La grâce rend à la vie

Dans sa lettre aux Colossiens, après leur avoir parlé du fait que tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont en Christ et les avoir mis en garde afin que personne ne les trompe par des discours séduisants s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ, Paul leur écrit : “Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.” (Colossiens 2:13-15 NEG79)

Ainsi, Paul laisse comprendre que c’est par les offenses et par l’incirconcision de ce qui est charnel que nous sommes morts, c’est-à-dire sans l’abondance de vie que Jésus a promis (cf. Jean 10:10). En effet, il n’est pas possible de vivre de manière charnel, offensante et faisant le mal, et d’être en même temps plein de vie. Mais Paul fait comprendre ensuite que c’est en faisant grâce pour toutes nos offenses que Christ nous rend à la vie. Paul dit que Christ a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous. Cet acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous est la loi mosaïques avec ses prescriptions. On ne parle pas ici des dix paroles appelées dix commandements, mais il s’agit des prescriptions de Moïse en marge des dix commandements. Par exemple, Moïse avait prescrit la lapidation en cas d’adultère, mais dans l’Évangile selon Jean au chapitre 8, on voit Jésus sauver une femme adultère alors que certains hommes voulaient la lapider conformément aux prescriptions de Moïse. C’est par la grâce manifestée envers cette femme, et envers ses accusateurs, que Jésus a rendu cette femme à la vie. Jusqu’à la croix et jusqu’à son ascension auprès du Père, Jésus a annoncé, démontré et enseigné le pardon des péchés. Nul part nous voyons Jésus condamner un fautif. Le fait est que c’est l’expérience de la grâce, l’expérience du pardon des péchés, qui amène le dépouillement de ce qui est charnel.

Car en lui (Christ) habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. (Colossiens 2:9-12 NEG79) Le dépouillement de ce qui est charnel se produit en Christ, par la foi en la puissance de Dieu qui ressuscite les morts. C’est par la foi en Dieu, par la conscience du pardon des péchés, que le dépouillement de ce qui est charnel se produit afin d’amener à une abondance de vie, une vie juste et sainte. Cette réalité se produit non par des efforts dont on pourrait se venter, mais par le seul moyen de la foi qui est cette assurance des choses que l’on espère, cette démonstration de celles qu’on ne voit pas. “Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). Malheureusement, ceux qui essaient de se dépouiller de ce qui est charnel à coup d’efforts, mais sans le moyen de la foi, expérimentent bien souvent comme résultat une vie non transformée de manière durable, une conscience chargée de culpabilité marquée par le découragement et la tiédeur, avec une emprise du péché très présente.

Voir aussi La connaissance du salut par le pardon des péchés.

La consolation: par la patience à supporter la souffrance

Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul écrit : “Car, de même que les souffrances de Christ abondent en nous, de même notre consolation abonde par Christ. Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons” (2 Corinthiens 1:5-6 NEG79). Paul a connu la persécution et toutes sortes d’épreuves, ce qui fait que lorsqu’il parle de souffrance il sait de quoi il parle. Mais au-delà des souffrances, Paul parle de la consolation qui abonde par Christ. Paul ne reste toutefois pas centré sur lui-même, et il s’exprime en disant que s’il est affligé c’est pour la consolation et pour le salut de ceux à qui il s’adresse. C’est là ce qui l’afflige : l’absence de consolation et de salut chez les autres. Paul laisse entendre aussi que si les souffrances sont les mêmes que sa propre expérience, alors la consolation est la même, mais elle n’est pas automatique. Et il souligne que la consolation se réalise à travers la patience à supporter les mêmes souffrances que ce qu’il endure. Et si Paul est consolé, c’est pour que ceux à qui il s’adresse soient également consolés. Le terme traduit par patience à supporter est hupomone qui signifie constance, persévérance, endurance. Il y a une consolation qui vient de l’endurance dans l’épreuve, et c’est ce dont Paul nous parle ici. Dans Romains 8 où Paul parle de la persécution, il écrit : “Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés” (Romains 8:37 NEG79).

La consolation c’est non seulement le soulagement apporté à la peine de quelqu’un, mais c’est aussi, par définition, un sujet de joie ou de satisfaction au milieu des épreuves. Lorsqu’on a fait l’expérience de la consolation et de la victoire dans l’affliction, alors nous pouvons consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction. C’est ce que Paul écrit aux Corinthiens lorsqu’il leur dit : “Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction!” (2 Corinthiens 1:3-4 NEG79)

Dieu est le Père non seulement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais il est aussi le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation. Dieu est la source de la consolation, et ce que nous puisons à la source nous pouvons le transmettre aux autres, afin qu’ils soient eux-même conduit à puiser à la source.

La tendance naturelle est la crainte des afflictions, mais celui qui a fait l’expérience de la consolation qui vient de Dieu par la persévérance dans la souffrance, celui-là ne craint plus l’affliction. C’était le cas de Paul qui, malgré ses propres épreuves, se plaçait en consolateur des autres affligés. L’Évangile, la bonne nouvelle de la grâce de Dieu, n’est jamais quelque chose d’égocentré. Au contraire, l’amour et la grâce sont tournés vers son prochain : “Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut“.

La gloire de Dieu c’est sa grâce

Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul écrit : “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé” (Ephésiens 1:3-6 NEG79).

Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, faveur, volonté qui est bonne, il a aussi le sens de ce qui fournit la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse. La grâce de notre Seigneur surabonde avec la foi et l’amour (cf. 1 Timothée 1:14). La grâce de Dieu c’est glorieux, c’est ce dont l’Évangile selon Jean parle aussi lorsqu’il est écrit : “Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père” (Jean 1:14 NEG79). Le Fils unique a été engendré par la Parole qui était avec Dieu, la parole qui était Dieu, et qui fut adressée à Marie par un ange (cf. Luc 1:30-31). Ce Fils unique engendré par la parole de Dieu, et né d’une femme est venu du Père céleste. Et ce Fils, Jésus-Christ, est l’expression de la gloire du Père, il est celui par qui la grâce et la vérité sont venues et dont Jean a aussi fait l’expérience : “Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâcecar la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:16-17 NEG79). Déjà enfant, la grâce de Dieu était sur Jésus qui grandissait en grâce de manière visible, et dont les paroles de grâce sortant de sa bouche étonnaient déjà, alors qu’il était encore enfant. C’est ce qu’on peut lire dans l’Évangile selon Luc lorsqu’il est écrit : “Or, l’enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui” (Luc 2:40 NEG79). “Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes” (Luc 2:52 NEG79). “Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche” (Luc 4:22 NEG79).

La grâce est intimement liée à ce qui appartient à la gloire de Dieu. On peut déjà le percevoir par exemple dans ce psaume des fils de Koré : Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire, il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité” (Psaumes 84:12 NEG79). Pierre l’exprime aussi en disant : “Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables” (1 Pierre 5:10 NEG79).

Jésus-Christ a enseigné : “Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même” (Luc 6:32-33 NEG79). Conformément à l’enseignement de Jésus, ceux qui vivent par la grâce ne se contentent pas d’aimer ceux qui les aiment, et ne se contentent pas de faire du bien à ceux qui leur font du bien. La grâce ce n’est pas donner à celui qui nous redonne en retour, mais c’est donner sans rien attendre en retour. La gloire de la grâce c’est d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, c’est de faire du bien même à ceux qui ne nous font pas du bien.

Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit cet épisode : “Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément: En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: Seigneur, qui est-ce? Jésus répondit: C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot. Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit: Ce que tu fais, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela; car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire: Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il faisait nuit. Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt” (Jean 13:21-32 NEG79). C’est intéressant de relever dans ce passage que c’est en lien avec le pain qu’il a donné à Juda sans lui faire aucun reproche, mais en le laissant aller au bout de la trahison, que Jésus dit à propos de lui-même : “Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.” C’est en lien avec sa démonstration de grâce envers Juda que Jésus parle d’avoir été glorifié et que Dieu a été glorifié en lui (en Jésus).

C’est pourquoi, Pierre a aussi exprimé : “Car c’est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu” (1 Pierre 2:19-20 NEG79). Il est glorieux de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. Dans ce sens, Jésus-Christ est l’expression parfaite de la gloire de Dieu, il est l’expression parfaite de la grâce de Dieu. Et la grâce de Dieu, dont on se saisit par le moyen de la foi, est un prérequis nécessaire pour être habilité à supporter la souffrance lorsqu’on fait ce qui est bien. C’est également ce dont Paul a aussi fait l’expérience lorsqu’il écrit : “Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu” (2 Corinthiens 1:12 NEG79). C’est par la grâce de Dieu, démontrée en son Fils Jésus-Christ, et à laquelle on accède au moyen de la foi, que cette réalité dont Paul, Pierre et Jean ont fait l’expérience, devient une réalité glorieuse dans la vie de celui qui vit sous la grâce par le moyen de la foi.

C’est pourquoi, Pierre invite ses lecteurs à grandir dans la grâce : “Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, tenez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! Amen!” (2 Pierre 3:17-18 NEG79).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur!” (2 Pierre 1:2 NEG79).

L’opposé du péché c’est la grâce, l’opposé de la mort c’est la justice

Dans sa lettre aux Romains, après avoir expliqué que la transformation qui amène à la droiture (cela s’appelle la justification) est le résultat du moyen de la foi et non le résultat de la loi, et après avoir expliqué que “par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes” (Romains 5:19 NEG79), Paul continue en disant : “Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5:20-21 NEG79).

Le terme traduit ci-dessus par la loi est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage. Le terme traduit par intervenir est pareiserchomai qui signifie s’introduire secrètement, se glisser. Le terme traduit par offense est paraptoma qui signifie tomber à côté, il a le sens de déviation par rapport à la vérité et la droiture. Le terme traduit par abonder est pleonazo qui signifie surabonder, se multiplier, faire accroître. Ainsi, il est important de comprendre le fait que toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie ! Il va de soi que ce n’est pas Dieu qui est à l’origine d’une telle déviation et multiplication. Le terme traduit par péché est harmatia qui signifie faux état d’esprit, il a le sens de manière de penser contraire à la pensée de Dieu. Et là où les fausses manières de penser se sont multipliées, la grâce a abondé au-delà de la mesure. Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, volonté conforme à ce qui est bon, faveur, miséricorde. Charis a aussi le sens de ce qui fournit la joie, la douceur, la tendresse. La grâce a surabondé malgré la multiplication des fausses manières de penser dans les choses établies et acceptées par l’usage, et cela déjà parmi ceux qui ont précédé celui qui a rendu témoignage à la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Par leur foi, les hommes dit “du peuple de Dieu” avaient déjà goûté à la grâce, malgré leurs fausses manières de penser contraires à Dieu qui se sont multipliées. Paul dit que la surabondance de la grâce est là afin que, comme les fausses manières de penser ont régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice. On peut percevoir un parallèle que Paul fait dans ce qu’il exprime.

1. Le péché règne par la mort.
2. La grâce règne par la justice.

Paul place ainsi indirectement la grâce comme étant à l’opposé du péché, et la justice comme étant à l’opposé de la mort. Ainsi, on comprend que :

L’opposé du péché c’est la grâce, et l’opposé de la mort c’est la justice.

Le terme traduit par justice est dikaiosune qui signifie au sens large l’état de celui qui est comme il doit être, la condition acceptable par Dieu, et au sens étroit il signifie justice qui donne à chacun ce qui lui est dû. En conséquence, toute manière de penser contraire à la grâce est une fausse manière de penser qui appartient au péché. Et toute manière de penser qui contribue directement ou indirectement à la mort est une injustice, et donc une fausse manière de penser qui appartient au péché. Ainsi, celui qui cherche à faire mourir qui que ce soit se conforme à ce qui est injuste, à cause d’une fausse manière de penser. La mort est en soi, et dans tous les cas, une injustice. La pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, considère le mal rendu pour le mal comme appartenant à la justice, et considère que faire mourir un meurtrier est conforme à la justice. Mais la vérité qui est en Jésus-Christ, et dont Paul parle ci-dessus, c’est que le mal pour le mal c’est de l’injustice. Celui qui agit selon la justice s’oppose au mal par le bien. Celui qui agit ainsi, en venant à bout du mal par le bien, est dans l’état de celui qui est comme il doit être, et pratique la justice. La justice conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène à comprendre que faire du bien à ses ennemis c’est leur donner ce qui leur est dû : l’amour qu’ils ne connaissent pas.

La grâce règne par la justice, c’est-à-dire par l’état de celui qui est comme il doit être. “La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:17 NEG79). Celui qui est comme il doit être, le juste, vit par la grâce. C’est la grâce qui transforme les fausses manières de penser, c’est-à-dire le péché, pour amener à une manière de penser conforme à Dieu. Dieu est amour. Mais toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie. Ce qui laisse percevoir des intentions contraires à Dieu dans les choses qui ont été établies et acceptées par l’usage. On peut observer dans les textes bibliques que dans les choses établies et acceptées par l’usage, la mort était même prescrite par les hommes au nom de Dieu. Cette prescription s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et Paul, qui étaient un fervent défenseur de telles prescriptions avant sa conversion à Jésus-Christ, relève que le péché a régné par la mort. Mais celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit le péché perdre son emprise. C’est ce dont Paul avait aussi déjà fait l’expérience en disant : “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi (nomos), mais sous la grâce” (Romains 6:14 NEG79). “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). La délivrance du péché, c’est-à-dire le changement des fausses manières de penser, se produit par la grâce, au moyen de la foi. La grâce est le moteur de la transformation qui résulte du changement de manière de penser.

Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice (dikaiosune). Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis (délivrés) du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6:20-23 NEG79). Paul met ici en opposition la mort qui est le salaire du péché et la vie éternelle en Jésus-Christ qui est un bon de Dieu. A noter ici, la mort c’est le salaire du péché. Ce n’est pas le salaire que Dieu verserait à celui qui pèche. Non, la mort est le salaire versé par le péché. La vie de Jésus-Christ, son enseignement conforme au Père, et la mort que lui ont infligé les hommes en sont le témoin. La mort est ce que “verse” quelqu’un dont la manière de penser est contraire à la pensée de Dieu. Dieu donne la vie et ressuscite les morts (cf. Jean 5:21). Celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit la mort perdre son pouvoir et ne désire pas la mort de ses ennemis. Jésus-Christ en est le témoin.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus-Christ) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Hébreux 2:14-15 LSG). C’est le diable qui a le pouvoir de la mort. Et l’esclavage du péché, c’est-à-dire l’incapacité à sortir de fausses manières de penser, a régné par la mort, plus précisément par la peur de la mort. La conséquence c’est que les hommes ont cherché à sauver leur propre vie, donnant lieu à toutes sortes de manière de penser contraires à la vérité qui est en Jésus-Christ, et contraire au Père céleste qu’il a révélé. Par la crainte de la mort, les hommes sont incapables d’aimer leurs ennemis jusqu’à ne pas chercher à sauver leurs propres vies. Mais Jésus-Christ, par sa mort et par sa résurrection, “il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Colossiens 2:15 NEG79). C’est ainsi qu’il réduit la crainte de la mort à néant pour celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi en Celui qui ressuscite les morts: le Père céleste. Délivré de la peur de la mort, et avec une manière de penser conforme à Dieu, la conséquence est un amour semblable à celui manifesté en Jésus-Christ.

Tel il (Jésus-Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4:17-19 NEG79).

Comme le Père m’a aimé, je (Jésus-Christ) vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour” (Jean 15:9 NEG79).

Bon arbre et mauvais arbre, discernement – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

bon-arbre-07Il est essentiel de discerner le bon arbre et le mauvais arbre, le bon trésor et le mauvais trésor. Il s’agit de discerner ce qui est de l’Esprit-Saint et ce qui est de tout autre esprit qui lui est contraire. Il n’est pas de trop de redire que ce discernement est de la plus haute importance, d’autant plus que Jésus dit clairement, qu’au jour du jugement (le terme est krisis qui signifie séparation, opinion donnée concernant toute chose), ce sont les paroles de chacun pour lui-même qui seront son propre juge, car c’est en fonction de nos propres paroles que nous serons déclarés/rendus justes ou que nous serons condamnés (cf. Matthieu 12:36-37). En parlant du jour du jugement/séparation (krisis), ou toute chose seront mises en lumière [1], Jésus place uniquement les paroles des hommes pour eux-mêmes dans la balance de leur justification ou de leur condamnation. Jésus a dit clairement : “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5 :24 NEG79). Et la parole à écouter que Jésus vient de dire précédemment à cette phrase c’est : “En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé” (Jean 5:19-23 NEG79). Le Père ne juge personne, il ressuscite les morts et donne la vie. Jésus souligne l’importance d’écouter ce qu’il a dit là et de croire en Celui qui l’a envoyé. Il s’agit de croire en Celui qui ressuscite les morts et donne la vie: le Père tel que le Fils l’a révélé.

La condamnation et le jugement des hommes viennent de leurs propres paroles qu’ils prononcent, des paroles sans fondements qui ne produisent pas le fruit de l’Esprit (voir Galates 5:22). En d’autres termes, des paroles qui sont crues et exprimées par des hommes au sujet du Père, mais qui sont contraires à la vérité (l’Esprit) qui est en Jésus-Christ, sont et seront leur propre juge et condamnation jusqu’au dernier jour de ce monde. Mais la réalité de ce jugement/séparation est déjà valable dans le présent. C’est ce que Jésus a aussi fait entendre lorsqu’il a dit : “Celui donc qui me méprise et qui ne tient pas compte de mes paroles a déjà son juge: c’est cette parole même que j’ai prononcée; elle le jugera au dernier jour” (Jean 12 :48 BDS). Jésus dit clairement ici que cette parole-là, la première partie de ce verset, est le juge déjà maintenant et au dernier jour. Cette parole qui est le juge dit que le fait de ne pas tenir compte des paroles que Jésus a prononcées est ce qui juge les hommes déjà dans le présent. Typiquement les hommes se jugent/séparent entre eux à la mesure de leur propre jugement modelé par le père du mensonge, alors que ni le Père céleste ni le Fils ne jugent/séparent personnes. Et conformément aux paroles de Jésus, il en sera de même pour les êtres humains au dernier jour de ce monde…

D’ailleurs, on peut observer dans les évangiles que Jésus ne séparait pas lui-même les êtres humains, mais que ceux-ci se divisaient et se séparaient les uns des autres en réponse aux paroles de Jésus. Il y avait ceux qui s’attachaient aux paroles de Jésus et ceux qui les rejetaient et restaient attachés à leurs croyances reçues par les paroles de ceux qui ont précédé Jésus. Ces derniers ne goûtaient pas pleinement à la vie que Jésus donne. Dans les textes bibliques antécédents à Jésus, il était déjà écrit : “Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbes 18 :20-21 BDS). Cette parole issue des textes bibliques antérieurs à Jésus-Christ est profondément confirmée par les paroles de Jésus-Christ. Les choses écrites sont un témoin qui demeure avec l’existence de ces écrits. Les écritures sont leurs propres témoins et elles démontraient déjà un mélange du bon arbre et du mauvais arbre. C’est pourquoi Jésus s’appuyait sur les choses écrites, parce qu’elles sont un témoin. Mais le plus souvent Jésus en utilisait ce qui est conforme à la vérité mais sans répandre le mensonge (par ex. Matthieu 15:7-11, Matthieu 9:13, Luc 4:16-20), et lorsqu’il mettait en lumière certaines choses non conformes à l’Esprit-Saint, Jésus ne faisait pas le procès de ceux qui l’ont précédé, mais il renvoyait les auditeurs à leur propre part (par ex. Matthieu 19:7-8, Jean 8:1-11). Toutefois Jésus n’a pas caché la vérité à propos de ceux qui l’ont précédé (cf. Jean 10:8, 5:45). On peut voir aussi par exemple que Jésus a confirmé le déluge mais sans l’attribuer à l’œuvre de Dieu (cf. Matthieu 24:37-39, Luc 17:26-27). De même, Jésus a confirmé la destruction de Sodome mais sans l’attribuer à l’œuvre de Dieu (cf. Luc 17:28-29). Ceci rend témoignage à la vérité que Jésus a transmise en disant que c’est le voleur qui vient pour détruire (cf. Jean 10:10), et la vérité c’est que le Père n’est pas un voleur. La langue s’exprime aussi par l’écriture. Les textes bibliques sont un témoin historique à propos de ce que les hommes ont vécu comme événements et la manière dont ils les ont interprété. Les textes bibliques sont un témoin de ce que les hommes se sont dit et se sont transmis entre eux, notamment au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit). Des paroles (orales ou écrites) qui s’opposent à la vérité (à l’Esprit) qui est en Jésus-Christ ne contribuent pas à la vie, mais contribuent à la mort de l’âme et du corps par un esprit contraire à l’Esprit-Saint. Cela se produit chez celui qui s’attache à des paroles opposées à la vérité, sans discernement.

Si l’on revient sur le passage de Matthieu 12, sous l’éclairage des paroles de Jésus il est facile de discerner que lorsque ces croyants ont dit à propos de Jésus : “Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons” (cf. Matthieu 12 :24 NEG79), cette parole de l’écriture n’appartient pas à la vérité. Cette parole-là qui se trouve dans la Bible n’est pas “la Parole de Dieu”, elle n’est pas une parole conforme à l’Esprit-Saint, elle n’est pas inspirée par l’Esprit-Saint. C’est une parole qui a été exprimée par des hommes sans discernement des esprits, sans discernement entre le bon arbre et un mauvais arbre. Ces hommes en face d’un bon fruit (chasser un démon hors d’un homme qui en est sous la domination), l’attribuaient faussement à un mauvais arbre. Jésus l’a mis en lumière et cela se trouve dans les textes bibliques qui en sont maintenant le témoin (Certains[2] qui ont été témoin de Jésus-Christ ont rapporté par écrit ce qu’il a dit en paroles, et ses actions). Il en est de même lorsque plusieurs Juifs ont dit à propos de Jésus : “Il a un démon, il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ?(Cf. Jean 10 :20 NEG79). Il semble évident que quelqu’un qui, partant de l’idée très répandue que “toute parole de la Bible est La Parole de Dieu”, voudrait prétendre que cette parole-là (Jean 10:20) de l’écriture est la Parole de Dieu (l’Esprit), irait à l’encontre de Celui-là même dont les textes bibliques rapportent qu’il est la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Cela reviendrait à faire Jésus menteur à propos de l’Esprit-Saint et de son fruit, et déclarer ces hommes comme disant la vérité. Bien sûr, cet exemple semble simple et évident. Mais cela démontre déjà que vouloir affirmer par exemple que “toute parole de la Bible est La Parole de Dieu (l’Esprit)” est contraire aux textes bibliques eux-mêmes, du moins contraire au contenu des évangiles et à ce que Jésus-Christ a enseigné, démontré et révélé. Ceci dit, il semble assez sûr d’affirmer que ceux qui ont rapporté par écrit l’ensemble de ces paroles/échanges entre Jésus et ces hommes (dans Matthieu 12), ont été de toute évidence inspiré par l’Esprit-Saint d’avoir mis ces choses par écrit. Car sans ce témoignage écrit, le discernement serait en souffrance de la même manière qu’il l’était avant la venue de Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ qui a rendu témoignage à la vérité.

Alors qu’en est-il de ce que les hommes ont dit et enseigné avant que Celui (Jésus-Christ) par qui la grâce et la vérité sont venues se retrouve sur terre en chair et en os ? Qu’est-ce qui a poussé ces Juifs (dans Jean 10) à dire que Jésus a un démon, qu’il est fou, et sous-entendre qu’il ne faudrait pas l’écouter ? Le texte biblique nous rapporte qu’il y eut de nouveau à ce moment-là, à cause des paroles de Jésus, des divisions parmi les Juifs. Car d’autres disaient : “Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?” (cf. Jean 10 :21 NEG79). Quelles étaient les paroles de Jésus qui produisaient une division (séparation) parmi les Juifs, au point que certains en soient venus à dire qu’il était démoniaque et fou ? Voici ces paroles :

bon-arbre-08En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (le terme est kleptes qui signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain) et des brigands (le terme est lestes qui signifie voleur, pillard); mais les brebis ne les ont point écoutésJe suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages [3]Le voleur (kleptes) ne vient que pour dérober (le terme est klepto qui signifie voler, dérober), égorger (le terme est thuo qui signifie sacrifier, immoler, tuer, égorger l’agneau pascal) et détruire (le terme est apollumi qui signifie détruire, démolir entièrement, mettre en ruine, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père(Jean 10 :1-18 NEG79). On voit que Jésus est en train de parler du berger des brebis et de la porte de la bergerie. Jésus dit qu’il est la porte des brebis et qu’il est le bon berger. La caractéristique du bon berger c’est qu’il donne sa vie pour ses brebis. C’est un retournement complet de manière de penser que Jésus amène ici, surtout lorsqu’on sait que les “bergers” du peuple demandaient de sacrifier des agneaux pour satisfaire “Le Propriétaire” (Dieu) du “troupeau” (le peuple). Jésus dit que celui qui n’entre pas par la porte, c’est-à-dire qui n’entre pas par Jésus, est un kleptes et un lestes. Et en parlant des bergers, Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui sont des kleptes et des lestes. Le terme original kleptes signifie celui qui détourne, mais c’est aussi le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. En d’autres termes, les kleptes se préoccupent de sauver leur propre vie et ce qu’ils enseignent s’en trouve influencé. Jésus dit que les caractéristiques du kleptes c’est de voler (klepto), de faire des sacrifices dont l’agneau pascal (thuo), et de détruire, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir (apollumi). Et Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui sont de ceux-là…! Conformément aux paroles de Jésus, ceux qui déclarent que quelqu’un doit mourir, ceux qui tuent, ceux qui détruisent, ou ceux qui font des sacrifices dont l’agneau pascal, tous ceux-là sont des kleptes qui détournent par leur enseignement, ils contribuent à un mauvais trésor, un mauvais arbre qui produit de mauvais fruit. Et effectivement, conformément au témoignage des textes bibliques antécédents à Jésus, tous les “bergers du peuple”, et pas seulement eux, mais tous ceux qui ont précédé Jésus et que l’on retrouve dans les écrits bibliques, tous correspondent aux caractéristiques données par Jésus pour les kleptes. Les choses transmises par tous ceux qui ont précédé Jésus sont un mélange d’un mauvais arbre et d’un bon arbre, sans discernement. C’est Jésus qui a apporté le discernement.

