Sortir du stade d’enfant dans l’union avec Jésus-Christ

Lorsqu’on parle de maturité dans l’union avec le Christ, la tendance naturelle est d’évaluer cette maturité avec des critères d’évaluations qui sont modelés par le monde actuel, selon une pensée tout humaine. Dans de nombreux domaines, la pensée du monde se trouve éloignée de la pensée du Christ. Aussi, si l’on veut avoir une sage évaluation de notre maturité en Christ, il est important de savoir quels sont les critères d’évaluation qui nous sont donnés dans la Bible, par les écrits de ceux qui ont été parmi les premiers à vivre dans l’union avec le Christ.

Enfant 3L’évaluation de la maturité est un sujet sensible et demande de l’humilité parce ce que les textes bibliques ne laisse pas beaucoup de place à la prétention. Il est donc nécessaire de s’assoir dans le rappel que notre valeur aux yeux de Dieu et son amour pour nous ne sont en rien liés au résultat de cette évaluation. La Parole de Dieu évalue les pensées et les dispositions du cœur, Dieu n’est pas celui qui condamne si elles ne sont pas correctes, mais Sa Parole les met en lumière (cf. Hébreux 4:12). Lorsque quelque chose est mis en lumière, il est important de le recevoir sans laisser le cœur s’endurcir (cf. Hébreux 3:7-8, Ephésiens 4:18). La Parole de Dieu fait apparaître la vérité concernant ce qui nous habite réellement. Si la culpabilité habite encore le croyant, c’est un signal qu’il est nécessaire pour lui de revisiter l’union avec le Christ et en particulier ce que Dieu a démontré en Christ concernant le pardon des péchés. Aussi, pour ne pas laisser le père du mensonge s’adonner à son occupation favorite qui est l’accusation, il est important de commencer ici en rappelant la vérité que Christ a annulé à la croix, une fois pour toute, l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements (cf. Colossiens 2:14). Dieu déclare/rend juste celui qui croit (cf. Romains 8:33). “Puisque nous avons été déclarés/rendus justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ” (Romains 5:1 – BDS), alors nous pouvons entendre ce que les textes bibliques disent, avec un cœur purifié de toute mauvaise conscience (cf. Hébreux 10:22). Et s’il y a une mauvaise conscience, elle est en général liée à de mauvaises intentions du cœur qui a besoin d’être lavé dans la vérité qui est en Jésus-Christ (cf. Jean 13:8, Jean 15:3, Jacques 4:8).

Voici ce que Paul dit aux Corinthiens chez qui il y avait des problèmes d’orgueil, de division et d’immoralité: Pour ma part, frères et sœurs, je n’ai pas pu vous parler comme à des personnes dirigées par l’Esprit, mais comme à des personnes dirigées par leur nature propre, comme à de petits enfants en ChristJe vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter. D’ailleurs, même maintenant vous ne le pouvez pas parce que vous êtes encore animés par votre nature. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie, des disputes et des divisions, n’êtes-vous pas dirigés par votre nature propre et ne vous conduisez-vous pas d’une manière tout humaine? Quand l’un dit: «Moi, je me rattache à Paul» et un autre: «Moi, à Apollos», n’êtes-vous pas animés par votre nature?” (1 Corinthiens 3:1-4 – SG21).

Paul laisse comprendre que le fait d’être encore dirigé par notre propre nature est ce qui caractérise celui qui est encore un petit enfant dans l’union avec le Christ. Dans les caractéristiques que Paul mentionne ici, on retrouve la jalousie, les disputes, et les divisions qui proviennent par exemple des revendications à une dénomination. Celui qui est au stade d’enfant a typiquement tendance à s’évaluer par son appartenance à une dénomination et par ce qui caractérise cette dénomination. Il s’évalue par comparaison aux autres, dont les autres dénominations. La jalousie, les disputes et les divisions sont là autant de comportements issus du fait d’être dirigé par notre propre nature et non par l’Esprit de Dieu. En ce qui concerne la division, il peut être bon de préciser de quelle division on parle. Parce qu’il y a une division qui vient de la parole même de Christ (cf. Jean 10:19), une division qui est provoquée par sa parole et qui est dans l’intention de Jésus (cf. Luc 12:51-53). Cette division intentionnelle de Jésus vient séparer les “brebis” des “boucs(cf. Matthieu 25:32-33), c’est-à-dire mettre en évidence ceux qui lui appartiennent et qui connaissent réellement sa voix (cf. Jean 10:14, 26, 27), et qui connaissent ce que sa parole dit véritablement, ce qu’elle signifie. A noter, ce n’est pas parce qu’un groupe de croyants est uni dans un système de pensée que cette unité vient de l’Esprit de Dieu (voir aussi L’unité est donnée par l’Esprit). Satan n’est d’ailleurs pas divisé contre lui-même (cf. Matthieu 12:26), mais il continuera d’essayer de semer de la division parmi ceux qui appartiennent à Dieu. Ceux qui font la promotion d’une même manière de penser sont généralement unis entre eux autour et à cause de cette manière de penser. C’est ce qui fait que les individus ont, par nature, tendance à se regrouper avec ceux qui pensent comme eux, indépendamment du contenu et de la valeur de leur manière de penser. Aussi, l’unité d’un certain groupe de croyants ne signifie pas forcément que cette unité vienne de l’Esprit de Dieu. Car si la manière de penser qui est commune au milieu d’eux n’est pas conforme à la vérité, particulièrement en ce qui concerne le pardon des péchés, alors ce groupe de croyants sera très certainement au stade d’enfant, sans discernement. Jésus suscitait de la division parmi les pharisiens et les spécialistes de la Loi. Ceux-ci, d’après les critères bibliques qui ont fait suite à Jésus-Christ, étaient très loin d’être des adultes spirituellement. Le problème n’était pas Jésus mais la manière de penser qui habitait les religieux qui croyaient en Dieu, mais qui vivaient comme livrés à eux-mêmes et ne discernaient pas la vérité qui était en Christ. De la même manière qu’avec Jésus, la présence d’un croyant qui ne serait plus au stade d’enfant peut provoquer de la division parmi ceux qui sont encore au stade d’enfant et qui ne discernent pas la vérité. Ceux qui sont au stade d’enfant vont alors causer des divisions parmi les croyants parce qu’ils n’ont pas la pensée du Christ, de la même manière que les religieux au temps de Jésus. Paul parle de cette division qui vient de ceux qui n’ont pas la pensée du Seigneur, c’est-à-dire qui ne sont pas conduits par l’Esprit de Dieu mais par leur propre nature, comme Jude le mentionne aussi: “Eh bien! il s’agit de ces gens-là! Ils causent des divisions, ils sont livrés à eux-mêmes et n’ont pas l’Esprit de Dieu” (Jude 1:19 – BDS). Ne pas avoir l’Esprit de Dieu signifie notamment ne pas avoir sa manière de penser. Et Paul pense même que cette division provoquée par les hommes qui vivent comme livrés à eux-mêmes, est nécessaire chez les Corinthiens pour que les chrétiens qui sont conduits par l’Esprit de Dieu, et qui ont fait leur preuve de la vie de Christ en eux, soient reconnus parmi eux:  “Sans doute faut-il qu’il y ait chez vous des divisions, pour que les chrétiens qui ont fait leurs preuves soient clairement reconnus au milieu de vous!” (1 Corinthiens 11:19 – BDS). Paul rejoint ainsi l’intention de Jésus. Ceux qui sont “la lumière du monde” ne doivent pas échapper aux regards: “Vous êtes la lumière du monde. Une ville au sommet d’une colline n’échappe pas aux regards. Il en est de même d’une lampe: si on l’allume, ce n’est pas pour la mettre sous une mesure à grains: au contraire, on la fixe sur un pied de lampe pour qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. C’est ainsi que votre lumière doit briller devant tous les hommes, pour qu’ils voient le bien que vous faites et qu’ils en attribuent la gloire à votre Père céleste(Matthieu 5:14-16 – BDS), (voir aussi L’unité est donnée par l’Esprit). Jésus faisait le bien au milieu du peuple qui se disait de Dieu, mais même ce bien qu’il faisait provoquait de la division parmi ceux qui étaient livrés à eux-mêmes, sans discernement malgré leur “connaissance” des Écritures et tout leur zèle pour Dieu. Il y avait des divisions parmi eux parce qu’ils ne comprenaient pas non plus ce que Jésus leur disait (cf. Jean 9:15-16, Jean 10:1-21).

Paul ne dit pas aux Corinthiens que l’Esprit n’habite pas en eux ou que celui-ci les aurait quittés, mais il dit qu’ils ne sont pas dirigés par l’Esprit qui est en eux. Le fait d’être encore dirigé par notre propre nature fait en sorte que l’action du mal reste présente chez celui qui est encore au stade d’enfant dans l’union avec le Christ. Le résultat est par exemple l’immoralité (cf. 1 Corinthiens 5), qu’on peut décrire comme une incapacité à ne pas être dominé par son corps et par sa propre nature. Celui qui est encore au stade d’enfant croit en général que cette parfaite maîtrise de son corps n’est pas possible dans le monde présent, c’est parce que c’est là son expérience par méconnaissance de la vérité (cf. 1 Pierre 1:14). Paul sous-entends clairement qu’une parfaite maîtrise de son corps peut être gagnée et que c’est là une volonté de Dieu (cf. 1 Thessaloniciens 4:3-5). Cette maîtrise provient du renouvellement de la pensée pour l’alignée à la pensée enseignée et démontrée par Jésus-Christ, car c’est la pensée qui amène aux œuvres mauvaises (cf. Colossiens 1:21). Dans sa lettre, Jacques mentionne aussi que cette caractéristique de parfaite maîtrise du corps correspond au stade adulte dans l’union avec le Christ, et que cela va de pair avec la maîtrise de nos paroles (cf. Jacques 3:2). Celui qui ne vit pas encore cette réalité pourra difficilement en parler, car s’il ne le vit pas, en général c’est qu’il ne sait pas comment on y parvient. Paul et Jacques savaient de quoi ils parlaient. Toutes ces choses, telles que jalousie, disputes, divisions, immoralité sous toutes ses formes, ne pas maîtriser nos paroles, etc. sont des caractéristiques du stade d’enfant dans l’union avec le Christ.

Enfant 4Dans la lettre aux Ephésiens, en parlant d’être enseigné correctement, Paul dit: “De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur” (Ephésiens 4:14 – BDS). Le fait d’être ballotté par toutes sortes d’enseignements qui parfois divergent et s’opposent entre eux, ne sachant pas où se positionner et être dans la confusion, cela est aussi une caractéristique de celui qui est encore au stade d’enfant. Il manque de discernement. En réalité, il a de la peine à discerner la vérité par méconnaissance de celle-ci, parce qu’il est mal équipé. Il ne peut donc pas être établi dans la vérité qu’il méconnaît. Sa méconnaissance de la vérité l’empêche de pouvoir faire le tri dans les enseignements. Ainsi, il est facilement ébranlé et ballotté dans ce qu’il croit, et face à ce qu’il entend autour de lui. Son réflexe sera en général de se ranger du côté de l’enseignement de ceux qui sont les plus considérés par la majorité. Il se laisse plus volontiers influencer par des livres écrits par ceux que la majorité considère, et par des témoignages, que par ce qu’il pourrait trouver lui-même dans les textes bibliques avec l’aide de l’Esprit Saint. Ainsi, celui qui est au stade d’enfant aura tendance à voir toute chose avec les lunettes des autres. Le problème est lorsque la majorité qui entoure celui qui est au stade d’enfant se trouve elle-même au stade d’enfant, et manque de discernement par méconnaissance de la vérité contenue dans les Écritures. Il n’y a alors pas de discernement face aux enseignements, face au contenu des livres et des témoignages, dont les auteurs peuvent avoir été eux-mêmes au stade d’enfant, eux-mêmes sans discernement et conduits par leur propre nature. Chaque individu a tendance à promouvoir ce qui lui semble correct. C’est pourquoi, une fois encore, il est essentiel d’évaluer personnellement toute chose à la lueur des Écritures. La tendance du stade d’enfant c’est de s’appuyer en grande partie sur l’interprétation que les autres font des Écritures. Il aura tendance à prendre comme vérité toute “méditation”, ou réflexion tirée d’un texte biblique, si cela est publié par un organisme officiel ou par une personne de renommée, ou possédant un titre particulier.

