), conformément aux termes grecs. Mais une personne qui n’a pas encore fait pleinement l’expérience des caractéristiques de l’amour, dont le fait de ne pas s’irriter contre les autres, aura de la difficulté à croire cela possible. Et, cette personne aura naturellement tendance à imaginer Dieu avec ces mêmes irritations qui l’habitent et aura tendance à essayer de les justifier…
  • Être attentif aux traductions. Les différentes versions de la Bible en français (et dans toutes langues autres que l’originale) sont des traductions. Les termes originaux en hébreux et en grec n’ont pas tous leur équivalent en français. Ainsi, traduire des mots qui n’existent pas en français, et nécessitent plusieurs mots pour définir leur sens, a impliqué inévitablement une interprétation par les traducteurs. Cette interprétation est inévitablement colorée par le degré de révélation/compréhension/connaissance des traducteurs concernant le message biblique, et coloré par les traditions qui les habitent. Ainsi, les traductions se retrouvent être des interprétations véhiculant ce que les traducteurs désirent que les lecteurs comprennent en lisant les textes bibliques. Il est bon d’en avoir conscience et de pouvoir se référer aussi aux termes originaux et leur sens réel. Par exemple, le terme “repentance” (qui signifie regret douloureux de ses péchés avec un désir de réparation) a disparu de certaines traductions récentes dans beaucoup de passages, probablement parce qu’il ne correspondait pas au sens du terme original “metanoia” (qui signifient un changement d’esprit, de mentalité, de compréhension – voir aussi Dossier: le point sur la repentance). Mais en réalité, ces problèmes de traductions ressortent d’eux-mêmes au fur et à mesure que la connaissance de la vérité tout entière augmente, parce qu’ils font apparaître des incohérences dans l’ensemble. Par ailleurs, il est aussi important de tenir compte de la définition des mots utilisés en français (ou dans la langue de la traduction utilisée) et être attentif à ne pas laisser les préjugés définir leur sens. Par exemple, le terme “soumission” signifie se placer sous le pouvoir d’une autorité, et il n’y a aucun à priori négatif dans sa définition. Être soumis à Dieu signifie se placer sous le pouvoir de son autorité, et la manière dont Jésus a exercé lui-même l’autorité est la démonstration de comment le Père céleste exerce le pouvoir de son autorité. De plus, la vie de Jésus-Christ est une démonstration de quelqu’un qui est pleinement placé sous le pouvoir de l’autorité de Dieu, et donc sur qui le dominateur de ce monde n’a aucun pouvoir (cf. Jean 10:18, 14:30-31).
  • Jésus est la référence absolue concernant Dieu: Jésus est les “lunettes” avec lesquelles nous devrions lire tous les textes bibliques, et tout le reste aussi. Jésus est la Vérité (Jean 14:6). Il est l’image visible du Dieu invisible (Colossiens 1:15). Jésus est dans le Père et le Père est en lui (Jean 14:11). Celui qui a vu Jésus a vu le Père (Jean 14:9). Jésus ne fait rien de lui-même, il juge et agit conformément à la volonté du Père (Jean 5:30). C’est Jésus qui est la parole annoncée qui s’est concrétisée en chair et en os (Jean 1:1-5, 14), cette parole que Dieu avait annoncé par la bouche des prophètes (cf. Ésaïe 42:1-3) et des anges (cf. Luc 1:28-35). Jésus et le Père ne sont qu’un (Jean 10:30), c’est-à-dire parfaitement uni par l’Esprit, la pensée du Fils étant alignée sur la pensée du Père ! Tel Père, tel Fils… Jésus est le rayonnement de la gloire de Dieu et l’expression parfaite de son être (Hébreux 1:3). En conséquence, toute interprétation des textes bibliques concernant le caractère de Dieu et ce que les hommes ont dit, doit être éprouvée à la lumière de Jésus-Christ, de ses paroles et de ses actes. Jésus est le témoin de la vérité (Jean 18:37). Par exemple, toute interprétation de ce qui caractérise Dieu qui ne se retrouve pas dans le caractère de Jésus, dans ce qu’il dit, dans ce qu’il pense, dans sa manière d’agir, de faire et de traiter les gens, mais qui s’y oppose, est assurément erronée et par conséquent n’est pas la Vérité, et donc pas la “Parole de Dieu” (cf. Jean 17:17). Jésus a dites les choses comme le Père les lui a dites (cf. Jean 12:50). Jésus démontre aussi dans ses actes ce que Dieu dit et ce que Dieu