A la lumière des paroles de Jésus, on comprend pourquoi certains Juifs l’ont considéré comme un fou et un démoniaque après avoir entendu ses paroles ci-dessus. Aujourd’hui, probablement que même de nombreux croyants qui confessent pourtant Jésus-Christ comme étant la vérité, prendront les affirmations de Jésus ci-dessus (celles dans Jean 10) pour démoniaques. Ou alors, certains essayent d’en donner une interprétation qui fait dire à Jésus autre chose que ce qu’il a dit, en sorte par exemple, de maintenir toutes les paroles de Moïse et toutes celles d’Élie sur un plan d’égalité avec les paroles de Jésus et sans contradiction avec Lui. Mais dans Jean 10, Jésus était en train de remettre en question une bonne partie de ce que les “bergers du peuple” et tous ceux qui sont venus avant lui ont transmis au nom de l’Éternel, sans discernement. Jésus dit aussi clairement que les brebis n’ont pas écouté les kleptes qui l’ont précédé et que le bon berger les sort de la bergerie. Il laisse ainsi comprendre que les brebis sont ceux qui ont écouté et se sont attachés aux paroles de Jésus. En d’autres termes, Jésus appelait brebis ses propres disciples, ceux qui le suivaient dans son enseignement, sa théologie, et Jésus les nourrissait en dehors de la bergerie. C’est ce qu’on peut observer dans les évangiles. Les brebis véritables ne suivent pas le troupeau, mais elles suivent le bon berger. Ceci mettait les chefs religieux, les pharisiens et les scribes hors d’eux-mêmes, d’autant plus que le monde (kosmos) allait après Jésus (voir Jean 12:19).

Jésus dit qu’il est la porte et si quelqu’un entre par lui, il sera sauvé et trouvera de quoi se nourrir. Mais sauvé de quoi ? En réalité, il s’agit d’être délivré d’une fausse manière de penser et d’une fausse manière de comprendre les choses qui est contraire à l’Esprit-Saint, donc contraire à la vérité et ne produit pas la vie (voir Jean 8:31-44). C’est une fausse manière de penser, un faux état de l’esprit, qui produit la mort de l’âme et du corps. Et conformément aux paroles de Jésus, quiconque déclare que quelqu’un doit mourir, ou quiconque tue, ou quiconque fait des sacrifices, ou quiconque qui détruit et qui vole, même s’il s’agit de faire cela à des ennemis, possède une manière de penser contraire à l’Esprit qui était en Christ, et sa manière de penser à ces sujets est contraire à l’enseignement que Jésus a transmis par cet Esprit. Dieu est Esprit. Jésus dit qu’il faut entrer par lui (Jésus-Christ), il est la porte pour être sauvé et pour trouver de quoi se nourrir. Mais de nos jours, combien de “bergers” et combien de “brebis” entrent réellement par la porte pour trouver de quoi se nourrir ? Combien de croyants entrent concrètement par l’ensemble des paroles de Jésus, qui nous révèle le Père et qui sont contenues dans les évangiles, lorsqu’ils lisent tout le reste des textes bibliques et les paroles que tous les autres ont exprimées à propos du Père ? Le monde (kosmos) n’a pas connu le Père, c’est Jésus qui l’a fait connaître tel qu’il est véritablement. Mais déjà bien avant la venue de Jésus, le Saint-Esprit avait déjà essayé de transmettre un certain nombre de choses à propos de la manière tordue des êtres humains de percevoir Dieu. Il s’est exprimé par la bouche des prophètes, et malgré le mélange dans ce qu’ils ont exprimé à cause de leur manière de penser issue d’un bon arbre et d’un mauvais arbre, l’Esprit-Saint a quand même transmis certaines choses contredisant la majorité du “peuple de Dieu” mais qu’ils n’ont pas voulu écouter parce qu’ils étaient enracinés dans leurs traditions (par ex: Jérémie 7:21-28, Amos 5:21-26, Psaume 40:7, Ésaïe 29:13).

La tendance naturelle tout humaine, et maintenue par la tradition, c’est de lire les paroles de Jésus à travers les lunettes des paroles de tous les autres, dont les paroles de ceux que Jésus qualifie de kleptes qui sont venus avant lui. Et la tendance est de considérer l’intégralité de l’enseignement de tous les autres et de ce qu’ils ont transmis au “nom de l’Éternel” comme totalement conforme à la manière de penser de Dieu (l’Esprit), et cela sans même tenir compte des paroles de Jésus… qui, lui, a vu le Père, connaît le Père et est venu du Père. Et malheureusement, c’est de cette manière que beaucoup se nourrissent dans les textes bibliques et aussi hors des textes bibliques, ils se nourrissent sans tenir compte des paroles de Jésus, alors que c’est Lui le pain de vie (voir Jean 6:32-36). La lecture de toutes sortes de livres, même ceux écrits par des croyants qui confessent Jésus-Christ, est rarement effectuée à la lumière des paroles de Jésus-Christ contenues dans les évangiles. Le trésor qui en résulte et qui habite de tels lecteurs est en général un mélange de bon et de mauvais, avec une importante proportion de mauvais, par manque de discernement entre le bon arbre et le mauvais arbre. Cela vient d’un manque de discernement entre l’Esprit de Dieu et tout autre esprit contraire. Le fruit qui en résulte est un mélange de bon et de mauvais fruit qui n’est pas à l’image de Jésus-Christ. Il n’y avait aucun mélange en Jésus-Christ, l’adversaire n’avait rien en lui (cf. Jean 14:30). Il y a un besoin essentiel de discernement dans ce que les êtres humains ont transmis, parfois “au nom de l’Éternel”, et se transmettent encore sans avoir jamais vu Dieu (Dieu est Esprit). Cela est important pour chacun, c’est important pour soi-même. C’est uniquement Jésus-Christ qui a amené la vérité qui est nécessaire à ce discernement. Il n’y a pas d’autre nom par lequel nous puissions être rétablis, délivrés de nos fausses manières de penser et délivrés de nos fausses manières de comprendre les choses. En observant les êtres humains et le monde qui l’entoure, l’Ecclésiaste s’est exprimé en disant : “Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil” (Ecclésiaste 1 :9 NEG79). Effectivement, déjà dans les écrits de l’ancien testament on lit que les hommes n’écoutaient pas la voix de Dieu (cf. Jérémie 7:28). Dieu semble avoir parfois parlé directement à voix audible, sans intermédiaire humain (ex. Matthieu17:5), mais pour la majorité du temps ce sont les hommes qui se sont exprimés au nom de Dieu. Dieu est d’ailleurs venu s’exprimer par une nature humaine : Jésus-Christ. Il en est de même depuis la venue de Jésus-Christ. Les croyants s’expriment et parlent de Dieu aux autres, mais sans avoir entendu (ou qu’à de très rares occasions) une voix audible de Dieu lui-même leur disant ce qu’ils doivent dire (cf. Jean 5:37). Il est donc essentiel de discerner ce qui est conforme à l’Esprit de Dieu et ce qui ne l’est pas.

let-there-be-lightAujourd’hui, à la lumière des paroles de Jésus-Christ on peut constater que les prescriptions que les hommes se sont transmises n’étaient pas toutes issues d’une voix audible de Dieu (l’Esprit-Saint), ni toutes conformes à sa manière de penser. On voit dans l’histoire biblique qu’il y a un mélange de bon fruit et de mauvais fruit, parce qu’il y avait une méconnaissance du bon arbre et du mauvais arbre. Les hommes bibliques avaient aussi en eux ce trésor qui est un mélange de bon trésor et de mauvais trésor. Et même après la venue de Jésus-Christ, même après qu’il ait fait clairement entendre sa voix directement audible et que le bon arbre ait été vu et entendu avec son propre fruit, on trouve déjà dans les lettres écrites aux églises/croyants du nouveau testament un certain nombre de choses transmises “au nom de Jésus-Christ”, mais qui sont contraires aux paroles que Jésus-Christ a lui-même prononcées et qui se trouvent rapportées dans les quatre évangiles. Les quatre évangiles semblent avoir été mis par écrit malheureusement plus tardivement que les lettres aux églises/croyants. Ces lettres que l’on trouve dans la sélection des textes qui se trouve dans la Bible aujourd’hui. L’ensemble des paroles de Jésus et sa vie tel que mis par écrit dans les quatre évangiles, n’était de toute évidence pas intégré dans la manière de penser de certaines idées transmises dans certaines lettres. Par exemple, lorsque Moïse a saisi cette parole de Dieu : “C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié” (Exode 33:19 BDS). Moïse l’a apparemment comprise/interprétée comme si Dieu ne voulait pas faire grâce à tous, ni avoir pitié de tous. Et Paul a continué de transmettre cette idée-là, dont l’idée tordue aussi que c’est Dieu qui endurcit lui-même les êtres humains (cf. Romains 9:18). Mais la vérité démontrée en Jésus-Christ c’est que notre Père céleste fait grâce à tous. Il fait grâce à ceux à qui les hommes ne font pas grâce et il a pitié de ceux dont les hommes n’ont aucune pitié. Voilà ce que signifiait Exode 33:19. La vérité qui est en Jésus-Christ, c’est que ce n’est pas Dieu qui endurcit les êtres humains, mais ce sont les êtres humains qui s’endurcissent par leur rejet de la grâce de Dieu envers ceux pour qui ils n’ont aucune pitié… On observe cela dans les évangiles avec ceux qui s’opposaient à Jésus. Et Dieu est le même de toute éternité que ce qu’il a démontré en Jésus-Christ. Ce sont les êtres humains qui se privent de la grâce de Dieu et le rejettent par de fausses manières de penser et de comprendre les choses, et qui en privent les autres de la même manière qu’ils s’en privent eux-mêmes. Ainsi, nombreux sont ceux qui n’accèdent pas à la grâce de Dieu, malgré Dieu. Ce n’est pas Lui qui les rejette. De nos jours aussi, certains enseignements sont donnés “au nom de Jésus-Christ” tout en étant contraires aux paroles prononcées par Jésus-Christ lui-même, alors que les paroles de Jésus se trouvent pourtant aujourd’hui dans les textes bibliques, plus précisément dans les quatre évangiles qui n’étaient pas encore par écrit au temps du vécu du livre des Actes ou des lettres. Tout cela est aujourd’hui pourtant dans un même recueil, et accessible à un grand nombre. Mais sans le discernement des écritures par la vérité qui est en Jésus-Christ, des erreurs importantes de compréhension continuent d’être véhiculées et ces erreurs apportent des contradictions dans le caractère même de Dieu. Jésus s’était exprimé aux Sadducéens qui ne croyaient pas en la résurrection: “Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu” (Matthieu 22:29 NEG79). Le terme traduit ici par comprendre est eido qui inclut le sens de voir et discerner. Il s’agit donc de discerner les Écritures de même que la puissance de Dieu.

Jésus-Christ a dit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis” (Jean 10 :7 NEG79) et “Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent” (Matthieu 7 :13-14 NEG79). Jésus-Christ est la porte étroite par où entrer pour se nourrir de ce qui produit la vie. Il est la porte des brebis qui écoutent sa voix. Et Jésus est aussi le chemin resserré qui conduit dans la vérité tout entière par l’Esprit-Saint, il conduit dans la connaissance de notre Père céleste, qui mène à la vie, car il a dit ailleurs : “Je suis le chemin, la vérité et la vie… ” (Jean 14 :6) Jésus a encore dit : “Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres” (Jean 8 :31-32, 36 NEG79). Et Jésus parle ici d’être affranchi du péché, c’est-à-dire d’être délivré de ce mauvais état de l’esprit, nos fausses manières de penser.

Les brebis n’écoutent pas aveuglément tous ceux qui ont précédé Jésus et qu’il a qualifiés de kleptes [4]. Les brebis de Jésus ne suivent pas un troupeau, elles suivent le bon berger qui marche devant elles, et autour de Lui se forme un seul troupeau qui se trouve comme des brebis au milieu des loups (cf. Matthieu 10:16). Mais les brebis de ce troupeau doivent continuer à suivre Le Bon Berger. Elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivent pas la voix d’un étranger (voir Jean 10 :2-5). Mais combien sont ceux qui entrent concrètement par la porte étroite pour se nourrir dans l’intégralité des textes bibliques ? C’est-à-dire, combien sont ceux qui entrent par l’ensemble des paroles de Jésus-Christ contenus dans les quatre évangiles, pour approcher l’intégralité des textes bibliques ? Personnellement, durant des années je ne l’ai pas fait et le fruit en portait les syndromes : le fruit de l’Esprit était en souffrance, il y avait un gros mélange de bon et de mauvais fruit.

