La grâce rend à la vie

Dans sa lettre aux Colossiens, après leur avoir parlé du fait que tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont en Christ et les avoir mis en garde afin que personne ne les trompe par des discours séduisants s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ, Paul leur écrit : “Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.” (Colossiens 2:13-15 NEG79)

Ainsi, Paul laisse comprendre que c’est par les offenses et par l’incirconcision de ce qui est charnel que nous sommes morts, c’est-à-dire sans l’abondance de vie que Jésus a promis (cf. Jean 10:10). En effet, il n’est pas possible de vivre de manière charnel, offensante et faisant le mal, et d’être en même temps plein de vie. Mais Paul fait comprendre ensuite que c’est en faisant grâce pour toutes nos offenses que Christ nous rend à la vie. Paul dit que Christ a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous. Cet acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous est la loi mosaïques avec ses prescriptions. On ne parle pas ici des dix paroles appelées dix commandements, mais il s’agit des prescriptions de Moïse en marge des dix commandements. Par exemple, Moïse avait prescrit la lapidation en cas d’adultère, mais dans l’Évangile selon Jean au chapitre 8, on voit Jésus sauver une femme adultère alors que certains hommes voulaient la lapider conformément aux prescriptions de Moïse. C’est par la grâce manifestée envers cette femme, et envers ses accusateurs, que Jésus a rendu cette femme à la vie. Jusqu’à la croix et jusqu’à son ascension auprès du Père, Jésus a annoncé, démontré et enseigné le pardon des péchés. Nul part nous voyons Jésus condamner un fautif. Le fait est que c’est l’expérience de la grâce, l’expérience du pardon des péchés, qui amène le dépouillement de ce qui est charnel.

Car en lui (Christ) habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair: ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. (Colossiens 2:9-12 NEG79) Le dépouillement de ce qui est charnel se produit en Christ, par la foi en la puissance de Dieu qui ressuscite les morts. C’est par la foi en Dieu, par la conscience du pardon des péchés, que le dépouillement de ce qui est charnel se produit afin d’amener à une abondance de vie, une vie juste et sainte. Cette réalité se produit non par des efforts dont on pourrait se venter, mais par le seul moyen de la foi qui est cette assurance des choses que l’on espère, cette démonstration de celles qu’on ne voit pas. “Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). Malheureusement, ceux qui essaient de se dépouiller de ce qui est charnel à coup d’efforts, mais sans le moyen de la foi, expérimentent bien souvent comme résultat une vie non transformée de manière durable, une conscience chargée de culpabilité marquée par le découragement et la tiédeur, avec une emprise du péché très présente.

Voir aussi La connaissance du salut par le pardon des péchés.

La gloire de Dieu c’est sa grâce

Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul écrit : “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé” (Ephésiens 1:3-6 NEG79).

Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, faveur, volonté qui est bonne, il a aussi le sens de ce qui fournit la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse. La grâce de notre Seigneur surabonde avec la foi et l’amour (cf. 1 Timothée 1:14). La grâce de Dieu c’est glorieux, c’est ce dont l’Évangile selon Jean parle aussi lorsqu’il est écrit : “Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père” (Jean 1:14 NEG79). Le Fils unique a été engendré par la Parole qui était avec Dieu, la parole qui était Dieu, et qui fut adressée à Marie par un ange (cf. Luc 1:30-31). Ce Fils unique engendré par la parole de Dieu, et né d’une femme est venu du Père céleste. Et ce Fils, Jésus-Christ, est l’expression de la gloire du Père, il est celui par qui la grâce et la vérité sont venues et dont Jean a aussi fait l’expérience : “Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâcecar la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:16-17 NEG79). Déjà enfant, la grâce de Dieu était sur Jésus qui grandissait en grâce de manière visible, et dont les paroles de grâce sortant de sa bouche étonnaient déjà, alors qu’il était encore enfant. C’est ce qu’on peut lire dans l’Évangile selon Luc lorsqu’il est écrit : “Or, l’enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui” (Luc 2:40 NEG79). “Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes” (Luc 2:52 NEG79). “Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche” (Luc 4:22 NEG79).

La grâce est intimement liée à ce qui appartient à la gloire de Dieu. On peut déjà le percevoir par exemple dans ce psaume des fils de Koré : Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire, il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité” (Psaumes 84:12 NEG79). Pierre l’exprime aussi en disant : “Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables” (1 Pierre 5:10 NEG79).

Jésus-Christ a enseigné : “Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même” (Luc 6:32-33 NEG79). Conformément à l’enseignement de Jésus, ceux qui vivent par la grâce ne se contentent pas d’aimer ceux qui les aiment, et ne se contentent pas de faire du bien à ceux qui leur font du bien. La grâce ce n’est pas donner à celui qui nous redonne en retour, mais c’est donner sans rien attendre en retour. La gloire de la grâce c’est d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, c’est de faire du bien même à ceux qui ne nous font pas du bien.

Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit cet épisode : “Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément: En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: Seigneur, qui est-ce? Jésus répondit: C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot. Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit: Ce que tu fais, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela; car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire: Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il faisait nuit. Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt” (Jean 13:21-32 NEG79). C’est intéressant de relever dans ce passage que c’est en lien avec le pain qu’il a donné à Juda sans lui faire aucun reproche, mais en le laissant aller au bout de la trahison, que Jésus dit à propos de lui-même : “Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.” C’est en lien avec sa démonstration de grâce envers Juda que Jésus parle d’avoir été glorifié et que Dieu a été glorifié en lui (en Jésus).

C’est pourquoi, Pierre a aussi exprimé : “Car c’est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu” (1 Pierre 2:19-20 NEG79). Il est glorieux de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. Dans ce sens, Jésus-Christ est l’expression parfaite de la gloire de Dieu, il est l’expression parfaite de la grâce de Dieu. Et la grâce de Dieu, dont on se saisit par le moyen de la foi, est un prérequis nécessaire pour être habilité à supporter la souffrance lorsqu’on fait ce qui est bien. C’est également ce dont Paul a aussi fait l’expérience lorsqu’il écrit : “Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu” (2 Corinthiens 1:12 NEG79). C’est par la grâce de Dieu, démontrée en son Fils Jésus-Christ, et à laquelle on accède au moyen de la foi, que cette réalité dont Paul, Pierre et Jean ont fait l’expérience, devient une réalité glorieuse dans la vie de celui qui vit sous la grâce par le moyen de la foi.

C’est pourquoi, Pierre invite ses lecteurs à grandir dans la grâce : “Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, tenez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! Amen!” (2 Pierre 3:17-18 NEG79).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur!” (2 Pierre 1:2 NEG79).

L’opposé du péché c’est la grâce, l’opposé de la mort c’est la justice

Dans sa lettre aux Romains, après avoir expliqué que la transformation qui amène à la droiture (cela s’appelle la justification) est le résultat du moyen de la foi et non le résultat de la loi, et après avoir expliqué que “par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes” (Romains 5:19 NEG79), Paul continue en disant : “Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5:20-21 NEG79).

Le terme traduit ci-dessus par la loi est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage. Le terme traduit par intervenir est pareiserchomai qui signifie s’introduire secrètement, se glisser. Le terme traduit par offense est paraptoma qui signifie tomber à côté, il a le sens de déviation par rapport à la vérité et la droiture. Le terme traduit par abonder est pleonazo qui signifie surabonder, se multiplier, faire accroître. Ainsi, il est important de comprendre le fait que toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie ! Il va de soi que ce n’est pas Dieu qui est à l’origine d’une telle déviation et multiplication. Le terme traduit par péché est harmatia qui signifie faux état d’esprit, il a le sens de manière de penser contraire à la pensée de Dieu. Et là où les fausses manières de penser se sont multipliées, la grâce a abondé au-delà de la mesure. Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, volonté conforme à ce qui est bon, faveur, miséricorde. Charis a aussi le sens de ce qui fournit la joie, la douceur, la tendresse. La grâce a surabondé malgré la multiplication des fausses manières de penser dans les choses établies et acceptées par l’usage, et cela déjà parmi ceux qui ont précédé celui qui a rendu témoignage à la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Par leur foi, les hommes dit “du peuple de Dieu” avaient déjà goûté à la grâce, malgré leurs fausses manières de penser contraires à Dieu qui se sont multipliées. Paul dit que la surabondance de la grâce est là afin que, comme les fausses manières de penser ont régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice. On peut percevoir un parallèle que Paul fait dans ce qu’il exprime.

1. Le péché règne par la mort.
2. La grâce règne par la justice.

Paul place ainsi indirectement la grâce comme étant à l’opposé du péché, et la justice comme étant à l’opposé de la mort. Ainsi, on comprend que :

L’opposé du péché c’est la grâce, et l’opposé de la mort c’est la justice.

Le terme traduit par justice est dikaiosune qui signifie au sens large l’état de celui qui est comme il doit être, la condition acceptable par Dieu, et au sens étroit il signifie justice qui donne à chacun ce qui lui est dû. En conséquence, toute manière de penser contraire à la grâce est une fausse manière de penser qui appartient au péché. Et toute manière de penser qui contribue directement ou indirectement à la mort est une injustice, et donc une fausse manière de penser qui appartient au péché. Ainsi, celui qui cherche à faire mourir qui que ce soit se conforme à ce qui est injuste, à cause d’une fausse manière de penser. La mort est en soi, et dans tous les cas, une injustice. La pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, considère le mal rendu pour le mal comme appartenant à la justice, et considère que faire mourir un meurtrier est conforme à la justice. Mais la vérité qui est en Jésus-Christ, et dont Paul parle ci-dessus, c’est que le mal pour le mal c’est de l’injustice. Celui qui agit selon la justice s’oppose au mal par le bien. Celui qui agit ainsi, en venant à bout du mal par le bien, est dans l’état de celui qui est comme il doit être, et pratique la justice. La justice conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène à comprendre que faire du bien à ses ennemis c’est leur donner ce qui leur est dû : l’amour qu’ils ne connaissent pas.

La grâce règne par la justice, c’est-à-dire par l’état de celui qui est comme il doit être. “La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:17 NEG79). Celui qui est comme il doit être, le juste, vit par la grâce. C’est la grâce qui transforme les fausses manières de penser, c’est-à-dire le péché, pour amener à une manière de penser conforme à Dieu. Dieu est amour. Mais toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie. Ce qui laisse percevoir des intentions contraires à Dieu dans les choses qui ont été établies et acceptées par l’usage. On peut observer dans les textes bibliques que dans les choses établies et acceptées par l’usage, la mort était même prescrite par les hommes au nom de Dieu. Cette prescription s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et Paul, qui étaient un fervent défenseur de telles prescriptions avant sa conversion à Jésus-Christ, relève que le péché a régné par la mort. Mais celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit le péché perdre son emprise. C’est ce dont Paul avait aussi déjà fait l’expérience en disant : “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi (nomos), mais sous la grâce” (Romains 6:14 NEG79). “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). La délivrance du péché, c’est-à-dire le changement des fausses manières de penser, se produit par la grâce, au moyen de la foi. La grâce est le moteur de la transformation qui résulte du changement de manière de penser.

Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice (dikaiosune). Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis (délivrés) du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6:20-23 NEG79). Paul met ici en opposition la mort qui est le salaire du péché et la vie éternelle en Jésus-Christ qui est un bon de Dieu. A noter ici, la mort c’est le salaire du péché. Ce n’est pas le salaire que Dieu verserait à celui qui pèche. Non, la mort est le salaire versé par le péché. La vie de Jésus-Christ, son enseignement conforme au Père, et la mort que lui ont infligé les hommes en sont le témoin. La mort est ce que “verse” quelqu’un dont la manière de penser est contraire à la pensée de Dieu. Dieu donne la vie et ressuscite les morts (cf. Jean 5:21). Celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit la mort perdre son pouvoir et ne désire pas la mort de ses ennemis. Jésus-Christ en est le témoin.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus-Christ) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Hébreux 2:14-15 LSG). C’est le diable qui a le pouvoir de la mort. Et l’esclavage du péché, c’est-à-dire l’incapacité à sortir de fausses manières de penser, a régné par la mort, plus précisément par la peur de la mort. La conséquence c’est que les hommes ont cherché à sauver leur propre vie, donnant lieu à toutes sortes de manière de penser contraires à la vérité qui est en Jésus-Christ, et contraire au Père céleste qu’il a révélé. Par la crainte de la mort, les hommes sont incapables d’aimer leurs ennemis jusqu’à ne pas chercher à sauver leurs propres vies. Mais Jésus-Christ, par sa mort et par sa résurrection, “il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Colossiens 2:15 NEG79). C’est ainsi qu’il réduit la crainte de la mort à néant pour celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi en Celui qui ressuscite les morts: le Père céleste. Délivré de la peur de la mort, et avec une manière de penser conforme à Dieu, la conséquence est un amour semblable à celui manifesté en Jésus-Christ.