Caractéristiques de la vérité

Lorsque quelque chose qui correspond à la vérité est confirmée par l’Esprit, avec une révélation claire de ce que dit l’ensemble des Écritures, cela devient inébranlable en celui qui croit, car le royaume que nous recevons est inébranlable. La Parole de Dieu est inébranlable, mais ce qui n’est pas la Parole de Dieu est voué à être ébranlé pour que ne demeure que la vérité, ce qui est du royaume de Dieu (cf. Hébreux 12:26-29). “L’inébranlabilité” de la vérité n’est pas à confondre avec une obstination aveugle, souvent arrogante et prétentieuse, qui s’accroche fermement à ce qui est cru, simplement par crainte que cette croyance s’effondre et s’avère erronée. L’insistance convaincue de celui qui connaît la vérité sera d’ailleurs souvent perçue faussement comme de l’arrogance par celui qui est au stade d’enfant. Car, en général l’enfant a tendance à croire qu’il n’est pas possible de connaître la vérité, et que prétendre connaître la vérité est forcément arrogant et prétentieux. Il ne réalise pas que ainsi il fait de tous les auteurs du Nouveau Testament, et même de Jésus, d’arrogants prétentieux. Jésus a même dit que le Saint-Esprit nous conduirait dans la vérité tout entière (cf. Jean 16:13). Une confusion entre l’arrogance et l’assurance que donne l’Esprit, démontre précisément une méconnaissance de la vérité, une méconnaissance des caractéristiques de la vérité par celui qui est au stade d’enfant. Celui qui connaît la vérité présente la vérité parce qu’elle est la vérité démontrée dans les Écritures et dans sa vie par ce que seule la vérité produit. Il ne défend pas son contenu comme si c’était le fait d’avoir en soi de la connaissance qui définirait la valeur de son identité. En réalité, la vérité fait découvrir notre véritable valeur et notre identité de fils (ou fille) adoptif de Dieu qui amène à ne plus être susceptible à l’opinion des autres. C’est pourquoi celui qui est établi dans la vérité peut défendre la vérité sans que son identité et sa valeur soient mises en jeu en exposant ce qu’il croit être la vérité. Il n’a pas son identité et sa valeur dans le fait de connaître quelque chose qui appartient à la vérité. Il y a une assurance paisible qui accompagne la vérité lorsqu’elle est attestée par l’Esprit, démontrée par les Écritures et par ce que seule la vérité produit. La vérité peut ainsi être mise à l’épreuve sans être ébranlée, car “En effet, nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons(2 Corinthiens 13:8 – BDS). Chaque individu croit que ce qu’il croit est la vérité, car personne ne choisit consciemment de croire à du mensonge. Mais le mensonge donnera toujours lieu à des incohérences qui deviennent inconfortables pour celui qui s’obstine dans une croyance qui appartient au mensonge. Et en fonction du cœur de la personne, il y a deux réactions face à la vérité: soit la personne est conduite à changer sa manière de penser, soit elle prend un chemin de fuite. Ce chemin de fuite peut être animé d’une certaine violence, mais il peut aussi être sous forme d’une simple parole du type: “il faut être d’accord de ne pas être d’accord…” Cette expression est souvent le résultat d’une certaine malhonnêteté lorsque de fausses croyances sont mises en lumière. Le mensonge amène des incohérences entre les interprétations des différents passages bibliques, des incohérences entre ce que quelqu’un dit et ce qu’il vit réellement, etc. Jésus n’a démontré aucune incohérence entre ce qu’il a cité des Écritures, ce qu’il a dit, ce qu’il a enseigné et ce qu’il a démontré par sa propre vie. La vérité est cohérente car Dieu est cohérent, il est la vérité, sa parole est la vérité. C’est ce que les hommes disent de Dieu et font dire à Dieu et à certains textes bibliques qui est parfois mensonger et donc incohérent. Et cela fait apparaître Dieu comme quelqu’un de schizophrène: typiquement un Dieu d’amour qui commet le mal pour enseigner des leçons pour produire le bien, tout en disant de ne pas commettre le mal… Ce n’est pas là le Père que Jésus-Christ nous a fait connaître en révélant la vérité incomprise sans lui.

L’erreur typique que fera quelqu’un qui est au stade d’enfant lorsqu’il constate que ces caractéristiques du stade enfant soulignées par Paul sont présentes dans sa vie, ou si quelqu’un le lui fait remarquer, sera par exemple de vouloir faire des efforts pour faire disparaître ces caractéristiques. Par exemple, il fera cela afin de prouver que selon lui il n’est pas au stade d’enfant, surtout si d’après les critères du monde il est considéré comme au stade adulte par les autres. Les problèmes d’égo sont propre au stade d’enfant, car il n’est pas encore établi dans l’amour qui fait disparaître l’égocentrisme. Ainsi, l’enfant n’a pas encore renoncé à lui-même (cf. Matthieu 16:24, Marc 8:34, Luc 9:23), c’est sa propre nature qui s’exprime et qui le conduit encore. La réalité malheureuse, c’est que par ses efforts il va au-devant d’une grande déception et d’un découragement certain. Car poussé par sa propre nature et l’auto-justification inconsciente qui l’anime, il donnera plein de force au péché. Et en général, celui qui est au stade d’enfant ne sait malheureusement pas comment le péché agit. Alors il renforcera précisément, sans même le savoir, les caractéristiques qu’il cherche pourtant à dissimuler ou à faire disparaître. Le drame, c’est qu’il en éprouvera de la culpabilité qui l’éloigne de Dieu alors que Dieu l’accueille à bras ouverts sans lui faire de reproche. Mais malheureusement, il n’en a pas conscience, souvent par ignorance. Ainsi, en cherchant à “sauver” sa vie, celui qui est au stade d’enfant la perd, de la même manière que ceux qui ne connaissent pas Dieu (cf. Matthieu 10:39, 16:25, Marc 8:35, Luc 9:24). Avec une différence toutefois, c’est que la vérité demeure qu’il appartient à Dieu par l’Esprit qui est en lui. Celui qui est au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, peut perdre progressivement et à coup d’efforts l’abondance de vie qui lui a été donnée en Christ par l’Esprit qu’il a reçu. Il se meure et se dessèche, car “le dard de la mort, c’est le péché, et le péché tire sa force de la Loi” (1 Corinthiens 15:56 – BDS). Celui qui est au stade d’enfant, vivant comme livré à lui-même, se laisse tromper par les commandements, et se retrouve avec la même expérience que Paul lorsqu’il n’avait pas la foi: “le péché a pris appui sur le commandement: il m’a trompé et m’a donné la mort en se servant du commandement” (Romains 7:11 – BDS). C’est notamment pour toutes ces raisons qu’il n’est pas bon de demeurer au stade d’enfant dans l’union avec le Christ. C’est sans doute pourquoi Paul insistait sur la crucifixion de Christ (cf. 1 Corinthiens 2:2) et ce qu’elle signifie en ce qui concerne le péché et la justification/droiture (cf. 1 Corinthiens 1:30), si on regarde à la croix avec les lunettes de la loi de Moïse comme Paul l’a fait.

Le stade de “jeunes gens

C’est la connaissance correcte de la Parole de Dieu, la Vérité, c’est-à-dire ce que Dieu dit véritablement, et le fait que cette Parole demeure en nous, qui amène à passer du stade d’enfants à celui de “jeune gens” dans l’union avec le Christ. Ce ne sont pas les efforts ni la discipline basée sur les principes de ce monde pour essayer de surmonter notre propre nature qui produit la croissance. Il n’y a pas matière à pouvoir se vanter dans la manière dont Jésus-Christ nous sauve par la Bonne Nouvelle dEnfant 1e la grâce de Dieu qu’il a enseignée et démontrée. Lorsque c’est effectivement la Parole de Dieu qui nous habite, notre manière de penser est renouvelée et notre vie est transformée par cette Parole même (cf. Romains 12:2). La Parole de Dieu est vivante et efficace (cf. Hébreux 4:12). Mais elle est efficace en celui qui croit à cette Parole (cf. 1 Thessaloniciens 2:13). Un verset tiré de la Bible auquel on fait dire autre chose que ce que Dieu dit n’est pas la Parole de Dieu. De même, une parole qui se trouve dans la Bible mais qui est opposée à la vérité qui est en Jésus-Christ n’est pas la Parole de Dieu. Dans ce sens, croire à une parole qui n’est pas la Parole de Dieu est inefficace et ne produit pas les caractéristiques de Jésus-Christ en celui qui croit. Une parole n’appartenant pas à la vérité mais considérée faussement comme la vérité sera inefficace, et ce malgré toute la conviction qui peut habiter celui qui s’y accroche. C’est la Parole véritable qui produit la victoire sur le mal en celui qui croit. Car c’est Dieu lui-même qui agit en nous, pour produire à la fois le vouloir et le faire conformément à son projet plein d’amour (cf. Philippiens 2:13), et Dieu agit par Sa Parole. C’est ce que Dieu dit qui nous purifie (cf. Jean 15:3, Ephésiens 5:25-26). Lorsque c’est la Parole de Dieu qui nous habite, c’est Dieu lui-même, le même Esprit qui était en Christ qui vit en nous par ce même Esprit. C’est ce que Jean permet de comprendre au sujet de la Parole de Dieu et du stade de “jeunes gens” lorsqu’il dit: “Je vous écris ceci, jeunes gens: vous avez vaincu le diable (ou le mal)… Je vous le confirmejeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable (ou le mal)” (1 Jean 2:13-14 – BDS). A noter, la parole de Moïse n’a jamais produit un caractère semblable à Christ, ni la victoire sur le mal chez ceux qui étaient habités par cette parole et y restaient fermement attaché.

La Parole incarnée dans le croyant

Le degré de maturité à partir duquel nous avons la victoire sur le mal vient du fait d’avoir la Parole de Dieu, en nous, c’est-à-dire la Vérité. Il ne s’agit pas juste d’une mémorisation de versets bibliques que l’on interprète faussement à cause d’une manière de penser modelée par le monde actuel et par la tradition. Mais il s’agit d’être imprégné par le sens que Dieu donne véritablement à ce qu’il a dit. Il s’agit d’avoir une manière de penser alignée sur ce que Dieu a véritablement voulu dire, qui nous habite et qui est devenue notre propre manière de penser (cf.1 Corinthiens 2:16, 2 Corinthiens 10:5, 1 Pierre 4:1). C’est la manière de penser que Jésus-Christ a enseignée et démontrée, qui est la Parole de Dieu, et doit devenir notre manière de penser. Cette Parole de Dieu est alors comme incarnée dans notre être tout entier, pour produire les mêmes caractéristiques qui étaient en Jésus-Christ à cause de cette même Parole qui était en lui. Jésus-Christ est la vérité, ce qu’il a enseigné est conforme à Dieu. Et la vérité c’est la grâce de Dieu (voir aussi La vérité c’est la grâce & la grâce c’est la vérité). Le fait d’être habité par la vérité (la grâce), c’est-à-dire solidement établi dans la vérité que nos péchés sont pardonnés/effacés est ce qui amène à passer du stade d’enfants à celui de “jeunes gens” (cf. Romains 6:14). C’est en étant totalement imprégné par cette vérité, au point qu’elle a produit de nouveaux automatismes en nous, que ce stade de “jeunes gens” est atteint. Ce stade est caractérisé par la victoire sur le mal avec une capacité à répondre au mal par le bien (cf. Romains 12:17, 21). Ce stade ne peut pas être atteint si la parole qui nous habite n’est pas la vérité, si l’on croit des choses erronées qui n’appartiennent pas à la vérité. Plus précisément, ce stade ne peut pas être atteint si le pardon des péchés avec le don de la justification/droiture ne sont pas correctement compris et solidement établis dans la vie du croyant et dans sa manière de penser. Ce n’est pas seulement une question de compréhension intellectuelle, cela doit aller jusqu’au point de la pensée qui est inconsciente, c’est ce qui amène de nouveaux automatismes. Pour illustrer cela, un exemple est l’apprentissage de la conduite d’un véhicule. Comprendre la théorie au sujet de la conduite d’un véhicule ne fait pas de nous quelqu’un qui sait conduire. Par la mise en pratique, lorsque notre attention consciente peut se porter entièrement sur ce qui se passe à l’extérieur du véhicule, parce que nous ne sommes plus consciemment en train de réfléchir et penser au changement de vitesses, à l’utilisation des pédales d’embrayage, de frein, d’accélération, aux clignotants etc, mais que leur utilisation est devenue un automatisme, naturel et inconscient, c’est que nous avons intégré ces aspects de la conduite. Il en va de même pour la transformation qui vient du renouvellement de la pensée en lien avec ce qui concerne les choses de Dieu, son amour, et en particulier ce qui touche au pardon des péchés et au don de la justification/droiture. Tant que ces choses ne sont pas intégrées au point d’avoir atteint la pensée inconsciente, les caractéristiques de l’homme livré à lui-même seront encore présentes chez le croyant. Ceci, même s’il a reçu l’Esprit de Dieu et qu’il prétend croire que ses péchés sont pardonnés et qu’il approuvera l’idée d’être déclaré/rendu juste par la foi seule. Son attitude et ses actions démontreront le contraire de ce qu’il prétend croire (cf. Tite 1:16).Enfant 8 Ce sont les réactions face à la culpabilité et à la condamnation potentielles qui démontrent si la personne est réellement établie dans le pardon des péchés et dans le don de la justification/droiture. C’est là qu’on voit si la pensée du croyant a été renouvelée et que l’homme nouveau a été revêtu (cf. Ephésiens 4:23-24) pour laisser place à de nouveaux automatismes, aux caractéristiques de Jésus-Christ, au fruit de l’Esprit. La vérité est le plus visible dans la réaction face au mal, intentionnel ou pas, dont le croyant peut être victime directement ou indirectement. C’est là que l’on voit si le pardon des péchés et le don de la justification/droiture sont effectivement établis dans la vie du croyant. Lorsqu’on presse une orange on s’attend à en voir sortir du jus d’orange. S’il en sort du jus de pomme, on trouverait ça bizarre et penserait que ce n’est pas une orange. On saurait qu’il s’agit d’une pomme, bien qu’elle ait l’apparence d’une orange. De la même manière, quelqu’un qui est né de nouveau (né d’Esprit) et prétend croire que en Jésus-Christ les péchés sont pardonnés, mais si lorsqu’il est “pressé” (confronté, dévalorisé, attaqué, etc.) il en sort de la culpabilité, de la honte, de la condamnation en retour et autre chose que le fruit de l’Esprit dans ses réactions, c’est qu’il ne vit pas dans le pardon des péchés qu’il prétend croire, il ne vit pas dans le don de la justification/droiture… Il peut bien avoir l’apparence de quelqu’un de “mature” en Christ, mais en réalité il est encore au stade d’enfant. Le mal dirigé contre lui continuera de produire le mal en lui.

