Bon arbre et mauvais arbre, discernement – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

loup-moutonSans l’enseignement que Jésus a apporté, dans ce monde les hommes livrés à eux-mêmes et à leurs propres raisonnements n’ont pas le discernement de ce qui est de Dieu (l’Esprit) et ce qui ne l’est pas. Car nul n’a jamais vu Dieu (l’Esprit), et ainsi nul ne l’a connu tel qu’il est véritablement. C’est une manière de penser faussée et modelée par l’adversaire, celui dont Jésus a dit qu’il est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8 :44), qui amène à rejeter la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet de Dieu (l’Esprit). A la lumière de Jésus-Christ, depuis Éden et tout au long de l’histoire de l’humanité, du moins pour la partie de l’histoire rapportée dans les textes bibliques, les êtres humains ont été en partie inspiré par des esprits contraires au Saint-Esprit qui était en Christ, et ils se sont inspirés les uns les autres avec des idées fausses concernant l’Esprit de Dieu, parce qu’ils n’avaient pas de discernement. Par exemple, on voit les hommes associer l’Esprit de l’Eternel au fait qu’un homme soit plein de force pour tuer mille de ses ennemis avec une mâchoire d’âne fraiche (voir Juges 15:14-15). Les hommes étaient convaincus que c’est de cette manière que Dieu agissait pour les délivrer de leurs ennemis. Mais de toute évidence, à la lumière de Jésus-Christ une telle action n’était pas inspirée par le même esprit que celui qui était en Jésus-Christ. C’est pour cela que, dans Matthieu 12, aux croyants qui manquaient de discernement et confondaient l’œuvre du Saint-Esprit avec celle de Béelzébul, Jésus enseigne : “Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaît l’arbre par le fruit” (Matthieu 12 :34 NEG79). L’arbre bon dont Jésus parle ici, c’est l’esprit par lequel il agit, c’est-à-dire le Saint-Esprit qui est l’esprit même de Dieu. Dieu est Esprit (cf. Jean 4:24). Dans la situation présente, Jésus venait de libérer un homme d’un démon et il dit à ces croyants manquant de discernement : “Si donc Satan se met à chasser Satan, son royaume est divisé contre lui-même. Comment alors ce royaume subsistera-t-il? D’ailleurs, si moi je chasse les démons par Béelzébul, qui donc donne à vos disciples le pouvoir de les chasser? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors, de toute évidence, le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. Ou encore: Comment quelqu’un peut-il pénétrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens s’il n’a pas, tout d’abord, ligoté cet homme fort? C’est alors qu’il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse” (Matthieu 12 :26-30 BDS). Jésus dit clairement que celui qui n’est pas avec lui est contre lui, et celui qui ne se joint pas à lui pour rassembler, celui-là disperse. Le terme traduit par disperser est skorpizo qui signifie ici éparpiller, aller dans toutes les directions. Celui qui essaie de rassembler les gens autour de Dieu sans tenir compte de la vérité qui est en Jésus-Christ provoque une dispersion, un éparpillement. Une telle tentative de rassembler les gens est contre Jésus-Christ. Jésus dit cela dans le contexte du discernement des esprits. Le manque de discernement de ce qui est de l’Esprit de Dieu (le Saint-Esprit) et de ce qui ne l’est pas disperse au lieu de rassembler. Ce phénomène de dispersion est observable tout au long de l’histoire du christianisme et de manière croissante. Aujourd’hui, il semble qu’il existe pas loin de 30’000 dénominations d’églises avec des différents théologiques plus ou moins importants, malgré le fait de se réclamer de Jésus-Christ. Et pourtant une grande partie se réfèrent à la Bible, c’est donc la lecture de la Bible qui diffère les uns des autres… Ainsi, il est possible d’être plein de zèle pour essayer de rassembler les gens autour de Dieu en se référant à la Bible, mais sans le discernement des esprits il se produit une dispersion malgré le zèle. Cette dispersion se produit soit par ignorance des paroles de Jésus qui révèlent la vérité au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit), soit par le rejet de ses paroles une fois entendues. En d’autres termes, une manière de penser différente de celle que Jésus a enseignée et démontrée à propos du Père céleste (l’Esprit) disperse, éparpille et s’oppose à lui par ignorance et par le manque de discernement qui en découle. Et parfois, cette dispersion est appelée à tort “diversité du corps de Christ”, dont certaines “diversités” considèrent même le fait de tuer des hommes, ou tuer ses ennemis, comme quelque chose d’inspiré par Dieu par le passé… malgré le fait que Jésus-Christ ait enseigné l’opposé.

Dans Matthieu 12, les disciples de ces hommes, ces hommes à qui Jésus s’adresse, sont ceux qui avaient reçu leur enseignement. Et ces hommes, bien qu’ils enseignaient les autres et en faisaient ainsi leurs disciples, n’avaient eux-mêmes pas de discernement. Jésus a enseigné que le Père ne juge pas (cf. Jean 5:22) et que le Fils non plus (cf. Jean 8:15), mais ces hommes ignoraient la vérité qui est en Jésus-Christ à propos de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (choses de l’Esprit). Ils n’avaient eux-mêmes pas été correctement enseignés jusque-là. Ils ne pouvaient donc pas l’enseigner à leurs propres disciples. C’est une raison pour laquelle Jésus leur dit que leurs disciples seront eux-mêmes leurs juges. Car ces disciples-là ont été enseignés par des enseignants ignorants la vérité qui est en Jésus-Christ, dont le fait que Dieu (l’Esprit) ne juge pas. Tout esprit contraire à l’Esprit-Saint juge (sépare) les personnes au lieu des idées. Les hommes livrés à eux-mêmes et non renouvelés par l’Esprit-Saint jugent (séparent) les personnes. C’est pourquoi Jésus a enseigné ailleurs : “Ne jugez pas, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez” (Matthieu 7 :1-2 LSG). Jésus parle de comment les hommes se traitent. Ce n’est pas Dieu qui juge (sépare) les personnes. Dieu est Esprit, il est l’Esprit-Saint. Conformément à l’enseignement de Jésus-Christ, ni le Père, ni le Fils ne jugent (séparent) les personnes. Ils sont dans une parfaite unité d’esprit, mais les hommes se jugent (séparent) les uns les autres à la mesure de leur propre jugement modelé par le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement. Les disciples de ces hommes, ces hommes à qui Jésus s’adresse, ne pouvaient être supérieurs à ceux qui les ont enseignés. Jésus a enseigné à ses propres disciples : “Le disciple n’est pas plus grand que celui qui l’enseigne, ni le serviteur supérieur à son maître. Il suffit au disciple d’être comme celui qui l’enseigne et au serviteur comme son maître. S’ils ont qualifié le maître de la maison de Béelzébul, que diront-ils de ceux qui font partie de cette maison?” (Matthieu 10 :24-25 BDS) Mais Jésus continue en disant à ses propres disciples : “Ne les craignez donc point, car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux (le terme est ho qui signifie ce qui) qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui (ho) qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne” (Matthieu 10 :26-28 NEG79). Une traduction du verset 28 plus proche du texte grec serait : “Ne craignez pas ce qui tue le corps et qui ne peut tuer l’âme, craignez plutôt ce qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne”. Certaines traductions ajoutent malheureusement une note ici qui va jusqu’à prétendre clairement dans ce verset que ce serait Dieu qui ferait lui-même périr l’âme et le corps dans la géhenne… Une telle idée est non seulement une mauvaise traduction, mais elle est une ignorance des paroles de Jésus et de la vie de Jésus qui ont révélé le Père, le Dieu invisible, l’Esprit-Saint, qui donne la vie et ressuscite les morts mais qui ne tue pas, ni l’âme ni le corps. Jésus en a fait la démonstration: il a lui-même ressuscité des morts et donné la vie, mais il n’a pas contribué activement à ce qui tue l’âme et le corps, car le Père (l’Esprit) ne le fait pas. C’est le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement. C’est rejeter l’Esprit-Saint (Dieu) et rejeter la vérité qui produit la mort. Le Père a la vie en lui-même (cf. Jean 5:26), mais pas la mort. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (cf. Jean 10:11). Et d’après une image utilisée par Jésus lui-même, si une brebis se perd le bon berger ne la tue pas et ne la laisse pas mourir, mais il laisse le troupeau pour aller la chercher (cf. Matthieu 18 :12-14). Il est nécessaire de comprendre que ce dont Jésus parle dans Matthieu 10 ci-dessus, c’est l’ignorance de la vérité, le manque de discernement entre l’œuvre de Dieu (l’Esprit) et l’œuvre du père du mensonge, c’est ce qui est meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8 :44). C’est cela, l’ignorance et le manque de discernement, qui peut faire périr l’âme et le corps. Sans ce discernement, les hommes suivent la pensée du père du mensonge et se conforment à un esprit mauvais qui produit la mort de l’âme et du corps. C’est pourquoi, Jésus dit à ses disciples de ne pas avoir peur des hommes [1] mais, en réalité, de toute manière de penser qui est contraire à la vérité que Jésus a révélée au sujet du Père céleste. Ce qui est contraire à la vérité produit la mort de l’âme et du corps.

La vérité est en Jésus-Christ, car l’esprit qui était en Jésus-Christ n’est autre que l’Esprit de Dieu lui-même, c’est-à-dire l’Esprit-Saint qui est l’Esprit de vérité. C’est cet Esprit qui est son Père, Dieu est Esprit. Jésus-Christ est la vérité (cf. Jean 14:6). Jésus a démontré que même en laissant des hommes tuer son corps – ils l’ont fait parce qu’ils étaient conduits par une fausse manière de penser et de comprendre les choses – son âme [2] ne pouvait pas être détruite pour autant, car son esprit était saint. L’esprit de Jésus était non seulement “saint” mais également “sain”, c’est-à-dire en “bon état”. Sa manière de penser était conforme au Saint-Esprit, conforme à la vérité, conforme à Dieu. Dieu est Esprit. Il n’y avait pas de mensonge en Jésus-Christ. Il n’y avait pas de confusion en lui entre ce qui est bien et ce qui est mal. Jésus-Christ avait un parfait discernement dans ce monde parce qu’il connaissait le Père. Ailleurs, Matthieu nous rapporte dans les textes bibliques que Jésus a dit à ses disciples : “Car le Fils de l’homme est venu sauver ce (le terme est ho qui signifie ce qui) qui était perdu” (Matthieu 18 :11 LSG). Jésus dit cela dans le contexte des scandales, c’est-à-dire de ce qui peut faire s’égarer de la vérité. Ce que Jésus, dans son humanité, est venu sauver dans ce monde et qui était perdu, c’est la vérité qui vient du Père céleste, c’est l’image de Dieu (l’Esprit), c’est la vérité à son sujet, c’est la manière de penser de l’Esprit-Saint, c’est ce à quoi ressemble le bon arbre et le bon fruit. Il s’agit de la vérité de ce qui caractérise l’Esprit-Saint et le différencie de tout esprit malsain. Jésus a dit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix (Jean 18 :37 NEG79). Jésus-Christ est venu dans le monde, en chair et en os, afin que les hommes entendent la vérité par sa bouche et voient la vérité par sa vie. Ceux qui s’en saisissent font l’expérience du salut, de l’amour et des caractéristiques que la vérité produit déjà dans ce monde. On trouve dans les textes bibliques que, déjà avant l’exil du peuple d’Israël (descendants de Jacob), Osée s’était exprimé en disant : “La vérité a disparu dans le pays, il n’y a plus d’amour on n’y connaît pas Dieu” (Osée 4 :1 BDS) et “Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance (da’ath qui signifie aussi discernement, compréhension)” (Osée 4 :6a NEG79). Plus tard, Ésaïe s’est aussi exprimé en disant : “La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Éternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture” (Esaïe 59 :15 NEG79). Et de même, par la suite, Jérémie a aussi exprimé : “C’est ici la nation qui n’écoute pas la voix de l’Éternel, son Dieu, et qui ne veut pas recevoir instruction ; la vérité a disparu, elle s’est retirée de leur bouche” (Jérémie 7 :28 NEG79). Lorsque les hommes n’écoutent pas la voix de Dieu, ils partent dans des manières de penser et dans des manières de comprendre les choses qui sont contraires à l’Esprit-Saint (Dieu), contraire à la vérité. Lorsque la vérité a disparu parmi les hommes, ce qu’ils se transmettent les uns les autres ne peut plus être conforme à la vérité. Mais les écritures bibliques sont aujourd’hui témoins d’un certain nombre de paroles et d’une partie de la vie de Jésus-Christ qui est lui-même la vérité. Jésus-Christ est la voix de Dieu. Quiconque est de la vérité écoute sa voix. La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (cf. Jean 1 :17). Malheureusement nombreux sont ceux qui n’écoutent pas la voix [3] de Jésus-Christ, même parmi les croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur, et beaucoup rejettent certaines paroles de Jésus parce qu’elles s’opposent à l’enseignement qu’ils ont reçu de leurs pères ou des autres. Par exemple, nombreux sont ceux qui continuent d’enseigner que les œuvres de tuerie dans l’ancien testament étaient inspirées par l’Esprit de Dieu, ou d’enseigner que Dieu juge (sépare) les hommes, alors que Jésus-Christ a enseigné et démontré que le Père (l’Esprit) ne juge (sépare) pas les personnes et que l’idée de tuer n’est pas de Dieu…

bon-arbre-04Le mensonge est entré déjà en Éden, et par le mensonge l’image et les caractéristiques de Dieu (l’Esprit) ont été déformées dans la manière de penser de l’être humain au sujet de Dieu (l’Esprit). La problématique du blasphème contre Dieu (l’Esprit), qui consiste à porter des accusations graves et mensongères, des diffamations qui font perdre à Dieu (l’Esprit) sa réputation en lui imputant un fait qui porte atteinte à son honneur et à sa considération, a été introduite en Éden par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement. L’être humain a été créé homme et femme pour être à l’image de Dieu (cf. Genèse 1 :26-27). Mais lorsque l’image de Dieu (l’Esprit) qui est dans la pensée de l’être humain est déformée, c’est-à-dire que des caractéristiques qui sont attribuées à Dieu (l’Esprit) sont contraires à Jésus-Christ, alors l’être humain vit sur terre en se conformant à une image déformée de Dieu (l’Esprit). Cette image déformée est alors selon les caractéristiques auxquelles l’individu croit réellement, et la vie de l’individu en est le reflet. Chacun est son propre témoin. Chacun est un témoignage audible et visible des caractéristiques qu’il attribue à Dieu et habitent son subconscient. Jésus est le témoin de la vérité. Dieu (l’Esprit) a été manifesté en la personne de Jésus-Christ, en chair et en os, qui est venu être le témoin de la vérité qui était perdue. Il s’agit de la vérité au sujet de Dieu, la vérité au sujet des hommes et la vérité au sujet de l’adversaire de Dieu. Il suffit de révéler la vérité au sujet de Dieu lui-même (l’Esprit) pour que la vérité au sujet des hommes et au sujet de l’adversaire soit révélée. Ce sont là en partie les raisons de la venue de Jésus-Christ dans ce monde, en tant que fils de l’homme. Et son témoignage de la vérité au sujet de Dieu (l’Esprit) a mis en lumière la méconnaissance des hommes au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit), et la méconnaissance des hommes au sujet des hommes. Les hommes livrés à eux-mêmes dans ce monde ne connaissent pas Dieu. Ils ne connaissent pas l’Esprit-Saint tel qu’il est véritablement dans ce qui le caractérise. Ainsi, par le témoignage de la vérité qui est en Jésus-Christ, l’Esprit-Saint (Dieu) a aussi mis en lumière l’œuvre du père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement et qui a inspiré les hommes tout au long de l’histoire. Et le père du mensonge continue à le faire, même parmi les croyants confessant Jésus-Christ. Jésus-Christ a témoigné de la vérité et il a apporté la connaissance de Dieu (l’Esprit) qui permet le discernement pour ceux qui écoutent sa voix : la voix de Jésus-Christ. Il s’agit notamment d’écouter les paroles que Jésus-Christ a prononcées concernant le bon arbre et le mauvais arbre. Dans le texte de la Genèse (cf. Genèse 2:9), il est écrit qu’il y avait deux arbres au milieu du jardin : l’arbre de la vie qui est le bon arbre, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui est le mauvais arbre. Ce deuxième arbre était un mélange de bien et de mal, et c’est en se nourrissant à cet arbre-là, sans discernement du mensonge, que l’image de Dieu (l’image de l’Esprit) a été déformée dans la pensée des êtres humains. Et ainsi l’esprit des êtres humains s’est trouvé en mauvais état. Leur manière de penser a été tordue et leur âme et leur corps ont commencé à périr, et même l’idée de tuer les a rejoint… Le premier être humain à mourir a été tué par son propre frère. Le tout premier fils d’êtres humains a tué le second (cf. Genèse 4). Il y a là quelque chose à apprendre.

L’Esprit-Saint qui était en Jésus-Christ est l’arbre de vie, le bon arbre. Jésus est l’image visible du bon arbre et de son fruit qui est bon. Le discernement entre le bon arbre et le mauvais arbre est fondamental même pour discerner les choses transmises dès les premières pages de la Genèse. Car toutes ces choses ont été transmises par les hommes, après que le père du mensonge ait déjà agi dans ce monde. Ces choses de la Genèse ont été rapportées après que l’esprit des êtres humains se soit trouvé dans la confusion. Et l’esprit humain interprète ses propres circonstances sans forcément discerner entre l’œuvre de l’adversaire et l’œuvre de Dieu (l’Esprit), Dieu et son adversaire étant tout deux invisibles dans ce monde. On en voit que les œuvres et il faut les discerner à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ. Le discernement est aussi nécessaire parfois pour discerner ce qui est rapporté comme “paroles de Jésus” dans les évangiles. Car chaque individu qui entend des choses dites ne les retransmet pas toujours mot pour mot, mais bien souvent ce qui est retransmis est déjà l’interprétation que l’auditeur en a faite, à travers sa propre manière de penser et sa propre manière de comprendre les choses (voir aussi Matthieu 15:16, 16:9). Et ni les disciples de Jésus, ni les rédacteurs des évangiles ne font exception à cela. La comparaison entre les évangiles, ou les lettres, met même cela en évidence (par ex. Marc 7:10 et Matthieu 15:4Matthieu 6:9-13 et Luc 11:2-4, Matthieu 13:13-15 et Marc 4:11-12, Matthieu 8:16-17…). Par ailleurs, il est important d’avoir conscience que Jésus ne s’est pas exprimé en Grec, pourtant les écrits originaux des évangiles (et tous ceux qui se trouvent dans le Nouveau Testament) sont essentiellement écrits en Grec (A noter: l’Évangile selon Matthieu aurait été à l’origine en Hébreux). Il y a donc déjà eu dans les écrits qui nous sont parvenus une interprétation de la langue de Jésus dans une autre langue, avec les limites que cette interprétation peut comporter. Et face au contenu de la Bible, c’est aussi intéressant de constater qu’avant Jésus les écrits bibliques étaient essentiellement hébraïques et que les écrits bibliques après Jésus sont essentiellement en Grec. De plus, Jésus n’a rien transmis lui-même de son enseignement par écrit… mais ce sont des autres qui ont mis les choses par écrit. C’est aussi pour ces raisons que le Saint-Esprit qui est donné joue un rôle fondamental pour être conduit dans la vérité et que nous avons besoin de son aide. Et la réalité de Dieu, c’est qu’il n’existe aucun individu quelle que soit sa langue à qui Dieu ne veuille pas se faire connaître tel qu’il est, car il désire que tous parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés.

