La tradition: annulation de la Parole de Dieu – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

Voici ce que Paul dit à Timothée: “Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons*. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonges dont la conscience est comme marquée au fer rouge. Ces gens-là interdiront le mariage, et exigeront que l’on s’abstienne de certains aliments, alors que Dieu a créé toutes choses pour que les croyants, ceux qui connaissent la vérité, en jouissent avec reconnaissance. En effet, tout ce que Dieu a créé est bon, rien n’est à rejeter, pourvu que l’on remercie Dieu en le prenant. Car tout ce qu’il a créé est saint lorsqu’on l’utilise conformément à sa Parole et avec prière. Expose cela aux frères, et tu seras un bon serviteur de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi et du bon enseignement que tu as fidèlement suivi. Mais rejette les récits absurdes et contraires à la foi. Entraîne-toi plutôt à rester attaché à Dieu” (1 Timothée 4:1-7 – BDS). A noter, la liste de Paul en parlant d’interdire le mariage et de s’abstenir de certains aliments n’est ni représentative ni exhaustive pour qualifier un “prédicateur de mensonges“. A noter aussi, les enseignements contraires à la foi préconisent souvent une grande discipline en vue de l’obéissance aux commandements. Mais c’est seulement par le moyen de la foi que l’obéissance à Dieu se produit (cf. Romains 1:5). Ceci parce que c’est par le moyen de la foi que nous sommes sauvés (cf. Ephésiens 2:8), c’est-à-dire délivrés du pouvoir de l’ennemi de Dieu. C’est la foi qui libère l’action de Dieu par Son Esprit dans la vie du croyant, et non pas la discipline et les efforts.

* Attention : ce n’est pas parce qu’une manière de penser est inspiré par des démons, que celui qui a cette manière de penser est possédé par un démon ! Par exemple, lorsque Jésus reprend Pierre en lui disant: “Arrière, «Satan»! Eloigne-toi de moi! Tu es un obstacle à ma mission, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu; ce sont des pensées tout humaines” (cf. Matthieu 16:23, Marc 8:33), il n’est pas en train de dire que Pierre est Satan en personne, ni même qu’il soit possédé par un démon. D’ailleurs Jésus ne va pas ensuite chasser un quelconque démon qui habiterait Pierre. Jésus parle de la manière de penser de Pierre, et il sous-entend que la manière de penser tout humaine provient de l’adversaire: Satan. En réalité, c’est une manière de penser qui est faussée, tordue, qui est de l’ordre du mensonge inspiré par celui qui est le “père du mensonge“.