Le lien entre le don de la justification/droiture et la victoire sur le mal

On peut percevoir ce lien entre le fait d’être déclaré/rendu juste devant Dieu et la victoire sur le mal notamment chez Jésus. Jésus était juste et sans faute devant Dieu (cf. 1 Pierre 2:20-24). Pour cette raison, il était rempli d’assurance et en paix devant les hommes lorsque ceux-ci essayaient de le piéger, ou de lui trouver des fautes, de le condamner ou de lui faire ressentir une quelconque culpabilité, essayant de le prendre à défaut, même par rapport à la loi de Moïse. Le sentiment de culpabilité ne pouvait pas atteindre Jésus ni l’habiter, car il se savait juste devant le Père et connaissait la vérité. Jésus vivait conformément à la vérité. Jésus n’avait nullement besoin de l’approbation des hommes et il ne se laissait influencer par personne (cf. Matthieu 22:16, Marc 12:14). Toutefois, ne se laisser influencer par personne ne signifie pas qu’il faille être imperméable aux enseignements qui seraient conformes à la vérité. Jésus était enseignable et désireux d’apprendre dès son jeune âge (cf. Luc 2:46-49). En ce qui concerne Jésus, le fait d’être juste devant le Père provenait de vivre dans l’union avec le Père, et d’obéir à la loi de Dieu: l’amour. Jésus n’est pas venu pour abolir ce qui est de Dieu dans la Loi, mais pour la compléter (cf. Matthieu 5:17-20). Jésus a complété la Loi, et l’a démontrée sans faute dans sa propre vie, et aujourd’hui il amène la juste exigence de la Loi, l’amour, à être pleinement satisfaite dans la vie de celui qui vit dans la dépendance de l’Esprit (cf. Romains 8:4). C’est Dieu lui-même qui, par son Esprit, vient habiliter le croyant pour que l’obéissance à la Loi, l’amour, soit produite en celui qui croit. Et pour la victoire sur le mal, il s’agit du don de la justification/droiture qu’il est nécessaire de se saisir par le moyen de la foi, comme pour tout ce que Dieu donne. Dans le terme original, il signifie non seulement justification mais aussi droiture. Le terme implique les deux aspects. En se saisissant du don de la justification, on se saisi de la droiture qui en découle. Parallèlement, l’établissement dans l’amour de Dieu pour nous, avec les caractéristiques de l’amour, est essentiel pour que l’obéissance se produise (voir aussi L’obéissance: conséquence de l’amour). L’obéissance à la Loi de Dieu, l’amour, n’est pas quelque chose que le croyant viendrait à produire à coup d’efforts et de discipline, à coup de sagesse humaine et par une compréhension du mal et du bien, ni en subdivisant les commandements pour essayer de les rendre plus accessibles. C’est l’Esprit de Dieu qui conduit vers la manière de penser de Dieu. Lorsque nous avons sa manière de penser, cela produit cette obéissance. Il nous faut être conduit par cet Esprit avec sa manière de penser, au lieu d’être conduit par notre propre nature et une manière de penser tout humaine. Tout ceci les pharisiens et les spécialistes de la loi de Moïse ne l’avaient pas saisi. Ils persévéraient dans des tentatives d’obéir par eux-mêmes, refusant de changer leur manière de penser pour l’aligner à celle de Jésus-Christ. Et de nos jours, nombreux sont ceux qui ont aussi de la difficulté à saisir ces réalités, c’est malheureusement ce qui contribue à les maintenir au stade d’enfant…

Enfant 5L’obéissance sans faille de Jésus s’appuyait sur une connaissance parfaite de la vérité concernant Dieu et les choses de Dieu, et aussi concernant le diable et son œuvre. Aussi, le mal n’a jamais trouvé un accès en Christ, bien qu’il fut tenté comme nous en toutes choses (cf. Hébreux 2:18, 4:15). Aucune suggestion du diable ne pouvait le tromper (cf. Matthieu 4:1-11) ou influencer sa manière de penser dans une direction contraire à Dieu (cf. Matthieu 16:23). Jésus alignait sa pensée sur celle du Père, par le Saint-Esprit. Jésus connaissait la vérité et il n’y avait pas de mensonge en lui, c’est pour cela qu’il est la Vérité (cf. Jean 14:6). Tout ce qu’il a dit, fait ou pensé, était conforme à la vérité. La vérité est la Parole de Dieu (cf. Jean 17:17). L’enseignement de Jésus était conforme à Dieu (cf. Jean 5:19, 7:16-17, 8:45, 8:55, 14:10). La Parole de Dieu l’habitait et demeurait en lui en permanence. C’est ce qui fait que Jésus était incorruptible face au mal, totalement vainqueur sur le mal, sans commettre le moindre mal, sans être influençable même par le mal dirigé contre lui. Il répondait au mal par le bien, car il connaissait la valeur véritable de chaque individu aux yeux de Dieu. Rien ne pouvait atteindre le cœur de Jésus par le mal, pas même la perspective de la mort sur la croix (cf. Luc 23:34). La Parole de Dieu, la Vérité, a été sans cesse manifestée en lui et à travers lui. Jésus savait à quel point le Père l’aimait et à quel point le Père aime chaque individu (cf. Jean 15:9). Il était profondément enraciné dans cet amour dont il débordait, et aucune circonstance ne pouvait remettre en question cet amour, ni la vérité qui est en Dieu et qui était en lui. Il était impossible de tromper ou de piéger Jésus par un quelconque mensonge à propos de Dieu et des choses de Dieu. Lorsqu’on connaît la vérité sur un point, les mensonges du “père du mensonge” ne peuvent pas nous tromper sur ce point. Seule l’ignorance de la vérité amène à ne pas reconnaître un mensonge et à être ainsi trompé. C’est pour cela qu’il est vital de grandir dans la connaissance de la vérité tout entière, parce que lorsque c’est la vérité qui nous habite, c’est la vie de Christ qui est produite en nous qui croyons. Alors nous ne pouvons plus être trompé sur les points que nous savons être la vérité, parce qu’ils ont été confirmés par l’Esprit, par ce que seule la vérité produit. L’abondance de vie que Jésus promet et qui est éternelle, vient de connaître intimement le Dieu unique et véritable, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ (cf. Jean 17:3-4). Le caractère de Jésus-Christ ne peut pas être manifesté en dehors de la communion avec Dieu. “Celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu” (Jean 3:21 – BDS). “Celui qui ne reste pas attaché à l’enseignement qui concerne le Christ, mais s’en écarte, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste attaché à cet enseignement est uni au Père comme au Fils” (2 Jean 1:9 – BDS).

Parmi ceux à qui Jean écrit dans sa première lettre, il y avait des croyants au stade d’enfants, certains au stade de jeunes gens qui avaient vaincus le mal, et d’autres au stade de pères dont la connaissance du Père céleste était plus qu’évidente (cf. 1 Jean 2:12-14). Jean était lui-même au stade de “père”, c’est ce qui lui permet de discerner le stade d’enfants, celui de jeunes gens et de confirmer celui de pères. Et c’est en tant que “père” que Jean est poussé à appeler certains de ses lecteurs “mes chers enfants” (cf. 1 Jean 2:1). Le stade de “père” est lié non seulement au fait d’être au stade adulte, mais d’avoir amené d’autres à la vie en Christ. Il s’agit donc d’avoir engendré des enfants par la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. A noter, quelqu’un qui est au stade d’enfant et qui engendre un autre enfant (un nouveau croyant), bien que devenu “parent”, il ne sera pas adulte pour autant. Il ne pourra pas se considérer comme “père” au sens où Jean l’entend dans sa lettre. Jean parle ici des “pères” qui sont au stade adulte. Le terme original pour père inclue ici la notion de celui qui transmet toute chose, dans le sens d’enseignant. Seuls des “pères” peuvent véritablement amener les autres à ce stade de maturité. Au temps de Jean, l’enseignement était donné par ceux qui étaient au stade adulte, ceux qui avaient une connaissance correcte et précise de Dieu et des choses de Dieu, et n’était plus conduit par leur propre nature. A ceux qui sont au stade d’enfant, Jean leur rappelle que leurs péchés sont pardonnés à cause de Jésus-Christ (cf. 1 Jean 2:12). Il cherche ainsi à établir cette vérité en eux afin qu’ils en arrivent à la victoire sur le mal. Car la caractéristique du stade d’enfant dans la foi est d’avoir encore une conscience remplie de culpabilité, avec une incertitude concernant le pardon des péchés. Et ainsi, il ne se saisit pas du don de la justification/droiture par le moyen de la foi. Il a de la peine à croire que toutes ses fautes ont été effacées sans prérogative et que Dieu ne tienne pas compte des fautes. Car, en général, l’enfant méconnait aussi l’œuvre de l’ennemi de Dieu et il mélange les deux (cf. Jean 10:10). C’est difficile pour l’enfant de se saisir simplement de l’effacement de ses fautes, sans prérogative de sa part autre que le prendre personnellement pour lui-même, en croyant dans son cœur et en le confessant de sa bouche. Il aura de la difficulté à confesser de sa bouche qu’il est pardonné, car il regarde à lui-même, à ce qu’il fait encore et à ce que les autres disent, au lieu de regarder à ce que Dieu a dit et démontré en Christ. Le don de la justification/droiture n’est pas encore solidement établi chez celui qui est au stade d’enfant dans la foi. Il est encore sensible aux accusations du “père du mensonge“. Souvent, il va même confondre la voix de l’Accusateur avec celle de Dieu. C’est la raison pour laquelle celui qui est au stade d’enfant n’a pas encore vaincu le mal, et c’est pourquoi il demeure encore esclave de la loi du péché, commettant le mal indésirable et n’arrivant pas à faire le bien désiré. Il est influencé par les autres, dans le sens qu’il est sensible et susceptible à ce que les autres disent, et surtout à ce que les autres disent et pensent de lui (cf. Jean 5:44). Il est facilement offensé et susceptible aux fautes que les autres pourraient relever, ou essayer de relever, chez lui. Il reçoit encore dans son cœur la condamnation que les autres pourraient lui faire porter, indépendamment que ce soit volontaire de leur part ou pas. Typiquement, celui qui est au stade d’enfant est susceptible à beaucoup de choses, en particulier à tout ce qui pourrait le remettre en question d’une manière ou d’une autre, ou démontrer certains manquements, ou mettre en évidence des fautes commises, ou mettre en lumière des incohérences dans ce qu’il croit par méconnaissance de la vérité, ou mettre en évidence des mensonges dans ce qu’il croit. Il cherchera à se justifier, souvent par comparaison avec les autres, de manière ouverte ou dans son cœur. Le sentiment de culpabilité et de condamnation qui l’habitent fait en sorte qu’il est dans un mode de réaction plus ou moins impulsif. Son automatisme sera par exemple de vouloir retourner la culpabilité et une condamnation directement sur ceux qui le remettent en question, sur ceux qui l’offensent ou sur d’autres personnes, à la manière d’Adam (cf. Genèse 3:12) et Eve (cf. Genèse 3:13). En général, celui qui est au stade d’enfant pourra difficilement se contenir. Et s’il se contient, il bouillonne à l’intérieur et n’est pas en paix, car il médite de mauvaises pensées qui le rongent. Mais ce qu’il ne sait pas, c’est que le sentiment de culpabilité qui l’habite et le fait de bouillonner en lui-même est perceptible de l’extérieur par quelqu’un qui n’est plus au stade d’enfant, mais qui a du discernement et connaît la vérité. Comme le propre de quelqu’un qui est au stade d’enfant est d’être conduit par sa propre nature et non par l’Esprit, le fruit de l’Esprit sera quasiment absent et peu observable dans sa vie, c’est-à-dire l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22). Ces caractéristiques sont un seul et même fruit. Toutes ces caractéristiques apparaissent simultanément ensembles. Celui qui est au stade d’enfant aura tendance à croire que ce sont là neuf fruits auxquels il doit travailler individuellement avec effort pour les voir grandir. Il pensera qu’il est plus développé dans l’une ou l’autre de ces caractéristiques, malgré le fait que Paul parle d’un seul et même fruit contenant neufs caractéristiques. Celui qui est conduit par l’Esprit, et non plus par sa propre nature, expérimente que toutes les caractéristiques de ce fruit sont présentes en même temps et sont indépendantes des circonstances, de l’opposition ou de la confrontation. C’est même au cœur de l’opposition et face au mal que ce fruit est le plus évident pour celui qui l’a en lui. Aussi, parce que ce fruit contraste fortement avec les opposants qui en seraient dépourvus. Celui qui est conduit par l’Esprit fait alors ce même constat que Paul: “Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi” (Galates 2:20 – BDS). En général, les caractéristiques du fruit de l’Esprit contribuent même à mettre hors d’eux-mêmes les opposants qui sont encore conduits par leur propre nature, inconsciemment parce qu’ils n’arrivent pas à produire ces caractéristiques et qu’elles ne sont pas en eux. Celui qui est au stade d’avoir vaincu le mal est, quant à lui, rempli d’amour et marche dans la lumière. Dans ce sens, il voit clair et aucun obstacle ne risque de le faire tomber (cf. 1 Jean 2:10). Il sait par quelle vérité il se tient debout et il sait comment résister aux épreuves (cf. 1 Corinthiens 10:12-13), parce qu’il est soumis à Dieu et connaît Sa Parole (voir aussi La foi: le moyen d’être placé sous l’autorité de Dieu).