Jésus laisse comprendre que le Saint-Esprit est le bon arbre qui produit un bon fruit. Un esprit démoniaque, ou un esprit humain inspiré par des esprits mauvais, est un mauvais arbre qui produit un mauvais fruit. Ce que Jésus met en lumière par ses paroles, c’est qu’il est nécessaire de discerner le bon arbre et le mauvais arbre. Le bon arbre est le Saint-Esprit (Dieu lui-même). Le mauvais arbre est tout esprit contraire au Saint-Esprit, qu’il s’agisse d’un démon ou d’un esprit humain inspiré par d’autres esprits humains contraires au Saint-Esprit. Sans discerner le bon arbre et un mauvais arbre, il y a un mélange que les hommes font inévitablement aussi entre leurs fruits respectifs. C’était la problématique soulevée par Jésus dans Matthieu 12 avec ces croyants manquant de discernement. Ils pensaient faussement que chasser un démon hors d’une personne pouvait être une activité démoniaque. C’était un manque de discernement de leur part. Jésus dit clairement que c’est au fruit qu’on connait de quel arbre il s’agit. Mais si le discernement n’est pas là, non seulement de bons fruits seront attribués faussement à des esprits mauvais comme ces hommes l’ont fait, mais aussi des mauvais fruits seront attribués faussement au Saint-Esprit. Et cela arrive par ignorance de la vérité que Jésus-Christ a révélée au sujet de Dieu (l’Esprit). C’est là ce que les paroles de Jésus nous amène à comprendre. Et ce discernement est fondamental déjà pour le présent et pour l’avenir dans ce monde où les esprits ne sont pas directement visibles.

Pour illustrer les choses, c’est comme si une personne qui n’a jamais vu ni un poirier ni un figuier mais en a seulement entendu parler et vu que les fruits, lorsqu’elle voit une figue s’imagine que cela vient d’un poirier, et lorsqu’elle voit une poire cette personne s’imagine qu’elle vient d’un figuier. Elle s’imagine cela parce qu’elle ne sait pas à quoi ressemblent les deux arbres puisqu’elle ne les a jamais vu. Le seul moyen pour cette personne de savoir à quel arbre correspond chacun des deux fruits, c’est de voir au moins une fois l’un des deux arbres avec son propre fruit attaché à l’arbre. C’est là ce que Dieu (l’Esprit) a fait en Jésus-Christ. Il a rendu témoignage à la vérité. Jésus a enseigné et démontré le fruit de l’Esprit-Saint, c’est-à-dire le fruit de l’Esprit de vérité qui était en lui. Dieu est Esprit. Et ce dont Jésus a rendu témoignage est très différent de tous les êtres humains qui ont précédé Jésus et qui se sont exprimés “au nom de l’Éternel” ou ont prétendu agir par “l’Esprit de l’Éternel”. Mais en Jésus-Christ, le bon arbre et son propre fruit ont été vus ensemble dans ce monde visible. Dieu est Esprit, mais il n’est pas le seul esprit qui inspire des pensées dans ce monde. C’est pourquoi ce discernement est tellement essentiel et le Saint-Esprit que le Père donne est nécessaire en parallèle du témoignage rendu par Jésus-Christ.

bon-arbre-05Les textes bibliques nous rapportent que Jésus a aussi dit : “Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre de bons fruits” (Matthieu 7 :18 BDS). Ainsi, le Saint-Esprit produit un bon fruit que tout esprit qui lui est contraire ne produit pas et ne peut pas produire. Mais, comme déjà mentionné, le manque de discernement des esprits amène aussi un manque de discernement entre un bon fruit et un mauvais fruit. On trouve dans les textes bibliques, cette parole d’Esaïe : “Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal…” (Esaïe 5 :20a NEG79). Le fait est que déjà au temps d’Esaïe des hommes appelaient bien ce qui est mal et appelaient mal ce qui est bien, et parfois ils le faisaient même au nom de l’Éternel, car il n’y avait pas de discernement entre le bon fruit et le mauvais fruit. Les hommes pensaient que tuer leurs ennemis était “bien”. Mais ce genre de confusion existe encore aujourd’hui, même parmi les croyants confessant pourtant Jésus-Christ. Par exemple, comme évoqué précédemment, on peut entendre certains parvenir à la conclusion, avec divers explications issues de la sagesse du monde, que tuer des êtres humains était une bonne chose dans l’ancien testament, et parfois même certains prétendent que c’est une bonne chose encore aujourd’hui, dans certains cas… Ce manque de discernement entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, entre le bon fruit et le mauvais fruit est une conséquence de la méconnaissance du bon arbre et du mauvais arbre. C’est Jésus qui a enseigné et démontré à quoi ressemble le bon fruit, et donc le bon arbre.

Les textes bibliques nous rapportent, par les écrits de Paul qui en avait aussi fait lui-même l’expérience, que le fruit de l’Esprit (l’Esprit-Saint) c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5 :22). Il s’agit d’un seul et même fruit, qui comprend notamment ces caractéristiques citées. Ce fruit est lié à la connaissance de la vérité et donc au fait d’avoir une manière de penser conforme à la vérité, car il s’agit du fruit de l’Esprit de vérité. (Attention: on peut croire quelque chose qui appartient à la vérité et produit le fruit de l’Esprit de vérité, mais les explications par lesquels on en est venu à croire cette chose ne sont pas forcément conformes à la vérité. Si les explications par lesquelles on a cru quelque chose ne sont pas correctes, la conséquence sera un fruit de l’Esprit qui est absent dans des certaines circonstances). De plus, ce qui est caractéristique de l’amour dans ce fruit, dont Paul a également fait l’expérience, il écrit que l’amour est patient, il est plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice [4], mais il se réjouit de la vérité. La vérité se trouve en Jésus-Christ et par Jésus-Christ, elle se trouve à la lumière de son enseignement et de sa vie. L’amour pardonne tout, il fait confiance, il espère tout, il supporte tout.  L’amour ne périra jamais (voir 1 Corinthiens 13 :4-8), car Dieu (l’Esprit) est amour et l’amour vient de Dieu (cf. 1 Jean 4 :8). Dieu est Esprit et l’esprit ne meurt pas. Toutes ces caractéristiques sont conformes à ce que l’on peut constater dans les évangiles en regardant aux paroles et à la vie de Jésus. Ces caractéristiques correspondent au bon fruit. Ce sont là autant de caractéristiques que les textes bibliques nous donnent au sujet de ce qui est du fruit propre au bon arbre. Le bon arbre est le Saint-Esprit. Dieu est Esprit et il est Saint, dépourvu de toute forme de mal. Le Saint-Esprit était en Jésus-Christ et il n’y avait aucun mal en lui. C’est pourquoi Jésus a dit que le prince de ce monde, c’est-à-dire le diable, n’a rien en lui (cf. Jean 14 :30). Il n’y avait aucun mauvais arbre en Jésus-Christ. Ainsi, quelqu’un qui est conduit et modelé par un esprit conforme au même Esprit qui était en Jésus se retrouve avec le même fruit que cet Esprit produit. Il fera l’expérience de ces mêmes caractéristiques, le bon fruit que produit le bon arbre (voir Jean 14:12). En vérité, appeler “bien” quelque chose que Jésus-Christ a révélé comme “mal”, et appeler “mal” quelque chose qu’il a révélé comme “bien”, vient d’un manque de discernement des esprits et d’une mauvaise interprétation des choses. Ce manque de discernement des esprits contribue au maintien de l’absence de bons fruits et contribue à l’œuvre du mal en produisant de mauvais fruits. Par exemple, les hommes avaient enseigné le principe de la vengeance qui donne le mal pour le mal, œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie, et ils considéraient cela comme “bien” et l’appelaient même faussement “justice de Dieu”, mais Jésus a enseigné de ne pas rendre le mal pour le mal et il l’a démontré par sa vie (voir Exode 21:23, Matthieu 5:39). Les hommes avaient enseigné de haïr et de détruire nos ennemis, et ils considéraient cela “bien” et appelaient même faussement “justice de Dieu”, mais Jésus a enseigné d’aimer nos ennemis et de faire du bien à ceux qui nous persécutent… (voir Matthieu 5:43-48) et il l’a démontré par sa vie. Jésus est la justice de Dieu. Tout ce que le Père (l’Esprit) fait le Fils le fait également, et le Fils ne fait que ce qu’il voit faire au Père (cf. Jean 5:19). L’Esprit qui était en Jésus-Christ a enseigné et démontré un certain nombre de choses clairement opposées à ce que les hommes avaient enseigné jusque-là. La vérité est en Jésus-Christ.

Dans Matthieu 12, habité par tout ce qui est caractéristique de l’amour, Jésus continue en enseignant ces croyants qui manquaient de discernement. Et il leur enseigne : “L’homme qui est bon tire de bonnes choses du bon trésor qui est en lui; mais l’homme qui est mauvais tire de mauvaises choses du mauvais trésor qui est en lui. Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement (le terme est argos qui signifie sans travail, vain) qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12 :35-37 BDS). Jésus laisse comprendre que si un homme est bon c’est parce qu’il y a un bon trésor qui est dans cet homme et duquel il tire de bonnes choses. C’est pourquoi, à un homme qui l’appelle “bon maître…”, Jésus dit : “Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon” (cf. Marc 10 :17-19). Car, en vérité, la bonté de Jésus fils de l’homme [5] lui vient de l’Esprit-Saint qui est en lui, et son propre esprit était en parfaite unité avec l’Esprit-Saint. L’Esprit-Saint est le bon trésor qui est en Jésus et duquel Jésus tire de bons fruits. Dieu (l’Esprit) seul est bon. Ainsi, seul ce qui est conforme à Dieu (l’Esprit) est bon et seul ce qui est bon est conforme à Dieu (l’Esprit). Mais c’est Jésus qui a apporté la connaissance de ce qui est bon. Comme déjà évoqué, les textes bibliques nous rapportent que Jésus a dit que Dieu est Esprit et il a clairement fait savoir que son Père c’est Dieu, Dieu c’est son Père (cf. Jean 20 :17, 6 :27). Son Père est l’Esprit et cet Esprit était dans le Fils que le Père (l’Esprit) a engendré. Ainsi le Père est bon et le Fils est bon, car ils ne sont qu’un, par une même manière de penser qui est conforme à l’amour. Ils sont parfaitement unis par le même Esprit. Il s’agit de l’Esprit saint, mais également l’Esprit sain, dans lequel il n’y a pas de mal et que Jésus a aussi appelé l’Esprit de vérité. Si un homme est mauvais, c’est parce qu’il y a un mauvais trésor qui est en lui et duquel il tire de mauvaises choses. Un homme qui a en lui un mauvais trésor ne peut pas en tirer de bonnes choses, s’il puise dans ce trésor-là. De même, un homme qui a en lui un bon trésor ne peut pas en tirer de mauvaises choses, s’il puise dans ce trésor-là. Avec ce que Jésus a dit, il nous faut percevoir qu’un homme qui est “bon et mauvais” est ainsi parce qu’il y a en lui un trésor qui est un mélange d’un bon trésor et d’un mauvais trésor, et qu’il en tire des choses sans discerner les deux trésors. Le bon trésor est un enseignement conforme à la vérité (l’Esprit) qui est en Jésus-Christ. Le bon trésor c’est une manière de penser et de comprendre les choses telle que Jésus l’a enseignée et démontrée. Il s’agit d’une manière de penser conforme à l’amour. Un mauvais trésor est un enseignement qui lui est contraire.

bon-arbre-06C’est issu des trésors qui sont en eux-mêmes, c’est-à-dire des enseignements qui les habitent, que les hommes parlent et que par leurs propres paroles ils seront déclarés justes ou condamnés au dernier jour (Jésus parle ici du dernier jour avant la disparition de la terre et des cieux tels que temporels et temporaires). Car aucun homme ne peut parler d’autre chose que ce qu’il sait réellement et l’habite personnellement. De plus, un homme qui parle de choses qu’il ne connaît pas réellement ne peut tromper qu’un autre homme ignorant de ces choses, mais il ne peut pas tromper un homme qui les connaît. Ainsi, un homme qui parle de Dieu (l’Esprit) en méconnaissant la vérité qui est en Jésus-Christ ne pourra tromper que des hommes qui ne connaissent pas la vérité qui est en Jésus-Christ à propos de Dieu (l’Esprit). Dans une discussion avec un pharisien, un chef des Juifs s’appelant Nicodème qui enseignait le peuple d’Israël mais ne savait pas grand-chose de l’esprit et de son importance pour entrer dans le royaume de Dieu (l’Esprit), Jésus lui a dit : “En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez (le terme est lambano qui signifie prendre, saisir, admettre, recevoir, obtenir) pas notre témoignage” (Jean 3 :11 NEG79). Le terme traduit ici par “voir” a aussi le sens de voir avec l’esprit, mais aussi le sens d’être devenu familier par l’expérience. Ainsi chaque individu est son propre témoin. C’est pourquoi Jésus-Christ est la vérité et il est venu rendre témoignage à la vérité. Jésus connaissait le Père tel qu’il est véritablement et personne ne pouvait tromper Jésus à propos du Père. Dieu est l’Esprit de vérité. Il n’y a pas de mensonge en Dieu. L’Esprit-Saint était en Jésus-Christ et son esprit qui donnait vie à son corps humain était conforme à l’Esprit-Saint, c’est pourquoi il est la vérité, à cause de l’esprit qui était en lui et de sa conformité à Dieu. Chaque individu ne peut devenir familier uniquement avec ce qu’il sait réellement et dont il a fait l’expérience. Nicodème n’avait pas fait l’expérience de ce dont Jésus lui parle à propos de l’esprit, dont le fait que les hommes ont besoin de “naître de nouveau”, c’est-à-dire de naître d’esprit (cf. Jean 3:3-5). C’est de leur esprit que les hommes ont besoin de “naître de nouveau”. L’esprit des hommes a besoin de renaître pour changer d’état d’esprit (voir Jean 6:63).

Ce qui sort d’un individu est ce qui l’habite, et ce qui l’habite est le résultat de ce qu’il sait réellement pour lui-même. Lorsque Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit: “Es-tu le roi des Juifs?” Jésus lui répondit: “Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi?” (Jean 18 :34 NEG79). Et à ses propres disciples, après avoir sondé auprès d’eux ce que les gens disaient de lui dans son humanité de fils de l’homme, Jésus leur demande : “Et vous, qui dites-vous que je suis?” (Matthieu 16 :15 NEG79). Car chacun a besoin de penser lui-même, et il y a un besoin de révélation qui vienne de Dieu lui-même, de l’Esprit-Saint, pour que son propre esprit se conforme à ce qui est bon avec une saine manière de penser. Mais la tendance humaine de ce monde (même parmi les croyants) est de suivre ce que les autres disent majoritairement, sans forcément s’intéresser par soi-même à la vérité et à connaître soi-même Dieu (l’Esprit) tel qu’il est véritablement. L’exemple est frappant avec Pilate, lorsque Jésus lui dit : “Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix” (cf. Jean 18 :37). Cette affirmation de Jésus est colossale. Pilate lui demande pourtant : “Qu’est-ce que la vérité?” Mais après avoir posé cette question, Pilate sortit (cf. Jean 18 :38) sans manifester aucun désir d’avoir la réponse à sa question, qui pourtant est probablement l’une des questions les plus importante de l’existence dans ce monde: qu’est-ce que la vérité? Dieu est la vérité parce qu’il est l’Esprit de vérité. Jésus-Christ est la vérité parce que c’est cet Esprit qui était son géniteur (Père) et c’est aussi cet Esprit qui “cohabitait” dans son corps humain (cf. Jean 3 :3-8) et modelait l’esprit de Jésus. Toute la manière de penser de Jésus était conforme à l’Esprit de vérité qui était en lui. Ainsi, ses paroles et toute sa vie étaient conformes à la vérité. Mais Jésus a été plus loin en disant: “Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces œuvres” (Jean 14:11 NEG79). En sachant que le Père c’est l’Esprit, Jésus a donc affirmé qu’il était dans l’Esprit et que l’Esprit était en lui, et ses œuvres en rendaient témoignage. Le bon fruit a été vu ensemble avec le bon arbre.

Les textes bibliques nous rapportent aussi que Jésus a encore dit : “Ecoutez, et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme” (Matthieu 15 :10-11 NEG79). “Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur (kardia qui signifie aussi l’intérieur), et c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les faux témoignages, les calomnies” (Matthieu 15 :18-19 NEG79). C’est donc issu d’un mauvais trésor qui habite les hommes, c’est-à-dire qui habite leur cœur, que proviennent leur souillure. Les mauvaises manières de penser sont citées en premier dans la liste de ces souillures que Jésus mentionne. Il est donc fondamental de discerner quel est le bon trésor et quel est le mauvais trésor qui se trouvent dans les êtres humains et desquels ils s’expriment en paroles et en actes. Ces paroles et ces actes sont d’ailleurs directement liés à leur manière de penser et à leur manière de comprendre les choses au sujet de Dieu (l’Esprit). Et c’est indissociable, car toute parole et tout acte a premièrement été une manière de penser, consciente ou inconsciente, et nous sommes en grande partie conduit par notre subconscient duquel sont issus nos automatismes (cf. Romains 7:15, 12:2). Et de plus, c’est par les paroles que les êtres humains s’enseignent et parlent au sujet de Dieu (l’Esprit), indépendamment que leurs paroles soient orales ou écrites. C’est par les paroles que les êtres humains se transmettent leur manière de penser et leur manière de comprendre les choses qui sont aussi démontrées par leurs actes. Ces paroles vont être le trésor, bon ou mauvais, qui va habiter ceux qui écoutent ces paroles (orales ou écrites) et en font à leur tour leur propre manière de penser. Et c’est alors que cette manière de penser devient le trésor des auditeurs et duquel seront issues leurs propres paroles. Le fait est que s’il n’y a pas de discernement, c’est au fruit qu’on le voit… Notamment, les caractéristiques du fruit de l’Esprit de vérité, qui inclut les caractéristiques de l’amour, seront absentes ou en souffrances chez la personne.

Les caractéristiques du fruit de l’Esprit de vérité sont inébranlables et indépendantes des circonstances. Jésus dit que les “faux prophètes” viennent en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs (Cf. Matthieu 7 :15). La réalité de ce qui habite le cœur des hommes est inévitablement mise en lumière et fait apparaître ce qu’il y a au-dedans, par exemple lorsqu’ils sont confrontés et se sentent menacés, d’une manière ou d’une autre, que ce soit dans leurs croyances, leur service pour Dieu, leur réputation, leur travail, leurs relations, leurs circonstances, tout ce qui est en lien avec ce qui nourrit leur identité et leur âme, consciemment ou inconsciemment. Et la présence ou l’absence du fruit de l’Esprit est particulièrement évidente dans ces moments de confrontation directe ou indirecte. Beaucoup de ceux qui étaient confrontés par la théologie de Jésus démontraient une absence du fruit de l’Esprit de vérité. Ils ne se préoccupaient guère de la vérité et restaient aveuglément enracinés dans certaines de leurs fausses croyances, bien qu’elles ne produisent pas de bons fruits… Jésus, quant à lui, a démontré les caractéristiques du fruit de l’Esprit même face à l’opposition, même dans les pires circonstances, même alors qu’il était cloué et suspendu à une croix en train de mourir, défiguré, meurtri et condamné à mort par les hommes à cause de leur manque de discernement des choses de Dieu (l’Esprit). C’est de ce manque de discernement que découlait leur manque de connaissance de Dieu (l’Esprit). Ce manque de discernement était ce qui les a poussés au rejet de l’Esprit-Saint qui était en Jésus-Christ, rejetant ainsi la vérité au sujet de Dieu qu’il a révélée. Ils rejetaient Dieu (l’Esprit) qui était en Jésus-Christ, car Dieu est Esprit et il était en Jésus-Christ. Mais cela était essentiellement parce qu’ils suivaient aveuglément la théologie de ceux qui les ont précédé mais qui n’avaient jamais vu Dieu, ni connu intimement Dieu. Ils vivaient dans un mélange des œuvres de Dieu et de celles de l’adversaire, sans discernement entre les deux. Il leur était difficile de changer leur manière de penser et leur manière de comprendre les choses au sujet de Dieu, en grande partie parce qu’ils ne cherchaient pas Dieu par eux-mêmes mais cherchaient à plaire aux hommes (cf. Jean 5:43-44). Ceux dont le cœur aspirait à Dieu sans chercher à plaire à la majorité des croyants qui les entouraient, ceux-là se trouvaient plus facilement à suivre Jésus. Toutefois lorsque la théologie de Jésus allait plus loin que ce qu’ils étaient prêts à croire, ou que le langage de Jésus allait plus loin que ce qu’ils arrivaient à comprendre avec leur manière de penser, alors certains de ceux-là cessaient malheureusement aussi de suivre Jésus (voir Jean 6:22-71), au lieu de chercher auprès de Jésus à comprendre ce qu’ils ne comprenaient pas dans sa théologie…

A suivre…

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[1] Jésus lui-même n’a démontré aucune crainte des hommes, pas même de ses ennemis, ni même du diable.