Tel il (Jésus-Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4:17-19 NEG79).

Comme le Père m’a aimé, je (Jésus-Christ) vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour” (Jean 15:9 NEG79).

Jésus : la connaissance véritable du nom de l’Eternel – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

Jésus a fait connaître le nom véritable du Père céleste. Jésus, dont le nom est “Dieu sauve“, l’a fait par son enseignement, par toutes ses œuvres et par sa vie entière. Il l’a fait connaître en annonçant le pardon des péchés, en enseignant à pardonner, en démontrant que le Père céleste, le Très-Haut, n’est pas celui qui juge et condamne les hommes, ni celui qui les accuse, mais que le jugement et la condamnation sont déjà présents pour les hommes, par ignorance de la vérité… Jésus a démontré le nom véritable de l’Éternel, également en guérissant les malades et les infirmes, en ressuscitant des morts, en chassant des démons, en nourrissant la foule, en faisant toutes sortes de miracles et d’œuvres bonnes. L’Éternel ne change pas. Jésus a démontré que l’Éternel aime même ses ennemis et qu’il ne fait pas de différence entre les hommes. Jésus a démontré que l’Éternel fait grâce à tous et qu’il est miséricordieux envers tous. Jésus a fait connaître ce nom véritable de l’Éternel : Dieu est amour, l’amour ne s’impose pas, il est patient, il est plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne cherche pas sa propre gloire, il n’est pas orgueilleux, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’irrite pas, il ne commet pas le mal, il ne tient pas compte du mal, il n’appelle pas le mal bien ni le bien mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, il ne rend pas le mal pour le mal, il ne punit pas la faute mais il conduit à un changement de manière de penser, il se réjouit de la vérité, il ne ment pas, il endure tout, il couvre une multitude de fautes, il pardonne tout, il n’est pas suspicieux, il est plein de confiance, il espère tout, il ne périt pas… Le fait est que “tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés” (Romains 10:13 BDS), car Dieu est amour. Mais Jésus a démontré que l’amour ne peut ni forcer, ni obliger l’autre à le croire, à lui faire confiance et à faire appel à Lui. L’amour ne peut pas forcer à croire la vérité, mais il ne peut que l’exposer et la démontrer. Déjà au temps de Jésus, tous n’ont pas “fait appel au Seigneur” pour être sauvé. Beaucoup l’ont même rejeté (cf. Jean 5:40) et sont restés attachés à l’enseignement qu’ils avaient reçu de leurs pères… (cf. Jean 8:38, 44, Matthieu 23:30-32). Il en est de même aujourd’hui, même parmi ceux qui se réclament “de Dieu” et/ou “de Jésus-Christ”.

L’apôtre Jean a résumé au mieux la renommée de Dieu et la conséquence que cette renommée produit en celui qui croit à la vérité qui est en Christ : “Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour” (1 Jean 4:7-8 NEG79). La tendance de nombreux croyants aujourd’hui est de faire plein de choses pour Dieu, mais bien souvent l’amour est absent de leurs œuvres et de leur vie, par méconnaissance de son nom… (cf. servir). L’amour est absent de leur vie, en grande partie parce que la renommée de Dieu à laquelle ils croient, les caractéristiques et les actions qu’ils lui attribuent, ne correspondent pas à la vérité qui est en Jésus-Christ. Cette renommée déformée à laquelle ils croient est le plus souvent le résultat de la réputation de l’Éternel transmise par les hommes de l’ancien testament, qui n’avaient jamais vu Dieu, et cette réputation est maintenant mélangée à la renommée transmise par Jésus-Christ qui, lui, est venu du Père et a connu le Père. Mais ce mélange qui habite de nombreux croyants n’est pas conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ. Ce mélange produit de la tiédeur et un cœur partagé chez les croyants. On peut prétendre que Jésus-Christ est la vérité, mais si ce n’est pas mis en pratique dans la lecture des textes bibliques et la lecture de toutes choses, cela n’est alors qu’une prétention et une parole en l’air, sans aucun pouvoir de transformation durable dans la vie du croyant. Chacun est son propre témoin. Chacun est le témoin de ce qu’il croit personnellement, comme Jésus lui-même a été son propre témoin (cf. Jean 8:18), et donc :

La vie de chaque individu est le témoignage de ce qu’il croit.

C’est l’amour véritable, semblable au Christ, qui témoigne si un croyant est attaché à la parole de Christ, ou à celle d’un autre… (voir Jean 5:43). Le Père a annoncé la venue du Christ par la bouche des prophètes, et Jésus-Christ est cette parole annoncée qui est devenue chair, qui est née et venue dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (cf. Jean 1:1-5, 14, 18:37). Le résultat de la connaissance de la vérité c’est l’amour que Christ a démontré. Jean a fait l’expérience de cet amour par la parole de Christ, conforme au Père, et à laquelle il s’est attaché. Ce n’est pas de nul part que l’évangile tel que Jean l’a rapporté comporte autant de paroles que Christ a affirmées au sujet du Père, et au sujet du Fils, afin de faire connaître le Père et le Fils, tels qu’ils sont véritablement l’un et l’autre. Car la vie éternelle, c’est connaître le Dieu unique et véritable qui est le Père, et connaître le Fils Jésus-Christ qu’il a envoyé (cf. Jean 17:3).  Jean semble y avoir été très attentif en écoutant Jésus, et l’avoir saisi.

Son nom 10Jésus est le Fils unique du seul vrai Dieu, le Très-Haut. C’est uniquement en rétablissant la vérité que Christ a démontrée au sujet des caractéristiques du Dieu Très-Haut, et au sujet des caractéristiques du Fils, que les hommes peuvent être sauvés de leurs péchés. C’est-à-dire être sauvés de leurs fausses manières de penser qui les poussent à agir conformément à celui qui est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). Celui-là est le dominateur de ce monde, par la fausse manière de penser qu’il a inspirée aux hommes au sujet de l’Éternel, le seul vrai Dieu. Mais le dominateur de ce monde n’a aucun pouvoir sur celui qui est la vérité : Jésus-Christ (cf. Jean 14:30-31). Et il n’a aucun pouvoir sur celui en qui la parole de Dieu, la vérité, habite (cf. 1 Jean 2:14). La parole de Dieu est la vérité (cf. Jean 17:17). C’est pourquoi, Jésus a dit à des pharisiens qui jugeaient d’après des critères purement humains : “C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés” (Jean 8:24 NEG79). En d’autres termes, celui qui ne croit pas que Jésus est le Fils unique de Dieu, Fils de l’homme engendré par Dieu et venu pour éclairer les hommes au sujet du Père, meure dans ses péchés. Celui qui ne croit pas que les caractéristiques que Jésus a enseignées, et démontrées, au sujet du Père sont les caractéristiques du seul vrai Dieu tel qu’il est véritablement de toute éternité, et que ces caractéristiques peuvent exister, par l’Esprit-Saint, dans un fils de l’homme, un tel croyant incrédule continue de périr dans ses fausses manières de penser et ce qu’elles produisent… Il périt dans un faux état d’esprit qui le maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde et, aussi, ceci l’amène à produire des œuvres mauvaises, et cela malgré toute sa religiosité, son zèle, son “culte à Dieu” et ses prières… Car Jésus a dit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le FilsSi vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14:12-14 NEG79). Le Père est glorifié dans ses œuvres. Le Fils est l’œuvre du Père, et les œuvres du Fils sont semblables au Père (cf. Jean 5:19, 30). Le Fils agit d’après le Père. Dans Jean 14: 12-14, il s’agit donc de ce qui est demandé “en son nom“, c’est-à-dire ce qui est demandé conformément au Fils qui a révélé le Père céleste. En d’autres termes, le Fils fait ce qui est conforme aux caractéristiques du Père. L’apôtre Jacques a fait remarquer : “Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions” (Jacques 4:3 NEG79). Le Fils, qui fait les œuvres du Père, a dit : “Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup (l’original ici signifie contrairement à beaucoup!)” (Matthieu 20:28 BDS). Dans Marc 16, Jésus dit encore : “Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, ils saisiront des serpents venimeux, ou s’il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris” (Marc 16:17-18 BDS). Dans les caractéristiques de ce qui est en son nom, Jésus inclut par exemple une certaine protection face à certain mal potentiel. Pour ce qui est de faire des choses “en son nom“, Jésus rend aussi attentif aux faux prophètes et il dit d’eux : “Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront: «Seigneur! Seigneur! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom.» Je leur déclarerai alors: «Je ne vous ai jamais connus. Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal.»” (Matthieu 7:22-23 BDS). Il est important de remarquer que Jésus ne dit pas qu’il condamnera ces faux prophètes ou les détruira. Il ne dit ni rien de ce genre, mais il dit “allez-vous-en (apochoreo), vous qui pratiquez le mal (anomia)” en citant le psaume 6:9. Le terme original apochoreo signifie partir, se retirer. Le terme original anomia signifie la condition de celui qui est sans loi, notamment parce qu’il en est ignorant… Ces paroles de Jésus font penser à celles qu’il a dites à Pierre : “Arrière, «Satan»! Eloigne-toi de moi! Tu es un obstacle à ma mission, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu; ce sont des pensées tout humaines” (Matthieu 16:23 BDS). Pierre, poussé par une sagesse toute humaine et une fausse manière de penser, ignorait la volonté de Dieu, c’est-à-dire la volonté de démontrer ses caractéristiques, celles de l’amour. Le Père céleste n’agit pas pour être servi, mais pour servir. Il ne recherche pas sa propre gloire, mais il donne sa gloire. De la même manière, le Fils unique en allant jusqu’à donner sa vie de son propre gré (cf. Jean 10:18), en donnant sa vie en rançon (cf. Matthieu 27) a agit contrairement à beaucoup. Au sujet des faux prophètes dont Jésus parle, pratiquer le mal ne consiste pas en soi dans le fait d’être accompagné de signes miraculeux fait au nom de Jésus. Ce ne sont pas là les caractéristiques définissant les “faux prophètes” dont Jésus parle. Jésus ne dit pas que ces signes en soi, prétendus en son nom, ne le seraient pas. Car chasser les démons et guérir les malades fait clairement partie de ce que Jésus demande à ses disciples (cf. Matthieu 10:8, Luc 10:8-9) et des signes qui accompagnent ceux qui croient. La vérité confirmée et démontrée en Jésus, c’est que l’Éternel guérit, l’Éternel délivre, l’Éternel fait des prodiges, cela appartient à son nom, et sont des signes qui accompagnent ceux qui croient. Donner des paroles prophétiques est aussi une caractéristique du nom de l’Éternel, qui est d’ailleurs inclus dans les dons de l’Esprit. Les prophètes de l’ancien testament ont effectué des prodiges, ils ont donnés des paroles prophétiques, comme ce qui concernait le Christ, et qu’aucun esprit humain n’aurait pu annoncer. Toutefois, ils ont tous été de ceux qui commettaient le mal… Conduits par une manière de penser tout humaine, ils ne vivaient pas dans l’amour, car ils ne connaissaient pas le Père tel qu’il est véritablement et que le Christ a fait connaître.