Prédicateurs de mensonges

Paul nous dit qu’une caractéristique du “prédicateur de mensonges” est une conscience coupable: “marquée au fer rouge“. En réalité, c’est parce que le “prédicateur de mensonges” vit sous le régime de la Loi qui le condamne. Il ne vit pas sous la réalité de la vérité qui est en Christ et qui purifie du péché. C’est sa fondation qui est déjà incorrecte. Mais parmi les croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur, le plus souvent, cette fondation incorrecte est recouverte de grâce pour donner lieu à un mélange de grâce et du régime de la Loi. C’est la composante du régime de la Loi qui maintient la condamnation et garde le péché plein de force chez le croyant. Le “prédicateur de mensonges” ne vit pas ce qu’il recommande aux autres, il ne le peut pas à cause de cette composante du régime de la Loi. C’est ce qui fait de lui un hypocrite et contribue à sa conscience coupable, malgré son apparente bonne intention. Il ne peut simplement pas vivre ce qu’il recommande, car il reste esclave du péché à cause de ce qu’il croit. Le péché continue d’agir en lui à cause de son fonctionnement sous le régime de la Loi, car la fondation de ce qu’il croit est incorrecte. Il enseignera facilement aux autres d’aimer Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de toute leur pensée, et d’aimer leur prochain comme eux-mêmes, sans savoir comment on y parvient. Cela lui semble sage puisque ce sont les deux commandements les plus grands cités par Jésus lui-même. Mais le “prédicateur de mensonges” ne les vit pas lui-même. Il ne le peut pas parce qu’il ne connait pas la Vérité qui le lui permet et qui fait appel au moyen de la foi. Il ignore la Vérité qui libère de l’esclavage du péché. Ou parfois, il refuse de croire la Vérité du pardon des péchés sans prérogative, cela lui semble une folie, son fonctionnement sous le régime de la Loi l’empêche de croire cela. Ou alors, il prétendra qu’il le croit, pourtant il ne le met pas en pratique. Aussi, il ne donne pas de solution véritable dans ses discours. Il se contente souvent de transmettre des buts à atteindre, des valeurs et des idéaux avec une sagesse tout humaine. Tradition 3C’était déjà le cas des pharisiens et spécialistes de la Loi que Jésus reprenaient régulièrement. En général, le “prédicateur de mensonges” préconise des moyens humains, une sagesse modelée par le monde actuel, basée sur les principes de ce monde, et invite les autres à changer de comportement, comme s’ils pouvaient le faire par leur propre volonté et de la discipline sans changer leur manière de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. Lorsqu’il présente des prétendues solutions, c’est rarement quelque chose à croire et à verbaliser au sujet de Dieu selon la vérité qui est en Jésus-Christ. Mais il recommande plus volontiers des choses à faire, des efforts à fournir et une grande discipline. En général, il n’y arrive pas lui-même parce qu’il est sans force (cf. Romains 5:6), comptant sur ses propres ressources qu’il accompagne de prières. Son discours peut sembler sage parce qu’il sonne juste à la sagesse humaine de ceux qui ne connaissent pas la Vérité qui est en Christ, et ne se rendent pas compte que cette sagesse est modelée par le monde actuel. L’Evangile apporté par un “prédicateur de mensonges” comporte forcément des contradictions et des incohérences plus ou moins flagrantes. Celui-ci cherche rarement à les résoudre par une recherche de la Vérité. Il vit avec ces incohérences et s’en accommode, par exemple en prétextant qu’on ne peut pas tout comprendre. Mais il ne cherche pas vraiment à comprendre, surtout si chercher à comprendre peut remettre en question des choses qu’il a enseignées dans ses prédications. La prédication d’un “prédicateur de mensonges” augmente rarement la confiance en Dieu de ceux qui l’écoutent. Il apporte peu d’encouragements à la foi et ne pousse pas à s’attendre à la bonté de Dieu dans toute sa “folie” sur la seule base de la bonté de Dieu. Le “prédicateur de mensonges” partage plus volontiers ce qu’il faut faire pour Dieu plutôt que ce que Dieu a montré et fait en Jésus-Christ pour l’humanité. Son enseignement s’appuie en grande partie sur la tradition des hommes, c’est-à-dire ce qu’il a entendu des autres, lu dans des livres et qui lui semble sage, mais peu sur une révélation personnelle de la Vérité qu’il aurait assidument cherchée indépendamment des autres, et trouvée dans une communion avec Dieu sous la conduite du Saint-Esprit, en cherchant dans la Bible. La tendance du “prédicateur de mensonges” c’est d’étudier un peu plus la Bible lorsqu’il a en vue une prédication devant une assemblée. Sa lecture de la Bible est facilement motivée par un sens du devoir. Sa tendance naturelle est donc de lire la Bible parce qu’il le faut et que c’est important, mais son contenu devient rarement comme du miel sur ses lèvres. Son cœur est rarement passionné par sa lecture biblique. Il peut difficilement en être autrement, parce qu’une lecture de la Bible dans un fonctionnement sous le régime de la Loi renforce une conscience des manquements à l’égard des commandements. La compréhension des textes bibliques est voilée à cause des lunettes de la tradition tout humaine. C’est naturellement avec ces mêmes lunettes que le “prédicateur de mensonges” approche Dieu lui-même. La question qui l’habite généralement c’est “que dois-je faire pour…?“. Jésus a souvent eu à faire à cette question de ceux qui fonctionnent sous la Loi avec un désir inconscient d’être justifié par leurs œuvres. La réponse de Jésus envers eux fut systématiquement les dix commandements, ou des paraboles qui illustrent ces commandements. Et lorsque ces gens avaient l’impression d’avoir réussi à obéir à certains de ces commandements, alors Jésus leur montrait ce qui leur manquait encore (cf. Marc 10, Matthieu 19). La réalité est qu’il manquera toujours quelque chose à celui qui cherche à être justifié en dehors du moyen de la foi en la vérité qui est en Christ, et qui produit l’obéissance, c’est-à-dire l’amour comme Christ. La tristesse et le découragement en découle, parce que c’est le cœur qui doit être transformé pour être libéré, mais les lunettes de la tradition tout humaine rendent incapable de comprendre.