Enfant 9Dans sa lettre aux Galates, Paul parle encore de certaines caractéristiques de celui qui est enfant dans la foi et il dit: “Aussi longtemps que l’héritier est un enfant, il ne se distingue en rien d’un esclave. Bien qu’il soit le propriétaire de tout le patrimoine, il reste soumis à l’autorité de tuteurs et d’intendants jusqu’au terme fixé par son père. Nous aussi, lorsque nous étions des enfants, nous étions de même asservis aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde” (Galates 4:1-3 – BDS). Ce que Paul illustre ici avec une parabole, c’est que celui qui appartient au Seigneur mais qui est au stade d’enfant, est semblable à quelqu’un qui n’est pas un enfant du Seigneur… En d’autres termes, il est difficile de faire la différence entre celui qui est au stade d’enfant dans la foi et un non-croyant. Car en fait l’enfant reste comme un non-croyant, semblable à un “esclave”. Dans les caractéristiques associées au stade d’enfant, il y a l’esclavage de la loi du péché qui agit dans la nature propre, qui a pour résultat de faire le mal indésirable et ne pas arriver à faire le bien désiré, comme évoqué plus haut. Mais Paul parle aussi de l’héritage, que celui qui est au stade d’enfant possède déjà bel et bien, mais dont il ne bénéficie pas. En d’autres termes, celui qui reste au stade d’enfant ne vit pas le bénéfice de l’héritage qu’il a bel et bien déjà reçu en Jésus-Christ, il n’en voit pas la couleur… Pourtant, Dieu lui a déjà donné cet héritage en Christ, il en a même reçu un acompte par l’Esprit qui est en lui (cf. 2 Corinthiens 1:22, 2 Corinthiens 5:5). Mais concrètement, il ne touche pas, ou presque pas, aux trésors surabondants de la grâce de Dieu, comme le “oui” à toutes les promesses (2 Corinthiens 1:20). Il ne goûte pas vraiment aux caractéristiques de l’Esprit et à la puissance de Dieu (1 Corinthiens 4:20). Malheureusement, il n’expérimente pas la libération de la malédiction (cf. Galates 3:10, 13, Deutéronome 28:15-68). Il ne porte pas en lui-même le fruit de l’Esprit (cf. Galates 5:22-23). Il reste souvent en grande partie étranger aux dons de l’Esprit (1 Corinthiens 12:8-11). En résumé, il s’agit de tout l’acompte sur l’héritage, la partie de l’héritage qui nous est donnée dans ce monde présent, qui échappe à celui qui demeure au stade d’enfant. Ces réalités ne font donc parties, ou quasiment pas parties, de la vie de celui qui est au stade d’enfant. C’est ce qui fait qu’en l’observant dans son attitude et ses paroles, dans tout ce qu’il vit au quotidien dans ce monde, on ne voit pas de réelles différences avec quelqu’un qui n’appartient pas au Seigneur. Celui qui est au stade d’enfant aura bien un discours concernant les valeurs morales qui l’habitent, et qui sont différentes de certains non-croyants, car il a reçu un cœur nouveau (cf. Hébreux 10:16). Mais son attitude ne sera guère différente de celle des non-croyants. Bien souvent, il condamne les non-croyants dans son cœur et en paroles, étant lui-même encore sous la condamnation. Il est poussé à parler des valeurs morales qui sont en lui, parce qu’il y trouve inconsciemment une partie de son identité et de sa valeur. Il se compare aux autres d’une manière générale et notamment sur le plan des valeurs morales. Il se justifie par les valeurs morales qui sont en lui, même s’il n’arrive pas à les vivre. C’est là le fonctionnement d’auto-justification propre au stade d’enfant, qui n’est pas encore établi dans le pardon des péchés pour tous les hommes (cf. Romains 5:18, Hébreux 2:9, 1 Jean 2:2), ni établi dans le fait que Dieu ne se souvienne “plus” des péchés (cf. Hébreux 10:17). Dans Galates 4, les tuteurs auxquels l’enfant reste soumis et auxquels Paul fait allusion, c’est la Loi avec ses commandements (cf. Galates 3:24). Il en résulte souvent divers tendances de légalisme et l’auto-justification typiques qui habitent encore celui qui est au stade d’enfant.

Enfant 10L’autre caractéristique que Paul donne encore dans Galates 4 et qui est propre à celui qui est encore au stade d’enfant dans la foi, est le fait de vivre par les seules réalités qui régissent la vie dans ce monde. Il reste asservi aux principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. En d’autres termes, il reste sous l’emprise des seules réalités visibles de ce monde. Il ne vit pas selon les réalités invisibles, selon les réalités du règne de Dieu telles que Jésus-Christ les a démontrées. Il ne vit pas en ayant les pensées tendues vers les réalités d’en haut (cf. Colossiens 3:1-2). Il se comporte, réfléchi et prend ses décisions essentiellement en fonction des seuls principes de ce monde visible, à la manière des non-croyants, et typiquement selon une sagesse de ce monde. Celui qui est encore au stade d’enfant se laisse facilement séduire par ce qu’il voit, de la même manière qu’Adam et Eve ont réfléchi et agi en fonction des réalités visibles (cf. Genèse 3:6), sans discerner le mensonge (cf. Genèse 3:1, Genèse 3:4-5). Adam et Eve ont les deux réfléchi en fonction des seules réalités visibles.

On pourrait penser que Paul et Jean ne donnent pas des listes identiques de ce qui caractérise celui qui est au stade d’enfant en Christ, mais en réalité aucune contradiction ne se trouve entre Paul et Jean. Les deux parlent des mêmes choses en utilisant un langage différent, à cause des lecteurs à qui ils s’adressent et de leur contexte. Toutes les caractéristiques que Paul évoque, en parlant d’être conduit par sa propre nature au lieu d’être conduit par l’Esprit, démontrent le fait de ne pas encore avoir vaincu le mal, c’est-à-dire que la nature propre est encore active et dominante. Avoir vaincu le mal est la caractéristique du stade de jeunes gens en Christ, mais ce n’est pas la caractéristique du stade d’enfant… Aussi, la présence récurrente de l’une des caractéristiques que Paul donne comme décrivant celui qui est encore au stade d’enfant en Christ, est suffisante pour constater le fait d’être encore au stade d’enfant. Et selon ce que Jean nous permet de savoir, le simple fait de ne pas être établi dans le pardon des péchés démontre d’être encore au stade d’enfant. La vérité que nous révèlent Paul et Jean ne laisse aucune place à la prétention dans notre auto-évaluation. C’est pourquoi il est important de rappeler encore une fois que notre valeur aux yeux de Dieu et son amour pour nous ne sont en rien influencées par le résultat de cette évaluation! Car, de manière continuelle encore aujourd’hui: “voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous: alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous” (Romains 5:7-8 – BDS).

Connaissant la manière d’agir de celui qui est le menteur dès le commencement et qui se plaît à semer le doute chez ceux qui sont encore au stade d’enfant, il peut être bon de préciser qu’à aucun moment, ni Jean, ni Paul, ne remettent en question la partie du salut qui touche au fait de passer l’éternité avec Dieu. Ils ne le remettent pas en question chez ceux qui sont encore au stade d’enfant et vivent encore dominés par leur nature propre. Le sceau de l’Esprit est irrévocable (cf. Romains 11:29) si on ne rejette pas l’Esprit, même si ceux qui sont encore au stade d’enfant dans leur foi sont encore conduits par leur propre nature au lieu d’être conduit par l’Esprit qui est en eux. Ce fut notamment le cas chez les Corinthiens et chez les Galates. A aucun moment, nous voyons Paul dire aux Corinthiens qu’ils auraient “perdu” leur salut éternel, ou que l’Esprit de Dieu qui est en eux les auraient quitté. Ils leur précisent toutefois que la qualité de l’œuvre de chacun de ceux qui enseignent les autres sera rendue évidente, et que ceux qui amènent de mauvaises fondations seront quand même sauvés, mais tout juste, comme des hommes qui ont réussi à échapper au feu (cf. 1 Corinthiens 3:13-15). De même avec les Galates qui mélangeaient la loi de Moïse et la grâce, ce qui avait pour conséquence d’être au bénéfice ni de la grâce, ni de la vie de Christ en eux (cf. Galates 5:4 – BDS), et aussi de ne pas bénéficier de l’héritage en Christ. Au contraire, dès l’introduction de sa lettre où il adresse les problèmes, Paul rappelle aux Corinthiens qu’ils ont été purifiés de leurs péchés dans leur union avec le Christ (cf. 1 Corinthiens 1:1-2). C’est là comme le rappel de Jean au sujet du pardon des péchés à ceux qui sont encore au stade d’enfant. Et aussi, Paul leur rappelle qu’ils sont le temple du Saint-Esprit: Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous?” (1 Corinthiens 3:16 – BDS). Paul mentionne ici le temple de Dieu à l’échelle communautaire*, mais il le redit aussi à l’échelle individuelle:Ou bien encore, ignorez-vous que votre corps est le temple même du Saint-Esprit qui vous a été donné par Dieu et qui, maintenant, demeure en vous? Vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes” (1 Corinthiens 6:19 – BDS). Et il rappelle aux Galates: “Je ne vous poserai qu’une seule question: A quel titre avez-vous reçu le Saint-Esprit? Est-ce parce que vous avez accompli la Loi, ou parce que vous avez accueilli avec foi la Bonne Nouvelle que vous avez entendue? Manquez-vous à ce point d’intelligence? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection?” (Galates 3:2-3 – BDS). Si ce n’est pas par l’accomplissement de la Loi que l’Esprit est donné, ce n’est pas par un manquement à la Loi que l’Esprit pourrait être ôté. Et Paul ne laisse place à aucune suggestion comme quoi l’Esprit les aurait quitté parce qu’ils mélangeaient le régime de la Loi et celui de la grâce, au contraire il leur dit: “Je vous dis donc ceci: laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même” (Galates 5:16 – BDS). En disant cela, Paul sous-entend que c’est une manière de penser saine, conforme à un esprit Saint, c’est-à-dire selon la pensée de Dieu donnée par l’Esprit, que l’on doit laisser diriger notre vie. Celui qui n’a pas reçu l’Esprit de Dieu, ou qui vit livré à lui-même, ne reçoit pas cette manière de penser de Dieu, pour lui c’est une folie.

Enfant 11Or nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit même qui vient de Dieu pour que nous comprenions tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce. Et nous en parlons, non avec les termes qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit. Ainsi nous exposons les réalités spirituelles dans des termes inspirés par l’Esprit. Mais l’homme livré à lui-même ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu; à ses yeux, c’est «pure folie» et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger” (1 Corinthiens 2:12-14 – BDS). La difficulté de celui qui est au stade d’enfant, en étant conduit par sa propre nature avec ses propres raisonnements au lieu d’être conduit par l’Esprit de Dieu qui est en lui, est qu’il ne comprend pas tous les bienfaits que Dieu nous a accordés par grâce. Il a encore de la difficulté à se saisir de ces bienfaits, qu’il ne comprend pas et qui lui semblent encore une folie, comme c’est aussi le cas pour ceux qui n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu. Chez celui qui est au stade d’enfant dans la foi, cela vient en grande partie de son manque de compréhension/révélation au niveau du pardon des péchés. Dans son raisonnement, il fonctionne encore au mérite. Le scandale de la grâce de Dieu, comme par exemple le fait que Dieu manifeste sa bonté envers des pécheurs, lui est difficilement acceptable. Pourtant, la vérité qui est en Jésus-Christ c’est que Dieu est bon avec ceux qui sont non-miséricordieux et avec ceux qui sont hostiles à Dieu (cf. Luc 6:35-36).

Propre critique

Paul lance cette invitation aux Corinthiens: “Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés” (2 Corinthiens 13:5 NEG79). Faisant suite à toutes les caractéristiques propres au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, il est important d’avoir une sage évaluation de soi-même, afin de permettre la croissance et que: Ainsi, il ne vous manque aucun don de la grâce divine tandis que vous attendez le moment où notre Seigneur Jésus-Christ apparaîtra” (1 Corinthiens 1:7 BDS). Le cœur de Paul, comme de tous ceux qui sont sortis du stade d’enfant, languit à voir ceux qui appartiennent au Seigneur sortir du stade d’enfant dans leur union avec le Christ, pour qu’ils soient au plein bénéfice de l’héritage qui est le leur, goûtant à la plénitude qui est en Christ et à tous les bienfaits de Dieu. Et que ainsi ils soient correctement équipés pour faire face au dominateur de ce monde et arrêter la destruction que celui-ci opère en maintenant les gens dans l’ignorance de la vérité. Parce que celui qui reste au stade d’enfant passe à côté de la grâce et de la paix qui devraient être multipliées dans sa vie, il passe à côté de connaître le salut qui vient du pardon des péchés (voir aussi La connaissance du salut par le pardon des péchés). Le salut consiste à être délivré, libéré, restauré, placé en sécurité, guéri, béni et rétabli dans la condition originelle voulue par Dieu. Et ensuite, c’est aussi parce que celui qui reste au stade d’enfant ne goûte pas à la joie qui vient de la manifestation du règne de Dieu en vivant comme le Christ dans ce monde, conduit par l’amour (cf. 1 Jean 4:17) et faisant les mêmes œuvres que Christ. Il ne goûte rarement aux mêmes œuvres que Christ, comme des fils et filles du Dieu vivant. Et s’il touche à la réalité des dons de l’Esprit et manifeste par ces dons la puissance de Dieu, celui qui est au stade d’enfant y placera facilement son identité et sa valeur, nourrissant un égo caractéristique du stade d’enfant. Il en viendra facilement à se justifier par ces œuvres qui manifestent la puissance de Dieu, et ses motifs seront rapidement corrompus face à la puissance de Dieu qui se manifeste à travers lui. Ces œuvres qui sont bonnes en soi, risquent de le desservir (cf. Matthieu 7:22-23). Celui qui est encore au stade d’enfant ne vit pas pleinement dans sa position de fils, il ignore en grande partie qui il est en Christ. Aussi, Christ n’est pas pleinement manifeste en lui. Ceci est malheureux déjà pour celui qui reste au stade d’enfant, et ensuite pour ceux qui pourraient bénéficier de l’eau vive dont il devrait déborder (cf. Jean 7:37-38).

feather and stone balanceLa vérité ne laisse aucune place à la prétention, et c’est avec humilité qu’il est important de faire sa propre évaluation. La tendance du stade d’enfant dans l’union avec le Christ est aussi typiquement de vouloir prendre tous les critères de maturité donnés dans les textes bibliques pour évaluer les autres avant de s’évaluer soi-même. Ce fonctionnement ne permet pas de sortir du stade d’enfant, car “Dieu s’oppose aux orgueilleux, mais il accorde sa grâce aux humbles” (cf. Jacques 4:6, 1 Pierre 5:5). Ceci dit, après avoir fait sa propre évaluation, l’évaluation des autres peut avoir sa place. Notamment, aujourd’hui l’évaluation de ceux qui enseignent est importante. Non par esprit de comparaison (cf. Matthieu 18:1-3, Marc 9:35) avec un désir de rabaisser ceux qui enseignent, ni dans une justification qui serait par le stade de maturité, mais parce qu’un enseignant qui est au stade d’enfant ne peut pas amener quelqu’un à sortir du stade d’enfant, tant que l’enseignant n’est pas lui-même sorti de ce stade. Car, en réalité il n’en connaît pas encore les clés. Un enfant ne peut pas enseigner à devenir adulte, ni enseigner ce que seuls des adultes comprennent. Ce qu’enseignera un enfant sera avec une perspective et une compréhension qui correspondent au stade d’enfant, amenant un certain nombre d’hérésies malheureusement fondamentales. Avoir conscience de cela est d’autant plus important pour un croyant qui est encore au stade d’enfant, s’il veut véritablement grandir sans être trompé par ce qui sonne juste à la pensée humaine mais qui est contraire à la vérité qui est en Jésus-Christ. Ceci dit, il est important de le redire: aux yeux de Dieu un enfant n’a pas moins de valeur et n’est pas moins considéré qu’un adulte! Un adulte dans l’union avec le Christ considérera les autres comme plus important que lui-même (cf. Philippiens 2:3-4).