La différence au temps des prophètes de l’ancien testament, avant que Dieu envoie son Fils unique, c’est que personne n’avait jamais rendu témoignage à la vérité comme son Fils l’a fait. La caractéristique du “faux prophète” n’est pas forcément en lien direct avec les paroles prophétiques qu’il donne, ou la capacité d’accomplir des actes extraordinaires. Jésus ne remet pas en cause ces œuvres-là. Mais la caractéristique de “faux prophète” est en lien avec l’usage que le “prophète” fait de ces œuvres miraculeuses, les motivations qui l’animent et le mal qu’il commet en parallèle de ses œuvres. L’attitude décrite par Jésus au sujet des “faux prophètes” fait apparaître une identité dans les œuvres et l’autojustification typique qui s’y attache. C’est cela qui donne de la force au péché. Il y a une identité dans les œuvres : “nous avons fait beaucoup… en ton nom“. Le “faux prophète” insistera plus sur la manifestation de la puissance de l’Esprit que sur l’importance d’une saine motivation, qui est l’importance de l’amour et l’importance de la vérité qui se manifeste par le fruit de l’Esprit (cf. Galates 5:22). Agir “au nom du Seigneur” ne consiste pas uniquement à une démonstration, par des signes miraculeux, de la souveraineté de Celui qui est bel et bien Seigneur. Mais cela consiste à une démonstration de son nom véritable tel que Christ l’a fait connaître : Dieu est amour et l’amour ne commet pas le mal. “Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même” (Galates 5:14 NEG79). Toute la souveraineté du seul vrai Dieu Éternel doit être manifestée par amour et dans l’amour pour être conforme à son nom véritable. Jésus a repris Jacques et Jean sévèrement, c’est-à-dire strictement et sans compromis, lorsqu’ils ont suggéré d’agir à la manière d’Élie et de faire descendre la foudre sur les Samaritains, qui avaient refusé l’hospitalité à Jésus. Jésus a été clair dans sa réponse : “Vous ne savez pas quel esprit vous inspire de telles pensées! Le Fils de l’homme n’est pas venu pour faire mourir les hommes, mais pour les sauver” (Luc 9:55 BDS). Car le fait est que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue (cf. Proverbe 18:21). Et le moyen de la foi, qui permet d’agir sur le monde visible, peut aussi être une arme destructrice (cf. Matthieu 21:18-21), mais Jésus n’a pas utilisé le moyen de la foi pour faire mourir des hommes, mais pour les sauver. On voit dans le livre des Actes par exemple, Pierre avoir des paroles de mort qui permettent l’œuvre du diable (cf. Actes 5), et Saul (Paul) rendre quelqu’un aveugle au nom du Seigneur et Luc rapporter cet événement en parlant de Saul comme rempli du Saint-Esprit… (cf. Actes 13) Il y avait là un profond manque de discernement au sujet des œuvres du Saint-Esprit, tel qu’il agissait en Christ. Pierre, tout comme Saul, semble avoir été trompé par le père du mensonge, car l’Éternel n’est pas celui qui tue, même ses ennemis, ni Celui qui ordonne leur mort. L’Éternel est Celui qui sauve et donne la vie, Christ l’a enseigné et démontré. Il a agit conformément à son Père. Ce n’est pas pour rien que la voix du Père s’est faite entendre de manière audible par Pierre, Jacques et Jean, alors que Jésus s’entretenait avec Moïse et Élie… Voici la parole du Père: “Celui-ci (Jésus) est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Écoutez-le!” (Matthieu 17:5 BDS).

Jésus a rendu attentif ceux qu’il enseignait au sujet des faux prophètes : “Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ou un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Matthieu 7:15-20 NEG79). Le faux prophète ressemble en apparence à une brebis, mais il n’est pas rempli du fruit de l’Esprit de vérité qui est : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5:22), même s’il peut sembler, en surface, être revêtu de ce fruit. Un “faux prophète” montre sa vraie couleur lorsqu’il est sous pression, ou face à des ennemis, lorsqu’il est confronté, voir attaquer, ou que ses œuvres sont critiquées. Il est alors reconnaissable au fruit qu’il porte dans ces situations, c’est un fruit qui n’a pas le goût du Christ ni la couleur du fruit de l’Esprit de vérité. Cela vient du fait qu’un faux prophète ne se nourrit pas à un bon arbre qui porte de bons fruits. Aussi, ses œuvres ne sont pas pleinement motivées par l’amour, ni faites dans l’amour qui vient de la communion avec Dieu par la connaissance de son nom véritable… Lorsque Jésus rend attentif qu’au jour du jugement, il dira aux faux prophètes “je ne vous ai jamais connus“. Il laisse comprendre que leurs œuvres n’ont pas été faites dans la connaissance véritable et intime de qui il est, et que leurs œuvres ont été comme faites indépendamment de lui, sans le connaître véritablement, sans être venu pleinement à lui (cf. Jean 5:39-40). Et Jésus nous dit que ces faux prophètes seront nombreux… Ils auront fait leurs œuvres sans être connus de Jésus… Car il ne suffit pas que le Père demeure en nous par son Esprit, par lequel nous crions “Abba, Père” (cf. Romains 8:15), et par lequel nous avons l’autorité d’accomplir des prodiges, mais il est aussi nécessaire de demeurer dans le Père. Il ne s’agit pas d’une expérience mystique de sa présence, mais de la connaissance intime de qui Il est véritablement, tel que le Fils l’a révélé. Le Père, en nous par l’Esprit-Saint, permet de manifester sa puissance, sa souveraineté et son autorité, mais demeurer dans le Père permet de le faire dans l’amour et par amour, à l’image du Fils unique, Jésus-Christ, qui connait le Père et nous l’a fait connaître. Jésus lui-même vivait ces deux dimensions sur terre : le Père en lui et lui dans le Père (cf. Jean 10:38, Jean 14:10-11). Demeurer dans le Père c’est demeurer dans son amour pour les hommes (cf. Jean 15:9).

Jésus a dit que le faux prophète vient en vêtements de brebis… En parlant des brebis, Jésus a été très clair en disant : “Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutésJe suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé” (Jean 10:8-9 NEG79). Son nom 1Pour rappel, le terme traduit par “voleurs” est kleptes qui signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Le propre gain n’est pas uniquement lié au matériel, mais chercher la reconnaissance des hommes en fait aussi partie (cf. Matthieu 23:2, 5, 13, 25-28). Et le terme traduit par “brigands” est lestes qui signifie voleur, pillard, maraudeur. Les brebis véritables sont celles qui n’ont pas écouté aveuglément tous ceux qui sont venus avant Jésus. Les brebis véritables tiennent compte des paroles de Jésus pour filtrer l’enseignement de tous les hommes qui l’ont précédé… et aussi, pour filtrer l’enseignement de ceux qui lui ont succédé… Le “faux prophète” ne passe pas par la porte, qui est Jésus, pour lire les Écritures. Le faux prophète dont parle Jésus écoute et suit toute parole et tout ce qui se trouve écrit dans les Écritures, sans passer par Celui qui est la vérité, et qui a fait connaître véritablement le “Je suis” dont Moïse et les autres ont parlé, alors qu’ils ne l’avaient jamais vu. En d’autres termes, le faux prophète ne discerne pas les choses à travers la vérité qui est en Jésus-Christ. Revêtu de son vêtement de brebis, le “faux prophète” prétendra que Jésus-Christ est la vérité, mais il ne le met pas en pratique et s’attache à d’autres paroles humaines, même si ces paroles sont contraires à celles de Jésus-Christ. Il s’attache aveuglément et sans discernement aux paroles de ceux qui ont précédé Jésus. La conséquence est que le “faux prophète” vit avec une méconnaissance de Dieu et de Jésus-Christ. Il continue en général à être esclave du péché, et donc à commettre le mal, par ignorance de la vérité qui en délivre. Le “faux prophète“, malgré son vêtement de brebis, reste esclave du péché malgré le fait de vivre avec les dons de l’Esprit, cet Esprit qu’il a reçu en se tournant vers Dieu par Jésus-Christ. Il lui manque généralement le fruit de cet Esprit, le fruit qui provient de la vérité qui est en Christ, et par laquelle le nom de l’Éternel devient connu pour celui qui s’attache aux paroles de Jésus-Christ. Le faux prophète” vit avec une image de Dieu qui est déformée, et sa vie est le reflet de cette image à laquelle il croit… Jésus a encore dit : Je connais mes brebis, et elles me connaissentcomme le Père me connaît et comme je connais le Père…” (Jean 10:14-15 NEG79). Le faux prophète” vient en vêtement de brebis, car il prend les paroles de Jésus uniquement en surface, c’est son survêtement. Il s’attache à certains commandements de Jésus qui touchent au faire, mais pas aux paroles qui vont à l’identité de Jésus-Christ et à l’identité du Père. Dans la pratique, Jésus-Christ n’est pas pleinement la référence de l’enseignement d’un faux prophète“. Le faux prophète n’entre pas par la porte (Christ) pour tout ce qu’il enseigne, et par quoi il nourrit ceux qui l’écoutent. Les brebis véritables, elles, connaissent Jésus-Christ et il les connait, comme Jésus-Christ connaît le Père et que le Père le connaît, car Jésus et le Père sont parfaitement unis par un même esprit… (cf. Matthieu 11:27). Les brebis véritables reconnaissent la voix du bon berger (cf. Jean 10:4-5). Les disciples de Jésus n’avaient pas tous saisis cette vérité au sujet de l’identité de Jésus-Christ et celle du Père. Nombreux disciples s’attachaient déjà essentiellement à ce qui est en lien avec le faire, mais peu à l’identité même de Jésus-Christ. Philippe a dit à Jésus : “Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit”. Mais la réponse de Jésus a mis en lumière ce qu’il est fondamental de comprendre : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père?” (Jean 14:8-9 NEG79). Le Fils a dit “Dieu est Esprit” et il a démontré les œuvres de l’Esprit de Dieu. De même aujourd’hui, nombreux sont ceux qui n’ont pas compris que celui qui a vu Jésus a vu le Père à l’œuvre, par l’Esprit qui était en lui et le poussait à agir conformément au Père. Jésus a fait connaître l’Éternel tel qu’il agit véritablement.

Lorsque Jésus répond à ses disciples, qui lui demandent de les enseigner à prier, la toute première chose qu’il demande/désire/proclame concerne le nom du Père : “Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel” (Matthieu 6:9-10 NEG79). Le terme traduit par le verbe “sanctifier” (hagiazo) a le sens de séparer des choses profanes, le sens de purifier. Le Père est saint, il n’y a pas de mal en Lui. Le Père est pur et ainsi son nom, sa renommée véritable, est pur. C’est Lui qui règne dans les cieux et sa volonté y est ainsi faite. En vérité, ce que Jésus laisse comprendre Son nom 11en tout premier lieu dans la prière qu’il enseigne, c’est le fait que le nom de notre Père céleste, sa réputation, tout ce qui vient à la pensée lorsque son nom est évoqué, a été salie sur terre parmi les hommes. Du mal est attribué au Père céleste et ainsi son nom est sali… Et la conséquence c’est que ce n’est pas le Père céleste qui règne sur terre, et donc sa volonté n’est pas faite sur terre comme elle est faite au ciel, et cela même parmi de nombreux croyants. Son nom a besoin d’être purifié sur terre, aussi parmi les croyants qui se réclament de Jésus-Christ. Le nom du Père céleste, le Créateur, doit être purifié dans la manière de penser et de comprendre les choses dont les hommes ont héritée, depuis que le mensonge au sujet de Dieu est entré dans ce monde et que les hommes y ont cru (cf. Genèse 3). L’Accusateur n’est pas seulement l’accusateur des hommes devant le Père, mais il est aussi l’accusateur du Père devant les hommes. L’Accusateur est le père du mensonge, celui qui a sali le nom de l’Éternel dans la pensée des hommes, et a amené ainsi les hommes à être le reflet d’une image déformée…

Jésus dit encore : “L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor (Matthieu 12:35 NEG). C’est d’un bon trésor que sont issues les bonnes choses qui font l’homme bon, et c’est d’un mauvais trésor que sont issues les mauvaises choses qui font l’homme mauvais. Ainsi, un homme qui est à la fois bon et mauvais, est ainsi parce qu’il possède un bon et un mauvais trésor, et qu’il tire des choses de ces deux trésors-là, sans discerner ce qui est de l’ordre du bon trésor et du mauvais trésor. Jésus dit à ce sujet : “Ainsi donc, tout spécialiste de la Loi qui a été instruit des choses qui concernent le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes” (Matthieu 13:52 BDS). Pour parvenir à la connaissance de la vérité, il est fondamental de tenir compte des paroles de Jésus. Ceci afin de discerner les bonnes choses et les mauvaises choses que les hommes ont prononcées au nom de l’Éternel, ou au nom de Jésus-Christ, et prononcent encore. Le bon trésor qui est composé de choses nouvelles et de choses anciennes, nécessite d’être instruit concernant le royaume des cieux. Il s’agit d’être instruit au sujet du monde invisible qui régit le monde visible. Et c’est uniquement Jésus qui a amené l’enseignement véritable pour ce qui concerne le royaume des cieux. Tous ceux qui ont précédé Jésus agissaient avec un mélange de Dieu et du diable, par ignorance au sujet du royaume des cieux. Ils ignoraient la vérité sur les réalités invisibles qui régissent le monde visible. Ainsi, par exemple, ils attribuaient à l’Esprit de l’Éternel le fait qu’un homme soit rendu capable de tuer mille de ses ennemis pour en être délivré… (cf. Juges 15:14-18). Avec une telle perspective, il n’est pas étonnant que ceux qui avaient été ainsi enseigné étaient incapables de discerner entre des démons et le Saint-Esprit… A des pharisiens, qui prenaient le Saint-Esprit pour un démon parce qu’ils étaient sans discernement, Jésus a affirmé : Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12:36-37 NEG). Car, Jésus a encore dit : “ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme” (Matthieu 15:18 NEG79). Et Jésus a encore dit ailleurs : “là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur” (Matthieu 6:21 BDS). Cela ne s’applique pas uniquement aux richesses de ce monde, dont Jésus parle dans le passage, et dont certains en font leur trésor. C’est de ce qui habite le cœur de l’homme que l’homme s’exprime. Ainsi, toute parole non conforme à l’Éternel, le Père céleste tel que le Fils l’a révélé, est ce qui souille l’homme, car la parole de l’homme vient de son propre cœur. Celui dont le trésor n’est pas bon verra son cœur être coloré par ce trésor. Ses paroles et sa vie seront le reflet de son trésor. De la même manière, celui qui se nourrit à un mauvais arbre, mange un fruit qui n’est pas bon pour son être. Ses paroles et sa vie seront le fruit de l’arbre auquel il se nourrit. C’est pourquoi, il est écrit: Par-dessus tout: veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie” (Proverbes 4:23 BDS). Ainsi, il faut faire attention à quel arbre on se nourrit, et à quel arbre nous sommes “greffés”. Jésus a dit : “Je suis le vrai plant de vigne…” (Jean 15:1 BDS). “Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire” (Jean 15:5 BDS). A ses disciples, à qui il a dit ces paroles, Jésus leur a aussi dit: “Vous aussi, vous avez déjà été purifiés grâce à l’enseignement que je (Jésus) vous ai donné” (Jean 15:3 BDS). L’enseignement que Jésus a donné à ses disciples les a purifiés, parce que Jésus a rétabli la vérité au sujet du Père, pour les orienter dans la bonne direction (cf. Jean 17:17).