Ce qui est dramatique c’est que le “prédicateur de mensonges” séduit du monde par ses discours qui s’appuient sur une sagesse tout humaine autour de la Bible. Et ceux qui sont séduits finissent par se détourner de la foi (confiance en Dieu). Certains restent toutefois attachés au groupe de croyants auxquels ils s’associent, parce qu’ils y placent leur identité et leur valeur. Etre détourné de la foi signifie: ne pas vivre avec cette pleine assurance des choses qu’on espère et sans démonstration des réalités qu’on ne voit pas (cf. Hébreux 11:1). Cela revient à vivre par ses propres efforts, comme un homme livré à lui-même, limité par les seuls principes élémentaires de ce monde, victime du dominateur de ce monde. C’est le doute et la crainte qui dominent alors celui qui ne vit pas dans/par le moyen de la foi. Le “prédicateur de mensonges” amène les croyants à avoir un cœur qui est bien loin de Dieu. Il suscite des croyants à sa propre image, qui honorent Dieu du bout des lèvres et qui gardent une conscience coupable. Ceux qui sont séduits marchent dans la tradition ainsi transmise et répliquent chez les autres ce qu’ils vivent eux-mêmes. La parole d’Esaïe rappelée par Jésus dresse un tableau qui en découle: “Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes” (Marc 7:6-7 – BDS).

Comment discerner ce qui est de la tradition humaine et ce qui est de la Vérité?

Tradition 5La réponse la plus courte c’est: l’amour semblable à Christ ! Dans sa première lettre qui vise à déceler les hérésies, les faux enseignements, Jean utilise l’amour comme la caractéristique essentielle pour reconnaître si ce que quelqu’un prétend être la vérité est bien la vérité: “Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour” (1 Jean 4:8 – BDS). La tradition humaine non conforme à la vérité qui est en Christ ne produit pas l’amour, car elle présente certaines caractéristiques de Dieu et des choses de Dieu qui ne sont pas la Vérité que Christ a démontrée au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Les caractéristiques de l’amour sont très clairement présentées par Paul: “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère” (1 Corinthiens 13:4-7 – BDS). Quelqu’un qui ne connait pas la Vérité, malgré toute sa sincérité et sa bonne volonté, ne pourra pas être animé de cet amour-là et manifester ces caractéristiques. D’ailleurs, comment Paul a-t-il pu lister ces caractéristiques si précisément? C’est justement parce qu’il a expérimenté ce que la Vérité au sujet du don de la justification/droiture, auquel on accède par le moyen de la foi, a produit en lui. Et Paul connait celui qu’il était quand il était livré à lui-même, et qu’il agissait par ignorance parce qu’il n’avait pas la foi (cf. Romains 7). Si l’on observe Jésus dans les évangiles, on constate que l’amour peut se tenir en compagnie des “pécheurs notoires” et les aimer sans réserve, et sans les condamner (punir). L’amour se donne pour eux. Une autre caractéristique de la Vérité est une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24) d’une part, et d’autre part les signent décrits par Jésus qui accompagnent ceux qui croient (cf. Marc 16:15-20). Mais ces choses ne viennent pas de n’importe quelles croyances, mais c’est croire la Vérité qui est en Christ au sujet de Dieu qui amène ces réalités. Le croyant qui reste encré dans des traditions qui ne sont pas la Vérité, peut passer sa vie entière dans ses propres croyances sans jamais expérimenter la vie que Dieu donne véritablement. Tout au plus, il en effleure quelques caractéristiques occasionnellement, mais typiquement il n’arrive pas à renoncer véritablement à lui-même pour être disciple de Christ. Tous ses efforts et ses prières ne suffisent pas, il reste esclave du péché et ne pratique pas les mêmes œuvres que Jésus, ce qu’il a pourtant dit que ses disciples feraient. La tradition tout humaine comprend le plus souvent un subtil mélange de vérité et de mensonge au sujet de Dieu et des choses de Dieu, c’est ce qui permet la séduction. Le “père du mensonge” se plaît dès le commencement à déformer partiellement la vérité au sujet de Dieu et des choses de Dieu pour masquer le mensonge. Cela ne veut pas dire que le “prédicateur de mensonges” déforme volontairement la vérité, mais par un manque d’amour de la Vérité et de recherche personnel pour connaître Dieu, il se trouve séduit par ce qui n’est pas la Vérité (cf. 2 Thessaloniciens 2:10-12), mais qui sonne juste à la pensée tout humaine (voir Proverbes 14:12, 16:25).