Au temps de Paul, ceux qui enseignaient ainsi que les dirigeants étaient au stade d’adulte dans leur union avec le Christ. Ils étaient d’ailleurs choisis par des croyants qui étaient eux-mêmes au stade adulte. Et le choix était fait selon les caractéristiques correspondant au stade adulte dans l’union avec le Christ (cf. 1 Timothée 3:1-13, Tite 1:5-2:1). Malheureusement de nos jours, avec une grande majorité de croyants qui ne connaissent que le stade d’enfant (sans même en avoir conscience), il y a une grande incompréhension de ces caractéristiques demandées par Paul. Ces caractéristiques qui sont un acquis pour celui qui est au stade adulte, sont alors approchées avec légalisme et comme quelque chose d’attendu à coup d’efforts et de discipline de la part de ceux qui dirigent et enseignent alors qu’ils sont encore eux-mêmes au stade d’enfant… Tristement, la mauvaise conscience et la condamnation ne peuvent que les attendre au contour de leurs manquements face à ces caractéristiques qui ne correspondent pas au stade d’enfant dans lequel il se trouve. Avec les caractéristiques propres au stade d’enfant que Paul nous donne, on comprend mieux le défi immense et lourd à porter que peut représenter aujourd’hui le fait pour certains d’être dirigeants et/ou enseignants lorsqu’ils sont eux-mêmes au stade d’enfant et que toute leur assemblé est au stade d’enfant. On comprend mieux les causes de burnout parmi ceux qui dirigent/enseignent alors qu’ils sont encore eux-mêmes au stade d’enfant… C’est le résultat malheureux et douloureux d’enfants qui conduisent/enseignent des enfants au sein du Corps de Christ, l’Eglise. Pour celui qui est sorti du stade d’enfant, ce constat fait déborder de compassion avec un cri du cœur qui saigne pour tous ses frères et sœurs en Christ qui demeurent à ce stade d’enfant dans leur maturité… Paul va jusqu’à comparer avec les douleurs de l’enfantement cette douleur de l’attente de voir Christ être formé en ceux qu’il a amenés à la foi en Jésus-Christ (cf. Galates 4:19). Que cet article et tous les autres de ce site puissent aider beaucoup à voir Christ être formé en eux et sortir du stade d’enfant pour goûter à toute la plénitude qui est en Christ.

Le pardon des péchés avec le don de la justification/droiture sont fondamentaux!

Aussi, à la lumière de la première lettre de Jean et de ce que Paul nous laissent comprendre, il ne faut pas être surpris d’observer que là où l’enseignement en ce qui concerne le pardon des péchés (avec le don de la justification/droiture) et le renouvellement de la pensée (Metanoia, mal traduit par “repentance“) n’est pas correctement enseigné, la communauté de croyants ne peut pas sortir du stade d’enfant dans leur union avec le Christ. Ce ne sont pas les caractéristiques modelées par la pensée du monde comme les titres, le niveau d’études, le niveau de responsabilité, les capacités humaines ou le nombre d’années de conversion qui déterminent la maturité dans l’union avec Jésus-Christ et l’aptitude à enseigner ou à diriger au sein du Corps de Christ. De nos jours, le nombre de croyants qui sont sortis du stade d’enfant semble très faible, y compris parmi ceux qui enseignent ou dirigent… Et malheureusement, s’ils ne prennent pas soin d’eux-mêmes et de leur enseignement, mais s’ils restent avec les lunettes de la tradition, ils passent à côté du salut pour eux-mêmes et pour ceux qu’ils enseignent (cf. 1 Timothée 4:16). Ce qui est malheureux, c’est que si un croyant au stade d’enfant est dans un environnement où l’enseignement n’est pas correct, en particulier en ce qui concerne le pardon des péchés et le renouvellement de la pensée, et qu’il reçoit un enseignement qui mélange la grâce et la Loi, il est peu probable que ce croyant arrive un jour à sortir du stade d’enfant.

Mais Dieu est à l’œuvre par son Esprit et l’enseignement authentique duquel Paul invite Tite à parler, est redécouvert par de nombreux croyants de par le monde qui ont soif de vérité et qui se plongent dans les textes bibliques, cherchant la vérité de tout leur cœur pour connaître intimement le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. De plus en plus de croyants sortent du stade d’enfant, et voient Christ être formé en eux pour en amener d’autres à goûter à l’acompte sur l’héritage et manifester au monde l’amour du Christ, en vivant les réalités du règne de Dieu au quotidien, comme on peut l’observer dans le livre des Actes.

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance, correcte et précise, de Dieu et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

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* A noter: bien que dans le contexte de ce chapitre Paul fasse clairement allusion à l’assemblée des croyants lorsqu’il parle du “temple de Dieu“, il leur dit que l’Esprit habite en eux. Ceci est valable aussi pour l’individu, car l’Esprit est donné aux individus. Il s’agit d’ailleurs exactement du même Esprit pour chacun, le même qui était en Jésus-Christ. Jésus-Christ a parlé de lui-même en utilisant cette même expression du temple de Dieu (cf. Jean 2:19-21). C’est précisément parce que l’Esprit de Dieu était en lui. C’est pour cela que Paul utilise l’expression du “temple” à la fois pour les individus, mais aussi pour l’assemblée en tant que “Corps de Christ“.

On ne peut parler que de ce que nous savons réellement – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

Connaissance 1Nicodème était quelqu’un sensé connaître les Écritures puisqu’il enseignait les autres, mais Nicodème ignorait visiblement ce que les Écritures disent concernant l’Esprit et comment on naît d’en haut, c’est-à-dire d’Esprit. Jésus semblait s’attendre à ce que Nicodème sache cela, d’autant plus que Jésus rendait témoignage de l’Esprit. Dans les évangiles, on voit que les chefs religieux et théologiens qui enseignaient le peuple pourtant à partir des Écritures, ont été en grande partie de ceux qui n’ont pas reconnu Jésus. Ils ont été de ceux qui ne l’ont pas reconnu comme le Messie dont les Écritures parlent pourtant. Ils ont aussi été de ceux qui ont remis en question les œuvres de Jésus qui manifestaient le règne de Dieu, et remis en question la puissance par laquelle il agissait, c’est-à-dire l’Esprit (cf. Matthieu 12:22-32Marc 3:22-30). Jésus, s’adressant à ceux qui enseignaient le peuple, leur a dit: “Malheur à vous, professeurs de la loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes (dans le royaume de Dieu) et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés” (Luc 11:52 SG21). Ceux qui enseignent les autres sans connaître les réalités du règne de Dieu, non seulement n’y entrent pas eux-mêmes, mais ils empêchent les autres d’y entrer parce qu’ils ne peuvent parler uniquement de ce qu’ils savent réellement. Cela correspond à des enfants dans leur union avec le Christ qui enseignent des enfants dans leur union avec le Christ. Ceci a pour résultat de reproduire des croyants qui restent au stade d’enfants et qui sont étrangers à la vie d’adulte dans leur union avec le Christ. Sauf pour ceux qui recherchent réellement à connaître Dieu et Jésus-Christ avec une préoccupation réelle de la vérité contenue dans les Écritures. Ceux-là seront plus enclin à laisser de côté les lunettes de la tradition qu’ils ont reçue et qu’ils continuent d’entendre. Ils seront moins facilement sous l’influence des croyances de ceux qui sont considérés comme matures et sages selon les critères de ce monde, alors qu’en vérité ils sont encore au stade d’enfants dans leur union avec le Christ. Il est nécessaire de chercher à connaître Dieu, donc la vérité à son sujet, avec l’aide de Dieu lui-même, avec l’aide de celui qu’il a donné pour ce faire: le Saint-Esprit. La problématique d’avoir des enseignants aux stades d’enfants dans leur union avec le Christ, et qui enseignent des enfants, c’est qu’en peu de temps un groupe complet de croyants se retrouve composé que de croyants au stade d’enfants, enseignants compris. Et l’une des caractéristiques du stade d’enfant étant le manque de discernement (voir article à venir sur les caractéristiques bibliques du stade d’enfant dans l’union avec le Christ), c’est la garantie de se retrouver avec une grande partie du corps de Christ en souffrance, ce qui est le cas de nos jours…

Quelqu’un qui ne connaît pas l’ensemble des Écritures, et dont la Parole de Dieu ne demeure pas en lui parce qu’il n’a pas la pensée de Christ, se verra facilement séduit par des raisonnements qui semblent justes à la pensée humaine, même si ces raisonnements sont contraires à ce que disent véritablement les Écritures à travers Jésus-Christ. L’enfant dans la foi* est facilement séduit par ce qui semble juste à la pensée humaine et qui est modelé par les principes élémentaires de ce monde, modelé par une nature humaine corrompue qui n’a pas la pensée de Christ. Toutefois, chacun est responsable pour lui-même de chercher à connaître Dieu et la vérité (cf. Romains 14:12). Dans l’auto-évaluation, il est toujours important de faire preuve d’humilité et reconnaître, sans condamnation ni sentiment de culpabilité, la réalité d’où nous en sommes réellement par rapport à ce que la Bible laisse entendre, Jésus étant la référence absolue. Ce n’est pas que l’amour de Dieu pour nous en dépende. Aucunement, mais c’est notre connaissance intime de cet amour qui en dépend, de même que tout ce qui découle de cet amour et qui en est la conséquence. Il est donc important de rester établi dans le fait que notre valeur aux yeux de Dieu n’est pas liée à notre maturité dans la foi et au stade où nous en sommes, mais notre valeur véritable est liée au “prix” que Dieu a été prêt “à payer” pour chacun de nous: sa venue en personne, dans son Fils unique Jésus-Christ, jusqu’à donner sa propre vie pour nous, alors que nous étions encore hostiles à Dieu (cf. Romains 5:7-8, Jean 10:18). Cette manière d’exprimer les choses reste une image. Mais Christ a démontré la valeur des hommes/femmes à Ses yeux, ceux du Père, durant toute sa vie jusqu’à inclure sa mort et l’après.

Il est donc non seulement important d’examiner les Écritures à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ pour vérifier les enseignements entendus, mais il est aussi important d’examiner la vie de ceux qui enseignent, en particulier par rapport aux choses qu’ils enseignent. Parce que chaque enseignant ne peut parler que de ce qu’il sait réellement concernant les choses qu’il enseigne. Il faut discerner s’ils savent vraiment de quoi ils parlent. S’ils ne vivent pas encore les choses dont ils parlent, en réalité ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils ne peuvent donc pas amener quelqu’un à vivre ce qu’ils ne vivent eux-mêmes pas encore. L’examen concernant les enseignants et leurs enseignements doit se faire à la lumière des Écritures, elles-mêmes lues à la lumière de la vérité que Jésus-Christ a révélée. Pour donner un exemple, quelqu’un qui ne démontre pas dans son quotidien un amour pour ses ennemis et pour les gens détestables aux yeux des hommes, ne peut pas conduire les autres à le vivre. Il n’a pas encore la connaissance des clés bibliques pour y parvenir lui-même et ne peut donc pas enseigner correctement au sujet de l’amour du prochain. S’il le fait, il est fort probable qu’il le fasse selon des caractéristiques de ce monde concernant l’amour et non selon les caractéristiques bibliques. Il ne pourra pas non plus enseigner correctement concernant l’amour de Dieu, car l’amour du prochain est directement lié à l’amour de Dieu (cf. 1 Jean 4:7-819-21). De même, si quelqu’un démontre encore un attachement au monde et aux choses du monde, il ne pourra pas enseigner correctement concernant l’amour de Dieu, parce que Jean nous dit qu’un attachement au monde et aux choses du monde démontre que l’amour du Père n’est pas dans cette personne (cf. 1 Jean 2:15), ou que cette personne n’a pas d’amour pour Dieu, ce qui revient au même car les deux sont intimement liés. Cette personne ne pourra donc pas enseigner correctement non plus au sujet du contentement, car elle parlerait en ne sachant pas de quoi elle parle, même si elle semble être sûr d’elle à ce sujet. D’ailleurs, il est fortement probable qu’elle ne vive pas le contentement à l’exemple de Paul (cf. Philippiens 4:12-13), et que si elle parle du contentement elle suggèrera des solutions tout humaines, comme par exemple commencer d’apprendre à être content pour des petites choses, comme si c’était ainsi que le contentement allait se produire. Alors que la cause du contentement en toute circonstance, ce que vivait Paul, vient de la révélation de l’amour de Dieu qui satisfait pleinement le cœur.