Il est écrit dans le livre des proverbes : Voici le début de la sagesse: acquiers la sagesse, procure-toi le discernement (biynah qui signifie compréhension, discernement) au prix de tout ce que tu possèdes” (Proverbes 4 :7 BDS). Paul a écrit aux Colossiens : “Je veux, en effet, que vous sachiez à quel point il est grand, le combat que je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui n’ont jamais vu mon visage. Je combats ainsi afin que, unis dans l’amour, ils soient encouragés dans leur cœur et qu’ils soient enrichis d’une pleine intelligence pour connaître (epignosis qui signifie connaissance précise et correcte) le mystère (musterion qui signifie chose cachée) de Dieu, aussi bien du Père que de Christ (le texte grec n’a aucune mention du Père ici, mais seulement “de Dieu, Christ”). C’est en lui (Jésus-Christ) que sont cachés (apokruphos qui signifie caché dans le sens de renfermé, contenu) tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (gnosis qui signifie connaissance générale dans le sens de compréhension). Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants (Colossiens 2 :1-4 SG21). En d’autres termes, tous les trésors de la sagesse véritable et de la compréhension des choses de Dieu qui sont cachées à nos yeux, c’est-à-dire pas visibles au premier abord parce que Dieu est Esprit, sont en Jésus-Christ. Jésus-Christ est la sagesse de Dieu. Jésus-Christ est la compréhension au sujet de Dieu. Et lorsqu’on regarde aux paroles et à la vie de Jésus-Christ, telles qu’on les trouve dans les quatre évangiles, on comprend alors à quel point ce que les êtres humains appellent “sagesse” est une folie aux yeux de Dieu, et on comprend pourquoi la sagesse de Dieu passe pour folie aux yeux des hommes (cf. 1 Corinthiens 1:20-25). Car l’amour et la grâce, tels que Jésus les a démontrés sont folies aux yeux des êtres humains. Jésus-Christ est la sagesse de Dieu et la connaissance de Dieu notre Père, tel qu’il est véritablement. Aujourd’hui encore, les forteresses qui nous tiennent liées sont bien souvent celles de nos faux raisonnements (cf. 2 Corinthiens 10:4-5), mais c’est en Jésus-Christ que ces forteresses s’écroulent, car en effet, nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons” (2 Corinthiens 13:8 BDS).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

[1] En s’adressant à ses disciples, Jésus a dit : “Gardez-vous, de ce levain : l’hypocrisie des pharisiens. Car tout ce qui se fait en secret sera dévoilé, et tout ce qui est caché finira par être connu. Ainsi, tout ce que vous aurez dit en secret sera entendu ouvertement en plein jour, et tout ce que vous aurez chuchoté dans le creux de l’oreille, derrière des portes bien closes, sera crié du haut des toits en terrasses.” Luc 12 :1b-3 BDS

[2] A noter: Matthieu et Jean (le fils de Zébédée) ont vu et entendu les paroles de Jésus, ils faisaient partie des douze. Luc, qui est aussi l’auteur du livre des actes, a été récolter le témoignage de gens qui ont entendu et/ou vu Jésus. Marc, quant à lui, serait probablement un disciple de Pierre, celui dont il est parlé dans le livre des Actes.

[3] Sous-entendu de la nourriture dont les brebis ont besoin.

[4] Voir Jean 10 :8-10. Kleptes signifie celui qui détourne. Le nom est transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain.

Jésus : la connaissance véritable du nom de l’Eternel – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

Jésus a fait connaître le nom véritable du Père céleste. Jésus, dont le nom est “Dieu sauve“, l’a fait par son enseignement, par toutes ses œuvres et par sa vie entière. Il l’a fait connaître en annonçant le pardon des péchés, en enseignant à pardonner, en démontrant que le Père céleste, le Très-Haut, n’est pas celui qui juge et condamne les hommes, ni celui qui les accuse, mais que le jugement et la condamnation sont déjà présents pour les hommes, par ignorance de la vérité… Jésus a démontré le nom véritable de l’Éternel, également en guérissant les malades et les infirmes, en ressuscitant des morts, en chassant des démons, en nourrissant la foule, en faisant toutes sortes de miracles et d’œuvres bonnes. L’Éternel ne change pas. Jésus a démontré que l’Éternel aime même ses ennemis et qu’il ne fait pas de différence entre les hommes. Jésus a démontré que l’Éternel fait grâce à tous et qu’il est miséricordieux envers tous. Jésus a fait connaître ce nom véritable de l’Éternel : Dieu est amour, l’amour ne s’impose pas, il est patient, il est plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne cherche pas sa propre gloire, il n’est pas orgueilleux, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, il ne commet pas le mal, il ne tient pas compte du mal, il n’appelle pas le mal bien ni le bien mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, il ne rend pas le mal pour le mal, il ne punit pas la faute mais il conduit à un changement de manière de penser, il se réjouit de la vérité, il ne ment pas, il endure tout, il couvre une multitude de fautes, il pardonne tout, il n’est pas suspicieux, il est plein de confiance, il espère tout, il ne périt pas… Le fait est que “tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés” (Romains 10:13 BDS), car Dieu est amour. Mais Jésus a démontré que l’amour ne peut ni forcer, ni obliger l’autre à le croire, à lui faire confiance et à faire appel à Lui. L’amour ne peut pas forcer à croire la vérité, mais il ne peut que l’exposer et la démontrer. Déjà au temps de Jésus, tous n’ont pas “fait appel au Seigneur” pour être sauvé. Beaucoup l’ont même rejeté (cf. Jean 5:40) et sont restés attachés à l’enseignement qu’ils avaient reçu de leurs pères… (cf. Jean 8:38, 44, Matthieu 23:30-32). Il en est de même aujourd’hui, même parmi ceux qui se réclament “de Dieu” et/ou “de Jésus-Christ”.

L’apôtre Jean a résumé au mieux la renommée de Dieu et la conséquence que cette renommée produit en celui qui croit à la vérité qui est en Christ : “Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour” (1 Jean 4:7-8 NEG79). La tendance de nombreux croyants aujourd’hui est de faire plein de choses pour Dieu, mais bien souvent l’amour est absent de leurs œuvres et de leur vie, par méconnaissance de son nom… (cf. servir). L’amour est absent de leur vie, en grande partie parce que la renommée de Dieu à laquelle ils croient, les caractéristiques et les actions qu’ils lui attribuent, ne correspondent pas à la vérité qui est en Jésus-Christ. Cette renommée déformée à laquelle ils croient est le plus souvent le résultat de la réputation de l’Éternel transmise par les hommes de l’ancien testament, qui n’avaient jamais vu Dieu, et cette réputation est maintenant mélangée à la renommée transmise par Jésus-Christ qui, lui, est venu du Père et a connu le Père. Mais ce mélange qui habite de nombreux croyants n’est pas conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ. Ce mélange produit de la tiédeur et un cœur partagé chez les croyants. On peut prétendre que Jésus-Christ est la vérité, mais si ce n’est pas mis en pratique dans la lecture des textes bibliques et la lecture de toutes choses, cela n’est alors qu’une prétention et une parole en l’air, sans aucun pouvoir de transformation durable dans la vie du croyant. Chacun est son propre témoin. Chacun est le témoin de ce qu’il croit personnellement, comme Jésus lui-même a été son propre témoin (cf. Jean 8:18), et donc :

La vie de chaque individu est le témoignage de ce qu’il croit.

C’est l’amour véritable, semblable au Christ, qui témoigne si un croyant est attaché à la parole de Christ, ou à celle d’un autre… (voir Jean 5:43). Le Père a annoncé la venue du Christ par la bouche des prophètes, et Jésus-Christ est cette parole annoncée qui est devenue chair, qui est née et venue dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (cf. Jean 1:1-5, 14, 18:37). Le résultat de la connaissance de la vérité c’est l’amour que Christ a démontré. Jean a fait l’expérience de cet amour par la parole de Christ, conforme au Père, et à laquelle il s’est attaché. Ce n’est pas de nul part que l’évangile tel que Jean l’a rapporté comporte autant de paroles que Christ a affirmées au sujet du Père, et au sujet du Fils, afin de faire connaître le Père et le Fils, tels qu’ils sont véritablement l’un et l’autre. Car la vie éternelle, c’est connaître le Dieu unique et véritable qui est le Père, et connaître le Fils Jésus-Christ qu’il a envoyé (cf. Jean 17:3).  Jean semble y avoir été très attentif en écoutant Jésus, et l’avoir saisi.

Son nom 10Jésus est le Fils unique du seul vrai Dieu, le Très-Haut. C’est uniquement en rétablissant la vérité que Christ a démontrée au sujet des caractéristiques du Dieu Très-Haut, et au sujet des caractéristiques du Fils, que les hommes peuvent être sauvés de leurs péchés. C’est-à-dire être sauvés de leurs fausses manières de penser qui les poussent à agir conformément à celui qui est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). Celui-là est le dominateur de ce monde, par la fausse manière de penser qu’il a inspirée aux hommes au sujet de l’Éternel, le seul vrai Dieu. Mais le dominateur de ce monde n’a aucun pouvoir sur celui qui est la vérité : Jésus-Christ (cf. Jean 14:30-31). Et il n’a aucun pouvoir sur celui en qui la parole de Dieu, la vérité, habite (cf. 1 Jean 2:14). La parole de Dieu est la vérité (cf. Jean 17:17). C’est pourquoi, Jésus a dit à des pharisiens qui jugeaient d’après des critères purement humains : “C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8:24 NEG79). En d’autres termes, celui qui ne croit pas que Jésus est le Fils unique de Dieu, Fils de l’homme engendré par Dieu et venu pour éclairer les hommes au sujet du Père, meure dans ses péchés. Celui qui ne croit pas que les caractéristiques que Jésus a enseignées, et démontrées, au sujet du Père sont les caractéristiques du seul vrai Dieu tel qu’il est véritablement de toute éternité, et que ces caractéristiques peuvent exister, par l’Esprit-Saint, dans un fils de l’homme, un tel croyant incrédule continue de périr dans ses fausses manières de penser et ce qu’elles produisent… Il périt dans un faux état d’esprit qui le maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde et, aussi, ceci l’amène à produire des œuvres mauvaises, et cela malgré toute sa religiosité, son zèle, son “culte à Dieu” et ses prières… Car Jésus a dit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le FilsSi vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14:12-14 NEG79). Le Père est glorifié dans ses œuvres. Le Fils est l’œuvre du Père, et les œuvres du Fils sont semblables au Père (cf. Jean 5:19, 30). Le Fils agit d’après le Père. Dans Jean 14: 12-14, il s’agit donc de ce qui est demandé “en son nom“, c’est-à-dire ce qui est demandé conformément au Fils qui a révélé le Père céleste. En d’autres termes, le Fils fait ce qui est conforme aux caractéristiques du Père. L’apôtre Jacques a fait remarquer : “Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions” (Jacques 4:3 NEG79). Le Fils, qui fait les œuvres du Père, a dit : “Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (l’original ici signifie contrairement à beaucoup!)” (Matthieu 20:28 BDS). Dans Marc 16, Jésus dit encore : “Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, ils saisiront des serpents venimeux, ou s’il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris” (Marc 16:17-18 BDS). Dans les caractéristiques de ce qui est en son nom, Jésus inclut par exemple une certaine protection face à certain mal potentiel. Pour ce qui est de faire des choses “en son nom“, Jésus rend aussi attentif aux faux prophètes et il dit d’eux : “Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: «Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom.» Je leur déclarerai alors: «Je ne vous ai jamais connus. Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal.»” (Matthieu 7:22-23 BDS). Il est important de remarquer que Jésus ne dit pas qu’il condamnera ces faux prophètes ou les détruira. Il ne dit ni rien de ce genre, mais il dit “allez-vous-en (apochoreo), vous qui pratiquez le mal (anomia)” en citant le psaume 6:9. Le terme original apochoreo signifie partir, se retirer. Le terme original anomia signifie la condition de celui qui est sans loi, notamment parce qu’il en est ignorant… Ces paroles de Jésus font penser à celles qu’il a dites à Pierre : “Arrière, «Satan»! Eloigne-toi de moi! Tu es un obstacle à ma mission, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu; ce sont des pensées tout humaines” (Matthieu 16:23 BDS). Pierre, poussé par une sagesse toute humaine et une fausse manière de penser, ignorait la volonté de Dieu, c’est-à-dire la volonté de démontrer ses caractéristiques, celles de l’amour. Le Père céleste n’agit pas pour être servi, mais pour servir. Il ne recherche pas sa propre gloire, mais il donne sa gloire. De la même manière, le Fils unique en allant jusqu’à donner sa vie de son propre gré (cf. Jean 10:18), en donnant sa vie en rançon (cf. Matthieu 27) a agit contrairement à beaucoup. Au sujet des faux prophètes dont Jésus parle, pratiquer le mal ne consiste pas en soi dans le fait d’être accompagné de signes miraculeux fait au nom de Jésus. Ce ne sont pas là les caractéristiques définissant les “faux prophètes” dont Jésus parle. Jésus ne dit pas que ces signes en soi, prétendus en son nom, ne le seraient pas. Car chasser les démons et guérir les malades fait clairement partie de ce que Jésus demande à ses disciples (cf. Matthieu 10:8, Luc 10:8-9) et des signes qui accompagnent ceux qui croient. La vérité confirmée et démontrée en Jésus, c’est que l’Éternel guérit, l’Éternel délivre, l’Éternel fait des prodiges, cela appartient à son nom, et sont des signes qui accompagnent ceux qui croient. Donner des paroles prophétiques est aussi une caractéristique du nom de l’Éternel, qui est d’ailleurs inclus dans les dons de l’Esprit. Les prophètes de l’ancien testament ont effectué des prodiges, ils ont donnés des paroles prophétiques, comme ce qui concernait le Christ, et qu’aucun esprit humain n’aurait pu annoncer. Toutefois, ils ont tous été de ceux qui commettaient le mal… Conduits par une manière de penser tout humaine, ils ne vivaient pas dans l’amour, car ils ne connaissaient pas le Père tel qu’il est véritablement et que le Christ a fait connaître.