Jésus donne une clé qui permet de reconnaître des “faux prophètes“, ou des “prédicateurs de mensonges“, c’est-à-dire ceux qui ne connaissent pas la Vérité qui est en Christ : “Gardez-vous des faux prophètes! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces? Ainsi, un bon arbre porte de bons fruits, un mauvais arbre produit de mauvais fruits” (Matthieu 7:15-17 – BDS). Le fruit de celui qui est planté dans le bon arbre est la vie de Christ en lui. Cette vie est notamment caractérisée par le fruit de l’Esprit qui est: l’amour (agapê) avec les caractéristiques décrites dans 1 Corinthiens 13, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité (foi), la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22-23). Cette liste de caractéristiques est un seul et même fruit, celui de l’Esprit. La tradition tout humaine qui n’appartient pas à la vérité ne produit pas ce fruit, même chez quelqu’un qui aurait pourtant reçu l’Esprit de Dieu et appartient à Dieu. Ce fruit n’est pas le résultat d’efforts et de discipline, mais il découle de l’Esprit de Vérité, de la connaissance de la Vérité dans l’union avec le Christ. Ce fruit est un tout, il ne peut pas comporter seulement certaines caractéristiques et pas les autres. Toutes ses caractéristiques sont présentes en même temps et avec la même ampleur. Si ce n’est pas le cas, nous ne sommes pas en présence du fruit de l’Esprit, mais de certaines caractéristiques que la personne a développées elle-même, par ses propres forces. La différence est facilement reconnaissable, le fruit de l’Esprit est totalement indépendant des circonstances. Il demeure présent dans l’épreuve, sous la pression et la persécution, car le royaume que nous recevons est inébranlable (cf. Hébreux 12:28).