fait. Ainsi, Jésus démontre indirectement les paroles et les actes qui ne sont pas de Dieu. Il démontre le bien que Dieu fait et, ainsi, il démontre indirectement le mal que Dieu ne fait pas. L’interprétation de ce que Jésus dit se retrouve dans ses actes. Une interprétation de ce que Jésus dit qui ne se retrouve pas dans ce qu’il a démontré, mais qui s’y oppose, est assurément une interprétation erronée de ce qu’il a dit. Jésus demeure le meilleur test pour connaître la vérité, car Jésus est la Vérité. Ainsi, toute parole, tout ce que les hommes ont exprimé, par exemple dans l’Ancien Testament, mais aussi depuis Jésus, doit être lu à travers la Vérité que Jésus-Christ a révélée. Car Jésus a été clair en parlant des bergers du peuple de Dieu: “Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés” (Jean 10:8 LSG). “Le voleur ne vient que pour dérober, égorger (thuo qui signifie faire des sacrifices) et détruire (apollumi qui signifie déclarer que quelqu’un doit mourir, tuer, détruire); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance” (Jean 10:10 LSG). Tous ceux qui sont venus avant Jésus décrivaient le Père comme un voleur (un Dieu qui enlève ce qui a été donné et qui dérobe ses ennemis), un Dieu réclamant des sacrifices, un meurtrier (un Dieu qui ordonne la mort, qui tue ou qui “permet la mort” des hommes, comme si c’était là sa volonté et son œuvre indirecte), un destructeur (un Dieu qui détruit les hommes et l’œuvre de leurs mains), et tout cela est souvent présenté comme l’œuvre d’une punition que mérite les hommes et qui vient de Dieu lui-même. Mais Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant Lui étaient des voleurs (faux enseignants…) et des brigands… En réalité, pas uniquement parce qu’ils pratiquaient eux-mêmes ces choses contraires à Dieu, mais aussi parce que par leur description erronée concernant Dieu et les choses de Dieu, ils ont volé la vie que Dieu veut donner aux hommes, et qu’il veut susciter en eux par son Esprit, pour les amener à l’amour et ses caractéristiques. Mais les hommes ont agi par ignorance, personne n’a jamais vu Dieu, et c’est son Fils unique, Jésus-Christ, qui a fait connaître le Père tel qu’il est véritablement. Jésus dit aussi que ceux qui connaissent la voix du bon berger, ses brebis à lui, celles que le Père lui a donnée, en d’autres termes ses disciples, n’ont pas écoutés ces “voleurs et brigands“. Une image déformée dans la pensée de l’homme à propos des caractéristiques de Dieu amène l’homme à être le reflet de cette image. Une image correcte dans la pensée de l’homme au sujet de Dieu amène l’homme à être conforme à Son image, c’est-à-dire semblable à Jésus-Christ.

Ce ne sont là que quelques recommandations qui n’ont pas la prétention d’être représentatives, mais qui peuvent déjà aider dans la compréhension de qui est le seul vrai Dieu et connaître sa pensée qui est en Jésus-Christ, et aider dans la recherche de la vérité, Parole de Dieu, à travers le contenu des textes bibliques. Car toute parole n’est pas la vérité, toute parole n’est pas Parole de Dieu, même pour celles qui se trouvent dans les textes bibliques. Les textes bibliques sont leur propre témoin. Christ a enseigné et démontré la vérité par sa vie. A la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ, si un “homme de Dieu”, aussi considéré soit-il par les hommes, demande à Dieu la mort de ses ennemis et la met en pratique, il n’est de toute évidence pas inspiré par l’Esprit de Dieu dans sa pensée en ce qui concerne ses ennemis, et il ignore le caractère véritable de Dieu à ce propos (cf. Matthieu 5:44, Luc 6:27, 35, 1 Jean 4 :8, 1 Jean 3 :6). Ceci n’enlève pas le fait que cet “homme de Dieu” peut être inspiré par l’Esprit de Dieu pour d’autres pensées qu’il a exprimées. Il est important de discerner la vérité à travers Jésus-Christ, parce qu’il est, lui, la Vérité. Fort heureusement, dans toutes les grandes lignes les évangiles sont claires et les choses ne sont pas cachées, parce que Jésus-Christ les a éclairées (cf. Jean 8 :12, Jean 3 :17-19). Pourtant, parfois elles sont incomprises, lorsqu’elles ne sont pas lues à travers la vérité qui est en Jésus-Christ, et lorsqu’on se refuse à changer la manière tout humaine de penser pour l’aligner sur celle que Jésus-Christ a enseignée et démontrée par sa