La différence au temps des prophètes de l’ancien testament, avant que Dieu envoie son Fils unique, c’est que personne n’avait jamais rendu témoignage à la vérité comme son Fils l’a fait. La caractéristique du “faux prophète” n’est pas forcément en lien direct avec les paroles prophétiques qu’il donne, ou la capacité d’accomplir des actes extraordinaires. Jésus ne remet pas en cause ces œuvres-là. Mais la caractéristique de “faux prophète” est en lien avec l’usage que le “prophète” fait de ces œuvres miraculeuses, les motivations qui l’animent et le mal qu’il commet en parallèle de ses œuvres. L’attitude décrite par Jésus au sujet des “faux prophètes” fait apparaître une identité dans les œuvres et l’autojustification typique qui s’y attache. C’est cela qui donne de la force au péché. Il y a une identité dans les œuvres : “nous avons fait beaucoup… en ton nom“. Le “faux prophète” insistera plus sur la manifestation de la puissance de l’Esprit que sur l’importance d’une saine motivation, qui est l’importance de l’amour et l’importance de la vérité qui se manifeste par le fruit de l’Esprit (cf. Galates 5:22). Agir “au nom du Seigneur” ne consiste pas uniquement à une démonstration, par des signes miraculeux, de la souveraineté de Celui qui est bel et bien Seigneur. Mais cela consiste à une démonstration de son nom véritable tel que Christ l’a fait connaître : Dieu est amour et l’amour ne commet pas le mal. “Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Galates 5:14 NEG79). Toute la souveraineté du seul vrai Dieu Éternel doit être manifestée par amour et dans l’amour pour être conforme à son nom véritable. Jésus a repris Jacques et Jean sévèrement, c’est-à-dire strictement et sans compromis, lorsqu’ils ont suggéré d’agir à la manière d’Élie et de faire descendre la foudre sur les Samaritains, qui avaient refusé l’hospitalité à Jésus. Jésus a été clair dans sa réponse : “Vous ne savez pas quel esprit vous inspire de telles pensées! Le Fils de l’homme n’est pas venu pour faire mourir les hommes, mais pour les sauver” (Luc 9:55 BDS). Car le fait est que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue (cf. Proverbe 18:21). Et le moyen de la foi, qui permet d’agir sur le monde visible, peut aussi être une arme destructrice (cf. Matthieu 21:18-21), mais Jésus n’a pas utilisé le moyen de la foi pour faire mourir des hommes, mais pour les sauver. On voit dans le livre des Actes par exemple, Pierre avoir des paroles de mort qui permettent l’œuvre du diable (cf. Actes 5), et Saul (Paul) rendre quelqu’un aveugle au nom du Seigneur et Luc rapporter cet événement en parlant de Saul comme rempli du Saint-Esprit… (cf. Actes 13) Il y avait là un profond manque de discernement au sujet des œuvres du Saint-Esprit, tel qu’il agissait en Christ. Pierre, tout comme Saul, semble avoir été trompé par le père du mensonge, car l’Éternel n’est pas celui qui tue, même ses ennemis, ni Celui qui ordonne leur mort. L’Éternel est Celui qui sauve et donne la vie, Christ l’a enseigné et démontré. Il a agit conformément à son Père. Ce n’est pas pour rien que la voix du Père s’est faite entendre de manière audible par Pierre, Jacques et Jean, alors que Jésus s’entretenait avec Moïse et Élie… Voici la parole du Père: “Celui-ci (Jésus) est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Écoutez-le!” (Matthieu 17:5 BDS).

Jésus a rendu attentif ceux qu’il enseignait au sujet des faux prophètes : “Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ou un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Matthieu 7:15-20 NEG79). Le faux prophète ressemble en apparence à une brebis, mais il n’est pas rempli du fruit de l’Esprit de vérité qui est : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22), même s’il peut sembler, en surface, être revêtu de ce fruit. Un “faux prophète” montre sa vraie couleur lorsqu’il est sous pression, ou face à des ennemis, lorsqu’il est confronté, voir attaquer, ou que ses œuvres sont critiquées. Il est alors reconnaissable au fruit qu’il porte dans ces situations, c’est un fruit qui n’a pas le goût du Christ ni la couleur du fruit de l’Esprit de vérité. Cela vient du fait qu’un faux prophète ne se nourrit pas à un bon arbre qui porte de bons fruits. Aussi, ses œuvres ne sont pas pleinement motivées par l’amour, ni faites dans l’amour qui vient de la communion avec Dieu par la connaissance de son nom véritable… Lorsque Jésus rend attentif qu’au jour du jugement, il dira aux faux prophètes “je ne vous ai jamais connus“. Il laisse comprendre que leurs œuvres n’ont pas été faites dans la connaissance véritable et intime de qui il est, et que leurs œuvres ont été comme faites indépendamment de lui, sans le connaître véritablement, sans être venu pleinement à lui (cf. Jean 5:39-40). Et Jésus nous dit que ces faux prophètes seront nombreux… Ils auront fait leurs œuvres sans être connus de Jésus… Car il ne suffit pas que le Père demeure en nous par son Esprit, par lequel nous crions “Abba, Père” (cf. Romains 8:15), et par lequel nous avons l’autorité d’accomplir des prodiges, mais il est aussi nécessaire de demeurer dans le Père. Il ne s’agit pas d’une expérience mystique de sa présence, mais de la connaissance intime de qui Il est véritablement, tel que le Fils l’a révélé. Le Père, en nous par l’Esprit-Saint, permet de manifester sa puissance, sa souveraineté et son autorité, mais demeurer dans le Père permet de le faire dans l’amour et par amour, à l’image du Fils unique, Jésus-Christ, qui connait le Père et nous l’a fait connaître. Jésus lui-même vivait ces deux dimensions sur terre : le Père en lui et lui dans le Père (cf. Jean 10:38, Jean 14:10-11). Demeurer dans le Père c’est demeurer dans son amour pour les hommes (cf. Jean 15:9).

Jésus a dit que le faux prophète vient en vêtements de brebis… En parlant des brebis, Jésus a été très clair en disant : “Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutésJe suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé” (Jean 10:8-9 NEG79). Son nom 1Pour rappel, le terme traduit par “voleurs” est kleptes qui signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Le propre gain n’est pas uniquement lié au matériel, mais chercher la reconnaissance des hommes en fait aussi partie (cf. Matthieu 23:2, 5, 13, 25-28). Et le terme traduit par “brigands” est lestes qui signifie voleur, pillard, maraudeur. Les brebis véritables sont celles qui n’ont pas écouté aveuglément tous ceux qui sont venus avant Jésus. Les brebis véritables tiennent compte des paroles de Jésus pour filtrer l’enseignement de tous les hommes qui l’ont précédé… et aussi, pour filtrer l’enseignement de ceux qui lui ont succédé… Le “faux prophète” ne passe pas par la porte, qui est Jésus, pour lire les Écritures. Le faux prophète dont parle Jésus écoute et suit toute parole et tout ce qui se trouve écrit dans les Écritures, sans passer par Celui qui est la vérité, et qui a fait connaître véritablement le “Je suis” dont Moïse et les autres ont parlé, alors qu’ils ne l’avaient jamais vu. En d’autres termes, le faux prophète ne discerne pas les choses à travers la vérité qui est en Jésus-Christ. Revêtu de son vêtement de brebis, le “faux prophète” prétendra que Jésus-Christ est la vérité, mais il ne le met pas en pratique et s’attache à d’autres paroles humaines, même si ces paroles sont contraires à celles de Jésus-Christ. Il s’attache aveuglément et sans discernement aux paroles de ceux qui ont précédé Jésus. La conséquence est que le “faux prophète” vit avec une méconnaissance de Dieu et de Jésus-Christ. Il continue en général à être esclave du péché, et donc à commettre le mal, par ignorance de la vérité qui en délivre. Le “faux prophète“, malgré son vêtement de brebis, reste esclave du péché malgré le fait de vivre avec les dons de l’Esprit, cet Esprit qu’il a reçu en se tournant vers Dieu par Jésus-Christ. Il lui manque généralement le fruit de cet Esprit, le fruit qui provient de la vérité qui est en Christ, et par laquelle le nom de l’Éternel devient connu pour celui qui s’attache aux paroles de Jésus-Christ. Le faux prophète” vit avec une image de Dieu qui est déformée, et sa vie est le reflet de cette image à laquelle il croit… Jésus a encore dit : Je connais mes brebis, et elles me connaissentcomme le Père me connaît et comme je connais le Père…” (Jean 10:14-15 NEG79). Le faux prophète” vient en vêtement de brebis, car il prend les paroles de Jésus uniquement en surface, c’est son survêtement. Il s’attache à certains commandements de Jésus qui touchent au faire, mais pas aux paroles qui vont à l’identité de Jésus-Christ et à l’identité du Père. Dans la pratique, Jésus-Christ n’est pas pleinement la référence de l’enseignement d’un faux prophète“. Le faux prophète n’entre pas par la porte (Christ) pour tout ce qu’il enseigne, et par quoi il nourrit ceux qui l’écoutent. Les brebis véritables, elles, connaissent Jésus-Christ et il les connait, comme Jésus-Christ connaît le Père et que le Père le connaît, car Jésus et le Père sont parfaitement unis par un même esprit… (cf. Matthieu 11:27). Les brebis véritables reconnaissent la voix du bon berger (cf. Jean 10:4-5). Les disciples de Jésus n’avaient pas tous saisis cette vérité au sujet de l’identité de Jésus-Christ et celle du Père. Nombreux disciples s’attachaient déjà essentiellement à ce qui est en lien avec le faire, mais peu à l’identité même de Jésus-Christ. Philippe a dit à Jésus : “Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit”. Mais la réponse de Jésus a mis en lumière ce qu’il est fondamental de comprendre : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?” (Jean 14:8-9 NEG79). Le Fils a dit “Dieu est Esprit” et il a démontré les œuvres de l’Esprit de Dieu. De même aujourd’hui, nombreux sont ceux qui n’ont pas compris que celui qui a vu Jésus a vu le Père à l’œuvre, par l’Esprit qui était en lui et le poussait à agir conformément au Père. Jésus a fait connaître l’Éternel tel qu’il agit véritablement.

Lorsque Jésus répond à ses disciples, qui lui demandent de les enseigner à prier, la toute première chose qu’il demande/désire/proclame concerne le nom du Père : “Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel” (Matthieu 6:9-10 NEG79). Le terme traduit par le verbe “sanctifier” (hagiazo) a le sens de séparer des choses profanes, le sens de purifier. Le Père est saint, il n’y a pas de mal en Lui. Le Père est pur et ainsi son nom, sa renommée véritable, est pur. C’est Lui qui règne dans les cieux et sa volonté y est ainsi faite. En vérité, ce que Jésus laisse comprendre Son nom 11en tout premier lieu dans la prière qu’il enseigne, c’est le fait que le nom de notre Père céleste, sa réputation, tout ce qui vient à la pensée lorsque son nom est évoqué, a été salie sur terre parmi les hommes. Du mal est attribué au Père céleste et ainsi son nom est sali… Et la conséquence c’est que ce n’est pas le Père céleste qui règne sur terre, et donc sa volonté n’est pas faite sur terre comme elle est faite au ciel, et cela même parmi de nombreux croyants. Son nom a besoin d’être purifié sur terre, aussi parmi les croyants qui se réclament de Jésus-Christ. Le nom du Père céleste, le Créateur, doit être purifié dans la manière de penser et de comprendre les choses dont les hommes ont héritée, depuis que le mensonge au sujet de Dieu est entré dans ce monde et que les hommes y ont cru (cf. Genèse 3). L’Accusateur n’est pas seulement l’accusateur des hommes devant le Père, mais il est aussi l’accusateur du Père devant les hommes. L’Accusateur est le père du mensonge, celui qui a sali le nom de l’Éternel dans la pensée des hommes, et a amené ainsi les hommes à être le reflet d’une image déformée…