C’est probablement débordant de son cœur rempli d’amour que Jésus s’était écrié : “Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé; et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyéJe suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jourCar je n’ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites” (Jean 12:44-50 NEG79). “Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas. Si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez!” (Jean 5:43 BDS). Cela est malheureusement toujours d’actualité aujourd’hui. Nombreux croyants ont tendance à recevoir toutes paroles venant des hommes qui viennent en leur propre nom, renommé par des titres, des publications, des diplômes, une position, un « ministère », etc et nombreux croyants ont tendance à placer les paroles des hommes au-dessus de celles prononcées par Jésus-Christ et qui vont à l’encontre des enseignements qu’ils ont reçu par tradition… (voir 2 Timothée 4 :3-4). Et ce, de la même manière que, déjà au temps de Jésus, beaucoup plaçaient les paroles de ceux qui ont précédé Jésus au-dessus des paroles de Jésus (cf. Jean 8:53, Jean 9:13, 28).

Paul a écrit aux Corinthiens une mise en garde valable pour chacun : “Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire; mais si elle est consumée, il en subira les conséquences. Lui, personnellement, sera sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au feu” (1 Corinthiens 3:11-15 BDS). C’est chacun qui subit pour lui-même les conséquences de ce qu’il croit. Tous ceux qui auront bâti sur le Christ avec de mauvais enseignements et/ou de mauvaises motivations (souvent de pair), verront s’écrouler ce qu’ils ont bâti… afin que subsistent seules les réalités inébranlables (cf. Hébreux 12:27, Matthieu 7:24-27). Au dernier jour, ils seront personnellement sauvés, mais tout juste dit Paul. Ils seront tout juste sauvés, au dernier jour, parce qu’ils ne rejetteront pas le Dieu unique et véritable qui sauve. La vérité qui est en Jésus-Christ à propos du Père céleste qui est le même hier, aujourd’hui et éternellement, et en qui il n’y a pas l’ombre d’un changement par rapport au nom de l’Éternel que Jésus-Christ a fait connaître, c’est que la condamnation se produira au jour du jugement (verdict) de la même manière qu’elle se produit déjà dans le présent… La condamnation se produira par l’incrédulité face à la vérité contenue dans les paroles de Christ: le Père ne juge personne (cf. Jean 5:22). Chacun subira en lui-même les conséquences de ce qu’il croit. La condamnation se produira en celui qui ne croit pas au pardon des péchés, et d’autant plus s’il attribue à Dieu le mal qui est l’œuvre du père du mensonge dès le commencement (cf. Matthieu 12:31-32). Attribuer du mal à Dieu remplit d’amertume contre Dieu (cf. Proverbe 19:3) et poussera certains à aller jusqu’à rejeter Dieu Lui-même, par incrédulité dans son amour et par le rejet de sa grâce. C’est ce qui pousse à fuir la lumière à cause des œuvres mauvaises. La préoccupation du Fils de l’homme, Jésus-Christ, quant à son retour sur terre est d’y trouver la foi (cf. Luc 18:7-8), car Dieu est celui qui défend promptement la cause des hommes qui font appel à Lui, mais l’incrédulité rend cette défense sans effet pour celui qui n’a pas confiance en Dieu. Jésus a parlé de la condamnation qui est déjà présente dans ce monde : “Celui qui met sa confiance en lui (Jésus) n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu. Et voici en quoi consiste sa condamnation: c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais. En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées…” (Jean 3:18-20 BDS). Jésus a proclamé publiquement: “Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres: il aura la lumière de la vie” (cf. Jean 8:12 BDS). “Aussi longtemps que je suis encore dans le monde, je suis la lumière du monde” (Jean 9:5 BDS). “C’est pour être la lumière que je suis venu dans le monde, afin que tout homme qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres” (Jean 12:46 BDS). Les ténèbres sont présentes dans le monde et les hommes y demeurent. Celui qui ne croit pas à la vérité qui est dans le Fils unique, Jésus-Christ, en particulier en ce qui concerne le pardon des péchés, fuit la lumière à cause de ses propres fautes. Il fuit la lumière déjà dans le présent. Pourtant, celui qui est la lumière du monde le sauverait, le délivrerait du péché et laverait sa conscience de ses fautes, mais l’Amour ne peut pas obliger l’autre à croire, ni à accepter la grâce, ni à accepter de l’aide.

Jésus a dit à ceux qui croyaient que Jésus blasphémait en annonçant le pardon des péchés : “Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu’ils auront proférés; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel” (Marc 3:25-29 NEG79). Le fait est que déjà dans ce monde, ceux qui ont une image faussée de Dieu et Lui attribuent le mal qu’il ne commet pas, portent en eux-mêmes le poids de leur croyance, le poids de leurs fausses manières de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. Sans compter le mal qu’ils commettent eux-mêmes, en conséquence de leur manière de penser (cf. Colossiens 1:21). C’est par une image tordue au sujet de l’Éternel qu’ils se maintiennent à une certaine distance de Lui, à cause de leurs fautes, et cela malgré Dieu Lui-même. L’Éternel a déjà montré la vérité, en Jésus-Christ, une fois pour toute à son sujet. Il a exprimé, en Christ, ce qu’il a à dire au sujet du péché, au sujet de la justice/droiture et au sujet du jugement/séparation. Mais celui qui ne tient pas compte des paroles de Jésus-Christ a déjà son juge: les paroles que Jésus a prononcées…

Son nom 8Il peut être bon de préciser que Paul aussi, ainsi que tout homme, l’auteur de ce site compris, est à lire en passant par la porte de la vérité: Jésus-Christ, avec ses paroles et ses actes*. Par exemple, à l’époque des lettres de Paul, écrites semble-t-il entre l’an 50 et 60, aucun des quatre évangiles rapportant les paroles de Jésus n’avait été mis pas écrit. Les évangiles semblent avoir été mis par écrit entre l’an 70 et 100/110, l’évangile de Jean, Fils de Zébédée, en dernier. Ainsi, une partie de la théologie de Paul qui a modelée le christianisme de l’église des romains jusqu’à aujourd’hui, toutes dénominations confondues ou presque, repose essentiellement sur sa connaissance des Écritures précédentes à Jésus-Christ, sans avoir eu la pleine connaissance de toutes les paroles de Jésus rapportées dans les évangiles plus tardivement. Deux des évangiles (Matthieu & Jean) sont notamment rapportés par des disciples qui ont été directement enseigné par Jésus, et ont entendues ses paroles de leurs propres oreilles. Ainsi, Paul se retrouve dans ses lettres avec certaines caractéristiques et actions qu’il attribue à Dieu, mais qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ… Par exemple, l’idée que c’est Dieu qui endurcit lui-même le cœur des hommes et qu’il ne veut pas faire grâce à certains… En provenance des écrits de l’Ancien Testament, cette idée, qui s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène Paul à se retrouver face à une profonde incohérence dans le caractère de Dieu lui-même. Dans Romains 9, Paul en fait le constat en cours de discours, mais n’arrivant pas à résoudre son impasse, il fuit la réponse par une sorte d’attaque, avec une parole d’Esaïe, contre les éventuels opposant à l’idée qu’il vient d’exposer (cf. Romains 9:18-21). Cette incohérence avec laquelle Paul s’est trouvée, vient de l’ignorance des paroles de Jésus-Christ, et du fait de prendre toutes écritures sans filtrer par les paroles et la vie de Jésus-Christ. Pourtant, Paul avait bien saisi que l’on accède à la grâce de Dieu par le moyen de la foi. Il en a même fait pleinement l’expérience. Mais, par son ignorance des paroles de Jésus, et encore modelé par certains enseignements qu’il avait reçu de ses pères avant sa conversion (cf. Galates 1:11-24), Paul se retrouve parfois, dans la théologie qu’il expose, avec des caractéristiques de Dieu qui ne correspondent pas à ce que Jésus-Christ a enseignées et démontrées au sujet du Dieu unique et véritable, le Père du Fils unique. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que dans toutes ses lettres, comme dans sa lettre aux Romains, Paul ne s’appuie que très peu sur des paroles prononcées par Jésus, ni sur certains de ses actes, pourtant rapportés dans les évangiles. Il n’en avait simplement pas connaissance… Si Paul avait eu connaissance de tout le contenu rapporté dans les évangiles à propos de Jésus, en particulier ses paroles et ses actes, avec toute l’intégrité, la sincérité et la préoccupation de la vérité que Paul démontre dans ses lettres, il n’aurait par exemple certainement pas rendu un homme aveugle au nom du Seigneur (cf. Actes 13:11), ni inviter à l’excommunication (cf. 1 Corinthiens 5 :11-13). Jésus a dit: “Ils vous excluront des synagogues (assemblées)Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi” (cf. Jean 16:2-3). Paul s’appuie sur de nombreux passages des Écritures précédentes à Jésus, et il semble prendre intégralement comme “parole de l’Éternel” tout ce qui a été exprimé autrefois “au nom de l’Éternel”, sans toujours discerner ce qui n’est pas conforme à Jésus-Christ. L’ignorance des paroles et des actes de Jésus-Christ en est la cause.

Pour prendre un autre exemple, il y a une différence notoire entre les paroles de Paul et celles de Jésus au sujet de la destruction du temple du Saint-Esprit, c’est-à-dire notre propre corps. Paul a écrit aux Corinthiens: “Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit son temple, Dieu le détruira. Car son temple est saint, et vous êtes ce temple” (1 Corinthiens 3:16-17 BDS). Jésus, quant à lui, qui ne fait que ce que le Père fait parce qu’ils sont parfaitement unis, a dit en parlant de son propre corps : “Démolissez ce Temple, et en trois jours, je le relèverai” (cf. Jean 2:19 BDS). A aucun moment, Jésus n’a émis l’idée ou le désir de détruire ceux qui le détruirait, lui qui pourtant était le temple du Saint-Esprit, dans sa version la plus sainte. Même après sa résurrection, Jésus n’a absolument rien fait, ou dit, qui aille dans le sens de soutenir cette pensée de Paul. Au contraire, durant sa venue Jésus a même corrigé l’enseignement qui avait été transmis sur un principe du mal pour le mal, par ceux qui l’ont précédé (cf. Exode 21:23-25, Matthieu 5:38-42, Matthieu 5 :21-26). Cette pensée que Paul a eue là est un résidu de la pensée tout humaine de ceux qui ont précédé Jésus-Christ. Cette manière de penser au sujet de l’Éternel est une ignorance, et un manque de discernement, au sujet de l’œuvre de Dieu et de l’œuvre de celui qui est le meurtrier dès le commencement…