Connaissance 3Quelqu’un qui connait réellement les Écritures, parce qu’il est devenu familier avec l’expérience qui démontre ce qu’elles disent, décèlera facilement les erreurs dans les enseignements qui concernent les domaines qui touchent ce qu’il sait lui-même réellement. Mais pour celui qui est au stade d’enfant dans la foi, il devra être vigilant, et chercher Dieu en examinant de près les Écritures, à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ. Parce que croire quelque chose qui n’est pas la vérité, et le croire parce que des gens qui apparaissent sages et matures aux yeux des hommes l’enseignent, ne produit pas ce que seule la vérité produit, malgré tous les titres que ces gens peuvent avoir et le crédit aux yeux des hommes. Aussi, celui qui est au stade d’enfant, comme celui qui ne l’est plus, doit chercher avec humilité à examiner les choses, non pour rabaisser ceux qui enseigneraient des hérésies, mais pour avoir du discernement afin de pouvoir lui-même grandir dans la connaissance de la vérité et grandir dans l’union avec le Christ par cette connaissance. Et celui qui cherche trouve et celui qui demande reçoit (cf. Matthieu 7:8).

Ce n’est pas pour rien que Paul a donné le conseil suivant aux Philippiens: “Suivez tous mon exemple, frères, et observez comment se conduisent ceux qui vivent selon le modèle que vous trouvez en nous” (Philippiens 3:17 BDS), et de même aux Corinthiens: “Suivez donc mon exemple, comme moi, de mon côté, je suis celui du Christ” (1 Corinthiens 11:1 BDS). Christ demeure l’exemple à suivre par excellence. Paul est, quant à lui, un très bon exemple de quelqu’un qui était précédemment sous la loi du péché, lorsqu’il n’avait pas la foi malgré son zèle pour Dieu, mais qui en a été délivré et qui était parvenu au stade d’adulte. Ainsi, il vivait les réalités du règne de Dieu et la plénitude qui est en Christ. Paul est un modèle de ce dont il parle dans ses lettres. Dans son invitation à suivre son exemple, c’est seulement pour ce qui est semblable à Christ dans sa vie, mais non pour ce qui ne le serait pas. La référence reste Jésus-Christ, et c’est en fonction du Christ que Paul évalue sa propre maturité. Paul sous-entend clairement que ce qu’il pouvait vivre, le stade où il en était, est accessible à tous ses lecteurs. Et ce, parce qu’il savait clairement par quel moyen sa vie avait été transformée pour arriver à la maturité qui était la sienne dans l’union avec le Christ, le stade d’adulte. Il sait que ce stade est accessible à tous, parce que le moyen est à la portée de tous, il s’agit du moyen de la foi en la vérité qui est en Christ. C’est parce qu’il connaît la manière dont la transformation se produit qu’il peut dire: “Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée” (Romains 12:2 BDS).

Au début du chapitre, Paul avait clarifié: Car, bien que je n’aie rien à me reprocher, ce n’est pas cela qui fait de moi un juste. Celui qui me juge, c’est le Seigneur” (1 Corinthiens 4:4 BDS). Mais ce que Paul décrit ensuite place la barre de l’exemple de Christ qu’il suit lui-même, tout en étant persécuté: “Jusqu’à présent, nous souffrons la faim et la soif, nous sommes mal vêtus, exposés aux coups, errant de lieu en lieu. Nous nous épuisons à travailler de nos propres mains. On nous insulte? Nous bénissons. On nous persécute? Nous le supportons. On nous calomnie? Nous répondons par des paroles bienveillantes. Jusqu’à maintenant, nous sommes devenus comme les déchets du monde et traités comme le rebut de l’humanité” (1 Corinthiens 4:11-13 BDS). Ce ne sont pas là que de belles paroles de la part de Paul avec une intention de se mettre en avant. Non, Paul expose là ce qu’il vit concrètement, par la force du Christ qui agit en lui puissamment (cf. Colossiens 1:28-29). Il s’agit des caractéristiques de la vie de Christ en lui. C’est ainsi qu’il démontre la véracité de l’Évangile qu’il annonce: “ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi” (Galates 2:20 NEG79). Quelqu’un peu bien citer ce passage biblique et en parler, mais s’il ne le vit pas en faisant le constat évident de la vie de Christ en lui, en réalité il ne saura pas de quoi il parle. Et ce constat se fait par les caractéristiques qui en découlent. Ces caractéristiques de l’attitude de Paul qui répond au mal par le bien ne sont pas issues de ses propres capacités, mais de ce que la vérité de l’Évangile produit chez celui qui croit. Paul ne démontre pas d’amertume, à aucun moment il ne se pose en victime avec des plaintes, mais il vit la réalité suivante face à l’opposition: “Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés” (Romains 8:37 BDS). Ses lecteurs ont pu observer la vie de Paul, et la cohérence entre sa prédication et sa vie. Il dit notamment à Timothée, alors qu’il l’invite à prendre soin de la vérité et de confier le message de l’Évangile à des personnes dignes de confiance, ceci pour le retransmettre correctement: “Mais toi, tu as pu m’observer dans mon enseignement, ma conduite, mes projets, ma foi, ma patience, mon amour, mon endurance. Tu as pu voir quelles persécutions et quelles souffrances j’ai endurées à Antioche, à Iconium et à Lystre. Quelles persécutions, en effet, n’ai-je pas subies! Et chaque fois, le Seigneur m’en a délivré” (2 Timothée 3:10-11 BDS). Paul va aussi rappeler aux Corinthiens du fait qu’il leur a démontré les caractéristiques d’un apôtre parmi eux: “Les marques qui caractérisent un apôtre ont été produites parmi vous: une persévérance sans faille, des miracles, des prodiges, des actes extraordinaires” (2 Corinthiens 12:12 BDS). En réalité, seul quelqu’un qui est plus mature que nous en Christ, selon les critères bibliques de cette maturité et non selon les critères du monde, peut réellement nous enseigner comment parvenir à une maturité supérieure à la nôtre. Mais il ne pourra difficilement nous permettre de parvenir plus loin que là où il en est dans son union avec le Christ. Toutefois, avec les clés qui permettent de grandir soi-même dans la connaissance de la vérité, il est possible d’aller plus loin dans la maturité en Christ que ceux qui nous entourent, ou nous enseignent, en étant encore au stade d’enfant. Dieu se révèle lui-même à tous ceux qui le cherchent véritablement. Ainsi s’accomplit cette parole de l’Écriture: “Ils n’auront plus besoin de s’enseigner l’un l’autre, en répétant chacun à son compagnon ou son frère: Il faut que tu connaisses l’Eternel! Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, l’Eternel le déclare, car je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leur péché” (Jérémie 31:34 BDS, Hébreux 8:11 BDS). Et Jésus a clairement dit que le Saint-Esprit conduit dans toute la vérité et qu’il enseigne toute chose (Jean 16:13, Jean 14:26). Ainsi, celui qui cherche sincèrement la vérité, sans avoir peur de déplaire aux hommes, la trouve.

Connaissance 4L’observation de la vie de tous ceux que nous écoutons est importante, et ce peu importe leur position, leurs responsabilités, leur niveau d’études, leurs titres ou l’absence de ces critères humains. La tendance humaine est d’écouter de préférence ceux qui répondent à ces critères humains, pensant que c’est ce qui leur donne du crédit. Et pour ceux qui correspondent eux-mêmes à ces critères humains, la tendance humaine est de penser que ce sont ces critères par lesquels ils sont accrédités pour enseigner les autres. Ces manières de penser sont effectivement présentes pour ceux qui restent sans discernement, encore au stade d’enfant. Dans ce qu’il écrit aux Galates, Paul montre que, bien qu’il ait été voir les dirigeants les plus influents pour des questions liées à ce qu’il enseignait, il ne tenait pas compte du fait qu’ils étaient des dirigeants influents (cf. Galates 2:6). En réalité, on peut supposer que Paul a été vers eux parce qu’ils avaient une connaissance de première main en ayant été enseigné par Jésus lui-même, mais aussi parce qu’il devait être évident que la vie de ces dirigeants les plus influents était cohérente avec leur enseignement. Leur vie devait certainement refléter la vie de Christ en eux, démontrant un stade adulte, pour que Paul leur accorde un tel crédit. Paul était cohérent aussi pour lui-même avec le fait de ne pas non plus se juger lui-même d’après des critères humains: “En ce qui nous concerne, Apollos et moi, qu’on nous considère donc comme de simples serviteurs du Christ, des intendants chargés de communiquer les secrets de Dieu. Or, en fin de compte, que demande-t-on à des intendants? Qu’ils accomplissent fidèlement la tâche qui leur a été confiée. Pour ma part, peu m’importe le jugement que vous, ou une instance humaine, pouvez porter sur moi. D’ailleurs, je ne me juge pas non plus moi-même. Car, bien que je n’aie rien à me reprocher, ce n’est pas cela qui fait de moi un juste. Celui qui me juge, c’est le Seigneur(1 Corinthiens 4:1-4 BDS).

Concernant les critères d’évaluation purement humains, Jésus lui-même a dit aux pharisiens et aux spécialistes de la Loi: “Vous jugez selon des critères purement humains, moi, je ne juge personne. Et à supposer que je porte un jugement, ce jugement est vrai, car je ne suis pas seul pour juger, mais avec moi, il y a aussi le Père qui m’a envoyé” (Jean 8:15-16 BDS). Et Paul dit aux Corinthiens: “Si quelqu’un parmi vous se croit sage selon les critères de ce monde, qu’il devienne fou afin de devenir véritablement sage” (1 Corinthiens 3:18 BDS). C’est pour cela qu’il leur précise encore dans sa deuxième lettre: “désormais, nous ne considérons plus personne d’une manière purement humaine. Certes, autrefois, nous avons considéré le Christ de cette manière, mais ce n’est plus ainsi que nous le considérons maintenant” (2 Corinthiens 5:16 BDS). A noter: ce n’est pas le fait de se croire sage qui est une folie et un manque de sagesse selon les critères bibliques, mais le fait de se croire sage basé sur les critères de ce monde. La sagesse est à recevoir de Dieu, elle vient de l’union avec le Christ, par la connaissance de la vérité qui est en lui, et lorsque cette sagesse-là commence à nous habiter nous savons qu’elle est là (cf. Jacques 1:5-8, Colossiens 2:3). Nous savons qu’elle est là, notamment parce qu’elle ne correspond pas aux critères de sagesse de ce monde et que les caractéristiques de Christ sont manifestes en nous. Sachant d’où nous venons et où nous en sommes, et par quel moyen la croissance s’est produite.

Même dans l’évaluation du Christ, une considération de manière purement humaine est une folie. Il est nécessaire d’inclure notamment les critères liés à l’Esprit de Dieu qui était en Christ, car c’est ce même Esprit qui nous est donné par la foi en la Bonne Nouvelle (cf. Galates 3:2-5). Paul invite à ne plus évaluer les hommes selon des critères purement humains, car ces critères sont modelés par le monde actuel avec une pensée tout humaine. Ils ne correspondent pas aux réalités du royaume de Dieu, aux réalités du monde céleste. Celui qui vit le constat de la vie de Christ en lui expérimente le fait que: “Sans doute, nous sommes des hommes et nous vivons comme tels, mais nous ne menons pas notre combat d’une manière purement humaine” (2 Corinthiens 10:3 BDS). Vivre comme des hommes ne veut pas dire vivre esclave de l’ancienne nature. Celui qui constate la vie de Christ en lui se bat avec les armes célestes (cf. Ephésiens 6:10-17). “Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas simplement humaines; elles tiennent leur puissance de Dieu qui les rend capables de renverser des forteresses. Oui, nous renversons les faux raisonnements” (2 Corinthiens 10:4 BDS). Lorsqu’on constate la vie de Christ en nous-mêmes, on sait et réalise à quel point les critères d’évaluation selon ce monde sont une folie, ainsi que les conseils et les solutions que la pensée du monde suggère. Malheureusement, bien souvent les moyens humains basés sur les principes de ce monde sont mélangés à l’Évangile par de nombreux croyants qui enseignent tout en étant encore au stade d’enfant dans leur union avec le Christ. Ce mélange rend l’Évangile inefficace et sans puissance dans leur propre vie et dans la vie de ceux qui les écoutent. La conséquence est que la mort de l’ancienne nature ne se produit pas chez ceux qui s’attachent à ces enseignements, et les mêmes œuvres de Christ sont aussi absentes de leur vie, de même que de nombreuses promesses que Dieu a faites. Les solutions suggérées qui sont basées sur les critères purement humains sont une folie, car ce n’est pas ainsi que l’on arrive à la victoire sur le mal pour régner dans la vie. C’est en se saisissant, par le moyen de la foi, des trésors surabondants de la faveur imméritée de Dieu, ainsi que du don de la justification/droiture qu’il nous a révélé en Christ (cf. Romains 5:17).

Ce qu’on croit détermine ce qu’on vit.

Il est encore bon de préciser que la seule cohérence entre la prédication et la vie d’un prédicateur n’est pas une garantie que sa prédication repose sur la vérité. La cohérence avec ce que les Écritures révèlent véritablement dans l’ensemble est nécessaire. Et la référence à Christ comme la vérité et l’exemple à suivre reste essentielle.