Jésus dit encore : “L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor (Matthieu 12:35 NEG). C’est d’un bon trésor que sont issues les bonnes choses qui font l’homme bon, et c’est d’un mauvais trésor que sont issues les mauvaises choses qui font l’homme mauvais. Ainsi, un homme qui est à la fois bon et mauvais, est ainsi parce qu’il possède un bon et un mauvais trésor, et qu’il tire des choses de ces deux trésors-là, sans discerner ce qui est de l’ordre du bon trésor et du mauvais trésor. Jésus dit à ce sujet : “Ainsi donc, tout spécialiste de la Loi qui a été instruit des choses qui concernent le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes” (Matthieu 13:52 BDS). Pour parvenir à la connaissance de la vérité, il est fondamental de tenir compte des paroles de Jésus. Ceci afin de discerner les bonnes choses et les mauvaises choses que les hommes ont prononcées au nom de l’Éternel, ou au nom de Jésus-Christ, et prononcent encore. Le bon trésor qui est composé de choses nouvelles et de choses anciennes, nécessite d’être instruit concernant le royaume des cieux. Il s’agit d’être instruit au sujet du monde invisible qui régit le monde visible. Et c’est uniquement Jésus qui a amené l’enseignement véritable pour ce qui concerne le royaume des cieux. Tous ceux qui ont précédé Jésus agissaient avec un mélange de Dieu et du diable, par ignorance au sujet du royaume des cieux. Ils ignoraient la vérité sur les réalités invisibles qui régissent le monde visible. Ainsi, par exemple, ils attribuaient à l’Esprit de l’Éternel le fait qu’un homme soit rendu capable de tuer mille de ses ennemis pour en être délivré… (cf. Juges 15:14-18). Avec une telle perspective, il n’est pas étonnant que ceux qui avaient été ainsi enseigné étaient incapables de discerner entre des démons et le Saint-Esprit… A des pharisiens, qui prenaient le Saint-Esprit pour un démon parce qu’ils étaient sans discernement, Jésus a affirmé : Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12:36-37 NEG). Car, Jésus a encore dit : “ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme” (Matthieu 15:18 NEG79). Et Jésus a encore dit ailleurs : “là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur” (Matthieu 6:21 BDS). Cela ne s’applique pas uniquement aux richesses de ce monde, dont Jésus parle dans le passage, et dont certains en font leur trésor. C’est de ce qui habite le cœur de l’homme que l’homme s’exprime. Ainsi, toute parole non conforme à l’Éternel, le Père céleste tel que le Fils l’a révélé, est ce qui souille l’homme, car la parole de l’homme vient de son propre cœur. Celui dont le trésor n’est pas bon verra son cœur être coloré par ce trésor. Ses paroles et sa vie seront le reflet de son trésor. De la même manière, celui qui se nourrit à un mauvais arbre, mange un fruit qui n’est pas bon pour son être. Ses paroles et sa vie seront le fruit de l’arbre auquel il se nourrit. C’est pourquoi, il est écrit: Par-dessus tout: veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie” (Proverbes 4:23 BDS). Ainsi, il faut faire attention à quel arbre on se nourrit, et à quel arbre nous sommes “greffés”. Jésus a dit : “Je suis le vrai plant de vigne…” (Jean 15:1 BDS). “Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire” (Jean 15:5 BDS). A ses disciples, à qui il a dit ces paroles, Jésus leur a aussi dit: “Vous aussi, vous avez déjà été purifiés grâce à l’enseignement que je (Jésus) vous ai donné” (Jean 15:3 BDS). L’enseignement que Jésus a donné à ses disciples les a purifiés, parce que Jésus a rétabli la vérité au sujet du Père, pour les orienter dans la bonne direction (cf. Jean 17:17).

C’est probablement débordant de son cœur rempli d’amour que Jésus s’était écrié : “Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé; et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyéJe suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jourCar je n’ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites” (Jean 12:44-50 NEG79). “Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. Si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez!” (Jean 5:43 BDS). Cela est malheureusement toujours d’actualité aujourd’hui. Nombreux croyants ont tendance à recevoir toutes paroles venant des hommes qui viennent en leur propre nom, renommé par des titres, des publications, des diplômes, une position, un « ministère », etc et nombreux croyants ont tendance à placer les paroles des hommes au-dessus de celles prononcées par Jésus-Christ et qui vont à l’encontre des enseignements qu’ils ont reçu par tradition… (voir 2 Timothée 4 :3-4). Et ce, de la même manière que, déjà au temps de Jésus, beaucoup plaçaient les paroles de ceux qui ont précédé Jésus au-dessus des paroles de Jésus (cf. Jean 8:53, Jean 9:13, 28).

Paul a écrit aux Corinthiens une mise en garde valable pour chacun : “Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences. Lui, personnellement, sera sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au feu” (1 Corinthiens 3:11-15 BDS). C’est chacun qui subit pour lui-même les conséquences de ce qu’il croit. Tous ceux qui auront bâti sur le Christ avec de mauvais enseignements et/ou de mauvaises motivations (souvent de pair), verront s’écrouler ce qu’ils ont bâti… afin que subsistent seules les réalités inébranlables (cf. Hébreux 12:27, Matthieu 7:24-27). Au dernier jour, ils seront personnellement sauvés, mais tout juste dit Paul. Ils seront tout juste sauvés, au dernier jour, parce qu’ils ne rejetteront pas le Dieu unique et véritable qui sauve. La vérité qui est en Jésus-Christ à propos du Père céleste qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement, et en qui il n’y a pas l’ombre d’un changement par rapport au nom de l’Éternel que Jésus-Christ a fait connaître, c’est que la condamnation se produira au jour du jugement (verdict) de la même manière qu’elle se produit déjà dans le présent… La condamnation se produira par l’incrédulité face à la vérité contenue dans les paroles de Christ: le Père ne juge personne (cf. Jean 5:22). Chacun subira en lui-même les conséquences de ce qu’il croit. La condamnation se produira en celui qui ne croit pas au pardon des péchés, et d’autant plus s’il attribue à Dieu le mal qui est l’œuvre du père du mensonge dès le commencement (cf. Matthieu 12:31-32). Attribuer du mal à Dieu remplit d’amertume contre Dieu (cf. Proverbe 19:3) et poussera certains à aller jusqu’à rejeter Dieu Lui-même, par incrédulité dans son amour et par le rejet de sa grâce. C’est ce qui pousse à fuir la lumière à cause des œuvres mauvaises. La préoccupation du Fils de l’homme, Jésus-Christ, quant à son retour sur terre est d’y trouver la foi (cf. Luc 18:7-8), car Dieu est celui qui défend promptement la cause des hommes qui font appel à Lui, mais l’incrédulité rend cette défense sans effet pour celui qui n’a pas confiance en Dieu. Jésus a parlé de la condamnation qui est déjà présente dans ce monde : “Celui qui met sa confiance en lui (Jésus) n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. Et voici en quoi consiste sa condamnation: c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées…” (Jean 3:18-20 BDS). Jésus a proclamé publiquement: “Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres: il aura la lumière de la vie” (cf. Jean 8:12 BDS). “Aussi longtemps que je suis encore dans le monde, je suis la lumière du monde” (Jean 9:5 BDS). “C’est pour être la lumière que je suis venu dans le monde, afin que tout homme qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres” (Jean 12:46 BDS). Les ténèbres sont présentes dans le monde et les hommes y demeurent. Celui qui ne croit pas à la vérité qui est dans le Fils unique, Jésus-Christ, en particulier en ce qui concerne le pardon des péchés, fuit la lumière à cause de ses propres fautes. Il fuit la lumière déjà dans le présent. Pourtant, celui qui est la lumière du monde le sauverait, le délivrerait du péché et laverait sa conscience de ses fautes, mais l’Amour ne peut pas obliger l’autre à croire, ni à accepter la grâce, ni à accepter de l’aide.

Jésus a dit à ceux qui croyaient que Jésus blasphémait en annonçant le pardon des péchés : “Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu’ils auront proférés; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel” (Marc 3:25-29 NEG79). Le fait est que déjà dans ce monde, ceux qui ont une image faussée de Dieu et Lui attribuent le mal qu’il ne commet pas, portent en eux-mêmes le poids de leur croyance, le poids de leurs fausses manières de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. Sans compter le mal qu’ils commettent eux-mêmes, en conséquence de leur manière de penser (cf. Colossiens 1:21). C’est par une image tordue au sujet de l’Éternel qu’ils se maintiennent à une certaine distance de Lui, à cause de leurs fautes, et cela malgré Dieu Lui-même. L’Éternel a déjà montré la vérité, en Jésus-Christ, une fois pour toute à son sujet. Il a exprimé, en Christ, ce qu’il a à dire au sujet du péché, au sujet de la justice/droiture et au sujet du jugement/séparation. Mais celui qui ne tient pas compte des paroles de Jésus-Christ a déjà son juge: les paroles que Jésus a prononcées…

Son nom 8Il peut être bon de préciser que Paul aussi, ainsi que tout homme, l’auteur de ce site compris, est à lire en passant par la porte de la vérité: Jésus-Christ, avec ses paroles et ses actes*. Par exemple, à l’époque des lettres de Paul, écrites semble-t-il entre l’an 50 et 60, aucun des quatre évangiles rapportant les paroles de Jésus n’avait été mis pas écrit. Les évangiles semblent avoir été mis par écrit entre l’an 70 et 100/110, l’évangile de Jean, Fils de Zébédée, en dernier. Ainsi, une partie de la théologie de Paul qui a modelée le christianisme de l’église des romains jusqu’à aujourd’hui, toutes dénominations confondues ou presque, repose essentiellement sur sa connaissance des Écritures précédentes à Jésus-Christ, sans avoir eu la pleine connaissance de toutes les paroles de Jésus rapportées dans les évangiles plus tardivement. Deux des évangiles (Matthieu & Jean) sont notamment rapportés par des disciples qui ont été directement enseigné par Jésus, et ont entendues ses paroles de leurs propres oreilles. Ainsi, Paul se retrouve dans ses lettres avec certaines caractéristiques et actions qu’il attribue à Dieu, mais qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ… Par exemple, l’idée que c’est Dieu qui endurcit lui-même le cœur des hommes et qu’il ne veut pas faire grâce à certains… En provenance des écrits de l’Ancien Testament, cette idée, qui s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène Paul à se retrouver face à une profonde incohérence dans le caractère de Dieu lui-même. Dans Romains 9, Paul en fait le constat en cours de discours, mais n’arrivant pas à résoudre son impasse, il fuit la réponse par une sorte d’attaque, avec une parole d’Esaïe, contre les éventuels opposant à l’idée qu’il vient d’exposer (cf. Romains 9:18-21). Cette incohérence avec laquelle Paul s’est trouvée, vient de l’ignorance des paroles de Jésus-Christ, et du fait de prendre toutes écritures sans filtrer par les paroles et la vie de Jésus-Christ. Pourtant, Paul avait bien saisi que l’on accède à la grâce de Dieu par le moyen de la foi. Il en a même fait pleinement l’expérience. Mais, par son ignorance des paroles de Jésus, et encore modelé par certains enseignements qu’il avait reçu de ses pères avant sa conversion (cf. Galates 1:11-24), Paul se retrouve parfois, dans la théologie qu’il expose, avec des caractéristiques de Dieu qui ne correspondent pas à ce que Jésus-Christ a enseignées et démontrées au sujet du Dieu unique et véritable, le Père du Fils unique. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que dans toutes ses lettres, comme dans sa lettre aux Romains, Paul ne s’appuie que très peu sur des paroles prononcées par Jésus, ni sur certains de ses actes, pourtant rapportés dans les évangiles. Il n’en avait simplement pas connaissance… Si Paul avait eu connaissance de tout le contenu rapporté dans les évangiles à propos de Jésus, en particulier ses paroles et ses actes, avec toute l’intégrité, la sincérité et la préoccupation de la vérité que Paul démontre dans ses lettres, il n’aurait par exemple certainement pas rendu un homme aveugle au nom du Seigneur (cf. Actes 13:11), ni inviter à l’excommunication (cf. 1 Corinthiens 5 :11-13). Jésus a dit: “Ils vous excluront des synagogues (assemblées)Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi” (cf. Jean 16:2-3). Paul s’appuie sur de nombreux passages des Écritures précédentes à Jésus, et il semble prendre intégralement comme “parole de l’Éternel” tout ce qui a été exprimé autrefois “au nom de l’Éternel”, sans toujours discerner ce qui n’est pas conforme à Jésus-Christ. L’ignorance des paroles et des actes de Jésus-Christ en est la cause.