[2] L’âme est le centre émotionnel et identitaire d’un individu. Lorsque l’esprit d’un individu est contraire à l’Esprit-Saint, l’individu est intérieurement détruit par le mal dirigé contre lui, le mal dirigé contre lui produisant aussi le mal en lui.

[3] Les paroles qu’il a prononcées.

[4] Conformément à la vérité qui est en Christ, l’injustice consiste à faire ce qui est mal, rendre le mal pour le mal en fait partie.

[5] C’est-à-dire Jésus dans son corps humain qui était visible et palpable.

Jésus : la connaissance véritable du nom de l’Eternel – 1ère Partie

Dans le chapitre 15 de l’évangile écrit par Jean, voici les paroles de Jésus qu’il nous rapporte : “Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître (cf. Jean 13:16). S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. Mais cela est arrivé afin que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m’ont haï sans cause” (Jean 15:18-25 NEG79).

Son nom 2Jésus s’adresse ici à ses proches disciples, à ceux qui sont avec lui dès le commencement (cf. Jean 15:27). En parlant du monde, Jésus l’associe à ceux qui le détestent, et il laisse comprendre que l’appartenance au monde est caractérisée par le rejet de la personne de Jésus-Christ. Les disciples dont Jésus dit qu’il les a choisis “du milieu du monde” étaient issus du milieu de ceux qui étaient le peuple de Dieu, le peuple qui croyait au Dieu qui s’est présenté à Moïse comme “Je suis” (cf. Exode 3:14), le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (cf. Exode 3:6). Jésus place ainsi indirectement dans ce qu’il qualifie “du monde” tous ceux qui l’ont rejeté, incluant ceux qui se réclamaient être le peuple du Dieu d’Abraham (cf. Jean 8:30-47) et disciples de Moïse (cf. Jean 9:28), mais qui ne s’attachaient pas aux paroles et enseignements de Jésus. Jésus a dit à ses disciples : “Si vous m’aimez, gardez (tereo qui signifie prendre soin de, garder, maintenir dans l’état, observer) mes commandements” (Jean 14:15 NEG79) et “Si quelqu’un m’aime, il gardera (tereo) ma parole (logos qui signifie parole émise de vive voix, discours, enseignement) ” (Jean 14:23 NEG79). Jésus laisse comprendre que celui qui ne s’attache pas à la parole prononcée par Jésus lui-même, à son enseignement, montre qu’en réalité il n’aime pas le Père… (cf. Jean 5:40-42). Lorsque Jésus cite le psaume 35:19 et 69:5Ils m’ont haï sans cause”, il en parle en disant “leur loi“. Jésus n’associe pas cette parole-là de l’écriture à la loi de Dieu. Et il dit que cette parole de l’écriture s’est accomplie avec ceux qui ont haï Jésus. Le terme traduit par “sans cause” est dorean en grec (Jean 15:25) et chinnam en hébreux (Ps 35:19, 69:5) qui signifie librement, gratuitement, sans raison. Lorsque David a exprimé à deux reprises dans des psaumes “ils m’ont haï sans cause“, il est important de comprendre qu’en vérité ceux qui ont haï David ne l’ont pas fait si librement ni gratuitement, parce qu’ils ignoraient tous la vérité qui est en Christ et délivre d’une fausse manière de penser. David était un guerrier conquérant qui combattait par l’épée et tuait des hommes. Conformément à la pensée tout humaine, modelée depuis Éden par le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement, dès son jeune âge David avait appris à tuer ses ennemis “au nom de l’Éternel” (ex: 1 Samuel 17). David survivait à ses ennemis à cause de sa confiance en l’Éternel, et non parce que ses actions auraient été conformes à la volonté de l’Éternel. Christ l’a mis en lumière. David ne témoignait pas un amour semblable à Christ envers ses ennemis, à l’exception de certains de ses ennemis, comme Saül par exemple. Mais David faisait grâce à Saül parce qu’il était roi, du même peuple que lui, et considéré comme oint par l’Éternel, c’est pourquoi David l’a épargné (cf. 1 Samuel 24:1-12). David obéissait ainsi aux prescriptions de Moïse…

Conformément à l’enseignement qu’il avait reçu comme tant d’autres, David démontrait du favoritisme en faisant une différence entre les hommes. Dans certains psaumes où il exprime son désir de voir périr ses ennemis, David nous montre une partie de la manière des hommes de penser et de comprendre les choses à propos de leurs ennemis. Les hommes souhaitaient les voir détruits, au lieu de les voir être transformés. En vérité, la parole de l’Écriture qui dit “ils m’ont haï sans cause” s’est trouvée accomplie pour Jésus-Christ seulement, parce qu’il a démontré la vérité, un amour sans favoritisme, même envers ses ennemis. Aussi, en ce qui concerne les ennemis de Jésus-Christ, leur haine était gratuite et, en vérité, basée sur leur différent théologique et leur mauvaise interprétation de ses paroles… Mais avant la venue de Jésus, l’enseignement que le peuple de Dieu avaient reçu disait: “Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les membres de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel” (Lévitique 19:18 BDS). Leur définition du prochain se limitait aux seuls membres de leur propre peuple, descendant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, et aux étrangers qui les avaient rejoints (cf. Lévitique 19:34). Tous les hommes des autres peuples n’étaient donc pas considérés comme faisant partie de la catégorie “ton prochain” à aimer comme toi-même. C’était là un enseignement qu’ils avaient pris comme “parole de l’Éternel”, à laquelle ils se sont conformés aveuglément en haïssant leurs ennemis. Car ces ennemis n’étaient pas des “prochains” à leurs yeux. Et cela semblait juste à la pensée tout humaine et leur semblait même correspondre à ce qu’ils appelaient “la justice de Dieu“. Mais lorsque Dieu a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, ce Fils a démontré une justice de Dieu très différente et il a rétabli la vérité en enseignant: Vous avez appris qu’il a été dit: «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.» Eh bien, moi (Jésus, celui qui est parfaitement uni avec le Père, cf. Jean 10:30) je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes” (Matthieu 5:43-45 BDS). A savoir, le soleil et la pluie sont mentionnés ici comme une bénédiction et non comme une malédiction. Luc explicite cela en l’ayant rapporté ainsi: “Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats (acharistos: non miséricordieux) et pour les méchants (porneos: de nature mauvaise). Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux” (Luc 6:35-36 NEG79). Précédemment, dans la pensée humaine du “peuple de Dieu”, ceux qui n’appartenaient pas au “peuple de Dieu” étaient par principe des méchants, et par conséquent les faire mourir et se saisir de leur possession leur semblait juste. Et ils considéraient cela comme la “justice de Dieu”… Mais Jésus a été très clair en disant : “Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (kleptes) et des brigands (lestes)” (Jean 10:8 NEG79). Le terme traduit par “voleurs” (kleptes) signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Et le terme traduit par “brigands” (lestes) signifie voleur, pillard, maraudeur.

Un individu qui se comporte comme le Père céleste ne tue pas ses ennemis, ne s’empare pas de leurs possessions, ne leur fait aucun mal, mais il les aime, il leur fait du bien et il leur prête sans rien espérer. Cela, à l’exemple du Fils unique, Jésus-Christ, qui a aimé ses ennemis, jusqu’à sa mort, sans leur faire du mal, sans vengeance et sans rancune envers eux (cf. Luc 23:34). L’idée même de tuer ses ennemis, de se venger, de leur faire du mal ou d’être rancunier ne se trouve pas dans le Fils unique, Jésus-Christ, parce que cette idée ne se trouve pas dans le Père céleste, le Très-Haut. Jésus-Christ est le Fils unique du Père céleste: “Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création” (Colossiens 1:15 NEG79). Jésus-Christ montre l’homme tel que créé par Dieu pour être à son image (cf. Genèse 1:26-27). En apportant l’enseignement d’aimer ses ennemis, Jésus rétablit la vérité au sujet du Père céleste, qui est le seul vrai Dieu. Et ainsi, ceux qui ont eu connaissance de ces paroles de Jésus n’avaient plus d’excuse de leur péché. C’est ce qui poussent Jésus à dire “si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé (sous-entendu moi, qui suis venu du Père et qui est parfaitement uni avec le Père), ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père“. Le terme traduit ici par “excuse” est prophasis qui signifie prétexte, il signifie montrer quelque chose sous les couleurs que l’on voudrait voir. Une partie de l’enseignement qui avait été donné par ceux qui ont précédés Jésus avait les couleurs de ce que la pensée tout humaine voulait voir, et contraire à Dieu parce que cette pensée a été modelée par celui qui est le meurtrier dès le commencement. Nul n’avait jamais démontré un amour pour ses ennemis comme Jésus l’a enseigné et vécu, ne tenant pas compte de leurs fautes, allant jusqu’à prendre la place d’un meurtrier et être condamné à sa place (cf. Matthieu 27). Jésus a fait uniquement les œuvres du Père céleste, il n’a pas fait les œuvres du père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement.

Son nom 4C’est intéressant de relever que lorsqu’un docteur de la loi vient éprouver Jésus et lui demande “Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?“, Jésus lui répond : “Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?“. Ce qui est traduit ici par “Qu’y lis-tu?” signifie aussi “Comment la connais-tu précisément?“. La traduction du Semeur a traduit par “Comment la comprends-tu?“. Le docteur de la loi répond: “Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. Cette réponse correspond bien à loi de l’amour que Jésus a enseignée et démontrée, conformément au Père céleste. Cette réponse est composée de choses écrites dans Deutéronome 6:5 et dans Lévitique 19:18. Le docteur de la loi semblait l’avoir bien résumé et saisi en surface. Aussi, Jésus lui dit: “Tu as bien répondu; fais cela, et tu vivras“. L’idée d’aimer le Dieu invisible, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée était acceptable pour les hommes, mais l’idée d’aimer son prochain en considérant tout homme comme prochain semblait moins réjouissante, et n’allait pas dans le sens de la pensée tout humaine induite par le père du mensonge. Aussi, pour se justifier, le docteur de la loi demande à Jésus : “Et qui est mon prochain?“. C’est intéressant que le docteur de la loi n’ait pas demandé à Jésus : “Et qui est véritablement le Seigneur, notre Dieu…? Car nous ne l’avons jamais vu…”. Le docteur de la loi croit connaître Dieu à cause de l’enseignement qu’il a reçu, malgré le fait qu’il n’ait jamais vu Dieu… Mais en vérité, sa méconnaissance de Dieu est mise en lumière par sa manière de considérer le Fils unique, Jésus qui est venu du Père, et cet homme ne discerne pas le Père, l’Esprit-Saint, qui est dans le Fils. C’est intéressant que Jean ait dit dans sa première lettre : “Si quelqu’un prétend aimer Dieu tout en détestant son frère, c’est un menteur. Car s’il n’aime pas son frère qu’il voit, il ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas” (1 Jean 4:20 BDS), “Car aimer Dieu, c’est accomplir ses commandements. Ceux-ci, d’ailleurs, ne sont pas pénibles, car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi” (1 Jean 5:3-4 BDS). A la question posée par le docteur de la loi et qui est mon prochain?, Jésus lui répond par une parabole dans laquelle il met en scène un Samaritain rempli de compassion. Et Jésus fait apparaître ce Samaritain comme celui qui a été le prochain d’un homme a demi-mort qui, semble-t-il, était du “peuple de Dieu” (venant de Jérusalem…). Jésus met aussi dans la scène un sacrificateur et un lévite. Ceux-ci étaient considérés par les hommes comme des hommes de haut rang de par leur fonction. Mais le sacrificateur et le lévite ont détourné leur regard et n’ont eu aucune compassion pour l’homme à demi-mort (cf. Luc 10:25-37). Cette illustration utilisée par Jésus est d’autant plus forte que les Samaritains étaient considérés comme des ennemis par le “peuple de Dieu”. Dans la parabole de Jésus, c’est le Samaritain qui a démontré l’amour du prochain, le docteur de la loi l’a maintenant bien compris. Jésus met en lumière que la fonction du sacrificateur et du lévite n’a pas fait d’eux des hommes agissant conformément à Dieu, conformément à l’amour. Et en se référant à un ennemi préjugé, c’est-à-dire au Samaritain, comme étant le prochain, Jésus dit au docteur de la loi: “Va, et toi, fais de même“.

La raison pour laquelle Jésus a été haï et persécuté par certains, et pourquoi ils n’ont pas gardé sa parole, nous est donné lorsqu’il dit à ses disciples: “S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé“. Et un peu plus loin, Jésus continue dans ce sens en disant: Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues (qui signifie assemblées); et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi” (Jean 16:1-3 NEG79). En parlant de ceux qui persécutent et excluent des synagogues (assemblées), Jésus ne parle pas ici des païens, mais il parle de ceux qui se réclament du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais qui, en vérité, ne connaissent ni le Père, ni le Fils unique Jésus-Christ que le Père a envoyé, et c’est pourquoi ils agissent ainsi. Jésus dit que c’est à cause de son nom à lui. Le terme traduit par “nom” (onoma) correspond aux noms propres à chacun. Il s’agit du nom qui est utilisé pour tout ce qu’il recouvre, tout ce qui est pensé ou ressenti quand il est amené à l’esprit par sa mention, en entendant ce nom, en s’en rappelant, tant par le rang, l’autorité, les actions etc. En vérité, le problème des hommes vient d’une méconnaissance du nom du Fils, par lequel les caractéristiques véritables du seul vrai Dieu nous sont révélées. Il s’agit d’une mauvaise connaissance du nom du Père et une mauvaise connaissance du nom du Fils, de ce qui fait leur renommée à chacun. Il s’agit donc d’une mauvaise connaissance de qui ils sont véritablement et de leurs actions. Dans l’histoire, les hommes ont attribué un certain nombre de noms à Dieu, en fonction de certaines actions et caractéristiques qu’ils lui ont attribuées en fonction de leur expérience dans le monde visible, mais cela sans jamais avoir vu Dieu lui-même. Mais le nom véritable de Dieu, tel qu’il est dans ses caractéristiques et ses actions, n’a été connu qu’à travers le Fils unique, Jésus-Christ. C’est pourquoi il a dit : J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé” (Jean 17:6-8 NEG79). C’est pourquoi aussi, Jésus dit encore : “Père juste, le monde (qui inclus ceux qui étaient le “peuple de Dieu”) ne t’a point connu; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci (les disciples de Jésus) ont connu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux” (Jean 17:25-26 NEG79). La parole du Père correspond aux paroles que le Fils unique a données, et l’amour du Père est celui que le Fils unique a manifesté : “Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour” (Jean 15:9 NEG79). Par son enseignement, ses œuvres et sa vie conformes au Père, Jésus a fait connaître le nom véritable du Père. Et un certain nombre de caractéristiques et actions attribuées au Dieu Très-Haut par la pensée tout humaine, induite par le père du mensonge, ont été démontrée par le Père, en la personne de Jésus-Christ, comme non conformes à son nom véritable. La renommée de Dieu, sa réputation, qui a été déformée par le père du mensonge dans la manière de penser des hommes, est rétablie en Jésus-Christ. Lorsqu’un ange du Seigneur vient rassurer Joseph, au sujet du fait que sa fiancée est enceinte, il lui dit: “ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés” (Matthieu 1:20-21 NEG79). Le nom même de Jésus, le Fils unique, a dans son terme original le sens de “Dieu sauve”. A noter, Jésus est celui qui sauve le peuple de Dieu de ses péchés! Le fait est que c’est Dieu qui sauve. Ainsi, ceux qui ne se tournent pas vers Dieu meurent dans leurs péchés. Mais il en est de même pour le peuple de Dieu qui ne tient pas compte de la vérité qui est en Jésus-Christ. Dieu a donné et envoyé son Fils unique dans ce monde avec ce nom-là: “Dieu sauve”. Il avait aussi été prophétisé par la bouche d’Esaïe: “C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe: Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom: Emmanuel (Dieu avec nous)” (Esaïe 7:14 BDS). Le salut se trouve dans la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Jésus-Christ a rendu témoignage à la vérité au sujet des actions de celui qui est l’Éternel. C’est Jésus qui sauve le peuple de Dieu de ses péchés. Car le terme péché est, dans sa définition originale, un faux état de l’esprit, une mauvaise manière de penser et de comprendre les choses, au sujet de Dieu et des choses de Dieu et, ainsi, une méconnaissance de ses actions.

A suivre

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

L’apôtre Jacques qui écrit à une église avec apparemment un bon nombre de croyants qui sont au stade d’enfant dans leur union avec le Christ, va souligner la puissance des paroles dans le sens du bien comme dans le sens du mal: De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi” (Jacques 3:10 BDS). Jacques dit même que les paroles donnent une indication de maturité dans l’union avec le Christ:Celui qui ne commet jamais de faute dans ses paroles est un homme parvenu à l’état d’adulte, capable de maîtriser aussi son corps tout entier” (Jacques 3:2 BDS). 

Mortetvie6De même, Paul invite les Ephésiens à prendre soin de leurs paroles, notamment envers les autres:Ne laissez aucune parole blessante franchir vos lèvres, mais seulement des paroles empreintes de bonté. Qu’elles répondent à un besoin et aident les autres à grandir dans la foi. Ainsi elles feront du bien à ceux qui vous entendent. N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu car, par cet Esprit, Dieu vous a marqués de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale” (Ephésiens 4:29-30 BDS). Paul laisse même comprendre ici que ce sont nos paroles qui ont le potentiel d’attrister le Saint-Esprit. L’Esprit de Dieu est l’Esprit de vérité, la vérité est la Parole de Dieu, et c’est Jésus qui est la vérité, la Parole de Dieu faite homme. Jésus n’a dit que la vérité, la vérité se trouve en Christ, elle l’habitait. Il a démontré ce que la vérité dit et aussi, ce qu’elle ne dit pas mais que les hommes ont prétendu que Dieu dit… Il a démontré ce que la vérité fait et aussi, ce qu’elle ne fait pas mais que les hommes ont prétendu que Dieu fait… Des paroles blessantes dans leurs intentions et dépourvues de bonté sont à l’opposé de la vérité. Elles sont à l’opposé de la valeur des hommes aux yeux de Dieu. Elle sont à l’opposé de son amour qui l’a amené jusqu’à donner sa vie pour nous alors que nous étions encore des pécheurs (cf. Romains 5:7-8), c’est-à-dire hostiles à Dieu et commettant le mal. Des paroles qui ramènent la vérité qui est en Christ au sujet des hommes et de leur valeur véritable que Dieu a démontrée en Christ jusqu’à la croix, ces paroles aident à grandir dans la foi. Ces paroles aide à grandir dans la confiance en Dieu, à cause de son amour et de sa bonté véritable démontrée par l’enseignement et la vie de Christ. Ce sont des paroles qui parlent de l’amour de Dieu et de la réalité de sa grâce qui amènent le changement du cœur (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). Ces paroles sont la vérité qui rend libre. Ces paroles sont la vérité qui délivre du péché en tant que force agissante dans la nature de l’homme, et le délivre de l’œuvre du mal dans sa vie et à travers sa vie. Ceci se passe pour celui qui croit ces paroles conformes à la vérité qui est en Christ. Jésus a dit lui-même à ses disciples : “Vous aussi, vous avez déjà été purifiés grâce à l’enseignement que je vous ai donné (Jean 15:3 BDS). C’est aussi pourquoi, Paul dit aux Colossiens:Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun” (Colossiens 4:6 BDS). Il s’agit de démontrer la bonté de Dieu, mais:

On ne peut démontrer la bonté de Dieu aux autres, seulement à la mesure de notre propre révélation et expérience personnelle de sa bonté.