Connaissance 2Chaque enseignant parle de ce qu’il vit concrètement. Si ce qu’il vit correspond au stade d’enfant dans la foi, il parlera de Dieu et des choses de Dieu avec une approche correspondante au stade d’enfant dans la foi. Ce qu’il vit sera cohérent avec ce qu’il prêche et ce qu’il prêche sera cohérent avec ce qu’il vit. Mais sa prédication sera certainement incohérente avec la vérité contenue dans les Écritures à la lumière de Jésus-Christ, à cause des caractéristiques propres à ce que la Bible nous dit que la vérité produit. Ainsi, certainement un tel enseignant ne mènera pas une vie juste et sainte qui est caractéristique de celui qui a vaincu le mal, c’est-à-dire celui qui n’est plus au stade d’enfant (cf. 1 Jean 2). Sa vie ne pourra pas être à l’exemple de Christ (cf. 1 Jean 2:6), certainement pas non plus à l’exemple de Paul, et sans doute même pas à l’exemple d’Ananias (cf. Actes 9:10-19).

Par exemple, nombreux sont ceux qui sous-entendent que l’on reste esclave du péché. En général, c’est parce que c’est leur expérience, ils n’arrivent pas à se défaire de cette esclavage et qu’ils n’ont jamais vu quelqu’un vivre autre chose que leur réalité. Ou encore, un enfant dans la foi, qui n’a jamais vu de sa vie un adulte dans la foi, ne considérera pas forcément Paul comme un exemple du stade adulte dans la foi, mais comme un super homme que Dieu aurait choisi précisément pour ses qualités intrinsèques humaines exceptionnelles et ses antécédents Juifs, Romains, Hébreux, pharisiens, spécialistes de la Loi, et autres. Et il est encore moins probable qu’un enfant dans la foi considérera que tous les croyant sont invités à vivre les mêmes réalités de l’Évangile que Paul vivait. Un enfant dans la foi pensera peut être que la puissance de Dieu vécu par Paul était seulement pour les apôtres et les premiers disciples, ou que Paul était un homme d’exception quant à son caractère et sa capacité à être victorieux dans l’épreuve. Pourtant, Paul parle clairement du stade adulte comme un objectif pour tout homme: “C’est ce Christ que nous, nous annonçons, en avertissant et en enseignant tout homme, avec toute la sagesse possible (pas une sagesse humaine), afin de faire paraître devant Dieu tout homme parvenu à l’état d’adulte dans son union avec le Christ” (Colossiens 1:28 BDS). Mais là encore, Paul peut parler du stade adulte dans l’union avec le Christ, parce qu’il connait ce stade. Il parle de ce qu’il sait réellement. Il a vécu la croissance de la non-foi jusqu’au stade adulte dans l’union avec le Christ. Aussi, il sait comment il y est parvenu. Il sait ce dont un enfant dans la foi a besoin pour grandir et sortir du stade d’enfant. Seul un adulte dans l’union avec le Christ sait réellement comment on parvient au stade d’adulte, parce qu’il est devenu familier au stade adulte avec l’expérience. Il sait de quoi il parle parce qu’il a vécu les étapes de cette croissance. Et lorsqu’un adulte lit les Écritures, il interprète correctement les textes qui se réfèrent au sujet de la croissance. Ceux qui essayent d’en parler sans avoir conscience qu’ils sont encore eux-mêmes au stade d’enfant, malgré qu’ils peuvent se prétendre adulte, en parleront avec un regard du stade d’enfant. Ils seront incapables de dire comment on passe du stade d’enfant à celui d’adulte, parce qu’il n’en ont pas fait l’expérience. En général, ils ne connaissent pas non plus les textes bibliques qui en parlent. Les solutions qu’ils proposeront seront basées sur une sagesse tout humaine et selon les principes de ce monde. En général, l’absence de l’expérience véritable de ce dont parle la Bible contribue à l’incompréhension des textes correspondants. Mais à la lueur des textes de la Bible, malgré la prétention par certains d’être adulte, leur vie démontrera clairement les caractéristiques d’un stade d’enfant dans l’union avec le Christ. En général, la prétention au stade adulte est là à cause d’un jugement selon des critères purement humains. C’est pour cela qu’il est important de connaître ce que les Écritures disent, à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ, afin de ne pas être freiné dans la croissance en demeurant au stade d’enfant, juste parce que les enseignements de certains semblent juste à la pensée humaine, et qu’ils parlent parfois de ce qu’ils ne savent pas réellement…

Parler de ce qu’on ne sait pas réellement amène des hérésies. Chaque hérésie est décelée par les incohérences qu’elle amène. Et il est nécessaire aussi de prendre conscience que tout croyant, peu importe sa maturité, véhicule un certain nombre d’hérésies malgré lui. Car c’est la connaissance de la vérité qui dévoile les hérésies. Une absence totale d’incohérence montrerait d’être parvenu à une connaissance de la vérité tout entière et un vécu selon la vérité tout entière, l’exemple c’est la vie de Christ. Bien sûr chacun grandit dans la connaissance de la vérité, et la révélation est progressive. Chacun se trouve à différents stades et il est important de rappeler encore une fois que l’amour de Dieu pour nous ne dépend en rien d’où nous en sommes! Notre valeur à ses yeux, elle non plus, ne dépend pas d’où nous en sommes dans notre connaissance de la vérité! Il l’a montré en Christ une fois pour toute! Tous les hommes depuis Adam ignoraient la vérité concernant Dieu lorsque Dieu est venu lui-même, en Christ, pour révéler la vérité au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Il a été nécessaire que Dieu vienne en personne pour dire et démontrer la vérité, parce que la pensée tout humaine modelée par le père du mensonge empêchait de le saisir. L’ignorance de la vérité touche directement et profondément notre compréhension de notre valeur véritable aux yeux de Dieu, et notre compréhension de son amour pour nous.

En grandissant dans la connaissance de la vérité, les incohérences disparaissent progressivement, souvent à commencer par les grosses incohérences pour aller vers de plus petites plus subtiles. Les plus grosses incohérences ne sont pas les plus faciles à corriger, car ce sont celles qui sont souvent le plus rependues par la majorité et le plus profondément enraciné dans de faux raisonnements maintenus par la tradition. Ceci dit, l’Évangile ne nécessite pas une connaissance approfondie des Écritures pour être libéré de la loi du péché et faire les mêmes œuvres que Christ! Dieu a prévu que tout ce qu’il offre dans le salut soit accessible à ceux qui sont comme des enfants (cf. Matthieu 19:14, Marc 10:14). Un enfant (sur le plan humain) est capable de recevoir les trésors surabondant de la grâce et le don de la justification/droiture. En général, ce sont les adultes (sur le plan humain) qui ont plus de peine, car leur pensée a été plus longtemps exposée à la pensée du monde et sous son influence. Toutes les hérésies n’ont bien sûr pas les mêmes conséquences. Par exemple, des hérésies en ce qui concernent certaines promesses de Dieu, peuvent avoir comme conséquence de ne pas voir s’accomplir ses promesses. Mais par exemple, des hérésies en ce qui concerne le pardon des péchés a comme conséquence de rester dominé par le mal et de rester esclave du péché, commettant le mal indésirable et n’arrivant pas à faire le bien désiré. La conséquence est donc l’impossibilité d’aimer ses ennemis et son prochain comme soi-même. Et malheureusement, nombreux sont ceux dont c’est la seule expérience, parce qu’ils ne connaissent pas réellement ce que disent les Écritures, à la lumière de Jésus-Christ, au sujet du pardon des péchés. Aussi, lorsqu’ils en parlent, ils ne parlent que de ce qu’ils savent réellement, et cette connaissance exclue le vécu de la libération de la loi du péché, la délivrance de cette force agissante dans l’homme livré à lui-même. Cette délivrance vient de la vérité que Christ a révélée, par ses paroles et par sa vie.

Chacun est appelé à grandir dans la connaissance de la vérité tout entière. Il s’agit de grandir dans la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, pour grandir en maturité dans son union avec le Christ, et manifester l’amour du Père dans le monde comme Christ lui-même a montré l’exemple. La préoccupation de Paul était d’amener tous les croyants à parvenir au stade d’adulte dans leur union avec le Christ. Si un croyant n’est pas vigilant et manque de discernement avec ses propres lectures, ou avec les enseignements qu’il entend et par lesquels il se “nourrit”, cette nourriture peut potentiellement l’empêcher de sortir du stade d’enfant dans l’union avec le Christ et l’empêcher de grandir pour atteindre le stade adulte dans sa vie.

Cet article, comme tous les autres de ce site, a pour but de favoriser la croissance de chacun, où qu’il en soit dans son union avec le Christ. Cet article a pour but de donner des clés pour discerner et grandir dans la connaissance de la vérité, afin d’aimer comme le Christ a aimé. Nous sommes tous invités à être des disciples et à faire des disciples (cf. Matthieu 28:19). Cet article s’adresse à la base surtout pour ceux qui sont encore au stade d’enfant (sans forcément en avoir conscience) et les aider à discerner les choses qu’ils peuvent entendre ou lire. Maintenant, le fait est que, malheureusement et malgré l’intention de cet article, une des caractéristiques du stade d’enfant est de ressentir encore des sentiments de culpabilité et la condamnation. Alors pour rappel: Il n’y a pas de culpabilité à éprouver encore ces sentiments-là, mais il ne faut pas les accepter car ils ne sont pas inspirés par Dieu ! Aussi, puisqu’il n’est pas possible de transmettre par écrit toute la douceur et l’affection avec lequel cet article est écrit, c’est les paroles de Jean qu’il semble nécessaire de rappeler ici: “Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même un apaisement pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom (1 Jean 2:1-2, 12 NEG79). Et c‘est avec les paroles de Paul que cet article se conclut: Si j’écris ainsi, ce n’est pas pour vous remplir de confusion. C’est pour vous mettre en garde comme des enfants bien-aimés” (1 Corinthiens 4:14 BDS).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

 

* A noter: le stade d’enfant dans l’union avec le Christ n’est pas lié au nombre d’années dans la foi. Il est possible de rester à un stade d’enfant durant toute la vie, surtout pour ceux qui n’ont jamais vu à quoi ressemble un adulte dans l’union avec le Christ, et qui ne connaissent pas les caractéristiques que donne la Bible concernant la maturité dans la foi. Ils confondent alors la maturité du monde avec sa sagesse tout humaine (modelée sur les principes de ce monde) et la maturité dans la foi. En général, ils évaluent la maturité par le niveau des responsabilités des croyants, la taille de leur “ministère”, ou par le niveau d’études, ou par la capacité à parler en publique, ou par leur nombre d’années dans la foi ou dans le “ministère”, ou par le miraculeux, etc.

On ne peut parler que de ce que nous savons réellement – 1ère Partie

Savoir réellement 5Dans le chapitre 3 de l’évangile de Jean, on voit Jésus avoir une discussion avec Nicodème. Cet homme était un membre du parti des pharisiens (courant religieux) et un chef des Juifs. Ils ont une discussion au sujet de la nécessité de naître d’en haut, c’est-à-dire de naître d’Esprit. Jésus dit que sans cette naissance on ne peut pas voir ni entrer dans le royaume de Dieu. En d’autres termes, sans cette naissance on ne peut pas vivre le règne de Dieu sur terre comme au ciel à la manière que Jésus et ses disciples après lui ont démontrée. Nicodème ne comprend pas de quoi Jésus lui parle, ni comment cette “naissance d’Esprit” peut se produire, et Jésus lui dit: “Tu es l’enseignant d’Israël et tu ne sais pas cela! En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage” (Jean 3:10-11 SG21). Le terme original ici pour “avons vu” (en grec ἑωράκαμεν, Horao) signifie non seulement voir avec les yeux, mais aussi voir avec l’Esprit. Le terme original inclue aussi le fait d’être devenu familier avec l’expérience. Il s’agit de parler en connaissance de cause. C’est une connaissance éprouvée, pratique, concrète qui inclut l’expérience de ce dont on parle. Jésus sait de quoi il parle et il le démontre pratiquement par la manifestation du règne de Dieu, c’est-à-dire par les œuvres qu’il accomplit. Pourtant, le témoignage de sa propre vie n’est pas reçu par les chefs religieux, ni par les spécialistes de la Loi. Le terme original pour “ne recevez pas” (en grec lambano) signifie notamment se saisir, prendre, admettre. Nicodème ne sait pas de quoi lui parle Jésus, car c’est quelque chose qui ne fait pas partie de ce qu’il a vu lui-même, ni quelque chose qui fait partie de sa propre expérience. Paul et tous les auteurs du Nouveau Testament savaient, comme Jésus, de quoi ils parlaient lorsqu’ils parlaient de certaines choses de Dieu. Ils parlaient de ce qu’ils avaient vu et de leur propre expérience de ces réalités. Ils ne parlaient pas de ce qu’ils avaient entendu dire par les autres sans que ces choses soient une réalité concrète dans leur vie. Ils ne parlaient pas que d’enseignements théoriques qu’ils auraient eux-mêmes reçus, mais ils démontraient par leur vie et par leurs œuvres ce qu’ils enseignaient. Ils démontraient la véracité de leur enseignement par ce que seule la vérité produit en celui qui croit. C’est pourquoi, ils pouvaient en parler de la manière dont ils l’ont fait. Ils en parlaient avec l’assurance que donne l’Esprit. Car l’Esprit est celui qui produit les réalités dont ils parlent. Ces réalités sont inaccessibles à ceux qui n’ont pas cet Esprit. Il ne s’agissait pas que de théories et de discours intellectuels, le témoignage de leur vie démontrait ce dont ils parlaient. Le fait est que:

On ne peut parler que de ce que nous savons réellement !