Pour prendre un autre exemple, il y a une différence notoire entre les paroles de Paul et celles de Jésus au sujet de la destruction du temple du Saint-Esprit, c’est-à-dire notre propre corps. Paul a écrit aux Corinthiens: “Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit son temple, Dieu le détruira. Car son temple est saint, et vous êtes ce temple” (1 Corinthiens 3:16-17 BDS). Jésus, quant à lui, qui ne fait que ce que le Père fait parce qu’ils sont parfaitement unis, a dit en parlant de son propre corps : “Démolissez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai” (cf. Jean 2:19 BDS). A aucun moment, Jésus n’a émis l’idée ou le désir de détruire ceux qui le détruirait, lui qui pourtant était le temple du Saint-Esprit, dans sa version la plus sainte. Même après sa résurrection, Jésus n’a absolument rien fait, ou dit, qui aille dans le sens de soutenir cette pensée de Paul. Au contraire, durant sa venue Jésus a même corrigé l’enseignement qui avait été transmis sur un principe du mal pour le mal, par ceux qui l’ont précédé (cf. Exode 21:23-25, Matthieu 5:38-42, Matthieu 5 :21-26). Cette pensée que Paul a eue là est un résidu de la pensée tout humaine de ceux qui ont précédé Jésus-Christ. Cette manière de penser au sujet de l’Éternel est une ignorance, et un manque de discernement, au sujet de l’œuvre de Dieu et de l’œuvre de celui qui est le meurtrier dès le commencement…

L’auteur aux hébreux se retrouve avec un même problème d’incohérence, en parlant des sacrifices et de leur véritable inefficacité constatée, parce qu’il croit aux sacrifices comme étant quelque chose de conforme à l’Éternel (cf. Hébreux 10:1-10). Dieu prescrirait-il des choses qu’il sait être inefficace, tout en attendant des siècles avant d’amener la solution par Jésus-Christ, qui consiste dans la connaissance de la vérité concernant le Père, et la vérité concernant le Fils unique Jésus-Christ ? C’est pourtant bien là, l’image tordue qui habite de nombreux croyants. L’incohérence soulignée par l’auteur aux hébreux l’amène dans une impasse qu’il ne résout pas vraiment. Il considère simplement une abolition du “premier culte” pour établir le “second”, en regardant à Jésus-Christ comme à un sacrifice prétendu demandé par l’Éternel en conformité avec les prescriptions de Moïse. Cette idée fait du Père céleste le meurtrier indirecte, et avec préméditation, de son propre Fils, le seul homme ayant marché sur terre totalement sans péché de toute l’histoire de l’humanité… Son nom 12Et cette idée fait percevoir le Père céleste comme quelqu’un qui répond aux injustices par la plus grande des injustices, pour affirmer ensuite que le Père céleste est juste… Ces idées s’opposent à la justice que Christ a enseignée, et démontrée en pratique. Cette incohérence de l’auteur aux hébreux vient du fait de n’avoir pas tenu compte des paroles de Jésus-Christ, ni même des paroles de Jérémie qui vont dans le sens de Christ  (cf. Jérémie 7:21-28). Pourtant, l’auteur aux Hébreux a bien tenu compte dans son explication de certaines paroles de David qui allaient dans le sens de Christ (cf. Psaume 40:7-9). Jésus-Christ, en citant le prophète Osée, a dit : “Allez donc apprendre quel est le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d’amour envers les autres plutôt que vous m’offriez des sacrifices”  (Matthieu 9:13 BDS). “Ah! si vous aviez compris le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d’amour envers les autres plutôt que vous m’offriez des sacrifices, vous n’auriez pas condamné ces innocents (nb: il s’agit des disciples de Jésus qui désobéissaient à certaines prescriptions tout humaines…)(Matthieu 12:7 BDS). Jésus a mis en évidence que les sacrifices ne sont pas ce que l’Éternel demandait. Il semble que l’Esprit-Saint avait déjà essayé de le transmettre par la bouche de Jérémie (cf. Jérémie 7:21-28), même si, à la lumière de Christ, Jérémie n’a pas démontré pour autant, dans toutes ses paroles et ses œuvres, une inspiration divine et une compréhension correct de qui est l’Éternel. Les paroles de Jésus à propos de ceux qui l’ont précédé sont sans équivoques et il est bon de les redire :Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (kleptes: nom transmis aux faux enseignants) et des brigands (lestes: pillards); mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur (kleptes) ne vient que pour dérober, égorger (thuo) et détruire (apollumi); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis(Jean 10:8-11 LSG). Jésus laisse entendre ici que tous ceux qui l’ont précédé sont des enseignants qui détournent de la vérité (par leur ignorance) en déclarant que des gens devaient mourir, et ces voleurs (faux enseignants) faisaient des sacrifices, dont l’agneau pascal… C’est ce que Jésus dit réellement, car le terme traduit par égorger est “thuo” qui signifie sacrifier, immoler, tuer, égorger l’agneau pascal. Et le terme traduit par détruire est “apollumi” qui signifie notamment démolir entièrement, mettre en ruine, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir… Et c’est bien là ce que les hommes qui ont précédé Jésus attribuaient comme caractéristique à l’Éternel et enseignait comme “parole de l’Éternel”. Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui entrent dans cette catégorie d’enseignants qui détournent de la vérité, notamment par ces caractéristiques: faire des sacrifices et déclarer que quelqu’un doit mourir… Ainsi, à moins de considérer l’Éternel Lui-même comme un voleur (kleptes) qui demande des sacrifices, qui déclare la peine de mort, qui tue, qui vole et qui détruit, Jésus laisse comprendre ici, dans ses propres paroles, que ni les sacrifices, ni l’idée que quelqu’un doit mourir ne viennent de l’Éternel… Le bon berger donne jusqu’à sa propre vie pour ses brebis, il ne sacrifie pas leurs agneaux, et encore moins son propre fils… Si une brebis s’égare, le bon berger n’ordonne pas sa mort, mais il va la chercher. La brebis qui passe par la porte, qui est le Christ, trouve une nourriture qui produit la vie. Et une brebis qui trouve la vie éternelle ne vit plus pour elle-même, et n’a pas peur de mourir, ni de donner sa vie pour sauver celle des autres. Mais la brebis qui cherche à sauver sa vie la perdra.

Ces paroles de Jésus au sujet de ceux qui l’ont précédé étaient très difficiles à accepter par ses auditeurs, déjà en son temps… Ces paroles de Jésus allaient à l’encontre de beaucoup de choses qui étaient crues comme “parole de l’Éternel” et transmises par les hommes depuis des siècles, au nom de l’Éternel. Ces paroles de Jésus changent certaines caractéristiques du nom de l’Éternel, c’est-à-dire une partie des actions qui lui sont attribuées et de ce qu’il demande réellement. Ces paroles de Jésus changent beaucoup d’idées préconçues, qui étaient dans la manière tout humaine de penser et de comprendre les choses au sujet de l’Éternel, dont les hommes ont parlé sans l’avoir jamais vu… Jean nous laisse d’ailleurs savoir que ces paroles de Jésus provoquaient de la division parmi les Juifs qui les ont entendues, et aussi différentes réactions de leur part: “Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs. Plusieurs d’entre eux disaient: Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous? D’autres disaient: Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?” (Jean 10:19-21 NEG79). Toutes sortes de pensées venaient à l’esprit chez les auditeurs de ces paroles de Jésus, au point de le prendre pour un fou et un démoniaque… Ces paroles allaient profondément à l’encontre de l’image qu’ils avaient de l’Éternel et qui se trouve dans les Écritures précédentes à Jésus. Ces paroles allaient aussi à l’encontre de l’image qu’ils avaient des hommes de Dieu qui ont précédé Jésus. Ces paroles de Jésus allaient à l’encontre d’une certaine partie de l’enseignement qu’ils avaient reçu et qui était transmis par tradition depuis de nombreuses générations… En parlant de prescriptions tout humaines ajoutées autour du commandement d’honorer père et mère, et qui amenaient à offrir des offrandes à Dieu à la place de soutenir père et mère, Jésus avait dit: “Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre” (Marc 7:13 BDS). Après avoir dit à ses disciples que le Saint-Esprit, le Défenseur, convaincra le monde qu’il s’égare au sujet du péché, de la justice et du jugement de Dieu, Jésus a ajouté: “J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous. Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière…” (Jean 16:12-13 BDS). Toutefois, il est évident dans les évangiles, avec certaines autres paroles prononcées par Jésus, qu’il y a une intention derrière le fait d’avoir choisi de donner sa vie en faisant un lien avec la Pâques, qui commémorait notamment la sortie de l’esclavage du peuple d’Israël, et une intention que sa mort coïncide avec le moment même où l’on sacrifiait l’agneau pascal. La manière de penser du peuple Juif était profondément imprégnée de ces choses depuis des générations. Mais la vie des disciples de Jésus qui ont reçu l’Esprit de vérité, et qui se sont attachés à l’enseignement de Jésus, a clairement démontré que l’intention de l’Éternel était, en Christ, de rétablir la vérité à son sujet, et rétablir la vérité au sujet des hommes et de mettre un terme à un certain nombre de prescriptions, données par ceux qui ont précédé Jésus avec une pensée tout humaine qui était contraire à l’amour et à la pensée de l’Éternel. Et à travers la vérité qui est en Jésus-Christ, sauver les hommes de leur fausse manière de penser qui les mènent à la perdition, et leur donner accès aux réalités du règne de Dieu régit par l’amour.

Christ est celui qui a fait connaître le nom véritable de l’Éternel. “Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés” (Actes 4:12 NEG79). Jésus est Le chemin vers le Père, dans le sens que c’est Le chemin pour connaître Le Père tel qu’Il est et venir au Père. Jésus est La vérité et La vie, personne ne parvient à la connaissance correcte du Père sans passer par la vérité qui est en Jésus-Christ (cf. Jean 14:6). Jésus a été clair, parmi tous les hommes qui l’ont précédé, aucun ne connaissait le Père. Jésus a encore enseigné : Entrez par la porte étroite (Christ); en effet, large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie. Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent…” (Matthieu 7:13-14 BDS). “C’est l’Esprit qui donne la vie; l’homme n’aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie” (Jean 6:63 BDS). “Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom (Jésus: Dieu sauve), vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je (Jésus) vous ai dit” (Jean 14:24-26 NEG79). Si l’un des rôles de l’Esprit-Saint, qui est la puissance de Dieu (cf. Actes 1:8), est non seulement d’enseigner toutes choses, mais de rappeler tout ce que Jésus a dit, alors il est plus que fondamental de s’attacher aux paroles que Jésus a prononcées et qui ont été rappelées à ceux qui ont les premiers reçu l’Esprit-Saint. Ceux qui ont entendues ces paroles de vive voix, ou de première main, et en ont mis une partie suffisante par écrit…

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3:16 NEG79). “Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ” (Jean 17:3 NEG79). 

Ma prière est celle que Jésus a enseignée : “Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié… sur la terre…” (Matthieu 6:9 NEG79)

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur!” (2 Pierre 1:2 NEG79)

L’enseignement du sage (Christ) est une fontaine de vie, il fait éviter les pièges de la mort” (Proverbes 13:14 BDS).

En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2:3 BDS).

car c’est auprès de toi (Eternel) qu’est la source de la vie, et c’est par ta lumière (Christ, lumière du monde) que nous voyons la lumière (l’Eternel)” (Psaumes 36:10 SG21).

* à noter: les articles de ce site sont d’ailleurs en plus ou moins constante relecture/révision depuis début 2016, la connaissance continuant d’augmenter, et les paroles de Jésus prenant du relief, certaines corrections s’avèrent nécessaires par préoccupation de la vérité qui est en Jésus-Christ. Les articles relus/révisés sont notés avec ce signe * dans la liste des articles.

L’amour: conséquence d’un coeur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère

Coeur pur 1Dans sa première lettre à Timothée, Paul lui rappelle qu’il l’a encouragé à demeurer à Ephèse pour avertir certains de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi (cf. 1 Timothée 1:3 – BDS). Il faut comprendre que tout ensemble de croyances et de principes qui ne s’appuient pas sur la confiance en Dieu comme le seul moyen de transformation et d’accès aux réalités du règne de Dieu, n’appartient pas à la foi. En réalité, tout enseignement qui ne fait pas intervenir le moyen de la foi, c’est-à-dire des choses à croire au sujet de Dieu, est voué à l’échec et à la déception de ceux qui s’y attachent. Tout enseignement qui s’appuie sur une sagesse tout humaine basée sur les principes de ce monde n’a rien à voir avec la foi, et n’a donc rien à voir avec l’Evangile qui est la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. C’est uniquement par le moyen de la foi qu’on accède à la grâce de Dieu (cf. Ephésiens 2:8). Il s’agit de la faveur de Dieu qui, par définition et par ce qui caractérise l’amour, ne peut faire intervenir aucune notion de mérite (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). Paul précise ensuite l’intention de sa lettre à Timothée: Le but de cet avertissement est d’éveiller l’amour, un amour venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère” (1 Timothée 1:5 – BDS).

L’amour est central dans tout l’Evangile car c’est la nature même de Dieu, il est amour (cf. 1 Jean 4:8, 4:16). Et l’homme est créé précisément, homme et femme, pour être l’image de Dieu (cf. Genèse 1:26-27), c’est-à-dire amour. Cela signifie aimer comme Dieu aime, car Dieu est amour. Christ est l’exemple parfait de cette image visible du Dieu invisible, telle que créée conformément à son intention (cf. Colossiens 1:15). En parlant de l’amour et de Dieu, Jean l’exprime ainsi: “Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous” (1 Jean 4:17 – LSG). Toutefois, Jean ne dit pas cela sans avoir précisé d’où vient cet amour qui l’habite : “Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui” (1 Jean 4:16 – LSG), “Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu” (1 Jean 4:7 – BDS). Et Jean fait donc le constat que: “Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier” (1 Jean 4:19 – BDS). Paul rappelle aussi que: “la Loi se trouve accomplie tout entière par l’obéissance à cette seule parole: Aime ton prochain comme toi-même” (Galates 5:14 – BDS, cf. aussi Romains 13:9). Jacques appelle cette réalité de l’amour: “la loi du royaume de Dieu” (cf. Jacques 2:8). Paul dit que si nous n’avons pas l’amour en nous, nous ne sommes rien et que même le don de notre vie, sans l’amour, ne nous sert de rien (cf. 1 Corinthiens 13:1-3). Les caractéristiques de l’amour sont celles que Christ a manifestées jusqu’à donner sa propre vie par amour. Ce sont des caractéristiques que Paul connait bien, à cause de l’amour du Christ qu’il a vu naître en lui: “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal (il ne tient pas compte du mal). L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. L’amour n’aura pas de fin” (1 Corinthiens 13:4-8 – BDS). L’absence de l’amour verra toujours la présence de caractéristiques qui lui sont opposées comme par exemple: de l’impatience, de la méchanceté, de l’envie, le besoin de se faire valoir, de l’orgueil, du cynisme, une recherche de son propre intérêt, de l’irritabilité, du ressentiment, une réjouissance lorsque le mal atteint ceux qui commettent le mal, l’absence de réjouissance face à la faveur imméritée (notamment celle que les autres expérimentent), de l’accusation (envers les autres et envers soi-même), de l’anxiété, de la crainte, du désespoir, de l’inconstance. Ce sont là autant de caractéristiques qui sont un signal qui indique le manque d’amour, c’est-à-dire un manque d’enracinement dans l’amour que Dieu a pour nous. L’amour vient de Dieu. Celui qui n’est pas établi dans l’amour que Dieu a pour lui, ne pourra pas aimer les autres. Il ne pourra pas porter en lui les caractéristiques de l’amour décrites dans 1 Corinthiens 13.