La confiance en Dieu vient de la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ. C’est cette connaissance, si elle est correcte, qui amène une connaissance intime de l’amour de Dieu. La connaissance correcte nous est donnée à travers Jésus-Christ qui est la vérité (cf. Jean 14:6). Et “la foi naît du message que l’on entend, et ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole du Christ (Romains 10:17 BDS). La parole du Christ est la parole véritable conforme à la vérité au sujet de Dieu, au sujet des hommes et des réalités de ce monde visible (terrestre) qui est régi par des réalités invisibles (célestes). La foi, cette confiance en Dieu, vient donc des paroles que l’on entend, pour autant que ces paroles soient la vérité, c’est-à-dire qu’elles s’appuient sur la parole du Christ. Car cette parole du Christ, la parole de vérité au sujet de Dieu et des hommes, n’avait pas été dites avant Jésus. La parole dite avant lui par les hommes au nom de Dieu, était mélangée avec une pensée toute humaine. Jésus a été clair en disant: “Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs (kleptes qui signifie celui qui détourne, nom utilisé pour les faux enseignants qui n’ont pas soin d’instruire mais abusent de la confiance pour leur propre gain) et des brigands. Mais les brebis (ses disciples) ne les ont pas écoutés” (cf. Jean 10:8 BDS). Il s’agit donc de croire ce que Christ a révélé concernant Dieu, mais que le monde, y compris les plus grands hommes de Dieu, n’avait pas compris avant sa venue. Ils ne le comprenaient pas, à cause d’une pensée modelée par le monde visible qui reflète l’œuvre du mal. Aujourd’hui encore, nombreux sont les croyants qui voient leur cœur rempli de doutes. En général, ces doutes proviennent du message qu’ils ont entendu, qu’ils continuent d’entendre autour d’eux, et qu’ils croient et continuent de croire. Le message qu’ils entendent et croient ne suscite pas la foi. C’est un message souvent mélangé et qui s’appuie en partie sur ce qu’on dit les hommes de l’Ancien Testament, au lieu de s’appuyer pleinement sur la parole du Christ. Christ est le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis (cf. Jean 10:9-11). Nombreux sont les croyants qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent dans l’Ancien Testament et ne discernent pas les pensées toutes humaines mélangées à la pensée de Dieu. Alors qu’il venait d’aborder le retour du Seigneur et l’importance d’être pur et sans reproche devant Dieu, et d’être dans la paix qu’il donne, Pierre avait déjà fait le constat suivant: “Comprenez bien que la patience du Seigneur est le salut des hommes. Paul, notre frère bien-aimé, vous l’a aussi écrit avec la sagesse que Dieu lui a donnée. Il l’a fait comme dans toutes ses lettres, où il aborde ces sujets. Certes, il s’y trouve des passages difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies déforment le sens, comme elles le font aussi – pour leur propre ruine – des autres textes de l’Écriture” (2 Pierre 3:15-16 BDS).

Mortetvie7Ainsi, l’esprit de ces croyants est dans la confusion à cause de leur incompréhension de l’Ancien Testament, parce qu’ils ne le lisent pas avec les lunettes de la vérité que Christ a révélée (voir aussi 2 Corinthiens 3:14). Ils n’arrivent pas à discerner, ni même à croire que certaines perspectives étaient tordues par une manière de penser tout humaine, qui attribue à Dieu le mal et place dans sa bouche des paroles de malédiction contre les hommes. De tels croyants restent dans l’ignorance parce qu’ils n’ont pas la foi, et ils n’ont pas la foi parce que le message qu’ils entendent et croient n’est pas celui de la grâce démontrée en Christ (cf. 1 Timothée 1:13-14). Pourtant Jésus a démontré la vérité concernant Dieu. Il a démontré que Dieu n’est pas un voleur qui vient pour voler, pour tuer et pour détruire (cf. Jean 10:10), mais que Dieu donne la vie, il délivre, libère, restaure, guérit, rétablit. En résumé: Dieu sauve (Yeshua). L’apôtre Jean dit que Jésus leur a clairement dit qu’il n’y a aucune trace de ténèbres en Dieu (cf. 1 Jean 1:5). L’idée du mal n’est même pas en Dieu. L’Amour ne conçoit pas le mal et il n’en tient pas compte (cf. 1 Corinthiens 13:5). Ce n’est pas pour rien que lorsque Jésus s’entretient avec Elie (représentant des prophètes) et Moïse (représentant de la loi de Moïse avec ses prescriptions données en marge du décalogue), le Père fait entendre sa voix à Pierre, Jacques et Jean qui sont présents et leur dit: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Ecoutez-le!” (Matthieu 17:5 BDS, Marc 9:7, Luc 9:35). Contrairement à tout homme de Dieu avant lui, il n’y avait aucun mensonge en Christ, rien de corrompu dans sa nature. Sa manière de penser était totalement conforme à Dieu. Toutes ses paroles correspondaient à l’intention de Dieu, et il n’a fait que les œuvres du Père. C’est pourquoi c’est Jésus que le Père souhaite que nous écoutions attentivement. Il a enseigné et démontré une image totalement correcte de Dieu. C’est à travers Christ que la vérité qu’il a révélée met en lumière les mensonges de l’ennemi au sujet de Dieu. Lorsque la vérité est rétablie au sujet de Dieu, la confiance en Lui est présente, car Dieu est amour et il n’y a pas de mal en lui.

La confiance en Dieu est à la mesure de la connaissance de la vérité à son sujet.

Au début de sa lettre, Jacques souligne déjà la réalité de la grâce de Dieu et comment on y accède: “Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui la lui donnera, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche. Il faut cependant qu’il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute ressemble aux vagues de la mer agitées et soulevées par le vent. Qu’un tel homme ne s’imagine pas obtenir quoi que ce soit du Seigneur. Son cœur est partagé, il est inconstant dans toutes ses entreprises” (Jacques 1:5-8 BDS). Jacques est très clair sur le fait que le doute, l’absence de foi, est l’obstacle qui empêche de recevoir ce qu’on demande (voir aussi Le doute: conséquence d’un cœur partagé). Il est important de relever que Dieu donne à tous sans faire de reproche ! Jacques souligne ici que la problématique du fait de ne pas recevoir est du côté du demandeur et non du côté de la volonté de Dieu (voir aussi Jacques 3:1-4). C’est rempli d’amour pour les hommes que la préoccupation principale de Jésus, en pensant à son retour, c’est: “Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre?” (Luc 18:7-8 BDS). Jésus laisse aussi comprendre que le fait de voir Dieu tarder à agir, ne vient pas de la volonté de Dieu qui, de plus, agit promptement, mais le problème est au niveau de l’absence de foi… A noter: Il est important d’entendre ces choses sans recevoir de la culpabilité, mais dans une perspective de chercher à connaître la vérité qui donne accès à toute la plénitude qui vient de Dieu et qui se trouve en Christ (cf. Colossiens 2:10, 2:3). Car cette plénitude ne peut être vécue uniquement par le moyen de la foi et pas autrement. L’incrédulité des hommes est malheureusement ce qui les maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde, alors qu’il est déjà condamné (cf. Jean 16:11) et que Christ a désarmé toute Autorité et tout Pouvoir à la croix (cf. Colossiens 2:13-15). A noter, Paul illustre cette réalité, en disant que l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements a été annulé à la croix. Paul le verbalise ainsi parce qu’il regarde les choses avec les lunettes des prescriptions de Moïse. En vérité, c’est l’effacement (pardon) des péchés qui permet la vie et Christ a enseigné et démontré le pardon déjà avant sa mort sur la croix (voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés). Mais le don de sa vie jusqu’à la croix, sans aucune manifestation à l’encontre de ses ennemis, démontre le pardon de Dieu de manière puissante et indéniable.

Mortetvie8Les disciples se sont réjouis de constater que même les démons leur étaient soumis, lorsqu’ils leur donnaient des ordres au nom de Jésus (cf. Luc 10:17). Mais lorsqu’ils n’ont pas réussi à guérir un épileptique, Jésus s’exprime à toutes les personnes présentes et leur dit: “Génération incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à quand serai-je avec vous? Jusqu’à quand devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici” (Matthieu 17:17 SG21). Ici aussi, il faut entendre ce que Jésus dit avec les caractéristiques de l’amour et avec le sens de ce qu’il dit. Jésus relève ici que cette génération est sans foi (incrédule), c’est-à-dire incroyante et sans confiance en Dieu. Ce n’est pas une dévalorisation de ses auditeurs, mais c’est un cri du cœur de Jésus qui soupire à ce que les hommes croient à ce qu’il leur dit, et qu’il leur démontre concernant Dieu, et concernant son règne et sa justice, afin que les hommes soient délivrés de l’œuvre du diable. Jésus dit que cette génération est pervertie, c’est-à-dire qu’elle a une manière de penser qui est déformée, corrompue, qui ne correspond pas à la pensée de Dieu. Et c’est la raison de l’absence en eux de la foi, et qui est le moyen qui les sauverait. Rempli d’amour, Jésus se demande jusqu’à quand il sera nécessaire qu’il soutienne et aide cette génération là. Car il sait qu’il ne restera pas indéfiniment au milieu d’eux, et que chaque être humain doit se saisir pour lui-même des clés du règne de Dieu. Mais ces clés impliquent le moyen de la foi, car les réalités qui régissent le monde visible se trouvent dans l’invisible. Jésus sait qu’il devra remonter auprès du Père afin d’envoyer le Saint-Esprit, pour que tout homme qui croit puisse faire les mêmes œuvres que lui, c’est-à-dire détruire les œuvres du diable et cette lutte n’est pas contre des hommes (cf. Ephésiens 6:10-18). Jésus n’est pas entrain de reprendre ses disciples comme le ferait un homme excédé, conduit par une nature sans Dieu. Mais le cœur de Jésus souffre de voir les hommes être incrédules et ne pas réussir à se saisir des réalités du règne de Dieu afin qu’ils soient sauvés. Car l’incrédibilité est ce qui les maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde, ce qui les maintient victimes du mal. Dans ce passage, les disciples n’ont pas compris la problématique de l’incrédulité. Alors, les disciples prirent Jésus à part et le questionnèrent: Pourquoi n’avons-nous pas réussi, nous, à chasser ce démon? Parce que vous n’avez que peu de foi, leur répondit-il (Jésus). Vraiment, je vous l’assure, si vous aviez de la foi, même si elle n’était pas plus grosse qu’une graine de moutarde, vous pourriez commander à cette montagne: Déplace-toi d’ici jusque là-bas, et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible” (Matthieu 17:20 BDS). Jésus dit que même un peu de foi est suffisant. Les disciples n’avaient donc même pas eu ce peu de foi en face de l’épileptique. Jésus parle de cette même clé: croire que ce qu’on dit va se réaliser. Jésus a réussi à chasser le démon par le moyen de la foi, mais les disciples n’y sont pas parvenus. La volonté de Dieu c’est de guérir et de libérer, mais les disciples eux n’ont pas réussi cette fois-ci… On peut imaginer que les disciples ont ordonné les mêmes paroles qu’ils avaient déjà utilisées précédemment pour chasser les démons. Ils ont certainement “fait” comme les autres fois. Mais les circonstances étaient un peu différentes. Précédemment Jésus les avaient envoyé guérir les malades et chasser les démons (cf. Matthieu 10), alors que cette fois-ci quelqu’un était venu vers eux en l’absence de Jésus. Ont-ils douté que l’autorité que Jésus leur avait donnée soit toujours valable? Le texte ne nous permet pas de le savoir. Mais il est probable que le cas de l’épileptique devait être plus impressionnant à leurs yeux que ce qu’ils avaient rencontré, semant ainsi le doute dans leur cœur en sorte que leurs paroles n’ont pas eu d’effet. Il y a même de fortes chances pour qu’ils s’y soient pris à plusieurs reprises, s’essayant les uns et les autres. Mais le résultat n’étant pas là, le doute a probablement augmenté même aux fils des essais infructueux des uns et des autres… Dans le récit transmis par Marc (voir Marc 9:14-29), on voit que les disciples étaient en discussion aussi avec la foule et les spécialistes de la loi. Il est aussi probable que cette foule et les spécialistes de la loi n’encourageaient pas les disciples à la foi, mais contribuaient au doute en eux. Même si ce sont là des suppositions, ce qui est clair c’est que le doute semble avoir été général auprès des disciples, car aucun d’eux n’a réussi à guérir l’épileptique, alors que “Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut guéri à partir de ce moment-là” (Matthieu 17:18 SG21). Jésus a clairement démontré ici que la volonté de Dieu est de guérir, mais les disciples eux n’ont pas réussi à le faire cette fois-ci… Le problème n’était pas au niveau de la volonté de Dieu: “Car il veut que tous les hommes soient sauvés (délivrés, libérés, restaurés, rétablis, guéris, bénis) et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Timothée 2:4 BDS). Le problème était au niveau de l’absence de foi des disciples…

A suivre…

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 1ière Partie

Dans le livre des proverbes, qu’il est toutefois nécessaire de filtrer avec la vérité qui est en Christ, se trouvent un bon nombre de joyaux, parmi ceux-ci: “Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue: vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbe 18:20-21 BDS).

Mortetvie3Qu’on en ait conscience ou pas, la réalité est que toutes les paroles que l’on prononce ont du poids, car elles produisent quelque chose. Jésus lui-même a démontré la puissance potentielle de la parole qui sort de nos bouches. Il l’a fait dans de nombreuses manifestations de la puissance du Saint-Esprit, qui agissait à travers lui, comme par exemple avec la tempête (voir Marc 4:39), ou dans l’histoire avec le figuier (cf. Matthieu 21:18-22). Lorsque le lendemain matin, Pierre est tout étonné de voir que le figuier que Jésus avait maudit la veille a séché jusqu’aux racines, Jésus répondit: “Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline: «Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer», sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare: tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé” (Marc 11:22-24 BDS).

Jésus place la foi en Dieu comme point de départ de l’impact de ses propres paroles. Mais ensuite, de cette position de foi en Dieu, Jésus place les conséquences comme le résultat de ce qu’on dit et croit. Jésus invite à avoir foi en Dieu, et il définit ici les conséquences de cette foi: la foi dit sans douter, parce qu’elle croit que ce qu’elle dit va se réaliser. Et alors cette chose s’accomplira pour celui qui croit. L’auteur aux Hébreux a d’ailleurs résumé cela ainsi: “La foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1 SG21). La réalité de la foi se reflète dans le langage. Un exemple de cette réalité de la foi, qui croit que ce qu’elle dit va se réaliser, se trouve lorsque Pierre guérit un paralytique dans la cours du temple. Le paralytique ne s’attend pas à ce que Pierre le guérisse, mais il s’attend à recevoir l’aumône. Pierre lui dit: “Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche!” et il joint son geste à sa parole. Pierre prend le paralytique par la main droite et le fait se lever. Et le résultat est selon ce que Pierre s’attendait (cf. Actes 3:6-8 BDS). Un exemple similaire est lorsque Pierre guérit un autre paralytique du nom d’Enée et lui dit: “Enée, Jésus-Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit!“, et il nous est dit qu’il se leva aussitôt (cf. Actes 9:33-34). C’est intéressant de relever que Pierre ne formule pas une prière du genre qui demande à Dieu, ou à Jésus, de guérir la personne. Pierre ordonne lui-même les choses à cause de sa foi en Christ. Toutefois, Pierre dit clairement que ce n’est pas par son propre pouvoir que ce qu’il a ordonné s’est produit (cf. Actes 3:12-13). De la même manière, Jésus n’a pas fait les œuvres qui étaient les siennes par son propre pouvoir, il s’en est dépouillé en se revêtant d’une nature semblable à l’homme. Mais Jésus a agit par l’Esprit qui était en lui et qui est le même qu’il nous a donné. Et, le moyen que Jésus a utilisé pour agir, c’est le moyen de la foi en Dieu, la confiance dans l’Esprit qui était en Lui. Jésus avait foi en Dieu, et de cette position de confiance en Dieu, croyant sans douter que ce qu’il disait lui était donné, il ordonnait par exemple la guérison ou la résurrection (cf. par exemple Marc 2:9, Marc 3:5, Luc 7:14, Luc 8:54, Jean 5:8…). Et les disciples ont suivi l’exemple que Jésus a montré (cf. Actes 9:36-43).

Mortetvie2Les signes miraculeux, par la puissance de Dieu que Jésus a démontrée, ont tous des éléments qui nous enseignent d’une part au sujet des réalités du règne de Dieu, et d’autre part au sujet de la vérité concernant Dieu. Il s’agit de la vérité concernant les œuvres qui sont de Dieu et celles qui sont de son adversaire. Jésus semble se servir de l’exemple du figuier pour démontrer la puissance des paroles, lorsqu’on croit ce qu’on dit et qu’on dit ce qu’on croit. Dans l’exemple du figuier, la parole de Jésus était une parole qui peut être associée à une “parole de mort”: “Tu ne porteras plus jamais de fruit!” et ce que le texte nous dit, c’est qu’à l’instant même, le figuier devint tout sec (Matthieu 21:19 BDS). Mais cette “parole de mort” était dirigée envers un arbre. Il faut préciser qu’à aucun moment dans les évangiles, on voit Jésus maudire et produire la mort d’un être humain, même si certains qu’il a rencontré étaient des hommes qu’on qualifie de “mauvais” (hostile à Dieu) et qui ne produisaient aucun bon fruit. En réalité, ils étaient déjà “mort” (cf. ex. Ephésiens 2:1). Non, Jésus n’a produit lui-même ni la mort d’un être humain, ni maladie, ni infirmité… et n’a verbalisé aucune malédiction envers des hommes (Remarque: lorsque certaines traductions place dans la bouche de Jésus l’expression “Malheur à vous”, le terme original signifie “Hélas” et n’a rien à voir avec un proclamation de malheur). Jésus a démontré ce que le Père fait et ce qu’il ne fait pas ! Jésus montre et enseigne ici, avec le figuier, la puissance de nos paroles, lorsqu’on croit que ce qu’on dit va se réaliser. Jésus connaît la puissance de vie et de mort contenue dans la parole, et il ne l’a jamais utilisée envers des hommes pour voler, détruire ou tuer (cf. Luc 9:55). Jésus, qui a semé la vie par ses paroles, démontre avec le figuier que nos paroles ont aussi le pouvoir de mort… ! Dieu a tout créé par sa parole (cf. Genèse 1:3, 6, 9, 11,14, 20, 22, 24, 26, 28, 29). Dieu créé en disant, et il bénit en disant. Par sa parole, il a créé les hommes, homme et femme, pour être son image. Il a mis cette même puissance dans la bouche des hommes. Lorsqu’on croit ce qu’on dit, nos paroles ont du poids dans notre propre vie, et nos paroles ont même du poids sur la création, à l’exemple du figuier ou de la tempête (cf. Marc 4:39). Il est important de réaliser aussi, que des paroles qu’on ne croirait pas mais qu’on exprime quand même, ont un impact sur ceux qui les entendent et les croient ! Toutefois, si les gens qui entendent ces paroles ne les croient pas, ces paroles n’ont pas forcément du poids. D’une manière générale, les gens croient ce qu’ils disent, bien plus que ce qu’ils veulent bien reconnaître. Malheureusement, surtout pour les paroles négatives qui sortent de leur bouche ou qu’ils entendent des autres…

La croyance des gens est souvent déterminée par leur seule observation du visible et l’expérience se trouve alors modelée par le visible. Mais pour les réalités du règne de Dieu, la foi précède toujours le visible. La foi amène les réalités invisibles du règne de Dieu à devenir visibles. La foi aligne ses paroles et ses actes en fonction de ce que Dieu a enseigné et démontré en Jésus-Christ. La foi, c’est croire ce que Dieu a dit, puis s’exprimer et agir en conséquence. Malheureusement, on voit beaucoup de croyants vivre par les observations qu’ils font dans le monde actuel, et vivre par les seuls principes élémentaires de ce monde, sans tenir compte des réalités invisibles démontrées en Christ. Cela vient d’un manque d’expérience de la foi, celle qui rend visible les réalités invisibles du règne de Dieu. Ce manque d’expérience de la foi trouve bien souvent sa cause dans une méconnaissance de la grâce de Dieu. Cette méconnaissance amène une expérience de la grâce de Dieu qui semble aléatoire et au bon vouloir d’un Dieu qui semble faussement avoir une volonté aléatoire et des sauts d’humeur… Mais lorsque notre expérience est d’avoir vu, par exemple, des malades être guéris à travers nos mains et selon nos paroles exprimées avec foi, la croyance se trouve aussi modelée par ce qu’on a vu, mais modelée par ces réalités du règne de Dieu qui ont été rendues visibles par le moyen de la foi, et qui font partie de notre expérience. Le langage du croyant qui a fait l’expérience du règne de Dieu, va alors refléter ces réalités là.