Il peut être bon de préciser que les caractéristiques mentionnées dans cet article au sujet de ceux que Paul appelle “prédicateurs de mensonges” ne sont ni représentatives, ni exhaustives. Elles n’ont pas été partagées pour que certains s’en saisir afin de condamner des prédicateurs, ni pour que quelqu’un qui se reconnaîtrait dans ces caractéristiques ressente une quelconque culpabilité et accusation. De telles pensées ne seraient pas de Dieu. Il ne s’agit pas de faire une chasse aux “prédicateurs de mensonges” pour les condamner, ce serait contraire à Christ. Mais il s’agit pour chacun d’être équipé dans la recherche de la Vérité en vue de la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ qui produit l’amour. Il s’agit d’avoir du discernement face aux messages entendus ou lus, ainsi que face aux témoignages rendus. Il est important d’être attentif à ce qui est de la tradition tout humaine, conscient de l’importance de la Vérité et de ce qu’elle seule produit. Ce sont les mensonges contenus dans la tradition tout humaine qui ont pour résultat de produire des “prédicateurs de mensonges” et de les multiplier. En réalité, celui qui voudrait accuser et condamner les autres doit prendre conscience que tout croyant qui partage aux autres des choses qui ne sont pas la Vérité concernant Dieu et les choses de Dieu, se trouve être lui-même dans une position de “prédicateur de mensonges“. Ce n’est pas pour rien que Jacques souligne: “ne soyez pas nombreux à enseigner; vous le savez: nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement” (Jacques 3:1 – BDS). Il n’y a pas lieu ici d’accuser et de condamner qui que ce soit, “car chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même” (Romains 14:12 – BDS). Celui qui connaît Dieu et la vérité à son sujet, est rempli d’amour nous dit Jean. C’est l’amour qui le poussera à partager la Vérité aux autres, et ce sans accuser ni condamner (Jésus lui-même ne l’a pas fait), car “aucun de nous ne vit pour lui-même et aucun ne meurt pour lui-même” (Romains 14:7 – BDS). La Vérité ne consiste pas à accuser les autres pour leurs erreurs et manquements, mais la Vérité consiste en la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu en Jésus-Christ (voir aussi La vérité dans l’amour: clé de la croissance et La grâce c’est la vérité et la vérité c’est la grâce). La Bonne Nouvelle c’est la folie de ce que Christ a démontré: il a pardonné les péchés sans prérogative pour produire la vie en celui qui croit. “C’est l’Esprit (Dieu est Esprit) qui donne la vie; l’homme n’aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je (Jésus) vous ai dites sont Esprit et vie (Jean 6:63 – BDS).

Jésus est La Parole de Dieu. La Parole de Dieu produit la vie, toute tradition humaine qui n’appartient pas à la Vérité annule la Parole de Dieu et produit la mort.

La tradition: annulation de la Parole de Dieu – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

14250111468_67d9c63688_kJésus a souvent repris les chefs religieux et les théologiens qui étaient ceux qui enseignaient le peuple et leur servaient d’exemple. Ce que Jésus souligne c’est que l’hypocrisie de certains qui sont sensés enseigner les gens mais qui demeurent sous le régime de la loi de Moïse (fonctionnement au mérite) les empêchent d’entrer eux-mêmes dans les réalités du royaume des cieux. En réalité, le fonctionnement légaliste est souvent inconscient et présent à cause d’un attachement aux traditions tout humaines, et ce fonctionnement demeure présent par un manque de préoccupation de la Vérité. Cet attachement est en général inconsciemment motivé par une crainte des hommes. Il s’agit de ce désir de plaire aux hommes et d’être aimé et accepté en demeurant conforme au groupe de croyants avec lequel la personne s’identifie, et dans lequel la personne trouve sa valeur. Cette réalité est en général inconsciente, elle n’est pas forcément volontaire. Elle provient du fait de s’appuyer sur ce que les autres croient majoritairement, au sein d’un même groupe, et sur les croyances héritées sans chercher à discerner la tradition tout humaine et la Vérité. Ainsi, par les traditions et l’hypocrisie qui en découlent, ceux qui sont sensés enseigner les gens barrent l’accès aux autres aux réalités du royaume des cieux, pour leur propre malheur. C’est là ce que Jésus soulignait déjà en son temps: “Malheur à vous, spécialistes de la Loi et pharisiens hypocrites! Parce que vous barrez aux autres l’accès au royaume des cieux. Non seulement vous n’y entrez pas vous-mêmes, mais vous empêchez d’entrer ceux qui voudraient le faire” (Matthieu 23:13 – BDS). Jésus fait prendre conscience que ce sont les enseignements erronés et maintenus par la tradition qui empêchent, ceux qui voudraient, d’entrer dans le royaume des cieux. Le royaume des cieux c’est la réalité du règne de Dieu que Jésus a démontrée possible pour celui qui croit. Le règne de Dieu consiste, par l’Esprit-Saint, à nous rendre justes pour mener une vie juste et sainte, et à nous donner la paix et la joie (cf. Romains 14:17). Il s’agit d’être libéré du pouvoir du dominateur de ce monde, pour être pleinement sous l’autorité du pouvoir de Dieu, déjà dans ce monde présent.