vie. L’Évangile, cette Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, est clair, et Dieu éclairera toujours celui qui Le cherche et recherche la vérité (cf. Matthieu 7:7), afin de le conduire dans la vérité tout entière. Dieu ne fait pas de favoritisme (cf. Romains 2:11) et a choisi que l’extraordinaire Bonne Nouvelle en Jésus-Christ soit accessible à ceux qui sont tout petits (cf. Luc 10 :21), et qu’elle soit simple dans son essence et compréhensible. La simplicité reste de rigueur, c’est souvent en voulant compliquer les choses que nous en perdons l’essentiel. Bien que l’Évangile soit simple, ce qui est parfois compliqué et difficile, c’est de défaire les nombreux faux raisonnements avec lesquels nous avons grandi dans ce monde au sujet de Dieu et/ou de Jésus-Christ, car le monde n’a pas connu Dieu. Les traditions sont parfois de véritables forteresses auxquelles Jésus y était aussi confronté, comme l’ont été les prophètes avant lui également mis à mort par ceux qui se réclamaient pourtant de Dieu… Dieu n’a pas fait en sorte que les réalités célestes soient pour une élite d’intellectuelles, Jésus n’a-t-il pas dit: “Laissez donc ces petits enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent” (Matthieu 19:14), “Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi” (Luc 10:21 NEG79).

Ceci dit, Jésus-Christ n’est pas venu pour donner uniquement de la substance à une simple connaissance intellectuelle de Dieu et des choses de Dieu. Jésus est venu pour rétablir une relation intime, une communion avec le Père et le Fils (cf. Jean 17:11, 22, 23, 14 :6) et rétablir l’homme tel que Dieu l’a créé pour être son image: amour. En Jésus-Christ, Dieu a montré à quoi ressemble l’homme tel que créé par Dieu. C’est-à-dire à quoi ressemble l’homme lorsqu’il est dévêtu du mensonge entré dans le monde depuis Éden. Dieu a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, montrer à quoi ressemble l’homme, lorsqu’il est revêtu de la vérité et dévêtu du mensonge. Dieu a donné Jésus-Christ pour montrer à quoi ressemble l’union avec le Père et la réalité du règne de Dieu que cette union rend possible et visible dans ce monde, par le moyen de la foi. Dieu a donné Jésus-Chris pour montrer à quoi ressemble la volonté de Dieu lorsqu’elle est faite sur terre comme au ciel. Ceci nous laisse savoir que la volonté de Dieu n’est actuellement pas faite partout sur terre, car lorsqu’elle est faite : les malades et les infirmes guérissent, les morts ressuscitent, les consciences sont nettoyées devant Dieu et le péché est ôté (cf. 1 Jean 3 :5-6), les promesses de Dieu s’accomplissent pour celui qui croit, le règne de Dieu est ainsi annoncé et démontré par la puissance du Saint-Esprit, puissance qui est agissante par le moyen de la foi, conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ et qu’il a démontrée.

Il n’y a pas de connaissance correcte et précise de Dieu et de Jésus-Christ en dehors d’une relation intime et d’une communion avec le Père céleste, pour laquelle la vérité qui est en Jésus-Christ est essentielle. Cette communion se produit à travers le Fils (Jésus-Christ), parce qu’il a montré la vérité à propos de notre Père céleste. Et cette communion se produit par l’Esprit-Saint, le même qui était en Jésus-Christ, et que le Père donne et qui conduit dans la vérité tout entière. C’est l’Esprit-Saint qui enseigne : “Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par le Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Ce qu’il enseigne est vrai, il ne ment pas. Restez donc attachés à cet enseignement tel que vous l’avez reçu de l’Esprit” (1 Jean 2 :27 BDS). Mais rien de cela ne peut se produire sans le moyen de la foi, car Dieu est Esprit (cf. Jean 4:24) et il n’est pas visible (cf. Jean 1:18, Jean 6:46). Même lorsque le Père était perceptible aux disciples de Christ, perceptible en Christ par ses œuvres, il leur était nécessaire de croire aux paroles de Jésus-Christ et d’agir en conséquence par le moyen de la foi, pour accéder aux mêmes réalités dont Jésus-Christ leur parlait. Mais Dieu est perceptible derrière les réalités visibles, lorsqu’on y réfléchit (cf. Romains 1:20). Toutes les réalités du monde visible tirent leur origine du monde invisible (cf. Hébreux 11:3). Aussi, sans le moyen de la foi, on ne peut que subir les réalités