L’auteur aux hébreux se retrouve avec un même problème d’incohérence, en parlant des sacrifices et de leur véritable inefficacité constatée, parce qu’il croit aux sacrifices comme étant quelque chose de conforme à l’Éternel (cf. Hébreux 10:1-10). Dieu prescrirait-il des choses qu’il sait être inefficace, tout en attendant des siècles avant d’amener la solution par Jésus-Christ, qui consiste dans la connaissance de la vérité concernant le Père, et la vérité concernant le Fils unique Jésus-Christ ? C’est pourtant bien là, l’image tordue qui habite de nombreux croyants. L’incohérence soulignée par l’auteur aux hébreux l’amène dans une impasse qu’il ne résout pas vraiment. Il considère simplement une abolition du “premier culte” pour établir le “second”, en regardant à Jésus-Christ comme à un sacrifice prétendu demandé par l’Éternel en conformité avec les prescriptions de Moïse. Cette idée fait du Père céleste le meurtrier indirecte, et avec préméditation, de son propre Fils, le seul homme ayant marché sur terre totalement sans péché de toute l’histoire de l’humanité… Son nom 12Et cette idée fait percevoir le Père céleste comme quelqu’un qui répond aux injustices par la plus grande des injustices, pour affirmer ensuite que le Père céleste est juste… Ces idées s’opposent à la justice que Christ a enseignée, et démontrée en pratique. Cette incohérence de l’auteur aux hébreux vient du fait de n’avoir pas tenu compte des paroles de Jésus-Christ, ni même des paroles de Jérémie qui vont dans le sens de Christ  (cf. Jérémie 7:21-28). Pourtant, l’auteur aux Hébreux a bien tenu compte dans son explication de certaines paroles de David qui allaient dans le sens de Christ (cf. Psaume 40:7-9). Jésus-Christ, en citant le prophète Osée, a dit : “Allez donc apprendre quel est le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d’amour envers les autres plutôt que vous m’offriez des sacrifices”  (Matthieu 9:13 BDS). “Ah! si vous aviez compris le sens de cette parole: Je désire que vous fassiez preuve d’amour envers les autres plutôt que vous m’offriez des sacrifices, vous n’auriez pas condamné ces innocents (nb: il s’agit des disciples de Jésus qui désobéissaient à certaines prescriptions tout humaines…)(Matthieu 12:7 BDS). Jésus a mis en évidence que les sacrifices ne sont pas ce que l’Éternel demandait. Il semble que l’Esprit-Saint avait déjà essayé de le transmettre par la bouche de Jérémie (cf. Jérémie 7:21-28), même si, à la lumière de Christ, Jérémie n’a pas démontré pour autant, dans toutes ses paroles et ses œuvres, une inspiration divine et une compréhension correct de qui est l’Éternel. Les paroles de Jésus à propos de ceux qui l’ont précédé sont sans équivoques et il est bon de les redire :Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (kleptes: nom transmis aux faux enseignants) et des brigands (lestes: pillards); mais les brebis ne les ont point écoutés. Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur (kleptes) ne vient que pour dérober, égorger (thuo) et détruire (apollumi); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis(Jean 10:8-11 LSG). Jésus laisse entendre ici que tous ceux qui l’ont précédé sont des enseignants qui détournent de la vérité (par leur ignorance) en déclarant que des gens devaient mourir, et ces voleurs (faux enseignants) faisaient des sacrifices, dont l’agneau pascal… C’est ce que Jésus dit réellement, car le terme traduit par égorger est “thuo” qui signifie sacrifier, immoler, tuer, égorger l’agneau pascal. Et le terme traduit par détruire est “apollumi” qui signifie notamment démolir entièrement, mettre en ruine, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir… Et c’est bien là ce que les hommes qui ont précédé Jésus attribuaient comme caractéristique à l’Éternel et enseignait comme “parole de l’Éternel”. Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui entrent dans cette catégorie d’enseignants qui détournent de la vérité, notamment par ces caractéristiques: faire des sacrifices et déclarer que quelqu’un doit mourir… Ainsi, à moins de considérer l’Éternel Lui-même comme un voleur (kleptes) qui demande des sacrifices, qui déclare la peine de mort, qui tue, qui vole et qui détruit, Jésus laisse comprendre ici, dans ses propres paroles, que ni les sacrifices, ni l’idée que quelqu’un doit mourir ne viennent de l’Éternel… Le bon berger donne jusqu’à sa propre vie pour ses brebis, il ne sacrifie pas leurs agneaux, et encore moins son propre fils… Si une brebis s’égare, le bon berger n’ordonne pas sa mort, mais il va la chercher. La brebis qui passe par la porte, qui est le Christ, trouve une nourriture qui produit la vie. Et une brebis qui trouve la vie éternelle ne vit plus pour elle-même, et n’a pas peur de mourir, ni de donner sa vie pour sauver celle des autres. Mais la brebis qui cherche à sauver sa vie la perdra.

Ces paroles de Jésus au sujet de ceux qui l’ont précédé étaient très difficiles à accepter par ses auditeurs, déjà en son temps… Ces paroles de Jésus allaient à l’encontre de beaucoup de choses qui étaient crues comme “parole de l’Éternel” et transmises par les hommes depuis des siècles, au nom de l’Éternel. Ces paroles de Jésus changent certaines caractéristiques du nom de l’Éternel, c’est-à-dire une partie des actions qui lui sont attribuées et de ce qu’il demande réellement. Ces paroles de Jésus changent beaucoup d’idées préconçues, qui étaient dans la manière tout humaine de penser et de comprendre les choses au sujet de l’Éternel, dont les hommes ont parlé sans l’avoir jamais vu… Jean nous laisse d’ailleurs savoir que ces paroles de Jésus provoquaient de la division parmi les Juifs qui les ont entendues, et aussi différentes réactions de leur part: “Il y eut de nouveau, à cause de ces paroles, division parmi les Juifs. Plusieurs d’entre eux disaient: Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous? D’autres disaient: Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles?” (Jean 10:19-21 NEG79). Toutes sortes de pensées venaient à l’esprit chez les auditeurs de ces paroles de Jésus, au point de le prendre pour un fou et un démoniaque… Ces paroles allaient profondément à l’encontre de l’image qu’ils avaient de l’Éternel et qui se trouve dans les Écritures précédentes à Jésus. Ces paroles allaient aussi à l’encontre de l’image qu’ils avaient des hommes de Dieu qui ont précédé Jésus. Ces paroles de Jésus allaient à l’encontre d’une certaine partie de l’enseignement qu’ils avaient reçu et qui était transmis par tradition depuis de nombreuses générations… En parlant de prescriptions tout humaines ajoutées autour du commandement d’honorer père et mère, et qui amenaient à offrir des offrandes à Dieu à la place de soutenir père et mère, Jésus avait dit: “Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre” (Marc 7:13 BDS). Après avoir dit à ses disciples que le Saint-Esprit, le Défenseur, convaincra le monde qu’il s’égare au sujet du péché, de la justice et du jugement de Dieu, Jésus a ajouté: “J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous. Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière…” (Jean 16:12-13 BDS). Toutefois, il est évident dans les évangiles, avec certaines autres paroles prononcées par Jésus, qu’il y a une intention derrière le fait d’avoir choisi de donner sa vie en faisant un lien avec la Pâques, qui commémorait notamment la sortie de l’esclavage du peuple d’Israël, et une intention que sa mort coïncide avec le moment même où l’on sacrifiait l’agneau pascal. La manière de penser du peuple Juif était profondément imprégnée de ces choses depuis des générations. Mais la vie des disciples de Jésus qui ont reçu l’Esprit de vérité, et qui se sont attachés à l’enseignement de Jésus, a clairement démontré que l’intention de l’Éternel était, en Christ, de rétablir la vérité à son sujet, et rétablir la vérité au sujet des hommes et de mettre un terme à un certain nombre de prescriptions, données par ceux qui ont précédé Jésus avec une pensée tout humaine qui était contraire à l’amour et à la pensée de l’Éternel. Et à travers la vérité qui est en Jésus-Christ, sauver les hommes de leur fausse manière de penser qui les mènent à la perdition, et leur donner accès aux réalités du règne de Dieu régit par l’amour.

Christ est celui qui a fait connaître le nom véritable de l’Éternel. “Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés” (Actes 4:12 NEG79). Jésus est Le chemin vers le Père, dans le sens que c’est Le chemin pour connaître Le Père tel qu’Il est et venir au Père. Jésus est La vérité et La vie, personne ne parvient à la connaissance correcte du Père sans passer par la vérité qui est en Jésus-Christ (cf. Jean 14:6). Jésus a été clair, parmi tous les hommes qui l’ont précédé, aucun ne connaissait le Père. Jésus a encore enseigné : Entrez par la porte étroite (Christ); en effet, large est la porte et facile la route qui mènent à la perdition. Nombreux sont ceux qui s’y engagent. Mais étroite est la porte et difficile le sentier qui mènent à la vie. Qu’ils sont peu nombreux ceux qui les trouvent…” (Matthieu 7:13-14 BDS). “C’est l’Esprit qui donne la vie; l’homme n’aboutit à rien par lui-même. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie” (Jean 6:63 BDS). “Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom (Jésus: Dieu sauve), vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je (Jésus) vous ai dit” (Jean 14:24-26 NEG79). Si l’un des rôles de l’Esprit-Saint, qui est la puissance de Dieu (cf. Actes 1:8), est non seulement d’enseigner toutes choses, mais de rappeler tout ce que Jésus a dit, alors il est plus que fondamental de s’attacher aux paroles que Jésus a prononcées et qui ont été rappelées à ceux qui ont les premiers reçu l’Esprit-Saint. Ceux qui ont entendues ces paroles de vive voix, ou de première main, et en ont mis une partie suffisante par écrit…

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3:16 NEG79). “Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ” (Jean 17:3 NEG79). 

Ma prière est celle que Jésus a enseignée : “Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié… sur la terre…” (Matthieu 6:9 NEG79)

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur!” (2 Pierre 1:2 NEG79)

L’enseignement du sage (Christ) est une fontaine de vie, il fait éviter les pièges de la mort” (Proverbes 13:14 BDS).

En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance” (Colossiens 2:3 BDS).

car c’est auprès de toi (Eternel) qu’est la source de la vie, et c’est par ta lumière (Christ, lumière du monde) que nous voyons la lumière (l’Eternel)” (Psaumes 36:10 SG21).

* à noter: les articles de ce site sont d’ailleurs en plus ou moins constante relecture/révision depuis début 2016, la connaissance continuant d’augmenter, et les paroles de Jésus prenant du relief, certaines corrections s’avèrent nécessaires par préoccupation de la vérité qui est en Jésus-Christ. Les articles relus/révisés sont notés avec ce signe * dans la liste des articles.

L’amour: conséquence d’un coeur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère

Coeur pur 1Dans sa première lettre à Timothée, Paul lui rappelle qu’il l’a encouragé à demeurer à Ephèse pour avertir certains de ne pas enseigner de doctrines étrangères à la foi (cf. 1 Timothée 1:3 – BDS). Il faut comprendre que tout ensemble de croyances et de principes qui ne s’appuient pas sur la confiance en Dieu comme le seul moyen de transformation et d’accès aux réalités du règne de Dieu, n’appartient pas à la foi. En réalité, tout enseignement qui ne fait pas intervenir le moyen de la foi, c’est-à-dire des choses à croire au sujet de Dieu, est voué à l’échec et à la déception de ceux qui s’y attachent. Tout enseignement qui s’appuie sur une sagesse tout humaine basée sur les principes de ce monde n’a rien à voir avec la foi, et n’a donc rien à voir avec l’Evangile qui est la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. C’est uniquement par le moyen de la foi qu’on accède à la grâce de Dieu (cf. Ephésiens 2:8). Il s’agit de la faveur de Dieu qui, par définition et par ce qui caractérise l’amour, ne peut faire intervenir aucune notion de mérite (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). Paul précise ensuite l’intention de sa lettre à Timothée: Le but de cet avertissement est d’éveiller l’amour, un amour venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère” (1 Timothée 1:5 – BDS).

L’amour est central dans tout l’Evangile car c’est la nature même de Dieu, il est amour (cf. 1 Jean 4:8, 4:16). Et l’homme est créé précisément, homme et femme, pour être l’image de Dieu (cf. Genèse 1:26-27), c’est-à-dire amour. Cela signifie aimer comme Dieu aime, car Dieu est amour. Christ est l’exemple parfait de cette image visible du Dieu invisible, telle que créée conformément à son intention (cf. Colossiens 1:15). En parlant de l’amour et de Dieu, Jean l’exprime ainsi: “Tel il est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous” (1 Jean 4:17 – LSG). Toutefois, Jean ne dit pas cela sans avoir précisé d’où vient cet amour qui l’habite : “Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui” (1 Jean 4:16 – LSG), “Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu” (1 Jean 4:7 – BDS). Et Jean fait donc le constat que: “Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier” (1 Jean 4:19 – BDS). Paul rappelle aussi que: “la Loi se trouve accomplie tout entière par l’obéissance à cette seule parole: Aime ton prochain comme toi-même” (Galates 5:14 – BDS, cf. aussi Romains 13:9). Jacques appelle cette réalité de l’amour: “la loi du royaume de Dieu” (cf. Jacques 2:8). Paul dit que si nous n’avons pas l’amour en nous, nous ne sommes rien et que même le don de notre vie, sans l’amour, ne nous sert de rien (cf. 1 Corinthiens 13:1-3). Les caractéristiques de l’amour sont celles que Christ a manifestées jusqu’à donner sa propre vie par amour. Ce sont des caractéristiques que Paul connait bien, à cause de l’amour du Christ qu’il a vu naître en lui: “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal (il ne tient pas compte du mal). L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. L’amour n’aura pas de fin” (1 Corinthiens 13:4-8 – BDS). L’absence de l’amour verra toujours la présence de caractéristiques qui lui sont opposées comme par exemple: de l’impatience, de la méchanceté, de l’envie, le besoin de se faire valoir, de l’orgueil, du cynisme, une recherche de son propre intérêt, de l’irritabilité, du ressentiment, une réjouissance lorsque le mal atteint ceux qui commettent le mal, l’absence de réjouissance face à la faveur imméritée (notamment celle que les autres expérimentent), de l’accusation (envers les autres et envers soi-même), de l’anxiété, de la crainte, du désespoir, de l’inconstance. Ce sont là autant de caractéristiques qui sont un signal qui indique le manque d’amour, c’est-à-dire un manque d’enracinement dans l’amour que Dieu a pour nous. L’amour vient de Dieu. Celui qui n’est pas établi dans l’amour que Dieu a pour lui, ne pourra pas aimer les autres. Il ne pourra pas porter en lui les caractéristiques de l’amour décrites dans 1 Corinthiens 13.