Un exemple de cette vérité : quelqu’un qui n’a pas vécu la nouvelle naissance (“naître d’Esprit“) dont Jésus parle à Nicodème, ne pourra pas parler véritablement sur la thématique de “naître d’Esprit“. Tout au plus, si c’est quelqu’un qui lit la Bible, il pourra en parler avec les descriptifs qu’il peut trouver dans la Bible. Mais il ne pourra pas véritablement comprendre, ni connaître, la réalité et la vérité en ce qui concerne la nouvelle naissance tant qu’il ne l’a pas vécue. Toute l’approche explicative de cette personne pour ce qui se rattache à “naître d’Esprit“, sera dépourvue de la connaissance qui vient du vécu. Une telle personne cherchera naturellement à comprendre les choses par un raisonnement intellectuel modelé sur les principes élémentaires de ce monde. Mais n’ayant pas l’expérience de cette réalité spirituelle, elle ne pourra quasiment pas comprendre correctement les textes bibliques relatifs à ce sujet. Elle ne peut qu’essayer d’imaginer quelque chose qu’elle n’a pas vécu. Elle ne pourra pas connaître la vérité au sujet de la nouvelle naissance, d’autant plus que le Saint-Esprit qui caractérise cette naissance est nécessaire pour être conduit dans la vérité tout entière (cf. Jean 16:13). Car seul l’Esprit de Dieu, c’est-à-dire l’Esprit de Vérité, permet de connaître la vérité au sujet des réalités invisibles, c’est-à-dire les réalités célestes, qui sont rendues visibles dans le monde visible, seulement par le moyen de la foi. On ne peut pas connaître la vérité de ces réalités qui sont invisibles sans la foi, et sans l’Esprit de Dieu. A noter: si une personne, malgré qu’elle ait reçu l’Esprit-Saint, ne cherche pas véritablement à connaître la vérité, sa tendance naturelle sera d’interpréter ce qu’elle trouve dans la Bible uniquement en fonction de sa propre expérience. Aussi, tant que l’expérience d’une personne n’inclut pas l’expérience de ce qui se trouve dans la Bible à ce sujet, elle n’arrivera pas à la connaissance de la vérité dont parle la Bible concernant ce sujet. Elle ne pourra pas en parler en pleine connaissance. Pour l’exemple de la nouvelle naissance, l’absence de l’expérience de celle-ci, amènera pour sûr des explications incohérentes en parlant des textes bibliques qui concernent la nouvelle naissance. Car cette personne parlera de ces textes en les comprenant à travers sa propre expérience qui ne comprend pas la nouvelle naissance. Elle en parlera avec les seules réalités des principes de ce monde visible, alors que la nouvelle naissance implique les réalités du monde céleste qui est invisible, mais dont il est fait mention dans la Bible.

Savoir réellement 8Pour continuer avec cet exemple, en parlant de “naître d’Esprit“, Jésus savait de quoi il parlait. Notamment parce qu’après avoir reçu le baptême de Jean, il a reçu l’Esprit-Saint (Matthieu 3:13-17, Marc 1:9-13, Luc 3:21-22) et ensuite fait l’expérience des réalités du règne de Dieu auxquelles cet Esprit donne accès par la foi. Aussi, il a démontré ces réalités dont il parlait. Jésus était familier avec l’expérience de l’Esprit en Lui. Ses enseignements n’étaient pas juste des hypothèses non démontrées. Il démontrait tout ce qu’il enseignait concernant ce qui est possible par le moyen de la foi dans le monde présent. Un autre exemple, simple et facilement compréhensible pour illustrer les choses : comment quelqu’un qui est aveugle de naissance pourrait-il parler de tout ce qui est en lien direct avec la vue? Il pourra essayer de s’imaginer les choses. Il pourra se représenter certaines formes dans son imagination, celles qu’il peut saisir par d’autres sens comme le toucher. Mais pour ce qui est des réalités qui proviennent uniquement de la vue, comme les couleurs par exemple, cela lui est inaccessible. Ainsi, un aveugle de naissance ne peut pas parler de la vue, en vérité. Il peut seulement essayer d’en parler. Peut être il sera même capable de donner quelques descriptions correctes, mais seulement pour ce qui est en lien avec ce qu’il peut percevoir avec ses autres sens. Mais il ne peut pas connaître la vérité en ce qui concerne la vue, et encore moins enseigner quelqu’un correctement en ce qui concerne la vue… Il en va de même pour toutes les réalités spirituelles dont parle la Bible: on ne peut parler véritablement que de ce que nous savons réellement.

Le fait de ne pouvoir parler que de ce que nous savons réellement est important à savoir. C’est important pour soi-même, afin de grandir avec humilité dans la connaissance de Dieu et des choses de Dieu. Mais c’est encore plus important lorsqu’on enseigne les autres, mais aussi lorsqu’on entend d’autres personnes qui nous enseignent. Parce qu’on peut se retrouver en face d’enseignants, ou être nous-mêmes des enseignants qui “se posent en enseignants de la Loi (ou l’Evangile) mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes” (1 Timothée 1:7 BDS). C’est d’autant plus important d’en avoir conscience pour celui qui est “jeune dans la foi”, s’il ne veut pas être ballotté comme une barque par les vagues, et emporté çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur (cf. Ephésiens 4:14). Paul, parce qu’il savait réellement de quoi il parlait, pouvait discerner facilement que certains enseignants ne comprenaient pas ce qu’ils disaient, ni les sujets sur lesquels ils se montraient si sûrs d’eux-mêmes. Chacun ne peut parler que de ce qu’il sait réellement. C’est valable pour tous les croyants, et tous ceux qui enseignent les autres ne font pas exception à cette vérité. Chacun va donc parler en fonction de ce qui est issu de sa propre expérience. Mais personne ne peut parler correctement et précisément de ce qui est en dehors de son propre vécu. Par exemple, celui qui n’a pas goûté à certaines réalités du règne de Dieu aura tendance à en parler comme quelque chose qui ne fait pas partie de la réalité présente, d’autant plus si cela fait de nombreuses années qu’il s’est tourné vers Dieu à travers Jésus-Christ. Typiquement, il aura tendance à affirmer que ces réalités ne sont pas pour le monde présent. Il donnera des explications autour des textes bibliques de manière à ce que cela corresponde à sa propre expérience, à ce qu’il a vu, à la réalité qu’il connaît parce que c’est ce qu’il vit et beaucoup d’autres aussi autour de lui. Il lira les textes bibliques avec les lunettes de son expérience, alors il pourra difficilement en parler autrement. Il aura tendance par les explications qu’il donne, à justifier la réalité qu’il expérimente et à se rassurer ainsi dans son propre vécu. Et de manière générale, tous ceux qui ont la même expérience que lui et vivent la même réalité, auront tendance à approuver son enseignement, parce que c’est également leur expérience. Les seuls qui désapprouveront l’enseignement d’une telle personne sont ceux qui vivent au quotidien les réalités du règne de Dieu que l’enseignant prétend ne pas être pour le monde présent. Ceux qui ont déjà vu d’autres croyants vivre ces réalités du règne de Dieu, mais ne le vivent pas eux-mêmes, auront probablement certaines réserves quant aux affirmations d’un tel enseignant, ou seront partagés, ne sachant que croire. Ceci laisse déjà apparaître que:

L’expérience seule n’est pas la garantie de la vérité.

Et ceci ne dépend pas du nombre de personnes qui expérimente la même chose. Il faut peut être préciser que ce qui est en question, ce n’est pas l’authenticité du vécu d’une expérience, mais la prétention de ce vécu comme la seule réalité possible à chacun dans le monde présent. Par exemple, certains peuvent prétendre que le monde spirituel n’existe pas et l’affirmer avec conviction parce qu’ils n’ont jamais fait l’expérience, ni vu de leur propre yeux, quelque chose qui pourrait mettre en doute cette affirmation. C’est leur vécu personnel, leur expérience. Leur vécu est réel, il est la vérité s’ils ne mentent pas en ce qui concerne leur vécu. Mais ce qu’ils prétendent est-il la vérité? Non, et ceux qui expérimentent au quotidien les réalités du monde spirituel le savent. Ils peuvent dire que ces autres gens ne savent pas de quoi ils parlent. Alors comment savoir si ce que quelqu’un prétend à partir de son expérience, correspond à la vérité dont parle la Bible? Comment savoir si l’interprétation de textes bibliques que quelqu’un utilise pour enseigner, et que son expérience semble confirmer, correspond effectivement à la vérité?

Déjà et premièrement, en cherchant véritablement ce que la Bible dit. Dieu éclairera toujours celui qui cherche la vérité. Le Saint-Esprit joue d’ailleurs un rôle fondamental dans cette recherche. La vérité de Dieu qui est en Christ permet d’examiner les choses pour parvenir à avoir du discernement face aux enseignements qu’on peut entendre, ou que l’on donne nous-mêmes. Il y a de nombreuses caractéristiques données par la Bible qui sont propres à la vérité et que seule la vérité produit. Il est donc important de savoir ce que la Bible dit. La question fondamentale à se poser est de savoir comment ces caractéristiques sont produites? Et de chercher les réponses que la Bible donne à ce sujet. Parallèlement, comment savoir alors que l’on a bien compris ce que la Bible dit? La réponse est dans la caractéristique suivante, intrinsèque et unique à la vérité: la cohérence de l’ensemble. La vérité tout entière a des réponses cohérentes à toutes les questions. Ce qui appartient à la vérité est cohérent.

La vérité est cohérente.

OLYMPUS DIGITAL CAMERADes explications, concernant des textes bibliques et certaines thématiques, qui ne correspondent pas à la vérité seront forcément incohérentes dans l’ensemble de ce que la Bible dit sur ces thématiques. Car seule la vérité est cohérente totalement. Et le vécu doit lui aussi être inclus dans la cohérence avec ce que la Bible dit. Le défi est que la tendance naturelle de celui qui est au stade d’enfant dans la foi est de chercher l’approbation des autres. Sa tendance est de chercher des gens qui vivent les mêmes choses que lui, qui croient les mêmes choses que lui, et de se rassurer de cette manière concernant ce qu’il croit. Ceci peut sembler sage à priori, car s’appuyer sur ceux qui ont plus de vécu dans la foi n’est pas une mauvaise chose en soi. Le problème c’est lorsque ceux qui entourent les enfants dans la foi, et qui enseignent les autres parce qu’ils ont un plus long vécu et un certain niveau d’études, sont eux aussi à un stade d’enfant dans leur union avec le Christ. Ils pourront difficilement en avoir conscience s’ils pensent que c’est leur nombre d’années, leur sagesse aux yeux du monde et leur niveau d’études qui qualifient la maturité. Ainsi, ils vivent dans l’illusion d’être mature dans la foi. Le stade de maturité dans l’union avec le Christ doit être évalué en fonction des caractéristiques bibliques de cette maturité et non en fonction des principes de ce monde avec sa sagesse humaine. La sagesse du monde est liée à l’expérience du monde avec les caractéristiques du monde. La sagesse qui est en Christ est liée à l’expérience de Dieu et de son royaume avec les caractéristiques qui lui sont propres. Sans l’union avec le Christ cette sagesse ne peut pas être acquise car “En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2:3 BDS).

En général, un enseignant qui est encore au stade d’enfant présente rarement les clés pour chercher à connaître la vérité dans les Ecritures, et encore moins comment déceler les mensonges dans ce qu’on croit et dans ce qui est enseigné. Mal équipé lui-même pour grandir dans la connaissance de la vérité, il ne peut pas donner aux autres ce qu’il n’a pas. Celui qui est au stade d’enfant dans l’union avec le Christ, aura tendance à chercher l’approbation des autres pour vérifier ce qu’il croit, et à se plier à leur compréhension si ces autres sont considérés comme matures par la majorité ambiante, ou sages aux yeux des autres. A noter: la foi apparaît souvent comme folie à l’esprit du monde et à la sagesse humaine qui est basée sur les principes de ce monde. Pourtant, la foi alignée sur la Parole véritable de Dieu, Christ, est la véritable sagesse qui vient de Dieu. Cette sagesse de Dieu a pour conséquence une vie semblable à Christ, avec la même confiance dans le Père qu’il avait, et les mêmes œuvres qu’il a faites. A cause de la confusion en ce qui concerne la sagesse, par ignorance de ce que disent les Écritures, la sagesse du monde est alors souvent perçue faussement comme une maturité dans la foi par ceux qui sont encore au stade d’enfant, peu importe leur nombre d’années de leur vécu dans la foi.

En général, celui qui est au stade d’enfant connaît rarement les caractéristiques bibliques de la maturité spirituelle. En conséquence, il ne discernera pas sa propre immaturité spirituelle ni celle des autres. L’approche qui consiste à chercher l’approbation des autres pour se rassurer dans ce qui est cru a le potentiel d’empêcher de grandir dans la foi, et d’empêcher de sortir du stade d’enfant dans l’union avec le Christ. Quelqu’un qui connaît uniquement le stade d’enfant et qui n’a jamais vu à quoi ressemble le stade d’adulte, ne pourra pas parler de ce qu’est le stade d’adulte. Il ignore ce qu’est la réalité d’adulte dont parle les Écritures, notamment par les écrits de Paul et Jean. C’est important d’avoir conscience de ces choses parce que cette vérité est valable pour chaque individu. C’est aussi pour cette raison qu’il est vital d’examiner tout enseignement en fonction de ce que disent véritablement les Écritures. Celles-ci donnent certaines caractéristiques qui correspondent au stade d’enfant, ou à celui de jeune gens et à celui d’adulte. Mais celui qui est au stade d’enfant, même s’il enseigne pourtant les autres, en général ne les connaît pas ou n’y est pas attentif, en sorte que ces caractéristiques n’entrent pas dans son évaluation de la maturité, ni pour lui-même, ni pour les autres. Il a tendance à juger de sa maturité dans la foi en fonction d’une sagesse tout humaine modelée par le monde actuel, sans même en avoir conscience. Sa manière de penser est en grande partie alignée avec la pensée du monde et non avec la pensée de Christ.

A suivre…