La tradition et l’hypocrisie barrent l’accès au royaume des cieux.

En réalité, la tradition et l’hypocrisie vont de pair parce que seule la Vérité libère du péché (fausse manière de penser) et du pouvoir du dominateur de ce monde. C’est la Vérité que Christ a enseignée et démontrée qui produit la vie de Christ dans la vie du croyant. La tradition tout humaine, elle, ne produit pas cela. L’hypocrisie soulignée par Jésus est une conséquence d’un fonctionnement qui reste sous le régime de la Loi, un fonctionnement au mérite basée sur une pensée toute humaine. La Loi avec les commandements (le décalogue) donne seulement la connaissance du péché (cf. Romains 3:19-20). Celui qui essaie d’être déclaré juste par l’obéissance à la Loi donne de la force au péché (cf. Romains 5:20, 7:8, 1 Corinthiens 15:56). Il abordera l’obéissance avec de mauvaise motivation et ne pourra que constater son incapacité et sa conscience sera “marquée au fer rouge“, parce que la Loi est ce qui le condamne. Ni sa bonne volonté, ni ses efforts, ni ses prières ne changent rien. C’est la Vérité en Jésus-Christ qui change tout. C’est la vérité qui transforme le croyant par le changement de sa manière de penser et de comprendre les choses, et qui habilite le croyant à vivre de l’amour de Dieu et dans l’amour.

Celui qui fonctionne sous le régime de Loi insiste volontiers sur l’obéissance aux commandements (décalogue) alors qu’il échoue lui-même à cette obéissance. Il ne peut pas enseigner comment on parvient à être capable d’obéir au décalogue parce qu’il ne le sait pas lui-même. Sa conscience sera forcément chargée de culpabilité et son discours sera forcément hypocrite parce qu’il tend à promouvoir une obéissance aux commandements sans connaître le moyen d’y arriver. Il vit en général avec l’idée fausse d’une justification par l’obéissance aux commandements, même s’il ne veut pas le reconnaître. Il ne vit pas dans une justification par le moyen de la foi. En réalité, il le démontre par sa vie et son enseignement, sans s’en rendre compte. Son enseignement aura souvent une couleur subtile du type “faisons ce que je dis, pas ce que je fais“, aux couleurs superficielles d’humilité, car il ne sait pas comment on parvient à l’obéissance aux commandements qu’il rappelle, et auxquels il n’arrive pas lui-même à obéir. Mais comme il s’appuie sur des commandements issus de la Bible, dont les commandements de Jésus, il aura l’impression d’enseigner quelque chose de sage et de raisonnable. Ce n’est pas que l’obéissance aux commandements ne soient pas une bonne chose, mais c’est qu’elle est impossible pour l’homme livré à lui-même (cf. Romains 8:7) dont la manière de pensée et de comprendre les choses est tordue. L’obéissance est impossible sans le moyen de la foi en la vérité, Christ est la Vérité, c’est Lui qui l’a révélée. C’est impossible pour celui qui essaie par ses propres forces, sans connaître la Vérité dont il faut se saisir par le moyen de la foi, et qui produit cette obéissance.

Pousser les gens à obéir aux commandements sans leur donner la solution de Dieu pour ce faire c’est donner plein de force au péché dans leur vie.

A noter, celui qui se sent coupable de ses manquements va naturellement condamner les autres dans son cœur. Ses paroles et ses actes démontreront d’une manière ou d’une autre l’expression de son cœur et de sa mauvaise conscience. Car celui qui fonctionne sous le régime de la Loi se juge lui-même en fonction de la Loi, alors il jugera naturellement aussi les autres de la même manière. Mais le croyant qui vit sous le régime de la grâce voit cette hypocrisie disparaître. Car, vivant sous la grâce en Jésus-Christ par le moyen de la foi, il traitera les autres en fonction de cette même grâce, et avec cette même grâce. Sa conscience sera déchargée de la culpabilité, d’autant plus que, vivant sous le régime de la grâce par le moyen de la foi, le péché ne le dominera plus (cf. Romains 6:14), il en est délivré. Il commencera à être capable de mener une vie juste et sainte, obéissant aux commandements, par l’Esprit de vérité qui agit en lui pour produire cette vie-là.