Paul donne des clés importantes pour parvenir à cet amour en disant que l’amour vient à la fois d’un cœur pur, et d’une bonne conscience et d’une foi sincère. Ces composantes sont donc impliquées pour parvenir à l’amour que Paul et Jean ont expérimenté eux-mêmes.

Un cœur pur, une bonne conscience, une foi sincère

Coeur pur 2Jésus a dit “Heureux ceux dont le cœur est pur, car ils verront Dieu” (Matthieu 5:8 – BDS). Après avoir constaté qu’en entendant la Bonne Nouvelle les non-Juifs sont devenus croyants et que Dieu les a marqué en leur donnant son Esprit comme aux Juifs, Pierre s’est exprimé devant d’anciens membres du parti des pharisiens en disant: Entre eux (non-Juifs) et nous (Juifs), il (Dieu) n’a fait aucune différence puisque c’est par la foi qu’il a purifié leur cœur” (Actes 15:9 – BDS). En devenant croyant en la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ, Dieu marque de son Esprit, et dans ce qui avait été annoncé de l’alliance en Jésus-Christ, il y a cette partie: “je placerai mes lois dans leur cœur et je les graverai dans leur pensée (cf. Hébreux 10:16, 8:10). Ceci correspond à ce qui avait été annoncé par la bouche d’Ezéchiel à deux reprises : “Je leur donnerai un cœur qui me sera entièrement dévoué et je mettrai en eux un esprit nouveau, j’ôterai de leur être leur cœur dur comme la pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils vivent selon mes ordonnances, qu’ils obéissent à mes lois, et les appliquent. Ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu” (Ezéchiel 11:19-20 – BDS), “Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre cœur dur comme la pierre et je vous donnerai un cœur de chair” (Ezéchiel 36:-26 – BDS). Avec les lois de Dieu (les lois de l’amour) dans le cœur, le cœur est purifié, il s’aligne avec celui de Dieu. Ainsi, celui qui a reçu ce cœur nouveau est rendu sensible aux mêmes choses que Dieu. Le moyen de la foi est impliqué puisque c’est en croyant en la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ que ce cœur nouveau est donné par Dieu, avec son Esprit. Mais pour que le cœur reste établi dans cette réalité, il est important de demeurer dans la grâce de Dieu. C’est ce que l’auteur aux Hébreux souligne alors qu’il donne la même mise en garde que la première lettre de Paul à Timothée: “Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines qui sont étrangères à notre foi. Ce qui est bien, en effet, c’est que notre cœur soit affermi par la grâce divine et non par des règles relatives à des aliments. Ces règles n’ont jamais profité à ceux qui les suivent” (Hébreux 13:9 – BDS). Cette réalité des lois de Dieu, gravées dans le cœur du croyant qui est né d’Esprit, n’est pas suffisante pour qu’il puisse vivre conformément à ces lois de l’amour. Il est essentiel de ne pas négliger la deuxième partie de l’alliance: “il ajoute: Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs fautes. Or là où il y a pardon (effacement) des péchés, il n’y a plus à présenter d’offrande pour le péché” (Hébreux 10:17-18 – SG21). Sans cette deuxième partie, il est impossible pour le croyant d’avoir une bonne conscience, car il essaiera de se conformer aux lois de Dieu, qui se trouvent maintenant inscrites dans son cœur avec l’idée d’être justifié devant Dieu par cette conformité et il échouera (cf. Galates 5:4). Cela donne même de la force au péché (cf. 1 Corinthiens 15:56, Romains 3:28, 7:8). L’Accusateur s’appuiera avec plaisir sur ces lois inscrites dans le cœur pour placer alors le croyant sous la culpabilité devant Dieu. Aussi, le croyant ne sera pas rempli d’assurance devant Dieu et aura tendance à se “tenir à distance” de Dieu et se sentir séparé de Lui. Pourtant, Dieu ne lui retire pas son Esprit, les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (cf. Romains 11:29). C’est ce que Jean laisse percevoir en disant: “si notre cœur ne nous condamne pas, nous sommes pleins d’assurance devant Dieu” (1 Jean 3:21 – BDS) et que l’auteur aux Hébreux souligne de cette manière: Approchons-nous donc de Dieu avec un cœur droit, avec la pleine assurance que donne la foi, le cœur purifié de toute mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure” (Hébreux 10:22 – BDS). Le moyen de la foi purifie le cœur de toute mauvaise conscience et cela produit la sanctification, une vie juste et sainte, le corps lavé d’une eau pure comme la réalité du baptême d’eau: nous sommes lavés par l’Esprit.

Coeur pur 3Ce que Dieu a révélé en Christ, à travers ce qu’il a enseigné et fait, c’est ce qui purifie celui qui croit (cf. Jean 15:3). Jésus a dit à Pierre qui ne voulait pas être lavé par Jésus: “Si je ne te lave pas, il n’y a plus rien de commun entre toi et moi” (Jean 13:8 – BDS). Ce que Jésus nous laisse savoir ici, c’est que si c’est lui qui nous lave et nous purifie, alors nous avons tout en commun avec lui. En lavant les pieds de ses disciples Jésus a démontré la valeur de ses disciples à ses yeux, aux yeux de Dieu. Jésus a démontré que ce qui peut être salle chez l’homme et produire le sentiment de honte, ne repousse pas Dieu, au contraire, Dieu le lave pour redonner toute sa dignité à l’homme. Et ce que nous avons en commun avec Jésus c’est en particulier l’amour du Père pour nous: “Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour” (Jean 15:9 – BDS). En saisissant l’amour de Dieu pour nous démontré en Christ, cet amour que rien ne repousse, alors cet amour nous habite. Lorsque c’est ce que Jésus a enseigné et démontré par sa vie jusqu’à accepter la mort sur une croix, ce qui amène la bonne conscience, alors nous avons tout en commun avec Christ qui nous purifie. Lorsque nous avons l’amour en commun, alors nous avons tout en commun avec Lui, car tout découle de l’amour. Lorsque le croyant vit dans la réalité que Dieu ne tient pas compte de ses fautes, il peut alors marcher dans la lumière avec une bonne conscience, d’autant plus que le péché perd alors son emprise sur ce croyant (cf. 1 Jean 1:7, Romains 6:14) et qu’il devient habilité à ne plus être dominé par le mal. Ceci lui permet ainsi de marcher conformément aux lois de Dieu qui sont dans son cœur, dans la communion avec Dieu. “En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées. Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu” (Jean 3:20:21 – BDS).

Le fait est qu’une foi sincère, authentique, est nécessaire pour que la conscience soit bonne et que le cœur soit purifié. Sans le moyen de la foi, ni la bonne conscience ni la purification du cœur ne se produise. L’absence d’une bonne conscience démontre que le croyant ne croit pas dans l’effacement de ses fautes sans prérogative de sa part, il ne croit pas au don de la justification, il ne s’en saisit pas par le moyen de la foi. Sa conscience le condamnera en s’appuyant alors sur les lois de Dieu qui sont dans son cœur. En général, un tel croyant continuera à vouloir “présenter une offrande pour le péché“, que ce soit à travers ses œuvres pour Dieu, ou par des demandes de pardon (voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés), ou par le regret de ses fautes (voir aussi Dossier: Le point sur la repentance). Et il faut savoir qu’il n’est pas possible de traiter les autres différemment que l’on se traite soi-même. Ainsi, sans une bonne conscience le croyant condamnera les autres à la mesure de sa propre mauvaise conscience. Un tel croyant attendra des autres qu’ils lui fassent des excuses pour leur pardonner et/ou qu’ils soient remplis de regrets avant de leur pardonner. Il ne pourra pas leur faire grâce et les aimer comme Christ les aime. Il aura tendance à juger et condamner les autres d’après les lois de Dieu qui sont dans son cœur et gravées dans ses pensées. Ainsi, il ne peut simplement pas vivre les caractéristiques de l’amour. Ne se saisissant pas de la grâce de Dieu pour lui-même, il sera incapable de manifester la grâce aux autres.

Coeur pur 4C’est pourquoi, en parlant de l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère, Paul continue en disant: “Certains se sont écartés de ces principes et se sont égarés dans des argumentations sans aucune valeur. Ils se posent en enseignants de la Loi mais, au fond, ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni les sujets sur lesquels ils se montrent si sûrs d’eux-mêmes” (1 Timothée 1:6-8 – BDS). Et la caractéristique inévitable lorsqu’on s’écarte de ces principes évoqués par Paul est alors l’absence de l’amour du Christ chez le croyant. Et Paul se donne en exemple de la transformation que la Bonne Nouvelle produit par le moyen de la foi (cf. 1 Timothée 1:15). Paul a été sauvé et transformé par le moyen de la foi. Il n’y a aucun autre moyen que celui de la foi qui permette l’accès à ces réalités. Paul a été délivré du péché dans lequel il était captif lorsqu’il fonctionnait au mérite (sous le régime de la loi de Moïse) sans le moyen de la foi, cela avant de croire en l’Evangile (cf. Romains 7:8-11). Son expérience passée était à cause d’une mauvaise approche de la Loi (les dix paroles/commandements). La bonne conscience est charnière dans la relation avec Dieu et la vie par le moyen de la foi. Paul en parle en ces termes: “…cette bonne conscience dont certains se sont écartés au point que leur foi a fait naufrage” (1 Timothée 1:19 – BDS). La confiance en Dieu, la foi, cette pleine assurance devant Dieu disparaît lorsque le croyant est habité par une mauvaise conscience. C’est malheureusement, le cas de nombreux croyants aujourd’hui. Ils ne sont pas remplis d’assurance devant Dieu à cause de leur mauvaise conscience.

Ce n’est certainement pas pour rien que Paul place la bonne conscience au centre entre le cœur pur et la foi sincère. Malgré toute la sincérité qui était la sienne et le plaisir dans son être intérieur à la Loi de Dieu qu’il avait dans le passé, sans le moyen de la foi en Christ qui amène la bonne conscience, Paul avait constaté l’impossibilité de se défaire du péché par lui-même (cf. Romains 7). C’est l’union avec le Christ, par le moyen de la foi, qui l’a délivré et qui a produit la vie en lui par l’Esprit. Paul laisse aussi comprendre plus loin dans sa lettre à Timothée qu’une mauvaise conscience est même une des caractéristiques typique des prédicateurs de mensonge (cf. 1 Timothée 4:2). Un prédicateur de mensonge est par définition quelqu’un qui enseignent des choses contraire à la vérité, contraire à la grâce de Dieu qui est l’Evangile, en ne faisant pas appel au moyen de la foi. L’enseignement d’un prédicateur de mensonge, malgré tout le cœur et la bonne volonté qui peut mettre dans ce qu’il enseigne, ne connaît pas la vérité qui délivre du péché, sa conscience en reste chargée de ses fautes. Comme évoqué plus haut, c’est la bonne conscience apportée par le don de la justification (cf. Romains 10:4) qui permet une pleine assurance devant Dieu, d’autant plus que le don de la justification, lorsqu’il est saisi par le moyen de la foi, libère de la loi du péché et produit la droiture. Une mauvaise conscience poussera toujours le croyant vers des formes diverses d’auto-justification (légalisme), une focalisation sur les choses à faire et une tentative inconsciente de sauver sa vie par ses propres efforts et sa discipline. Mais la bonne conscience provient uniquement de la foi dans ce que Christ a enseignée et démontré par sa vie tout entière jusqu’à la croix, et qui permet l’effacement des fautes de la conscience (cf. Hébreux 10). Cette bonne conscience amène une vie pleine de confiance en Dieu et produit la vie que Dieu donne. Un cœur endurci par une mauvaise conscience, non délivré de l’esclavage du péché, ne permet pas d’accéder à la vie que Dieu donne (cf. Ephésiens 4:18). Ainsi, par la grâce à laquelle il a cru, Paul a fait cette expérience: “Dans la surabondance de sa grâce (qui amène notamment la bonne conscience et la transformation), notre Seigneur a fait naître en moi la foi (la confiance en Dieu qui amène une démonstration des choses qui sont invisibles sans ce moyen) et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ” (1 Timothée 1:14 – BDS).

Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés…” (1 Jean 4:10 – BDS).

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

Le langage de la foi

Dans ce qui est rapporté dans les évangiles concernant la vie de Jésus, on peut observer que son langage face aux différentes circonstances qui sont les siennes est un langage de vie. C’est un langage de la confiance totale dans le Père céleste. Il s’agit aussi d’un langage qui croit que ce que l’on dit va se réaliser. Jésus n’aligne pas ses paroles sur les circonstances de ce monde. Mais ses paroles sont celles de la foi. Elles sont alignées sur les réalités célestes. Ce sont des paroles imprégnées de cette confiance dans le Père, dont l’amour est immuable, inaltérable, et dont la souveraineté est suprême, mais dont le règne est rendu visible et effectif dans ce monde uniquement par le moyen de la foi.

La foi parle 2Par exemple, dans l’histoire de Jésus avec Lazare, il est intéressant de relever le langage de Jésus face à la situation. Alors que les deux sœurs de Lazare envoient quelqu’un pour lui annoncer que son ami est malade, au moment où il apprend cette nouvelle, la réponse de Jésus est la suivante: “Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à glorifier Dieu; elle sera une occasion pour faire apparaître la gloire du Fils de Dieu“. – A noter: par l’expression “Fils de Dieu“, cela signifie fils né de Dieu, né d’Esprit, dans le sens créé conformément à l’image de Dieu, par son Esprit. Il s’agit de l’homme conduit par l’Esprit, qui est animé d’une manière de penser alignée sur celle de Dieu et dont la vie est donc le reflet de la nature de Dieu. Jésus n’utilise pas souvent l’expression “Fils de Dieu“, mais il utilise souvent l’expression “fils de l’homme“. Ce qui est lié à l’expression “fils de l’homme” fait appel a des réalités accessibles à tout homme. Ce qui est lié à l’expression “Fils de Dieu” est accessible par l’Esprit au moyen de la foi – Jésus n’aligne pas son langage sur les seules réalités de ce monde. Il perçoit les circonstances moins heureuses de ce monde (en réalité, il s’agit de l’œuvre de l’ennemi de Dieu) comme une occasion pour que la gloire de Dieu soit rendue visible à travers ceux qui sont nés d’Esprit. Jésus ne sous-entend pas que ces circonstances malheureuses soient voulues par Dieu, elles ne le sont pas. Jésus ne dit pas quelque chose du genre “Dieu a permis pour…”. Non, ces circonstances sont l’œuvre de l’ennemi de Dieu qui domine ce monde depuis la faute d’Adam. Cet ennemi domine le monde parce que les hommes ne placent pas leur confiance en Dieu et ne sont en général pas sous sa protection par le moyen de la foi. Les hommes qui ne sont pas sous le pouvoir de l’autorité de Dieu par le moyen de la foi, subissent l’œuvre du dominateur de ce monde à cause de leur ignorance au sujet de la vérité: Dieu est amour, l’amour ne commet pas le mal, et l’amour règne sur ceux qui s’attachent à l’amour. Dieu est lumière et là où la lumière se trouve les ténèbres ne règnent pas. Mais pour celui qui se tient éloigné de la lumière, ou qui ne marche pas dans la lumière, les ténèbres demeurent. Dieu est le Tout Puissant, mais il ne peut pas aller à l’encontre de sa propre nature qui est Amour. L’Amour ne s’impose pas à l’être aimé, il ne peut pas l’obliger à croire. Mais Jésus laisse comprendre que les circonstances malheureuses peuvent rendre visible le fait que c’est Dieu qui règne et qui est souverain. Mais cela n’est pas automatique. Car cette réalité n’est rendue visible que lorsque la foi est active. Dans la situation de Lazare, c’est la foi de Jésus qui a été mise en action pour changer les circonstances. Sans la foi de Jésus, Lazare serait resté dans son tombeau…

Lorsque les disciples demandent à Jésus si l’infirmité d’un aveugle de naissance est due à son péché ou à celui de ses parents, Jésus leur répond: “Cela n’a pas de rapport avec son péché, ni avec celui de ses parents; c’est pour qu’en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire (cf. aussi Jean 9:1-3). Jésus est très clair sur le fait qu’il n’y a aucun lien entre le péché d’un individu ou de ses parents et son infirmité. Le fait est que ces choses sont l’œuvre du dominateur de ce monde. Jésus dit clairement ce que Dieu est capable de faire, c’est-à-dire ici guérir. Et Jésus va même démontrer avec cet aveugle que Dieu veut le faire. Mais Jésus laisse aussi comprendre par là, que ce n’est pas la volonté de Dieu qui est faite sur terre. Si cet homme était aveugle jusqu’à l’intervention de Jésus, intervention par le moyen de la foi, c’est que la volonté de Dieu ne peut pas être accomplie sur terre sans le moyen de la foi. La simple présence de Jésus sur terre n’a pas guéri par automatisme, ni fait partir les démons par automatisme. Sa présence n’a pas rétabli la volonté de Dieu sur toute la terre, mais ses interventions par le moyen de la foi ont démontré la volonté de Dieu pour l’homme. C’est par le moyen de la foi que Jésus lui-même a accompli toutes ses œuvres. Et c’est aussi par le moyen de la foi que certains, par leur foi, ont été guéri sans même que Jésus fasse ou dise quelque chose (ex: Luc 8). Celui qui ne se place pas sous le pouvoir de l’autorité de Dieu par le moyen de la foi, reste malheureusement sous le pouvoir de l’ennemi de Dieu. La cause de l’entrée du mal dans le monde visible fut qu’Adam n’a pas cru ce que Dieu lui avait dit. Les circonstances malheureuses n’ont jamais été et ne seront jamais l’intention de Dieu. Elles sont contraires à sa volonté, Christ l’a démontré. C’est parce que la mort est une injustice, que prendre soin de la veuve et de l’orphelin fait partie de la justice de Dieu (cf. Deutéronome 10:18). Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui (cf. 1 Jean 1:5). Il ne commet pas le mal. Le mal appartient aux ténèbres. Mais c’est uniquement par le moyen de la foi que la volonté de Dieu est faite sur terre comme elle l’est dans les lieux célestes, qui sont invisibles à l’homme : “la foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1 SG21). En faisant les œuvres du Père, tout ce qui est l’expression de sa bonté, Jésus a clarifié ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. En parlant des bergers du peuple, Jésus a clairement dit: “Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs et des brigands. Mais les brebis ne les ont pas écoutés” (Jean 10:8 BDS). Jésus a aussi clairement décrit que: “Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante” (Jean 10:10 BDS). Dieu n’est pas un voleur pour voler, pour tuer et détruire. Il est amour et il n’y a aucun mal dans l’amour, aucune trace de ténèbres en lui.

La foi parle 3Ainsi, habité par cette confiance dans le Père qui est amour, Jésus agit en conséquence. Après avoir appris que Lazare était malade, Jésus resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait (cf. Jean 11:3-6 BDS). Jésus n’est pas animé par la crainte de ce que la maladie de Lazare pourrait avoir comme conséquence dans ce monde. Jésus est parfaitement établi dans l’amour du Père qui bannit toute crainte (cf. 1 Jean 4:18). Car Dieu est amour et c’est lui qui règne, lorsque nous sommes sous le pouvoir de son autorité par le moyen de la foi. Lorsque Jésus décide de retourner en Judée pour Lazare, ses disciples, eux, sont dans la crainte, parce que là-bas les gens en veulent à la vie de Jésus. Mais là encore, Jésus sait qu’il marche dans la lumière et qu’aucun obstacle ne peut le faire tomber. En d’autres termes, les ténèbres n’ont aucun pouvoir sur lui (cf. Jean 14:30-31). Son langage est donc aligné avec cette réalité de la foi (cf. Jean 11:7-10, 1 Jean 2:10). Pourtant, Jésus sait maintenant que Lazare est mort. Mais bien que les circonstances semblent alors démontrer le contraire de ce qu’il a dit (“cette maladie n’aboutira pas à la mort…”), les paroles de Jésus restent celles de la foi: “Notre ami Lazare s’est endormi; je vais aller le réveiller” (Jean 11:11 BDS). Toutefois, ses disciples ne comprennent pas ce langage, ils sont focalisés sur les seuls principes de ce monde et s’expriment en fonction: “Seigneur, s’il dort, il est en voie de guérison” (Jean 11:12 BDS). Alors Jésus clarifie la situation: “Lazare est mort, et je suis heureux, à cause de vous, de n’avoir pas été là-bas à ce moment-là. Car cela contribuera à votre foi. Mais maintenant, allons auprès de lui” (Jean 11:13-15 BDS). Mais là, Thomas aussi ne comprend pas le langage de la foi de Jésus. Il ne comprend pas que Jésus, en parlant d’aller “réveiller” Lazare, parle de le ramener à la vie. Alors en disant “allons auprès de lui“, Thomas s’imagine que Jésus a décidé d’aller mourir en Judée… Le langage de Thomas est un langage aligné sur les seules réalités des principes de ce monde. La manière de penser de Thomas le rend incapable de comprendre le langage de Jésus. Arrivé sur place, on observe le même contraste entre les paroles de Marthe, qui sont alignées sur les principes de ce monde, et les paroles de Jésus qui sont les paroles de la foi alignée sur les réalités du règne de Dieu. On voit que Marthe ne comprend pas ce que Jésus essaie de lui dire concernant les réalités du règne de Dieu dans ce monde présent (cf. Jean 11:20-28). Alors que Marthe fait le reproche suivant à Jésus : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort“, Jésus garde le langage de la foi: “Ton frère reviendra à la vie“. Malgré qu’elle vienne juste de dire “Mais je sais que maintenant encore, tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera“, Marthe le sait dans sa tête mais ne le croit pas dans son cœur et son langage en témoigne dans sa réponse à Jésus: “Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection des morts“. Contrairement au langage qu’elle exprime, Marthe ne semble pas vraiment croire que Jésus va demander que Lazare revienne à la vie maintenant. Alors Jésus donne le sens qu’il veut qu’on saisisse au sujet du miracle qu’il est sur le point d’accomplir: “Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?“. Jésus se préoccupe de ce que Marthe croit, et en particulier par rapport à la vie qui se trouve en lui pour le monde présent. Mais Marthe ne semble toujours pas comprendre précisément de quoi Jésus essaie de lui parler et elle répond de manière large: “Oui, Seigneur, lui répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde” (Jean 11:27 BDS). Ce qu’on voit ensuite c’est que Marie, la sœur de Marthe, est habitée par la même manière de penser que sa sœur et tient le même langage : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort” (Jean 11:32 BDS). La tendance humaine face aux circonstances difficiles, par méconnaissance de la vérité, c’est d’attribuer à Dieu la responsabilité de ces circonstances, et de considérer ces circonstances comme la conséquence de sa volonté. La croyance est alors “Dieu a permis…”. Cette idée amène la croyance erronée que Dieu a voulu ces circonstances. Pourtant Jésus a démontré et laissé comprendre que la volonté du Père n’est actuellement pas faite sur terre comme elle l’est dans les lieux célestes (cf. Matthieu 6:10). Jésus a clairement dit qui est celui qui domine ce monde, ce n’est pas Dieu: “Désormais, je n’aurai plus guère l’occasion de m’entretenir avec vous, car le dominateur de ce monde vient. Ce n’est pas qu’il ait une prise sur moi” (Jean 14:30 BDS). Le dominateur de ce monde n’avait aucune prise sur Jésus parce que Jésus connaissait la vérité tout entière en ce qui concerne le Père et qu’il vivait par le moyen de la foi, sans le moindre doute au sujet des réalités possibles et accessibles par le moyen de la foi. Ainsi, il n’était pas possible de tromper Jésus avec un mensonge qui l’aurait placé sous le pouvoir du dominateur de ce monde, ni de le faire tomber dans l’incrédulité. Jésus a été clair: “En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père” (Jean 10:18 BDS). Jésus est venu démontrer que c’est uniquement par le moyen de la foi que le règne de Dieu est bien réel, et que c’est uniquement par le moyen de la foi que la volonté de Dieu est faite sur terre comme dans les lieux célestes. Lorsque Jésus demande d’ouvrir le tombeau où se trouve Lazare, Marthe, la sœur du mort, dit alors: “Seigneur, il doit déjà sentir. Cela fait quatre jours qu’il est là”. Marthe n’imagine même pas ce que Jésus veut faire, ces réalités là ne font pas partie de son système de pensée. Mais Jésus qui ne se laisse pas influencer par les réalités visibles lui répondit: “Ne t’ai-je pas dit: Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?” (Jean 11: 39-40 BDS). Et avec cette parfaite confiance dans le Père, Jésus enchaine en disant: “Père, tu as exaucé ma prière et je t’en remercie. Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours, mais si je parle ainsi, c’est pour que tous ceux qui m’entourent croient que c’est toi qui m’as envoyé. Cela dit, il cria d’une voix forte: Lazare, sors de là!” (Jean 11: 41-43 BDS).