Bien que le système de croyance des gens ne soit pas forcément lié à ce qu’ils voient faire par d’autres, même par Jésus (cf. Jean 12:37), les gens ont tendance à croire uniquement ce qu’ils voient par eux-mêmes, ou ce dont ils ont fait eux-mêmes l’expérience. Par exemple, les autres disciples qui ont dit à Thomas que Jésus était ressuscité, l’ont vu de leurs propres yeux. Mais Thomas qui n’était pas avec eux, ne croit pas ce qu’ils disent. Il doute même de leur témoignage. Pourtant, Thomas devait bien connaître certains de ces disciples, avec qui il a tout partagé avec Jésus pendant trois années (cf. Jean 20:24-31). Ce qu’on observe dans les évangiles, c’est que beaucoup de ceux qui n’avaient pas fait eux-mêmes l’expérience du règne de Dieu, mais qui croyaient pourtant dans le Dieu d’Abraham et de Moïse, inclus tous les miracles décrits dans les Écritures, ne croyaient pas dans les réalités du règne de Dieu que Jésus leur démontrait. Et ils croyaient encore moins dans la possibilité de faire eux-mêmes les mêmes œuvres que Jésus…

La tendance des gens est d’avoir leur croyance modelée par ce qui concerne la présence de ce qui est en lien avec le mal: maladies, infirmités, catastrophes, événements malheureux, etc. Une des raisons, c’est que tous ont été victime à un moment ou un autre de ce mal et, en général, sans pouvoir l’expliquer ni en comprendre ses causes et son origine, par méconnaissance des réalités invisibles et par méconnaissance de Dieu. Et bien souvent, les paroles des croyants sont alors alignées sur les seules réalités visibles, qu’ils croient dans leur cœur comme seule réalité, et ils confessent sans cesse de leur bouche ces réalités là. Même si parfois, ils essaient d’aligner leur confession sur les promesses de Dieu, leur cœur reste rempli de doutes. Ils confessent le mal qu’ils ont expérimenté, ils confessent les principes de ce monde, bien davantage que la possibilité qu’il puisse en être autrement. Parce qu’ils ne croient pas dans leur cœur qu’il puisse en être autrement. Ils alignent alors naturellement, sans en avoir forcément conscience, leurs paroles sur ces réalités visibles, au lieu de vivre dans la foi en Christ et d’aligner leurs paroles sur les promesses de Dieu, sur la Parole de Christ, sur les réalités possibles qui sont en Christ. En Christ, Dieu a dit “oui” à tout ce qu’il a promis, “oui” aux réalités du règne de Dieu. Ces réalités sont possibles que par le moyen de la foi: croire et agir en conséquence, langage inclus. Les réalités du règne de Dieu ont été démontrées par Christ. Il s’en est saisi par le moyen de la foi. Et ces réalités ne se limitent pas aux principes élémentaires de ce monde (cf. Matthieu 14:14-21, 14:22-33, 8:23-27, Jean 2:1-12, …). Mais toutes ses réalités du règne de Dieu sont considérées comme une folie par le monde, et par l’homme livré à lui-même avec sa propre manière de penser… (cf. 1 Corinthiens 2:14). Malheureusement, il en est souvent de même pour le croyant qui est au stade d’enfant dans son union avec le Christ.

Mortetvie4Le fait est que nos paroles proviennent de ce qui nous habite réellement. La puissance de la parole, qui sort de nos bouches, s’observe dans la vie de chacun. La vie d’un individu est le reflet des paroles qui sortent de sa bouche. Et ces mêmes paroles sont celles qui produisent la vie qui est la sienne… Les gens croient ce qu’ils disent et ils disent ce qu’ils croient. Parfois, les gens vont contrebalancer, avec des paroles opposées, ce qu’ils viennent d’exprimer de “destructeur”. C’est parce qu’ils se rendent compte de ce qu’ils viennent d’exprimer. Mais la vérité de ce qu’ils croient dans leur cœur se trouve dans ce qu’ils venaient d’exprimer en premier lieu… Aussi, c’est ce qu’ils croient véritablement qui se produit. L’observation est la suivante: “Ce que le méchant (celui qui est hostile à Dieu) redoute lui arrive, mais ce que le juste (celui qui vit dans la foi en Dieu) désire lui sera accordé” (Proverbes 10:24 BDS). Jésus a enseigné que Dieu est bon avec les justes et avec les injustes (cf. Luc 6:35-36). Le problème ne vient pas du côté de Dieu. Le “juste” comme le “méchant” s’expriment en fonction de ce qu’ils croient. La tendance c’est que l’un exprime ce qu’il redoute, à cause de sa mauvaise manière de penser, et l’autre exprime son assurance dans l’avenir, à cause de sa confiance en Dieu. Ce qu’ils croient se produit pour chacun (cf. Matthieu 8:13, 9:30, 15:21-28). A noter: Le croyant qui ne vit pas dans le don de la justification par la foi et sous le régime de la grâce de Dieu, aura naturellement tendance à s’exprimer comme quelqu’un qui est hostile à Dieu, et à redouter le malheur. Ces paroles le reflèteront. Ce que Jésus nous permet de percevoir dans Marc 11, c’est que:

Les paroles ont du poids seulement à la mesure de ce qu’on croit!

Les paroles des autres ont la même puissance que nos propres paroles, si nous croyons ce qu’ils disent. Lorsque quelqu’un croit ce que d’autres ont dit, il va aligner ses paroles sur ce qui a été dit par les autres et qu’il croit. Ainsi, on voit malheureusement, par exemple, un grand nombre de personnes se dénigrer et se dévaloriser elles-mêmes dans leurs paroles, parce qu’elles se sont alignées sur ce que d’autres ont dit et qui est maintenant devenu ce qu’elles croient dans leur cœur. Malheureusement, par ces mêmes paroles ces personnes produisent leur vécu, à cause de ce qu’elles croient. L’adversaire de Dieu se plaît même à s’appuyer sur leurs paroles pour œuvrer, ainsi ce qu’ils croient et verbalisent leur arrive. C’est pourquoi, il est important de comprendre quelle est la source de ce qui sort de la bouche, car il n’est pas suffisant de dire à quelqu’un de changer son langage, bien qu’il soit important d’être attentif à la puissance des paroles. Mais la puissance des paroles se trouve dans ce qui est cru par la personne. Il est donc nécessaire d’agir et de changer ce qui est cru dans le cœur.

Aux pharisiens qui étaient remplis de mauvaises pensées, Jésus leur dit: “Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, mauvais comme vous l’êtes? En effet, la bouche exprime ce dont le cœur est plein” (Matthieu 12:34 SG21). A noter, l’expression “races de vipères“, n’est pas une insulte que Jésus lance aux Pharisiens, mais elle souligne le fait que la nature de l’homme a été revêtue de la même nature que le Serpent (le père du mensonge) depuis la faute d’Adam en Eden. Et c’est une manière de penser conforme au père du mensonge qui est maintenant présente dans la pensée des hommes et qui produit son fruit. Il ne faut pas imaginer Jésus entrain de crier sur les pharisiens et de dévaloriser la nature humaine, comme le font les hommes livrés à eux-mêmes. Mais il faut percevoir Jésus rempli d’un cœur compatissant, qui s’exprime avec les caractéristiques de l’amour. Il met en lumière le problème de l’homme, sa manière fausse de penser, auquel Jésus apporte la solution: il s’agit de connaître la vérité qu’il enseigne et démontre au sujet du Père et de son amour. A ses disciples, Jésus leur dit aussi: L’homme qui est bon tire le bien du bon trésor de son cœur; celui qui est mauvais tire le mal de son mauvais fonds. Ce qu’on dit vient de ce qui remplit le cœur” (Luc 6:45 BDS). Ainsi, c’est à la source de ce qu’on dit qu’il faut agir, c’est-à-dire au niveau du cœur (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). On retrouvait déjà cette observation dans les Proverbes, avec cette invitation: Par-dessus tout: veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie” (Proverbe 4:23 BDS).

A suivre

Sortir du stade d’enfant dans l’union avec Jésus-Christ

Lorsqu’on parle de maturité dans l’union avec le Christ, la tendance naturelle est d’évaluer cette maturité avec des critères d’évaluations qui sont modelés par le monde actuel, selon une pensée tout humaine. Dans de nombreux domaines, la pensée du monde se trouve éloignée de la pensée du Christ. Aussi, si l’on veut avoir une sage évaluation de notre maturité en Christ, il est important de savoir quels sont les critères d’évaluation qui nous sont donnés dans la Bible, par les écrits de ceux qui ont été parmi les premiers à vivre dans l’union avec le Christ.

Enfant 3L’évaluation de la maturité est un sujet sensible et demande de l’humilité parce ce que les textes bibliques ne laisse pas beaucoup de place à la prétention. Il est donc nécessaire de s’assoir dans le rappel que notre valeur aux yeux de Dieu et son amour pour nous ne sont en rien liés au résultat de cette évaluation. La Parole de Dieu évalue les pensées et les dispositions du cœur, Dieu n’est pas celui qui condamne si elles ne sont pas correctes, mais Sa Parole les met en lumière (cf. Hébreux 4:12). Lorsque quelque chose est mis en lumière, il est important de le recevoir sans laisser le cœur s’endurcir (cf. Hébreux 3:7-8, Ephésiens 4:18). La Parole de Dieu fait apparaître la vérité concernant ce qui nous habite réellement. Si la culpabilité habite encore le croyant, c’est un signal qu’il est nécessaire pour lui de revisiter l’union avec le Christ et en particulier ce que Dieu a démontré en Christ concernant le pardon des péchés. Aussi, pour ne pas laisser le père du mensonge s’adonner à son occupation favorite qui est l’accusation, il est important de commencer ici en rappelant la vérité que Christ a annulé à la croix, une fois pour toute, l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements (cf. Colossiens 2:14). Dieu déclare/rend juste celui qui croit (cf. Romains 8:33). “Puisque nous avons été déclarés/rendus justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ” (Romains 5:1 – BDS), alors nous pouvons entendre ce que les textes bibliques disent, avec un cœur purifié de toute mauvaise conscience (cf. Hébreux 10:22). Et s’il y a une mauvaise conscience, elle est en général liée à de mauvaises intentions du cœur qui a besoin d’être lavé dans la vérité qui est en Jésus-Christ (cf. Jean 13:8, Jean 15:3, Jacques 4:8).

Voici ce que Paul dit aux Corinthiens chez qui il y avait des problèmes d’orgueil, de division et d’immoralité: Pour ma part, frères et sœurs, je n’ai pas pu vous parler comme à des personnes dirigées par l’Esprit, mais comme à des personnes dirigées par leur nature propre, comme à de petits enfants en ChristJe vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter. D’ailleurs, même maintenant vous ne le pouvez pas parce que vous êtes encore animés par votre nature. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie, des disputes et des divisions, n’êtes-vous pas dirigés par votre nature propre et ne vous conduisez-vous pas d’une manière tout humaine? Quand l’un dit: «Moi, je me rattache à Paul» et un autre: «Moi, à Apollos», n’êtes-vous pas animés par votre nature?” (1 Corinthiens 3:1-4 – SG21).

Paul laisse comprendre que le fait d’être encore dirigé par notre propre nature est ce qui caractérise celui qui est encore un petit enfant dans l’union avec le Christ. Dans les caractéristiques que Paul mentionne ici, on retrouve la jalousie, les disputes, et les divisions qui proviennent par exemple des revendications à une dénomination. Celui qui est au stade d’enfant a typiquement tendance à s’évaluer par son appartenance à une dénomination et par ce qui caractérise cette dénomination. Il s’évalue par comparaison aux autres, dont les autres dénominations. La jalousie, les disputes et les divisions sont là autant de comportements issus du fait d’être dirigé par notre propre nature et non par l’Esprit de Dieu. En ce qui concerne la division, il peut être bon de préciser de quelle division on parle. Parce qu’il y a une division qui vient de la parole même de Christ (cf. Jean 10:19), une division qui est provoquée par sa parole et qui est dans l’intention de Jésus (cf. Luc 12:51-53). Cette division intentionnelle de Jésus vient séparer les “brebis” des “boucs(cf. Matthieu 25:32-33), c’est-à-dire mettre en évidence ceux qui lui appartiennent et qui connaissent réellement sa voix (cf. Jean 10:14, 26, 27), et qui connaissent ce que sa parole dit véritablement, ce qu’elle signifie. A noter, ce n’est pas parce qu’un groupe de croyants est uni dans un système de pensée que cette unité vient de l’Esprit de Dieu (voir aussi L’unité est donnée par l’Esprit). Satan n’est d’ailleurs pas divisé contre lui-même (cf. Matthieu 12:26), mais il continuera d’essayer de semer de la division parmi ceux qui appartiennent à Dieu. Ceux qui font la promotion d’une même manière de penser sont généralement unis entre eux autour et à cause de cette manière de penser. C’est ce qui fait que les individus ont, par nature, tendance à se regrouper avec ceux qui pensent comme eux, indépendamment du contenu et de la valeur de leur manière de penser. Aussi, l’unité d’un certain groupe de croyants ne signifie pas forcément que cette unité vienne de l’Esprit de Dieu. Car si la manière de penser qui est commune au milieu d’eux n’est pas conforme à la vérité, particulièrement en ce qui concerne le pardon des péchés, alors ce groupe de croyants sera très certainement au stade d’enfant, sans discernement. Jésus suscitait de la division parmi les pharisiens et les spécialistes de la Loi. Ceux-ci, d’après les critères bibliques qui ont fait suite à Jésus-Christ, étaient très loin d’être des adultes spirituellement. Le problème n’était pas Jésus mais la manière de penser qui habitait les religieux qui croyaient en Dieu, mais qui vivaient comme livrés à eux-mêmes et ne discernaient pas la vérité qui était en Christ. De la même manière qu’avec Jésus, la présence d’un croyant qui ne serait plus au stade d’enfant peut provoquer de la division parmi ceux qui sont encore au stade d’enfant et qui ne discernent pas la vérité. Ceux qui sont au stade d’enfant vont alors causer des divisions parmi les croyants parce qu’ils n’ont pas la pensée du Christ, de la même manière que les religieux au temps de Jésus. Paul parle de cette division qui vient de ceux qui n’ont pas la pensée du Seigneur, c’est-à-dire qui ne sont pas conduits par l’Esprit de Dieu mais par leur propre nature, comme Jude le mentionne aussi: “Eh bien! il s’agit de ces gens-là! Ils causent des divisions, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont pas l’Esprit de Dieu” (Jude 1:19 – BDS). Ne pas avoir l’Esprit de Dieu signifie notamment ne pas avoir sa manière de penser. Et Paul pense même que cette division provoquée par les hommes qui vivent comme livrés à eux-mêmes, est nécessaire chez les Corinthiens pour que les chrétiens qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, et qui ont fait leur preuve de la vie de Christ en eux, soient reconnus parmi eux:  “Sans doute faut-il qu’il y ait chez vous des divisions, pour que les chrétiens qui ont fait leurs preuves soient clairement reconnus au milieu de vous!” (1 Corinthiens 11:19 – BDS). Paul rejoint ainsi l’intention de Jésus. Ceux qui sont “la lumière du monde” ne doivent pas échapper aux regards: “Vous êtes la lumière du monde. Une ville au sommet d’une colline n’échappe pas aux regards. Il en est de même d’une lampe: si on l’allume, ce n’est pas pour la mettre sous une mesure à grains: au contraire, on la fixe sur un pied de lampe pour qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant tous les hommes, pour qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre Père céleste(Matthieu 5:14-16 – BDS), (voir aussi L’unité est donnée par l’Esprit). Jésus faisait le bien au milieu du peuple qui se disait de Dieu, mais même ce bien qu’il faisait provoquait de la division parmi ceux qui étaient livrés à eux-mêmes, sans discernement malgré leur “connaissance” des Écritures et tout leur zèle pour Dieu. Il y avait des divisions parmi eux parce qu’ils ne comprenaient pas non plus ce que Jésus leur disait (cf. Jean 9:15-16, Jean 10:1-21).

Paul ne dit pas aux Corinthiens que l’Esprit n’habite pas en eux ou que celui-ci les aurait quittés, mais il dit qu’ils ne sont pas dirigés par l’Esprit qui est en eux. Le fait d’être encore dirigé par notre propre nature fait en sorte que l’action du mal reste présente chez celui qui est encore au stade d’enfant dans l’union avec le Christ. Le résultat est par exemple l’immoralité (cf. 1 Corinthiens 5), qu’on peut décrire comme une incapacité à ne pas être dominé par son corps et par sa propre nature. Celui qui est encore au stade d’enfant croit en général que cette parfaite maîtrise de son corps n’est pas possible dans le monde présent, c’est parce que c’est là son expérience par méconnaissance de la vérité (cf. 1 Pierre 1:14). Paul sous-entends clairement qu’une parfaite maîtrise de son corps peut être gagnée et que c’est là une volonté de Dieu (cf. 1 Thessaloniciens 4:3-5). Cette maîtrise provient du renouvellement de la pensée pour l’alignée à la pensée enseignée et démontrée par Jésus-Christ, car c’est la pensée qui amène aux œuvres mauvaises (cf. Colossiens 1:21). Dans sa lettre, Jacques mentionne aussi que cette caractéristique de parfaite maîtrise du corps correspond au stade adulte dans l’union avec le Christ, et que cela va de pair avec la maîtrise de nos paroles (cf. Jacques 3:2). Celui qui ne vit pas encore cette réalité pourra difficilement en parler, car s’il ne le vit pas, en général c’est qu’il ne sait pas comment on y parvient. Paul et Jacques savaient de quoi ils parlaient. Toutes ces choses, telles que jalousie, disputes, divisions, immoralité sous toutes ses formes, ne pas maîtriser nos paroles, etc. sont des caractéristiques du stade d’enfant dans l’union avec le Christ.