Tradition 2La préoccupation de la Vérité doit être constante parce que la tradition tout humaine ne produit pas ce que seule la Vérité produit: une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24) conforme à Christ. Pour ce faire, l’examen permanent des Ecritures est important pour connaître Dieu lui-même par la Vérité que révèle Jésus-Christ. Mais aussi, pour vérifier les enseignements reçus et déceler ce qui n’est que traditions humaines et n’appartient pas à la Vérité. On trouve un exemple de cette préoccupation de la Vérité chez certains auditeurs de Paul et Silas: “Ils y trouvèrent des gens qui étaient bien mieux disposés que les Juifs de Thessalonique et qui accueillirent la Parole de Dieu avec beaucoup d’empressement; ils examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste” (Actes 17:11 – BDS). – Toutefois, il peut être bon de savoir que ces Juifs de Thessalonique ne possédaient pas les évangiles contenant les paroles et enseignements de Jésus pour confronter la théologie de Paul qui s’appuyait essentiellement sur la compréhension des hommes de l’Ancien Testament. – Cet examen personnel des Ecritures (Bible entière) avec l’aide du Saint-Esprit, pour être conduit dans la Vérité tout entière (cf. Jean 16:13), est fondamental pour éviter de croire aveuglément des enseignements erronés qui semblent correctes à la sagesse humaine, ignorant que ceux-ci s’opposent à la Vérité qui est en Christ. En réalité, il faut être conscient que ce qui passe pour sagesse aux yeux des hommes est bien souvent une folie aux yeux de Dieu. Et, la sagesse de Dieu est souvent ce qui semble folie aux yeux des hommes. La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, démontrée en Christ, le fait que les péchés soient pardonnés sans prérogative, tel que Christ l’a démontré, est précisément ce qui semble une folie aux yeux des hommes. Pourtant, c’est précisément la puissance de Dieu pour celui qui croit! (cf. 1 Corinthiens 1:18-27, 3:19-20).

Tout ce qui n’est pas conforme à la Vérité qui est en Christ ne vient simplement pas de Dieu, car il n’y a pas de mensonge en Dieu. Depuis la faute d’Adam, tout homme vient au monde dans un environnement de mensonges, au sujet de Dieu et des hommes, établit par le “père du mensonge” (cf. Jean 8:44): le diable. C’est lui qui domine ce monde mais dont Jésus est vainqueur (cf. Jean 14:30-31, 16:33). C’est Dieu qui règne lorsqu’on se place sous le pouvoir de son autorité par le moyen de la foi. Jésus est venu montrer la Vérité concernant le Père, il a rendu témoignage à la Vérité (cf. Jean 18:37). Le rétablissement de la Vérité, se trouve en Jésus-Christ. La connaissance de la vérité est ce qui ramène l’homme dans l’intention initiale de Dieu pour lui. Mais celui qui s’attache à des enseignements qui en réalité sont issus de la tradition tout humaine, sans se préoccuper de la Vérité, restera sous la domination du “père du mensonge“. Il n’est pas arraché au pouvoir des ténèbres pour passer dans le royaume de Dieu (cf. Colossiens 1:13). Il expérimentera la déception face à des promesses de Dieu qui semblent ne pas se produire dans sa vie, ou seulement de manière aléatoire et incompréhensible. Il aura une tendance à un fonctionnement religieux sans passion pour Dieu et les choses de Dieu. Il honorera Dieu seulement du bout des lèvres. Sa conscience restera chargée de culpabilité et il finira souvent par se détourner de la foi (confiance en Dieu). Ceci, parce que ce qu’il croit être vrai est, en vérité, du mensonge maintenu par la tradition à laquelle il s’est attaché par manque de préoccupation de la Vérité.

A suivre