Paul donne des clés importantes pour parvenir à cet amour en disant que l’amour vient à la fois d’un cœur pur, et d’une bonne conscience et d’une foi sincère. Ces composantes sont donc impliquées pour parvenir à l’amour que Paul et Jean ont expérimenté eux-mêmes.

Un cœur pur, une bonne conscience, une foi sincère

Coeur pur 2Jésus a dit “Heureux ceux dont le cœur est pur, car ils verront Dieu” (Matthieu 5:8 – BDS). Après avoir constaté qu’en entendant la Bonne Nouvelle les non-Juifs sont devenus croyants et que Dieu les a marqué en leur donnant son Esprit comme aux Juifs, Pierre s’est exprimé devant d’anciens membres du parti des pharisiens en disant: Entre eux (non-Juifs) et nous (Juifs), il (Dieu) n’a fait aucune différence puisque c’est par la foi qu’il a purifié leur cœur” (Actes 15:9 – BDS). En devenant croyant en la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ, Dieu marque de son Esprit, et dans ce qui avait été annoncé de l’alliance en Jésus-Christ, il y a cette partie: “je placerai mes lois dans leur cœur et je les graverai dans leur pensée (cf. Hébreux 10:16, 8:10). Ceci correspond à ce qui avait été annoncé par la bouche d’Ezéchiel à deux reprises : “Je leur donnerai un cœur qui me sera entièrement dévoué et je mettrai en eux un esprit nouveau, j’ôterai de leur être leur cœur dur comme la pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils vivent selon mes ordonnances, qu’ils obéissent à mes lois, et les appliquent. Ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu” (Ezéchiel 11:19-20 – BDS), “Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre cœur dur comme la pierre et je vous donnerai un cœur de chair” (Ezéchiel 36:-26 – BDS). Avec les lois de Dieu (les lois de l’amour) dans le cœur, le cœur est purifié, il s’aligne avec celui de Dieu. Ainsi, celui qui a reçu ce cœur nouveau est rendu sensible aux mêmes choses que Dieu. Le moyen de la foi est impliqué puisque c’est en croyant en la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ que ce cœur nouveau est donné par Dieu, avec son Esprit. Mais pour que le cœur reste établi dans cette réalité, il est important de demeurer dans la grâce de Dieu. C’est ce que l’auteur aux Hébreux souligne alors qu’il donne la même mise en garde que la première lettre de Paul à Timothée: “Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines qui sont étrangères à notre foi. Ce qui est bien, en effet, c’est que notre cœur soit affermi par la grâce divine et non par des règles relatives à des aliments. Ces règles n’ont jamais profité à ceux qui les suivent” (Hébreux 13:9 – BDS). Cette réalité des lois de Dieu, gravées dans le cœur du croyant qui est né d’Esprit, n’est pas suffisante pour qu’il puisse vivre conformément à ces lois de l’amour. Il est essentiel de ne pas négliger la deuxième partie de l’alliance: “il ajoute: Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs fautes. Or là où il y a pardon (effacement) des péchés, il n’y a plus à présenter d’offrande pour le péché” (Hébreux 10:17-18 – SG21). Sans cette deuxième partie, il est impossible pour le croyant d’avoir une bonne conscience, car il essaiera de se conformer aux lois de Dieu, qui se trouvent maintenant inscrites dans son cœur avec l’idée d’être justifié devant Dieu par cette conformité et il échouera (cf. Galates 5:4). Cela donne même de la force au péché (cf. 1 Corinthiens 15:56, Romains 3:28, 7:8). L’Accusateur s’appuiera avec plaisir sur ces lois inscrites dans le cœur pour placer alors le croyant sous la culpabilité devant Dieu. Aussi, le croyant ne sera pas rempli d’assurance devant Dieu et aura tendance à se “tenir à distance” de Dieu et se sentir séparé de Lui. Pourtant, Dieu ne lui retire pas son Esprit, les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (cf. Romains 11:29). C’est ce que Jean laisse percevoir en disant: “si notre cœur ne nous condamne pas, nous sommes pleins d’assurance devant Dieu” (1 Jean 3:21 – BDS) et que l’auteur aux Hébreux souligne de cette manière: Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure” (Hébreux 10:22 – BDS). Le moyen de la foi purifie le cœur de toute mauvaise conscience et cela produit la sanctification, une vie juste et sainte, le corps lavé d’une eau pure comme la réalité du baptême d’eau: nous sommes lavés par l’Esprit.

Coeur pur 3Ce que Dieu a révélé en Christ, à travers ce qu’il a enseigné et fait, c’est ce qui purifie celui qui croit (cf. Jean 15:3). Jésus a dit à Pierre qui ne voulait pas être lavé par Jésus: “Si je ne te lave pas, il n’y a plus rien de commun entre toi et moi” (Jean 13:8 – BDS). Ce que Jésus nous laisse savoir ici, c’est que si c’est lui qui nous lave et nous purifie, alors nous avons tout en commun avec lui. En lavant les pieds de ses disciples Jésus a démontré la valeur de ses disciples à ses yeux, aux yeux de Dieu. Jésus a démontré que ce qui peut être salle chez l’homme et produire le sentiment de honte, ne repousse pas Dieu, au contraire, Dieu le lave pour redonner toute sa dignité à l’homme. Et ce que nous avons en commun avec Jésus c’est en particulier l’amour du Père pour nous: “Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour” (Jean 15:9 – BDS). En saisissant l’amour de Dieu pour nous démontré en Christ, cet amour que rien ne repousse, alors cet amour nous habite. Lorsque c’est ce que Jésus a enseigné et démontré par sa vie jusqu’à accepter la mort sur une croix, ce qui amène la bonne conscience, alors nous avons tout en commun avec Christ qui nous purifie. Lorsque nous avons l’amour en commun, alors nous avons tout en commun avec Lui, car tout découle de l’amour. Lorsque le croyant vit dans la réalité que Dieu ne tient pas compte de ses fautes, il peut alors marcher dans la lumière avec une bonne conscience, d’autant plus que le péché perd alors son emprise sur ce croyant (cf. 1 Jean 1:7, Romains 6:14) et qu’il devient habilité à ne plus être dominé par le mal. Ceci lui permet ainsi de marcher conformément aux lois de Dieu qui sont dans son cœur, dans la communion avec Dieu. “En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées. Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu” (Jean 3:20:21 – BDS).

Le fait est qu’une foi sincère, authentique, est nécessaire pour que la conscience soit bonne et que le cœur soit purifié. Sans le moyen de la foi, ni la bonne conscience ni la purification du cœur ne se produise. L’absence d’une bonne conscience démontre que le croyant ne croit pas dans l’effacement de ses fautes sans prérogative de sa part, il ne croit pas au don de la justification, il ne s’en saisit pas par le moyen de la foi. Sa conscience le condamnera en s’appuyant alors sur les lois de Dieu qui sont dans son cœur. En général, un tel croyant continuera à vouloir “présenter une offrande pour le péché“, que ce soit à travers ses œuvres pour Dieu, ou par des demandes de pardon (voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés), ou par le regret de ses fautes (voir aussi Dossier: Le point sur la repentance). Et il faut savoir qu’il n’est pas possible de traiter les autres différemment que l’on se traite soi-même. Ainsi, sans une bonne conscience le croyant condamnera les autres à la mesure de sa propre mauvaise conscience. Un tel croyant attendra des autres qu’ils lui fassent des excuses pour leur pardonner et/ou qu’ils soient remplis de regrets avant de leur pardonner. Il ne pourra pas leur faire grâce et les aimer comme Christ les aime. Il aura tendance à juger et condamner les autres d’après les lois de Dieu qui sont dans son cœur et gravées dans ses pensées. Ainsi, il ne peut simplement pas vivre les caractéristiques de l’amour. Ne se saisissant pas de la grâce de Dieu pour lui-même, il sera incapable de manifester la grâce aux autres.

Coeur pur 4C’est pourquoi, en parlant de l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère, Paul continue en disant: “Certains se sont écartés de ces principes et se sont égarés dans des argumentations sans aucune valeur. Ils se posent en enseignants de la Loi mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes” (1 Timothée 1:6-8 – BDS). Et la caractéristique inévitable lorsqu’on s’écarte de ces principes évoqués par Paul est alors l’absence de l’amour du Christ chez le croyant. Et Paul se donne en exemple de la transformation que la Bonne Nouvelle produit par le moyen de la foi (cf. 1 Timothée 1:15). Paul a été sauvé et transformé par le moyen de la foi. Il n’y a aucun autre moyen que celui de la foi qui permette l’accès à ces réalités. Paul a été délivré du péché dans lequel il était captif lorsqu’il fonctionnait au mérite (sous le régime de la loi de Moïse) sans le moyen de la foi, cela avant de croire en l’Evangile (cf. Romains 7:8-11). Son expérience passée était à cause d’une mauvaise approche de la Loi (les dix paroles/commandements). La bonne conscience est charnière dans la relation avec Dieu et la vie par le moyen de la foi. Paul en parle en ces termes: “…cette bonne conscience dont certains se sont écartés au point que leur foi a fait naufrage” (1 Timothée 1:19 – BDS). La confiance en Dieu, la foi, cette pleine assurance devant Dieu disparaît lorsque le croyant est habité par une mauvaise conscience. C’est malheureusement, le cas de nombreux croyants aujourd’hui. Ils ne sont pas remplis d’assurance devant Dieu à cause de leur mauvaise conscience.

Ce n’est certainement pas pour rien que Paul place la bonne conscience au centre entre le cœur pur et la foi sincère. Malgré toute la sincérité qui était la sienne et le plaisir dans son être intérieur à la Loi de Dieu qu’il avait dans le passé, sans le moyen de la foi en Christ qui amène la bonne conscience, Paul avait constaté l’impossibilité de se défaire du péché par lui-même (cf. Romains 7). C’est l’union avec le Christ, par le moyen de la foi, qui l’a délivré et qui a produit la vie en lui par l’Esprit. Paul laisse aussi comprendre plus loin dans sa lettre à Timothée qu’une mauvaise conscience est même une des caractéristiques typique des prédicateurs de mensonge (cf. 1 Timothée 4:2). Un prédicateur de mensonge est par définition quelqu’un qui enseignent des choses contraire à la vérité, contraire à la grâce de Dieu qui est l’Evangile, en ne faisant pas appel au moyen de la foi. L’enseignement d’un prédicateur de mensonge, malgré tout le cœur et la bonne volonté qui peut mettre dans ce qu’il enseigne, ne connaît pas la vérité qui délivre du péché, sa conscience en reste chargée de ses fautes. Comme évoqué plus haut, c’est la bonne conscience apportée par le don de la justification (cf. Romains 10:4) qui permet une pleine assurance devant Dieu, d’autant plus que le don de la justification, lorsqu’il est saisi par le moyen de la foi, libère de la loi du péché et produit la droiture. Une mauvaise conscience poussera toujours le croyant vers des formes diverses d’auto-justification (légalisme), une focalisation sur les choses à faire et une tentative inconsciente de sauver sa vie par ses propres efforts et sa discipline. Mais la bonne conscience provient uniquement de la foi dans ce que Christ a enseignée et démontré par sa vie tout entière jusqu’à la croix, et qui permet l’effacement des fautes de la conscience (cf. Hébreux 10). Cette bonne conscience amène une vie pleine de confiance en Dieu et produit la vie que Dieu donne. Un cœur endurci par une mauvaise conscience, non délivré de l’esclavage du péché, ne permet pas d’accéder à la vie que Dieu donne (cf. Ephésiens 4:18). Ainsi, par la grâce à laquelle il a cru, Paul a fait cette expérience: “Dans la surabondance de sa grâce (qui amène notamment la bonne conscience et la transformation), notre Seigneur a fait naître en moi la foi (la confiance en Dieu qui amène une démonstration des choses qui sont invisibles sans ce moyen) et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ” (1 Timothée 1:14 – BDS).

Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés…” (1 Jean 4:10 – BDS).