Enfant 4Dans la lettre aux Ephésiens, en parlant d’être enseigné correctement, Paul dit: “De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur” (Ephésiens 4:14 – BDS). Le fait d’être ballotté par toutes sortes d’enseignements qui parfois divergent et s’opposent entre eux, ne sachant pas où se positionner et être dans la confusion, cela est aussi une caractéristique de celui qui est encore au stade d’enfant. Il manque de discernement. En réalité, il a de la peine à discerner la vérité par méconnaissance de celle-ci, parce qu’il est mal équipé. Il ne peut donc pas être établi dans la vérité qu’il méconnaît. Sa méconnaissance de la vérité l’empêche de pouvoir faire le tri dans les enseignements. Ainsi, il est facilement ébranlé et ballotté dans ce qu’il croit, et face à ce qu’il entend autour de lui. Son réflexe sera en général de se ranger du côté de l’enseignement de ceux qui sont les plus considérés par la majorité. Il se laisse plus volontiers influencer par des livres écrits par ceux que la majorité considère, et par des témoignages, que par ce qu’il pourrait trouver lui-même dans les textes bibliques avec l’aide de l’Esprit Saint. Ainsi, celui qui est au stade d’enfant aura tendance à voir toute chose avec les lunettes des autres. Le problème est lorsque la majorité qui entoure celui qui est au stade d’enfant se trouve elle-même au stade d’enfant, et manque de discernement par méconnaissance de la vérité contenue dans les Écritures. Il n’y a alors pas de discernement face aux enseignements, face au contenu des livres et des témoignages, dont les auteurs peuvent avoir été eux-mêmes au stade d’enfant, eux-mêmes sans discernement et conduits par leur propre nature. Chaque individu a tendance à promouvoir ce qui lui semble correct. C’est pourquoi, une fois encore, il est essentiel d’évaluer personnellement toute chose à la lueur des Écritures. La tendance du stade d’enfant c’est de s’appuyer en grande partie sur l’interprétation que les autres font des Écritures. Il aura tendance à prendre comme vérité toute “méditation”, ou réflexion tirée d’un texte biblique, si cela est publié par un organisme officiel ou par une personne de renommée, ou possédant un titre particulier.

Caractéristiques de la vérité

Lorsque quelque chose qui correspond à la vérité est confirmée par l’Esprit, avec une révélation claire de ce que dit l’ensemble des Écritures, cela devient inébranlable en celui qui croit, car le royaume que nous recevons est inébranlable. La Parole de Dieu est inébranlable, mais ce qui n’est pas la Parole de Dieu est voué à être ébranlé pour que ne demeure que la vérité, ce qui est du royaume de Dieu (cf. Hébreux 12:26-29). “L’inébranlabilité” de la vérité n’est pas à confondre avec une obstination aveugle, souvent arrogante et prétentieuse, qui s’accroche fermement à ce qui est cru, simplement par crainte que cette croyance s’effondre et s’avère erronée. L’insistance convaincue de celui qui connaît la vérité sera d’ailleurs souvent perçue faussement comme de l’arrogance par celui qui est au stade d’enfant. Car, en général l’enfant a tendance à croire qu’il n’est pas possible de connaître la vérité, et que prétendre connaître la vérité est forcément arrogant et prétentieux. Il ne réalise pas que ainsi il fait de tous les auteurs du Nouveau Testament, et même de Jésus, d’arrogants prétentieux. Jésus a même dit que le Saint-Esprit nous conduirait dans la vérité tout entière (cf. Jean 16:13). Une confusion entre l’arrogance et l’assurance que donne l’Esprit, démontre précisément une méconnaissance de la vérité, une méconnaissance des caractéristiques de la vérité par celui qui est au stade d’enfant. Celui qui connaît la vérité présente la vérité parce qu’elle est la vérité démontrée dans les Écritures et dans sa vie par ce que seule la vérité produit. Il ne défend pas son contenu comme si c’était le fait d’avoir en soi de la connaissance qui définirait la valeur de son identité. En réalité, la vérité fait découvrir notre véritable valeur et notre identité de fils (ou fille) adoptif de Dieu qui amène à ne plus être susceptible à l’opinion des autres. C’est pourquoi celui qui est établi dans la vérité peut défendre la vérité sans que son identité et sa valeur soient mises en jeu en exposant ce qu’il croit être la vérité. Il n’a pas son identité et sa valeur dans le fait de connaître quelque chose qui appartient à la vérité. Il y a une assurance paisible qui accompagne la vérité lorsqu’elle est attestée par l’Esprit, démontrée par les Écritures et par ce que seule la vérité produit. La vérité peut ainsi être mise à l’épreuve sans être ébranlée, car “En effet, nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons(2 Corinthiens 13:8 – BDS). Chaque individu croit que ce qu’il croit est la vérité, car personne ne choisit consciemment de croire à du mensonge. Mais le mensonge donnera toujours lieu à des incohérences qui deviennent inconfortables pour celui qui s’obstine dans une croyance qui appartient au mensonge. Et en fonction du cœur de la personne, il y a deux réactions face à la vérité: soit la personne est conduite à changer sa manière de penser, soit elle prend un chemin de fuite. Ce chemin de fuite peut être animé d’une certaine violence, mais il peut aussi être sous forme d’une simple parole du type: “il faut être d’accord de ne pas être d’accord…” Cette expression est souvent le résultat d’une certaine malhonnêteté lorsque de fausses croyances sont mises en lumière. Le mensonge amène des incohérences entre les interprétations des différents passages bibliques, des incohérences entre ce que quelqu’un dit et ce qu’il vit réellement, etc. Jésus n’a démontré aucune incohérence entre ce qu’il a cité des Écritures, ce qu’il a dit, ce qu’il a enseigné et ce qu’il a démontré par sa propre vie. La vérité est cohérente car Dieu est cohérent, il est la vérité, sa parole est la vérité. C’est ce que les hommes disent de Dieu et font dire à Dieu et à certains textes bibliques qui est parfois mensonger et donc incohérent. Et cela fait apparaître Dieu comme quelqu’un de schizophrène: typiquement un Dieu d’amour qui commet le mal pour enseigner des leçons pour produire le bien, tout en disant de ne pas commettre le mal… Ce n’est pas là le Père que Jésus-Christ nous a fait connaître en révélant la vérité incomprise sans lui.

L’erreur typique que fera quelqu’un qui est au stade d’enfant lorsqu’il constate que ces caractéristiques du stade enfant soulignées par Paul sont présentes dans sa vie, ou si quelqu’un le lui fait remarquer, sera par exemple de vouloir faire des efforts pour faire disparaître ces caractéristiques. Par exemple, il fera cela afin de prouver que selon lui il n’est pas au stade d’enfant, surtout si d’après les critères du monde il est considéré comme au stade adulte par les autres. Les problèmes d’égo sont propre au stade d’enfant, car il n’est pas encore établi dans l’amour qui fait disparaître l’égocentrisme. Ainsi, l’enfant n’a pas encore renoncé à lui-même (cf. Matthieu 16:24, Marc 8:34, Luc 9:23), c’est sa propre nature qui s’exprime et qui le conduit encore. La réalité malheureuse, c’est que par ses efforts il va au-devant d’une grande déception et d’un découragement certain. Car poussé par sa propre nature et l’auto-justification inconsciente qui l’anime, il donnera plein de force au péché. Et en général, celui qui est au stade d’enfant ne sait malheureusement pas comment le péché agit. Alors il renforcera précisément, sans même le savoir, les caractéristiques qu’il cherche pourtant à dissimuler ou à faire disparaître. Le drame, c’est qu’il en éprouvera de la culpabilité qui l’éloigne de Dieu alors que Dieu l’accueille à bras ouverts sans lui faire de reproche. Mais malheureusement, il n’en a pas conscience, souvent par ignorance. Ainsi, en cherchant à “sauver” sa vie, celui qui est au stade d’enfant la perd, de la même manière que ceux qui ne connaissent pas Dieu (cf. Matthieu 10:39, 16:25, Marc 8:35, Luc 9:24). Avec une différence toutefois, c’est que la vérité demeure qu’il appartient à Dieu par l’Esprit qui est en lui. Celui qui est au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, peut perdre progressivement et à coup d’efforts l’abondance de vie qui lui a été donnée en Christ par l’Esprit qu’il a reçu. Il se meure et se dessèche, car “le dard de la mort, c’est le péché, et le péché tire sa force de la Loi” (1 Corinthiens 15:56 – BDS). Celui qui est au stade d’enfant, vivant comme livré à lui-même, se laisse tromper par les commandements, et se retrouve avec la même expérience que Paul lorsqu’il n’avait pas la foi: “le péché a pris appui sur le commandement: il m’a trompé et m’a donné la mort en se servant du commandement” (Romains 7:11 – BDS). C’est notamment pour toutes ces raisons qu’il n’est pas bon de demeurer au stade d’enfant dans l’union avec le Christ. C’est sans doute pourquoi Paul insistait sur la crucifixion de Christ (cf. 1 Corinthiens 2:2) et ce qu’elle signifie en ce qui concerne le péché et la justification/droiture (cf. 1 Corinthiens 1:30), si on regarde à la croix avec les lunettes de la loi de Moïse comme Paul l’a fait.

Le stade de “jeunes gens

C’est la connaissance correcte de la Parole de Dieu, la Vérité, c’est-à-dire ce que Dieu dit véritablement, et le fait que cette Parole demeure en nous, qui amène à passer du stade d’enfants à celui de “jeune gens” dans l’union avec le Christ. Ce ne sont pas les efforts ni la discipline basée sur les principes de ce monde pour essayer de surmonter notre propre nature qui produit la croissance. Il n’y a pas matière à pouvoir se vanter dans la manière dont Jésus-Christ nous sauve par la Bonne Nouvelle dEnfant 1e la grâce de Dieu qu’il a enseignée et démontrée. Lorsque c’est effectivement la Parole de Dieu qui nous habite, notre manière de penser est renouvelée et notre vie est transformée par cette Parole même (cf. Romains 12:2). La Parole de Dieu est vivante et efficace (cf. Hébreux 4:12). Mais elle est efficace en celui qui croit à cette Parole (cf. 1 Thessaloniciens 2:13). Un verset tiré de la Bible auquel on fait dire autre chose que ce que Dieu dit n’est pas la Parole de Dieu. De même, une parole qui se trouve dans la Bible mais qui est opposée à la vérité qui est en Jésus-Christ n’est pas la Parole de Dieu. Dans ce sens, croire à une parole qui n’est pas la Parole de Dieu est inefficace et ne produit pas les caractéristiques de Jésus-Christ en celui qui croit. Une parole n’appartenant pas à la vérité mais considérée faussement comme la vérité sera inefficace, et ce malgré toute la conviction qui peut habiter celui qui s’y accroche. C’est la Parole véritable qui produit la victoire sur le mal en celui qui croit. Car c’est Dieu lui-même qui agit en nous, pour produire à la fois le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour (cf. Philippiens 2:13), et Dieu agit par Sa Parole. C’est ce que Dieu dit qui nous purifie (cf. Jean 15:3, Ephésiens 5:25-26). Lorsque c’est la Parole de Dieu qui nous habite, c’est Dieu lui-même, le même Esprit qui était en Christ qui vit en nous par ce même Esprit. C’est ce que Jean permet de comprendre au sujet de la Parole de Dieu et du stade de “jeunes gens” lorsqu’il dit: “Je vous écris ceci, jeunes gens: vous avez vaincu le diable (ou le mal)… Je vous le confirmejeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable (ou le mal)” (1 Jean 2:13-14 – BDS). A noter, la parole de Moïse n’a jamais produit un caractère semblable à Christ, ni la victoire sur le mal chez ceux qui étaient habités par cette parole et y restaient fermement attaché.

La Parole incarnée dans le croyant

Le degré de maturité à partir duquel nous avons la victoire sur le mal vient du fait d’avoir la Parole de Dieu, en nous, c’est-à-dire la Vérité. Il ne s’agit pas juste d’une mémorisation de versets bibliques que l’on interprète faussement à cause d’une manière de penser modelée par le monde actuel et par la tradition. Mais il s’agit d’être imprégné par le sens que Dieu donne véritablement à ce qu’il a dit. Il s’agit d’avoir une manière de penser alignée sur ce que Dieu a véritablement voulu dire, qui nous habite et qui est devenue notre propre manière de penser (cf.1 Corinthiens 2:16, 2 Corinthiens 10:5, 1 Pierre 4:1). C’est la manière de penser que Jésus-Christ a enseignée et démontrée, qui est la Parole de Dieu, et doit devenir notre manière de penser. Cette Parole de Dieu est alors comme incarnée dans notre être tout entier, pour produire les mêmes caractéristiques qui étaient en Jésus-Christ à cause de cette même Parole qui était en lui. Jésus-Christ est la vérité, ce qu’il a enseigné est conforme à Dieu. Et la vérité c’est la grâce de Dieu (voir aussi La vérité c’est la grâce & la grâce c’est la vérité). Le fait d’être habité par la vérité (la grâce), c’est-à-dire solidement établi dans la vérité que nos péchés sont pardonnés/effacés est ce qui amène à passer du stade d’enfants à celui de “jeunes gens” (cf. Romains 6:14). C’est en étant totalement imprégné par cette vérité, au point qu’elle a produit de nouveaux automatismes en nous, que ce stade de “jeunes gens” est atteint. Ce stade est caractérisé par la victoire sur le mal avec une capacité à répondre au mal par le bien (cf. Romains 12:17, 21). Ce stade ne peut pas être atteint si la parole qui nous habite n’est pas la vérité, si l’on croit des choses erronées qui n’appartiennent pas à la vérité. Plus précisément, ce stade ne peut pas être atteint si le pardon des péchés avec le don de la justification/droiture ne sont pas correctement compris et solidement établis dans la vie du croyant et dans sa manière de penser. Ce n’est pas seulement une question de compréhension intellectuelle, cela doit aller jusqu’au point de la pensée qui est inconsciente, c’est ce qui amène de nouveaux automatismes. Pour illustrer cela, un exemple est l’apprentissage de la conduite d’un véhicule. Comprendre la théorie au sujet de la conduite d’un véhicule ne fait pas de nous quelqu’un qui sait conduire. Par la mise en pratique, lorsque notre attention consciente peut se porter entièrement sur ce qui se passe à l’extérieur du véhicule, parce que nous ne sommes plus consciemment en train de réfléchir et penser au changement de vitesses, à l’utilisation des pédales d’embrayage, de frein, d’accélération, aux clignotants etc, mais que leur utilisation est devenue un automatisme, naturel et inconscient, c’est que nous avons intégré ces aspects de la conduite. Il en va de même pour la transformation qui vient du renouvellement de la pensée en lien avec ce qui concerne les choses de Dieu, son amour, et en particulier ce qui touche au pardon des péchés et au don de la justification/droiture. Tant que ces choses ne sont pas intégrées au point d’avoir atteint la pensée inconsciente, les caractéristiques de l’homme livré à lui-même seront encore présentes chez le croyant. Ceci, même s’il a reçu l’Esprit de Dieu et qu’il prétend croire que ses péchés sont pardonnés et qu’il approuvera l’idée d’être déclaré/rendu juste par la foi seule. Son attitude et ses actions démontreront le contraire de ce qu’il prétend croire (cf. Tite 1:16).Enfant 8 Ce sont les réactions face à la culpabilité et à la condamnation potentielles qui démontrent si la personne est réellement établie dans le pardon des péchés et dans le don de la justification/droiture. C’est là qu’on voit si la pensée du croyant a été renouvelée et que l’homme nouveau a été revêtu (cf. Ephésiens 4:23-24) pour laisser place à de nouveaux automatismes, aux caractéristiques de Jésus-Christ, au fruit de l’Esprit. La vérité est le plus visible dans la réaction face au mal, intentionnel ou pas, dont le croyant peut être victime directement ou indirectement. C’est là que l’on voit si le pardon des péchés et le don de la justification/droiture sont effectivement établis dans la vie du croyant. Lorsqu’on presse une orange on s’attend à en voir sortir du jus d’orange. S’il en sort du jus de pomme, on trouverait ça bizarre et penserait que ce n’est pas une orange. On saurait qu’il s’agit d’une pomme, bien qu’elle ait l’apparence d’une orange. De la même manière, quelqu’un qui est né de nouveau (né d’Esprit) et prétend croire que en Jésus-Christ les péchés sont pardonnés, mais si lorsqu’il est “pressé” (confronté, dévalorisé, attaqué, etc.) il en sort de la culpabilité, de la honte, de la condamnation en retour et autre chose que le fruit de l’Esprit dans ses réactions, c’est qu’il ne vit pas dans le pardon des péchés qu’il prétend croire, il ne vit pas dans le don de la justification/droiture… Il peut bien avoir l’apparence de quelqu’un de “mature” en Christ, mais en réalité il est encore au stade d’enfant. Le mal dirigé contre lui continuera de produire le mal en lui.