visibles sans en comprendre les tenants et aboutissants. Parce que sans le moyen de la foi, on essaie alors de changer le visible uniquement par le visible selon les principes de ce monde, et on reste ainsi étranger aux réalités auxquelles seul le moyen de la foi donne accès. De la même manière, les hommes livrés à eux-mêmes ont tendance à essayer d’expliquer tout le visible qu’avec le visible et selon les principes de ce monde, et de telles explications ne peuvent qu’aboutir à des incohérences et une image de Dieu non-conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ. Mais lorsque la foi commence à être active, en s’appuyant sur la parole de Christ qui a démontré ces réalités invisibles, nous faisons nous-mêmes l’expérience que ces mêmes réalités, invisibles sans le moyen de la foi, sont rendues visibles par le moyen de la foi. Ainsi, nous comprenons ce que nous ignorions si nous n’avions utilisé le moyen de la foi : “Par la foi, nous comprenons que l’univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu’ainsi le monde visible tire son origine de l’invisible” (Hébreux 11:3 BDS). L’auteur aux Hébreux en est arrivé à cette conclusion parce qu’il a fait l’expérience du moyen de la foi et de la puissance de la parole (cf. Proverbe 18:21) qui change les réalités du visible pour celui qui croit. La foi permet effectivement la démonstration des choses qu’on ne voit pas (cf. Hébreux 11:1). Jésus et ses disciples en ont fait la démonstration. Un disciple, par définition, est d’ailleurs quelqu’un qui suit l’exemple de son maître. Ainsi en est-il d’un disciple de Jésus-Christ.

Dieu est amour et le cœur de Dieu se résume en ceci : être nous-mêmes dans son amour et être nous-mêmes amour pour être à son image (cf. Genèse 1:26). Dieu révèle son amour parfait qui amène à se savoir parfaitement aimé, ce qui amène à aimer Dieu, à aimer son prochain et à s’aimer les uns les autres. L’union avec Jésus-Christ est l’union avec le Père, c’est l’union avec l’Amour qui produit l’amour en celui qui est en Christ. Jésus vivait cette union avec le Père (Dieu) qui est Amour, et c’est l’Amour dont la vie de Jésus-Christ débordait (cf. Jean 17:23, 15:9). Jésus est l’exemple de l’homme lorsque celui-ci vit par le moyen de la foi, dans l’union avec le Père, dans l’intimité de l’amour du Père. Jésus a montré comment cet amour se manifeste et s’exprime à travers un tel homme, un homme vivant par le moyen de la foi avec une connaissance correcte du seul vrai Dieu. Jésus est l’homme vivant à l’image de Dieu. L’amour est la mesure de la connaissance de la vérité : “Qui n’aime pas n’a pas connu (intimement) Dieu, car Dieu est amour” (1 Jean 4 :8 BDS). L’exactitude de la théologie est mesurée par l’amour, tel que Jésus l’a vécu, car l’amour vient de Dieu. Une théologie correcte produit la vie de Christ et l’amour de Christ chez le croyant : “Tel il (Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous” (1 Jean 4 :17 LSG). Lorsque la théologie d’un croyant est conforme à la vérité et qu’il l’applique (ce qui est un pléonasme…), l’amour est parfait en lui et ce croyant est dans ce monde tel que Jésus est, faisant les mêmes œuvres que Jésus (cf. Jean 14:12) avec le même amour (cf. 1 Jean 4:12).

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[1] A noter: à peine “ouvert sa bouche” le serpent a déjà déformé les choses dites, et dans son mensonge il a déformé l’image du caractère de Dieu dans la pensée d’Adam & Eve. Ce qu’il a sous-entendu du caractère de Dieu est opposé à l’amour et à ce que Jésus-Christ a révélé au sujet de Dieu. Et les trois premiers sentiments mensongers que le serpent a inspiré dans la pensée de l’homme, suite à la consommation du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est: la honte, le sentiment de culpabilité et la crainte/peur de Dieu. Ces mêmes sentiments est ce qui a de tout temps poussé l’homme à s’éloigner de Dieu, ou à fonctionner au mérite pour s’en approcher, à lui offrir toute sorte de chose comme pour “l’apaiser” ou le “satisfaire”, ou alors à s’imaginer un autre dieu, ou même à concevoir l’inexistence de Dieu (celui-ci étant invisible) et redéfinir le bien et le mal, pour essayer inconsciemment de se défaire du sentiment de culpabilité et de honte, et se défaire de la peur, dont la peur de la mort, etc…