Le lien entre le don de la justification/droiture et la victoire sur le mal

On peut percevoir ce lien entre le fait d’être déclaré/rendu juste devant Dieu et la victoire sur le mal notamment chez Jésus. Jésus était juste et sans faute devant Dieu (cf. 1 Pierre 2:20-24). Pour cette raison, il était rempli d’assurance et en paix devant les hommes lorsque ceux-ci essayaient de le piéger, ou de lui trouver des fautes, de le condamner ou de lui faire ressentir une quelconque culpabilité, essayant de le prendre à défaut, même par rapport à la loi de Moïse. Le sentiment de culpabilité ne pouvait pas atteindre Jésus ni l’habiter, car il se savait juste devant le Père et connaissait la vérité. Jésus vivait conformément à la vérité. Jésus n’avait nullement besoin de l’approbation des hommes et il ne se laissait influencer par personne (cf. Matthieu 22:16, Marc 12:14). Toutefois, ne se laisser influencer par personne ne signifie pas qu’il faille être imperméable aux enseignements qui seraient conformes à la vérité. Jésus était enseignable et désireux d’apprendre dès son jeune âge (cf. Luc 2:46-49). En ce qui concerne Jésus, le fait d’être juste devant le Père provenait de vivre dans l’union avec le Père, et d’obéir à la loi de Dieu: l’amour. Jésus n’est pas venu pour abolir ce qui est de Dieu dans la Loi, mais pour la compléter (cf. Matthieu 5:17-20). Jésus a complété la Loi, et l’a démontrée sans faute dans sa propre vie, et aujourd’hui il amène la juste exigence de la Loi, l’amour, à être pleinement satisfaite dans la vie de celui qui vit dans la dépendance de l’Esprit (cf. Romains 8:4). C’est Dieu lui-même qui, par son Esprit, vient habiliter le croyant pour que l’obéissance à la Loi, l’amour, soit produite en celui qui croit. Et pour la victoire sur le mal, il s’agit du don de la justification/droiture qu’il est nécessaire de se saisir par le moyen de la foi, comme pour tout ce que Dieu donne. Dans le terme original, il signifie non seulement justification mais aussi droiture. Le terme implique les deux aspects. En se saisissant du don de la justification, on se saisi de la droiture qui en découle. Parallèlement, l’établissement dans l’amour de Dieu pour nous, avec les caractéristiques de l’amour, est essentiel pour que l’obéissance se produise (voir aussi L’obéissance: conséquence de l’amour). L’obéissance à la Loi de Dieu, l’amour, n’est pas quelque chose que le croyant viendrait à produire à coup d’efforts et de discipline, à coup de sagesse humaine et par une compréhension du mal et du bien, ni en subdivisant les commandements pour essayer de les rendre plus accessibles. C’est l’Esprit de Dieu qui conduit vers la manière de penser de Dieu. Lorsque nous avons sa manière de penser, cela produit cette obéissance. Il nous faut être conduit par cet Esprit avec sa manière de penser, au lieu d’être conduit par notre propre nature et une manière de penser tout humaine. Tout ceci les pharisiens et les spécialistes de la loi de Moïse ne l’avaient pas saisi. Ils persévéraient dans des tentatives d’obéir par eux-mêmes, refusant de changer leur manière de penser pour l’aligner à celle de Jésus-Christ. Et de nos jours, nombreux sont ceux qui ont aussi de la difficulté à saisir ces réalités, c’est malheureusement ce qui contribue à les maintenir au stade d’enfant…

Enfant 5L’obéissance sans faille de Jésus s’appuyait sur une connaissance parfaite de la vérité concernant Dieu et les choses de Dieu, et aussi concernant le diable et son œuvre. Aussi, le mal n’a jamais trouvé un accès en Christ, bien qu’il fut tenté comme nous en toutes choses (cf. Hébreux 2:18, 4:15). Aucune suggestion du diable ne pouvait le tromper (cf. Matthieu 4:1-11) ou influencer sa manière de penser dans une direction contraire à Dieu (cf. Matthieu 16:23). Jésus alignait sa pensée sur celle du Père, par le Saint-Esprit. Jésus connaissait la vérité et il n’y avait pas de mensonge en lui, c’est pour cela qu’il est la Vérité (cf. Jean 14:6). Tout ce qu’il a dit, fait ou pensé, était conforme à la vérité. La vérité est la Parole de Dieu (cf. Jean 17:17). L’enseignement de Jésus était conforme à Dieu (cf. Jean 5:19, 7:16-17, 8:45, 8:55, 14:10). La Parole de Dieu l’habitait et demeurait en lui en permanence. C’est ce qui fait que Jésus était incorruptible face au mal, totalement vainqueur sur le mal, sans commettre le moindre mal, sans être influençable même par le mal dirigé contre lui. Il répondait au mal par le bien, car il connaissait la valeur véritable de chaque individu aux yeux de Dieu. Rien ne pouvait atteindre le cœur de Jésus par le mal, pas même la perspective de la mort sur la croix (cf. Luc 23:34). La Parole de Dieu, la Vérité, a été sans cesse manifestée en lui et à travers lui. Jésus savait à quel point le Père l’aimait et à quel point le Père aime chaque individu (cf. Jean 15:9). Il était profondément enraciné dans cet amour dont il débordait, et aucune circonstance ne pouvait remettre en question cet amour, ni la vérité qui est en Dieu et qui était en lui. Il était impossible de tromper ou de piéger Jésus par un quelconque mensonge à propos de Dieu et des choses de Dieu. Lorsqu’on connaît la vérité sur un point, les mensonges du “père du mensonge” ne peuvent pas nous tromper sur ce point. Seule l’ignorance de la vérité amène à ne pas reconnaître un mensonge et à être ainsi trompé. C’est pour cela qu’il est vital de grandir dans la connaissance de la vérité tout entière, parce que lorsque c’est la vérité qui nous habite, c’est la vie de Christ qui est produite en nous qui croyons. Alors nous ne pouvons plus être trompé sur les points que nous savons être la vérité, parce qu’ils ont été confirmés par l’Esprit, par ce que seule la vérité produit. L’abondance de vie que Jésus promet et qui est éternelle, vient de connaître intimement le Dieu unique et véritable, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ (cf. Jean 17:3-4). Le caractère de Jésus-Christ ne peut pas être manifesté en dehors de la communion avec Dieu. “Celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu” (Jean 3:21 – BDS). “Celui qui ne reste pas attaché à l’enseignement qui concerne le Christ, mais s’en écarte, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste attaché à cet enseignement est uni au Père comme au Fils” (2 Jean 1:9 – BDS).

Parmi ceux à qui Jean écrit dans sa première lettre, il y avait des croyants au stade d’enfants, certains au stade de jeunes gens qui avaient vaincus le mal, et d’autres au stade de pères dont la connaissance du Père céleste était plus qu’évidente (cf. 1 Jean 2:12-14). Jean était lui-même au stade de “père”, c’est ce qui lui permet de discerner le stade d’enfants, celui de jeunes gens et de confirmer celui de pères. Et c’est en tant que “père” que Jean est poussé à appeler certains de ses lecteurs “mes chers enfants” (cf. 1 Jean 2:1). Le stade de “père” est lié non seulement au fait d’être au stade adulte, mais d’avoir amené d’autres à la vie en Christ. Il s’agit donc d’avoir engendré des enfants par la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. A noter, quelqu’un qui est au stade d’enfant et qui engendre un autre enfant (un nouveau croyant), bien que devenu “parent”, il ne sera pas adulte pour autant. Il ne pourra pas se considérer comme “père” au sens où Jean l’entend dans sa lettre. Jean parle ici des “pères” qui sont au stade adulte. Le terme original pour père inclue ici la notion de celui qui transmet toute chose, dans le sens d’enseignant. Seuls des “pères” peuvent véritablement amener les autres à ce stade de maturité. Au temps de Jean, l’enseignement était donné par ceux qui étaient au stade adulte, ceux qui avaient une connaissance correcte et précise de Dieu et des choses de Dieu, et n’était plus conduit par leur propre nature. A ceux qui sont au stade d’enfant, Jean leur rappelle que leurs péchés sont pardonnés à cause de Jésus-Christ (cf. 1 Jean 2:12). Il cherche ainsi à établir cette vérité en eux afin qu’ils en arrivent à la victoire sur le mal. Car la caractéristique du stade d’enfant dans la foi est d’avoir encore une conscience remplie de culpabilité, avec une incertitude concernant le pardon des péchés. Et ainsi, il ne se saisit pas du don de la justification/droiture par le moyen de la foi. Il a de la peine à croire que toutes ses fautes ont été effacées sans prérogative et que Dieu ne tienne pas compte des fautes. Car, en général, l’enfant méconnait aussi l’œuvre de l’ennemi de Dieu et il mélange les deux (cf. Jean 10:10). C’est difficile pour l’enfant de se saisir simplement de l’effacement de ses fautes, sans prérogative de sa part autre que le prendre personnellement pour lui-même, en croyant dans son cœur et en le confessant de sa bouche. Il aura de la difficulté à confesser de sa bouche qu’il est pardonné, car il regarde à lui-même, à ce qu’il fait encore et à ce que les autres disent, au lieu de regarder à ce que Dieu a dit et démontré en Christ. Le don de la justification/droiture n’est pas encore solidement établi chez celui qui est au stade d’enfant dans la foi. Il est encore sensible aux accusations du “père du mensonge“. Souvent, il va même confondre la voix de l’Accusateur avec celle de Dieu. C’est la raison pour laquelle celui qui est au stade d’enfant n’a pas encore vaincu le mal, et c’est pourquoi il demeure encore esclave de la loi du péché, commettant le mal indésirable et n’arrivant pas à faire le bien désiré. Il est influencé par les autres, dans le sens qu’il est sensible et susceptible à ce que les autres disent, et surtout à ce que les autres disent et pensent de lui (cf. Jean 5:44). Il est facilement offensé et susceptible aux fautes que les autres pourraient relever, ou essayer de relever, chez lui. Il reçoit encore dans son cœur la condamnation que les autres pourraient lui faire porter, indépendamment que ce soit volontaire de leur part ou pas. Typiquement, celui qui est au stade d’enfant est susceptible à beaucoup de choses, en particulier à tout ce qui pourrait le remettre en question d’une manière ou d’une autre, ou démontrer certains manquements, ou mettre en évidence des fautes commises, ou mettre en lumière des incohérences dans ce qu’il croit par méconnaissance de la vérité, ou mettre en évidence des mensonges dans ce qu’il croit. Il cherchera à se justifier, souvent par comparaison avec les autres, de manière ouverte ou dans son cœur. Le sentiment de culpabilité et de condamnation qui l’habitent fait en sorte qu’il est dans un mode de réaction plus ou moins impulsif. Son automatisme sera par exemple de vouloir retourner la culpabilité et une condamnation directement sur ceux qui le remettent en question, sur ceux qui l’offensent ou sur d’autres personnes, à la manière d’Adam (cf. Genèse 3:12) et Eve (cf. Genèse 3:13). En général, celui qui est au stade d’enfant pourra difficilement se contenir. Et s’il se contient, il bouillonne à l’intérieur et n’est pas en paix, car il médite de mauvaises pensées qui le rongent. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que le sentiment de culpabilité qui l’habite et le fait de bouillonner en lui-même est perceptible de l’extérieur par quelqu’un qui n’est plus au stade d’enfant, mais qui a du discernement et connaît la vérité. Comme le propre de quelqu’un qui est au stade d’enfant est d’être conduit par sa propre nature et non par l’Esprit, le fruit de l’Esprit sera quasiment absent et peu observable dans sa vie, c’est-à-dire l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22). Ces caractéristiques sont un seul et même fruit. Toutes ces caractéristiques apparaissent simultanément ensembles. Celui qui est au stade d’enfant aura tendance à croire que ce sont là neuf fruits auxquels il doit travailler individuellement avec effort pour les voir grandir. Il pensera qu’il est plus développé dans l’une ou l’autre de ces caractéristiques, malgré le fait que Paul parle d’un seul et même fruit contenant neufs caractéristiques. Celui qui est conduit par l’Esprit, et non plus par sa propre nature, expérimente que toutes les caractéristiques de ce fruit sont présentes en même temps et sont indépendantes des circonstances, de l’opposition ou de la confrontation. C’est même au cœur de l’opposition et face au mal que ce fruit est le plus évident pour celui qui l’a en lui. Aussi, parce que ce fruit contraste fortement avec les opposants qui en seraient dépourvus. Celui qui est conduit par l’Esprit fait alors ce même constat que Paul: “Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi” (Galates 2:20 – BDS). En général, les caractéristiques du fruit de l’Esprit contribuent même à mettre hors d’eux-mêmes les opposants qui sont encore conduits par leur propre nature, inconsciemment parce qu’ils n’arrivent pas à produire ces caractéristiques et qu’elles ne sont pas en eux. Celui qui est au stade d’avoir vaincu le mal est, quant à lui, rempli d’amour et marche dans la lumière. Dans ce sens, il voit clair et aucun obstacle ne risque de le faire tomber (cf. 1 Jean 2:10). Il sait par quelle vérité il se tient debout et il sait comment résister aux épreuves (cf. 1 Corinthiens 10:12-13), parce qu’il est soumis à Dieu et connaît Sa Parole (voir aussi La foi: le moyen d’être placé sous l’autorité de Dieu).

Enfant 9Dans sa lettre aux Galates, Paul parle encore de certaines caractéristiques de celui qui est enfant dans la foi et il dit: “Aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne se distingue en rien d’un esclave. Bien qu’il soit le propriétaire de tout le patrimoine, il reste soumis à l’autorité de tuteurs et d’intendants jusqu’au terme fixé par son père. Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions de même asservis aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde” (Galates 4:1-3 – BDS). Ce que Paul illustre ici avec une parabole, c’est que celui qui appartient au Seigneur mais qui est au stade d’enfant, est semblable à quelqu’un qui n’est pas un enfant du Seigneur… En d’autres termes, il est difficile de faire la différence entre celui qui est au stade d’enfant dans la foi et un non-croyant. Car en fait l’enfant reste comme un non-croyant, semblable à un “esclave”. Dans les caractéristiques associées au stade d’enfant, il y a l’esclavage de la loi du péché qui agit dans la nature propre, qui a pour résultat de faire le mal indésirable et ne pas arriver à faire le bien désiré, comme évoqué plus haut. Mais Paul parle aussi de l’héritage, que celui qui est au stade d’enfant possède déjà bel et bien, mais dont il ne bénéficie pas. En d’autres termes, celui qui reste au stade d’enfant ne vit pas le bénéfice de l’héritage qu’il a bel et bien déjà reçu en Jésus-Christ, il n’en voit pas la couleur… Pourtant, Dieu lui a déjà donné cet héritage en Christ, il en a même reçu un acompte par l’Esprit qui est en lui (cf. 2 Corinthiens 1:22, 2 Corinthiens 5:5). Mais concrètement, il ne touche pas, ou presque pas, aux trésors surabondants de la grâce de Dieu, comme le “oui” à toutes les promesses (2 Corinthiens 1:20). Il ne goûte pas vraiment aux caractéristiques de l’Esprit et à la puissance de Dieu (1 Corinthiens 4:20). Malheureusement, il n’expérimente pas la libération de la malédiction (cf. Galates 3:10, 13, Deutéronome 28:15-68). Il ne porte pas en lui-même le fruit de l’Esprit (cf. Galates 5:22-23). Il reste souvent en grande partie étranger aux dons de l’Esprit (1 Corinthiens 12:8-11). En résumé, il s’agit de tout l’acompte sur l’héritage, la partie de l’héritage qui nous est donnée dans ce monde présent, qui échappe à celui qui demeure au stade d’enfant. Ces réalités ne font donc parties, ou quasiment pas parties, de la vie de celui qui est au stade d’enfant. C’est ce qui fait qu’en l’observant dans son attitude et ses paroles, dans tout ce qu’il vit au quotidien dans ce monde, on ne voit pas de réelles différences avec quelqu’un qui n’appartient pas au Seigneur. Celui qui est au stade d’enfant aura bien un discours concernant les valeurs morales qui l’habitent, et qui sont différentes de certains non-croyants, car il a reçu un cœur nouveau (cf. Hébreux 10:16). Mais son attitude ne sera guère différente de celle des non-croyants. Bien souvent, il condamne les non-croyants dans son cœur et en paroles, étant lui-même encore sous la condamnation. Il est poussé à parler des valeurs morales qui sont en lui, parce qu’il y trouve inconsciemment une partie de son identité et de sa valeur. Il se compare aux autres d’une manière générale et notamment sur le plan des valeurs morales. Il se justifie par les valeurs morales qui sont en lui, même s’il n’arrive pas à les vivre. C’est là le fonctionnement d’auto-justification propre au stade d’enfant, qui n’est pas encore établi dans le pardon des péchés pour tous les hommes (cf. Romains 5:18, Hébreux 2:9, 1 Jean 2:2), ni établi dans le fait que Dieu ne se souvienne “plus” des péchés (cf. Hébreux 10:17). Dans Galates 4, les tuteurs auxquels l’enfant reste soumis et auxquels Paul fait allusion, c’est la Loi avec ses commandements (cf. Galates 3:24). Il en résulte souvent divers tendances de légalisme et l’auto-justification typiques qui habitent encore celui qui est au stade d’enfant.

Enfant 10L’autre caractéristique que Paul donne encore dans Galates 4 et qui est propre à celui qui est encore au stade d’enfant dans la foi, est le fait de vivre par les seules réalités qui régissent la vie dans ce monde. Il reste asservi aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. En d’autres termes, il reste sous l’emprise des seules réalités visibles de ce monde. Il ne vit pas selon les réalités invisibles, selon les réalités du règne de Dieu telles que Jésus-Christ les a démontrées. Il ne vit pas en ayant les pensées tendues vers les réalités d’en haut (cf. Colossiens 3:1-2). Il se comporte, réfléchi et prend ses décisions essentiellement en fonction des seuls principes de ce monde visible, à la manière des non-croyants, et typiquement selon une sagesse de ce monde. Celui qui est encore au stade d’enfant se laisse facilement séduire par ce qu’il voit, de la même manière qu’Adam et Eve ont réfléchi et agi en fonction des réalités visibles (cf. Genèse 3:6), sans discerner le mensonge (cf. Genèse 3:1, Genèse 3:4-5). Adam et Eve ont les deux réfléchi en fonction des seules réalités visibles.

On pourrait penser que Paul et Jean ne donnent pas des listes identiques de ce qui caractérise celui qui est au stade d’enfant en Christ, mais en réalité aucune contradiction ne se trouve entre Paul et Jean. Les deux parlent des mêmes choses en utilisant un langage différent, à cause des lecteurs à qui ils s’adressent et de leur contexte. Toutes les caractéristiques que Paul évoque, en parlant d’être conduit par sa propre nature au lieu d’être conduit par l’Esprit, démontrent le fait de ne pas encore avoir vaincu le mal, c’est-à-dire que la nature propre est encore active et dominante. Avoir vaincu le mal est la caractéristique du stade de jeunes gens en Christ, mais ce n’est pas la caractéristique du stade d’enfant… Aussi, la présence récurrente de l’une des caractéristiques que Paul donne comme décrivant celui qui est encore au stade d’enfant en Christ, est suffisante pour constater le fait d’être encore au stade d’enfant. Et selon ce que Jean nous permet de savoir, le simple fait de ne pas être établi dans le pardon des péchés démontre d’être encore au stade d’enfant. La vérité que nous révèlent Paul et Jean ne laisse aucune place à la prétention dans notre auto-évaluation. C’est pourquoi il est important de rappeler encore une fois que notre valeur aux yeux de Dieu et son amour pour nous ne sont en rien influencées par le résultat de cette évaluation! Car, de manière continuelle encore aujourd’hui: “voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous: alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous” (Romains 5:7-8 – BDS).

Connaissant la manière d’agir de celui qui est le menteur dès le commencement et qui se plaît à semer le doute chez ceux qui sont encore au stade d’enfant, il peut être bon de préciser qu’à aucun moment, ni Jean, ni Paul, ne remettent en question la partie du salut qui touche au fait de passer l’éternité avec Dieu. Ils ne le remettent pas en question chez ceux qui sont encore au stade d’enfant et vivent encore dominés par leur nature propre. Le sceau de l’Esprit est irrévocable (cf. Romains 11:29) si on ne rejette pas l’Esprit, même si ceux qui sont encore au stade d’enfant dans leur foi sont encore conduits par leur propre nature au lieu d’être conduit par l’Esprit qui est en eux. Ce fut notamment le cas chez les Corinthiens et chez les Galates. A aucun moment, nous voyons Paul dire aux Corinthiens qu’ils auraient “perdu” leur salut éternel, ou que l’Esprit de Dieu qui est en eux les auraient quitté. Ils leur précisent toutefois que la qualité de l’œuvre de chacun de ceux qui enseignent les autres sera rendue évidente, et que ceux qui amènent de mauvaises fondations seront quand même sauvés, mais tout juste, comme des hommes qui ont réussi à échapper au feu (cf. 1 Corinthiens 3:13-15). De même avec les Galates qui mélangeaient la loi de Moïse et la grâce, ce qui avait pour conséquence d’être au bénéfice ni de la grâce, ni de la vie de Christ en eux (cf. Galates 5:4 – BDS), et aussi de ne pas bénéficier de l’héritage en Christ. Au contraire, dès l’introduction de sa lettre où il adresse les problèmes, Paul rappelle aux Corinthiens qu’ils ont été purifiés de leurs péchés dans leur union avec le Christ (cf. 1 Corinthiens 1:1-2). C’est là comme le rappel de Jean au sujet du pardon des péchés à ceux qui sont encore au stade d’enfant. Et aussi, Paul leur rappelle qu’ils sont le temple du Saint-Esprit: Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous?” (1 Corinthiens 3:16 – BDS). Paul mentionne ici le temple de Dieu à l’échelle communautaire*, mais il le redit aussi à l’échelle individuelle:Ou bien encore, ignorez-vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes” (1 Corinthiens 6:19 – BDS). Et il rappelle aux Galates: “Je ne vous poserai qu’une seule question: A quel titre avez-vous reçu le Saint-Esprit? Est-ce parce que vous avez accompli la Loi, ou parce que vous avez accueilli avec foi la Bonne Nouvelle que vous avez entendue? Manquez-vous à ce point d’intelligence? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection?” (Galates 3:2-3 – BDS). Si ce n’est pas par l’accomplissement de la Loi que l’Esprit est donné, ce n’est pas par un manquement à la Loi que l’Esprit pourrait être ôté. Et Paul ne laisse place à aucune suggestion comme quoi l’Esprit les aurait quitté parce qu’ils mélangeaient le régime de la Loi et celui de la grâce, au contraire il leur dit: “Je vous dis donc ceci: laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même” (Galates 5:16 – BDS). En disant cela, Paul sous-entend que c’est une manière de penser saine, conforme à un esprit Saint, c’est-à-dire selon la pensée de Dieu donnée par l’Esprit, que l’on doit laisser diriger notre vie. Celui qui n’a pas reçu l’Esprit de Dieu, ou qui vit livré à lui-même, ne reçoit pas cette manière de penser de Dieu, pour lui c’est une folie.

Enfant 11Or nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit même qui vient de Dieu pour que nous comprenions tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce. Et nous en parlons, non avec les termes qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit. Ainsi nous exposons les réalités spirituelles dans des termes inspirés par l’Esprit. Mais l’homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu; à ses yeux, c’est «pure folie» et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger” (1 Corinthiens 2:12-14 – BDS). La difficulté de celui qui est au stade d’enfant, en étant conduit par sa propre nature avec ses propres raisonnements au lieu d’être conduit par l’Esprit de Dieu qui est en lui, est qu’il ne comprend pas tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce. Il a encore de la difficulté à se saisir de ces bienfaits, qu’il ne comprend pas et qui lui semblent encore une folie, comme c’est aussi le cas pour ceux qui n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu. Chez celui qui est au stade d’enfant dans la foi, cela vient en grande partie de son manque de compréhension/révélation au niveau du pardon des péchés. Dans son raisonnement, il fonctionne encore au mérite. Le scandale de la grâce de Dieu, comme par exemple le fait que Dieu manifeste sa bonté envers des pécheurs, lui est difficilement acceptable. Pourtant, la vérité qui est en Jésus-Christ c’est que Dieu est bon avec ceux qui sont non-miséricordieux et avec ceux qui sont hostiles à Dieu (cf. Luc 6:35-36).

Propre critique

Paul lance cette invitation aux Corinthiens: “Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés” (2 Corinthiens 13:5 NEG79). Faisant suite à toutes les caractéristiques propres au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, il est important d’avoir une sage évaluation de soi-même, afin de permettre la croissance et que: Ainsi, il ne vous manque aucun don de la grâce divine tandis que vous attendez le moment où notre Seigneur Jésus-Christ apparaîtra” (1 Corinthiens 1:7 BDS). Le cœur de Paul, comme de tous ceux qui sont sortis du stade d’enfant, languit à voir ceux qui appartiennent au Seigneur sortir du stade d’enfant dans leur union avec le Christ, pour qu’ils soient au plein bénéfice de l’héritage qui est le leur, goûtant à la plénitude qui est en Christ et à tous les bienfaits de Dieu. Et que ainsi ils soient correctement équipés pour faire face au dominateur de ce monde et arrêter la destruction que celui-ci opère en maintenant les gens dans l’ignorance de la vérité. Parce que celui qui reste au stade d’enfant passe à côté de la grâce et de la paix qui devraient être multipliées dans sa vie, il passe à côté de connaître le salut qui vient du pardon des péchés (voir aussi La connaissance du salut par le pardon des péchés). Le salut consiste à être délivré, libéré, restauré, placé en sécurité, guéri, béni et rétabli dans la condition originelle voulue par Dieu. Et ensuite, c’est aussi parce que celui qui reste au stade d’enfant ne goûte pas à la joie qui vient de la manifestation du règne de Dieu en vivant comme le Christ dans ce monde, conduit par l’amour (cf. 1 Jean 4:17) et faisant les mêmes œuvres que Christ. Il ne goûte rarement aux mêmes œuvres que Christ, comme des fils et filles du Dieu vivant. Et s’il touche à la réalité des dons de l’Esprit et manifeste par ces dons la puissance de Dieu, celui qui est au stade d’enfant y placera facilement son identité et sa valeur, nourrissant un égo caractéristique du stade d’enfant. Il en viendra facilement à se justifier par ces œuvres qui manifestent la puissance de Dieu, et ses motifs seront rapidement corrompus face à la puissance de Dieu qui se manifeste à travers lui. Ces œuvres qui sont bonnes en soi, risquent de le desservir (cf. Matthieu 7:22-23). Celui qui est encore au stade d’enfant ne vit pas pleinement dans sa position de fils, il ignore en grande partie qui il est en Christ. Aussi, Christ n’est pas pleinement manifeste en lui. Ceci est malheureux déjà pour celui qui reste au stade d’enfant, et ensuite pour ceux qui pourraient bénéficier de l’eau vive dont il devrait déborder (cf. Jean 7:37-38).

feather and stone balanceLa vérité ne laisse aucune place à la prétention, et c’est avec humilité qu’il est important de faire sa propre évaluation. La tendance du stade d’enfant dans l’union avec le Christ est aussi typiquement de vouloir prendre tous les critères de maturité donnés dans les textes bibliques pour évaluer les autres avant de s’évaluer soi-même. Ce fonctionnement ne permet pas de sortir du stade d’enfant, car “Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles” (cf. Jacques 4:6, 1 Pierre 5:5). Ceci dit, après avoir fait sa propre évaluation, l’évaluation des autres peut avoir sa place. Notamment, aujourd’hui l’évaluation de ceux qui enseignent est importante. Non par esprit de comparaison (cf. Matthieu 18:1-3, Marc 9:35) avec un désir de rabaisser ceux qui enseignent, ni dans une justification qui serait par le stade de maturité, mais parce qu’un enseignant qui est au stade d’enfant ne peut pas amener quelqu’un à sortir du stade d’enfant, tant que l’enseignant n’est pas lui-même sorti de ce stade. Car, en réalité il n’en connaît pas encore les clés. Un enfant ne peut pas enseigner à devenir adulte, ni enseigner ce que seuls des adultes comprennent. Ce qu’enseignera un enfant sera avec une perspective et une compréhension qui correspondent au stade d’enfant, amenant un certain nombre d’hérésies malheureusement fondamentales. Avoir conscience de cela est d’autant plus important pour un croyant qui est encore au stade d’enfant, s’il veut véritablement grandir sans être trompé par ce qui sonne juste à la pensée humaine mais qui est contraire à la vérité qui est en Jésus-Christ. Ceci dit, il est important de le redire: aux yeux de Dieu un enfant n’a pas moins de valeur et n’est pas moins considéré qu’un adulte! Un adulte dans l’union avec le Christ considérera les autres comme plus important que lui-même (cf. Philippiens 2:3-4).

Au temps de Paul, ceux qui enseignaient ainsi que les dirigeants étaient au stade d’adulte dans leur union avec le Christ. Ils étaient d’ailleurs choisis par des croyants qui étaient eux-mêmes au stade adulte. Et le choix était fait selon les caractéristiques correspondant au stade adulte dans l’union avec le Christ (cf. 1 Timothée 3:1-13, Tite 1:5-2:1). Malheureusement de nos jours, avec une grande majorité de croyants qui ne connaissent que le stade d’enfant (sans même en avoir conscience), il y a une grande incompréhension de ces caractéristiques demandées par Paul. Ces caractéristiques qui sont un acquis pour celui qui est au stade adulte, sont alors approchées avec légalisme et comme quelque chose d’attendu à coup d’efforts et de discipline de la part de ceux qui dirigent et enseignent alors qu’ils sont encore eux-mêmes au stade d’enfant… Tristement, la mauvaise conscience et la condamnation ne peuvent que les attendre au contour de leurs manquements face à ces caractéristiques qui ne correspondent pas au stade d’enfant dans lequel il se trouve. Avec les caractéristiques propres au stade d’enfant que Paul nous donne, on comprend mieux le défi immense et lourd à porter que peut représenter aujourd’hui le fait pour certains d’être dirigeants et/ou enseignants lorsqu’ils sont eux-mêmes au stade d’enfant et que toute leur assemblé est au stade d’enfant. On comprend mieux les causes de burnout parmi ceux qui dirigent/enseignent alors qu’ils sont encore eux-mêmes au stade d’enfant… C’est le résultat malheureux et douloureux d’enfants qui conduisent/enseignent des enfants au sein du Corps de Christ, l’Eglise. Pour celui qui est sorti du stade d’enfant, ce constat fait déborder de compassion avec un cri du cœur qui saigne pour tous ses frères et sœurs en Christ qui demeurent à ce stade d’enfant dans leur maturité… Paul va jusqu’à comparer avec les douleurs de l’enfantement cette douleur de l’attente de voir Christ être formé en ceux qu’il a amenés à la foi en Jésus-Christ (cf. Galates 4:19). Que cet article et tous les autres de ce site puissent aider beaucoup à voir Christ être formé en eux et sortir du stade d’enfant pour goûter à toute la plénitude qui est en Christ.

Le pardon des péchés avec le don de la justification/droiture sont fondamentaux!

Aussi, à la lumière de la première lettre de Jean et de ce que Paul nous laissent comprendre, il ne faut pas être surpris d’observer que là où l’enseignement en ce qui concerne le pardon des péchés (avec le don de la justification/droiture) et le renouvellement de la pensée (Metanoia, mal traduit par “repentance“) n’est pas correctement enseigné, la communauté de croyants ne peut pas sortir du stade d’enfant dans leur union avec le Christ. Ce ne sont pas les caractéristiques modelées par la pensée du monde comme les titres, le niveau d’études, le niveau de responsabilité, les capacités humaines ou le nombre d’années de conversion qui déterminent la maturité dans l’union avec Jésus-Christ et l’aptitude à enseigner ou à diriger au sein du Corps de Christ. De nos jours, le nombre de croyants qui sont sortis du stade d’enfant semble très faible, y compris parmi ceux qui enseignent ou dirigent… Et malheureusement, s’ils ne prennent pas soin d’eux-mêmes et de leur enseignement, mais s’ils restent avec les lunettes de la tradition, ils passent à côté du salut pour eux-mêmes et pour ceux qu’ils enseignent (cf. 1 Timothée 4:16). Ce qui est malheureux, c’est que si un croyant au stade d’enfant est dans un environnement où l’enseignement n’est pas correct, en particulier en ce qui concerne le pardon des péchés et le renouvellement de la pensée, et qu’il reçoit un enseignement qui mélange la grâce et la Loi, il est peu probable que ce croyant arrive un jour à sortir du stade d’enfant.

Mais Dieu est à l’œuvre par son Esprit et l’enseignement authentique duquel Paul invite Tite à parler, est redécouvert par de nombreux croyants de par le monde qui ont soif de vérité et qui se plongent dans les textes bibliques, cherchant la vérité de tout leur cœur pour connaître intimement le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. De plus en plus de croyants sortent du stade d’enfant, et voient Christ être formé en eux pour en amener d’autres à goûter à l’acompte sur l’héritage et manifester au monde l’amour du Christ, en vivant les réalités du règne de Dieu au quotidien, comme on peut l’observer dans le livre des Actes.

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance, correcte et précise, de Dieu et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

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* A noter: bien que dans le contexte de ce chapitre Paul fasse clairement allusion à l’assemblée des croyants lorsqu’il parle du “temple de Dieu“, il leur dit que l’Esprit habite en eux. Ceci est valable aussi pour l’individu, car l’Esprit est donné aux individus. Il s’agit d’ailleurs exactement du même Esprit pour chacun, le même qui était en Jésus-Christ. Jésus-Christ a parlé de lui-même en utilisant cette même expression du temple de Dieu (cf. Jean 2:19-21). C’est précisément parce que l’Esprit de Dieu était en lui. C’est pour cela que Paul utilise l’expression du “temple” à la fois pour les individus, mais aussi pour l’assemblée en tant que “Corps de Christ“.

La tradition : annulation de la Parole de Dieu – 1ère Partie

Tradition 1Dans l’un des nombreux échanges entre Jésus et les pharisiens et les spécialistes de la Loi, Marc nous relate celui-ci: “Les pharisiens et les spécialistes de la Loi demandèrent donc à Jésus: Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition de nos ancêtres? Pourquoi prennent-ils leur repas avec des mains impures? Hypocrites, leur répondit-il, Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit: Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes. Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! Puis il ajouta: Ah! vous réussissez parfaitement à mettre de côté le commandement de Dieu pour établir votre propre tradition! En effet, Moïse a dit: Honore ton père et ta mère et que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, que dites-vous? Si un homme dit à son père ou à sa mère: «La part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister est corban (c’est-à-dire offrande à Dieu)», alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère. Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre” (Marc 7:5-13 – BDS).

Tout au long des évangiles, on observe que ce qui préoccupe systématiquement les pharisiens et les spécialistes de la Loi, ce sont les règles auxquelles ils sont attachées, les traditions qu’ils ont reçues de leurs ancêtres et qui trouvent une place importante dans leur culte. Ils semblent sans cesse excédés et condamnent volontiers ceux qui ne suivent pas leurs traditions et n’agissent pas comme eux. A la lueur de ce que Jésus souligne, il semble qu’ils ne comprennent ni le sens des commandements de Dieu ni son intention. Jésus souligne clairement ici que ceux-là même qui pointent la désobéissance des autres aux règles de la tradition, n’obéissent pas eux-mêmes aux commandements. C’est ce que Jésus qualifie d’hypocrisie. Jésus défini indirectement dans ce passage que:

L’hypocrisie c’est juger les autres par rapport à la loi de Dieu sans l’accomplir totalement soi-même.

Tradition 3Certainement que les pharisiens et les spécialistes de la Loi prenaient soin de ne jamais prendre de repas avec des mains “impures”. C’est la raison pour laquelle ils se permettent de soulever le manquement des disciples de Jésus envers cette règle-là. Mais il est nécessaire de relever que cette règle est une tradition toute humaine et non un commandement de Dieu. Une caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi est celle de souligner systématiquement les fautes des autres, celles que lui-même ne commet pas ou dont il n’a pas conscience. C’est un fonctionnement qui relève de l’auto-justification et non de la justification par la foi. Jésus parle de cette tendance à pointer les fautes des autres lorsqu’il dit: “Pourquoi vois-tu les grains de sciure dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien? Comment oses-tu dire à ton frère: «Laisse-moi enlever cette sciure de ton œil, alors qu’il y a une poutre dans le tien»? Hypocrite! Commence donc par retirer la poutre de ton œil, alors tu y verras assez clair pour ôter la sciure de l’œil de ton frère” (Matthieu 7:3-5 – BDS, Luc 6:41-42).

Les pharisiens et les spécialistes de la Loi arrivaient sans difficulté à suivre ce qui touche à la religiosité, aux règles et au rituels, et ils définissaient leur justification en fonction de ces choses, mais ils manquaient aux paroles qui concernent le fait d’aimer Dieu et son prochain: le décalogue. Ils modelaient le décalogue à leur convenance et en détournaient le sens et l’intention de Dieu. Dans le commandement que Jésus souligne en Marc 7, on voit que les pharisiens et les spécialistes de la Loi ont adapté le commandement de Moïse pour le tourner dans un prétendu acte d’amour pour Dieu, une offrande pour lui, alors que le commandement d’honorer son père et sa mère donné dans le décalogue consiste à leur témoigner de l’amour, dont le soutien en fait partie. Une autre caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi, c’est de faire des choses pour Dieu au lieu de faire les choses en Christ et par Christ par le moyen de la foi. Il fera des choses pour Dieu croyant que faire des choses pour Dieu est ce qui lui plaît, même si ce qu’il fait est motivé par une auto-justification (dont il n’a pas forcément conscience), au lieu d’être motivé par un amour véritable pour Dieu et pour son prochain. Mais Jésus nous a révélé le Père qui n’a pas changé, et il nous dit: “Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup” (Matthieu 20:28 – BDS). “Voilà pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ a dit: Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande: tu m’as formé un corps” (Hébreux 10:5 – BDS). Les sacrifices que l’homme peut faire ne transforment pas son cœur, ils ne produisent aucun changement en lui. C’est la confiance en Dieu, la vérité de la grâce de Dieu qui est en Jésus-Christ qui produit le changement (voir aussi Le coeur est affermi par la grâce), notamment par l’amour que Dieu déverse dans le cœur par son Esprit (cf. Romains 5:5). Jésus dit qu’il y a encore bien d’autres choses, du même genre que détourner le commandement évoqué, qui sont faites et il termine en disant que c’est de cette manière que:

par les traditions tout humaines, la Parole de Dieu est annulée!

Tradition 4Il y a de nombreuses choses qui continuent d’être transmises aujourd’hui et qui sont issues de la tradition et qui s’oppose à la vérité qui est en Christ et que l’on trouve dans les Ecritures. La tradition c’est l’ensemble des manières d’agir ou de penser qui sont transmises à l’intérieur d’un groupe de personnes. Toutes les manières d’agir et de penser devraient impérativement être confrontées à ce que Celui qui est la Parole de Dieu (c’est-à-dire Christ) dit véritablement, et non à ce que les gens prétendent, par tradition, être la Parole de Dieu. Sans une préoccupation et une recherche sincère et sérieuse de la Vérité qui est en Christ, c’est la tradition tout humaine qui devient alors la prétendue vérité, parce qu’elle est là depuis des générations et que la majorité agit et pense ainsi. Bien que de nombreuses traditions s’appuient sur des choses écrites dans la Bible, ce n’est pas le garant que ces traditions soient la Vérité conforme à Dieu, Christ, parce qu’elles peuvent être le résultat de mauvaises interprétations et une mauvaise compréhension de l’Evangile (voir aussi Approche théologique). Lorsque la tradition n’est pas en ligne avec la Vérité qui est en Christ, elle annule la Parole de Dieu. Ainsi, on verra de nombreux croyants agir et penser d’une manière qui ne correspond pas à la Vérité qui est en Christ, malgré qu’ils confessent Jésus-Christ comme Seigneur et croient dans leur cœur que Dieu l’a ressuscité des morts. Mais ils restent attachés à leurs croyances parce que c’est leur tradition, ils ont reçu cela des générations précédentes, par des croyants qui sont leurs ainés, et ils s’y accrochent parce que la majorité des croyants autour d’eux agissent et pensent pareil. Ceci tend à les rassurer dans ce qu’ils croient, même si cela s’oppose à Christ et à la vérité qui est en Lui. La Parole de Dieu est ainsi annulée dans leur vie, à cause de la tradition. Cela veut dire que la Parole de Dieu ne produit pas son fruit. C’est au fruit qu’on observe la conséquence de la tradition tout humaine. On peut observer un zèle ardent pour Dieu mais sans discernement. L’amour pour les gens (et pas seulement envers ceux qui sont aimables, mais par exemple l’amour envers les “gens de mauvaise vie”) et les réalités du royaume de Dieu sont en grande partie absents de leur vie. La tradition tout humaine ne produit pas ces réalités, car c’est la Vérité qui y donne accès.

Face à l’absence du fruit que seule la Vérité produit, il n’y a pas de condamnation de la part de Dieu mais une indication précieuse au sujet de ce qui est cru. Il est important de comprendre alors que ce qui est cru être la Vérité est en réalité de la tradition tout humaine qui n’est pas la Parole de Dieu. La tradition peut être un obstacle sérieux à la Vérité lorsque la foi est placée dans la tradition, croyant fermement que celle-ci est la Vérité puisque tout un groupe de personnes agi et pense de même et, de plus, cela fait des générations qu’il en est ainsi. Le croyant peut alors être dans la crainte de s’éloigner de la prétendue vérité s’il commence à s’éloigner de la tradition avec une manière d’agir et de penser différente de la majorité qui l’environne. Mais le drame est que cet attachement à la tradition tout humaine est ce qui fait obstacle pour découvrir et recevoir la Vérité, la Parole véritable de Dieu qui est en Christ, et la vie qui en découle.

A suivre