Les paroles de Christ étaient efficaces parce qu’il croyait sans douter ce qu’il disait: La parole de Dieu est efficace en celui qui croit cette parole. Paul a aussi fait ce constat de l’efficacité d’une parole alignée sur la parole de Dieu: “Et voici pourquoi nous remercions Dieu sans nous lasser: en recevant la Parole que nous vous avons annoncée, vous ne l’avez pas accueillie comme une parole purement humaine, mais comme ce qu’elle est réellement, c’est-à-dire la Parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez” (1 Thessaloniciens 2:13 BDS). Mais une parole qui n’est pas celle de Dieu est inefficace en celui qui la croit. Aujourd’hui, de nombreuses paroles sont annoncées et qui ne sont pas celles que Jésus a annoncées… Jésus a dit clairement: “Si vous priez avec foi, tout ce que vous demanderez, vous l’obtiendrez” (Matthieu 21:22 BDS), “oui, vraiment, je vous l’assure: tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera” (Jean 16:23 BDS). Lorsque la foi est présente, le langage devient celui de la foi et cette parole est efficace en celui qui croit. Pour autant que cette parole soit conforme à la vérité qui est en Christ, c’est Lui la Parole de Dieu.

La foi parle 6La foi permet le rétablissement de la justice de Dieu, dans ce monde dominé par son ennemi. Et cette foi s’exprime: “Mais voici comment parle la justice (droiture) qui vient de la foi: «Ne dis pas dans ton cœur: ‘Qui montera au ciel?’ ce serait en faire descendre Christ; ou: ‘Qui descendra dans l’abîme?’ ce serait faire remonter Christ de chez les morts.» Que dit-elle donc? La parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or cette parole est celle de la foi, que nous prêchons. Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité, tu seras sauvé. En effet, c’est avec le cœur que l’on croit et parvient à la justice, et c’est avec la bouche que l’on affirme une conviction et parvient au salut, comme le dit l’Écriture: Celui qui croit en lui ne sera pas couvert de honte” (Romains 10:6-11 SG21). La justice (justice, justification et droiture) qui vient de la foi ne doute pas, mais elle s’exprime avec confiance. C’est croire dans le cœur qui permet de parvenir à la droiture pour mener une vie juste est sainte par le don de la justification. Et c’est par ce qu’on affirme avec conviction que le salut est produit, c’est-à-dire la délivrance, la libération, la restauration, la guérison, le rétablissement, la bénédiction. C’est un choix qui nous appartient de croire dans notre cœur et de proclamer de notre bouche. Mais c’est seulement avec une compréhension correcte de qui est Dieu, Amour, que la pleine confiance en Lui se produit. 

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins: je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants” (Deutéronome 30:19 BDS). Sans l’intervention de l’Éternel, depuis la faute d’Adam il n’y avait aucun autre choix que la mort, à cause de l’ignorance de la vérité. C’est l’Éternel qui a amené le choix possible de la vie que Dieu promet à celui qui croit la vérité que Christ a enseignée et démontrée. Ce qui tue la vie est entré dans le monde en ne faisant pas confiance à Dieu à cause du visible. Et c’est de la même manière que cela perdure aujourd’hui. Dieu a clarifié la vérité en venant en Jésus-Christ, afin que tous ceux qui croient en ce que Christ a dit et démontré ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie, une abondance de vie, une vie qui ne cessera jamais.

Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue: vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbe 18:20-21 BDS).

Jésus a été clair sur l’importance de nos paroles: “Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement (qui a aussi le sens de “sans efficacité”) qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12:36-37 BDS). Jésus parle clairement du poids de nos paroles et que cela est entre nos mains. Il en sera de même au jour où toutes choses seront mises en lumière. Il n’associe pas le Père à la condamnation qui vient de nos propres paroles. La condamnation ne vient pas de Dieu, Jésus l’a démontré par sa vie entière. Nos paroles ont le pouvoir d’amener soit la condamnation soit la justice de Dieu, c’est-à-dire la délivrance de la damnation collective.

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

L’apôtre Jacques qui écrit à une église avec apparemment un bon nombre de croyants qui sont au stade d’enfant dans leur union avec le Christ, va souligner la puissance des paroles dans le sens du bien comme dans le sens du mal: De la même bouche sortent bénédiction et malédiction. Mes frères, il ne faut pas qu’il en soit ainsi” (Jacques 3:10 BDS). Jacques dit même que les paroles donnent une indication de maturité dans l’union avec le Christ:Celui qui ne commet jamais de faute dans ses paroles est un homme parvenu à l’état d’adulte, capable de maîtriser aussi son corps tout entier” (Jacques 3:2 BDS). 

Mortetvie6De même, Paul invite les Ephésiens à prendre soin de leurs paroles, notamment envers les autres:Ne laissez aucune parole blessante franchir vos lèvres, mais seulement des paroles empreintes de bonté. Qu’elles répondent à un besoin et aident les autres à grandir dans la foi. Ainsi elles feront du bien à ceux qui vous entendent. N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu car, par cet Esprit, Dieu vous a marqués de son sceau comme sa propriété pour le jour de la délivrance finale” (Ephésiens 4:29-30 BDS). Paul laisse même comprendre ici que ce sont nos paroles qui ont le potentiel d’attrister le Saint-Esprit. L’Esprit de Dieu est l’Esprit de vérité, la vérité est la Parole de Dieu, et c’est Jésus qui est la vérité, la Parole de Dieu faite homme. Jésus n’a dit que la vérité, la vérité se trouve en Christ, elle l’habitait. Il a démontré ce que la vérité dit et aussi, ce qu’elle ne dit pas mais que les hommes ont prétendu que Dieu dit… Il a démontré ce que la vérité fait et aussi, ce qu’elle ne fait pas mais que les hommes ont prétendu que Dieu fait… Des paroles blessantes dans leurs intentions et dépourvues de bonté sont à l’opposé de la vérité. Elles sont à l’opposé de la valeur des hommes aux yeux de Dieu. Elle sont à l’opposé de son amour qui l’a amené jusqu’à donner sa vie pour nous alors que nous étions encore des pécheurs (cf. Romains 5:7-8), c’est-à-dire hostiles à Dieu et commettant le mal. Des paroles qui ramènent la vérité qui est en Christ au sujet des hommes et de leur valeur véritable que Dieu a démontrée en Christ jusqu’à la croix, ces paroles aident à grandir dans la foi. Ces paroles aide à grandir dans la confiance en Dieu, à cause de son amour et de sa bonté véritable démontrée par l’enseignement et la vie de Christ. Ce sont des paroles qui parlent de l’amour de Dieu et de la réalité de sa grâce qui amènent le changement du cœur (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). Ces paroles sont la vérité qui rend libre. Ces paroles sont la vérité qui délivre du péché en tant que force agissante dans la nature de l’homme, et le délivre de l’œuvre du mal dans sa vie et à travers sa vie. Ceci se passe pour celui qui croit ces paroles conformes à la vérité qui est en Christ. Jésus a dit lui-même à ses disciples : “Vous aussi, vous avez déjà été purifiés grâce à l’enseignement que je vous ai donné (Jean 15:3 BDS). C’est aussi pourquoi, Paul dit aux Colossiens:Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun” (Colossiens 4:6 BDS). Il s’agit de démontrer la bonté de Dieu, mais:

On ne peut démontrer la bonté de Dieu aux autres, seulement à la mesure de notre propre révélation et expérience personnelle de sa bonté.

La confiance en Dieu vient de la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ. C’est cette connaissance, si elle est correcte, qui amène une connaissance intime de l’amour de Dieu. La connaissance correcte nous est donnée à travers Jésus-Christ qui est la vérité (cf. Jean 14:6). Et “la foi naît du message que l’on entend, et ce message c’est celui qui s’appuie sur la parole du Christ (Romains 10:17 BDS). La parole du Christ est la parole véritable conforme à la vérité au sujet de Dieu, au sujet des hommes et des réalités de ce monde visible (terrestre) qui est régi par des réalités invisibles (célestes). La foi, cette confiance en Dieu, vient donc des paroles que l’on entend, pour autant que ces paroles soient la vérité, c’est-à-dire qu’elles s’appuient sur la parole du Christ. Car cette parole du Christ, la parole de vérité au sujet de Dieu et des hommes, n’avait pas été dites avant Jésus. La parole dite avant lui par les hommes au nom de Dieu, était mélangée avec une pensée toute humaine. Jésus a été clair en disant: “Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs (kleptes qui signifie celui qui détourne, nom utilisé pour les faux enseignants qui n’ont pas soin d’instruire mais abusent de la confiance pour leur propre gain) et des brigands. Mais les brebis (ses disciples) ne les ont pas écoutés” (cf. Jean 10:8 BDS). Il s’agit donc de croire ce que Christ a révélé concernant Dieu, mais que le monde, y compris les plus grands hommes de Dieu, n’avait pas compris avant sa venue. Ils ne le comprenaient pas, à cause d’une pensée modelée par le monde visible qui reflète l’œuvre du mal. Aujourd’hui encore, nombreux sont les croyants qui voient leur cœur rempli de doutes. En général, ces doutes proviennent du message qu’ils ont entendu, qu’ils continuent d’entendre autour d’eux, et qu’ils croient et continuent de croire. Le message qu’ils entendent et croient ne suscite pas la foi. C’est un message souvent mélangé et qui s’appuie en partie sur ce qu’on dit les hommes de l’Ancien Testament, au lieu de s’appuyer pleinement sur la parole du Christ. Christ est le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis (cf. Jean 10:9-11). Nombreux sont les croyants qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent dans l’Ancien Testament et ne discernent pas les pensées toutes humaines mélangées à la pensée de Dieu. Alors qu’il venait d’aborder le retour du Seigneur et l’importance d’être pur et sans reproche devant Dieu, et d’être dans la paix qu’il donne, Pierre avait déjà fait le constat suivant: “Comprenez bien que la patience du Seigneur est le salut des hommes. Paul, notre frère bien-aimé, vous l’a aussi écrit avec la sagesse que Dieu lui a donnée. Il l’a fait comme dans toutes ses lettres, où il aborde ces sujets. Certes, il s’y trouve des passages difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies déforment le sens, comme elles le font aussi – pour leur propre ruine – des autres textes de l’Écriture” (2 Pierre 3:15-16 BDS).

Mortetvie7Ainsi, l’esprit de ces croyants est dans la confusion à cause de leur incompréhension de l’Ancien Testament, parce qu’ils ne le lisent pas avec les lunettes de la vérité que Christ a révélée (voir aussi 2 Corinthiens 3:14). Ils n’arrivent pas à discerner, ni même à croire que certaines perspectives étaient tordues par une manière de penser tout humaine, qui attribue à Dieu le mal et place dans sa bouche des paroles de malédiction contre les hommes. De tels croyants restent dans l’ignorance parce qu’ils n’ont pas la foi, et ils n’ont pas la foi parce que le message qu’ils entendent et croient n’est pas celui de la grâce démontrée en Christ (cf. 1 Timothée 1:13-14). Pourtant Jésus a démontré la vérité concernant Dieu. Il a démontré que Dieu n’est pas un voleur qui vient pour voler, pour tuer et pour détruire (cf. Jean 10:10), mais que Dieu donne la vie, il délivre, libère, restaure, guérit, rétablit. En résumé: Dieu sauve (Yeshua). L’apôtre Jean dit que Jésus leur a clairement dit qu’il n’y a aucune trace de ténèbres en Dieu (cf. 1 Jean 1:5). L’idée du mal n’est même pas en Dieu. L’Amour ne conçoit pas le mal et il n’en tient pas compte (cf. 1 Corinthiens 13:5). Ce n’est pas pour rien que lorsque Jésus s’entretient avec Elie (représentant des prophètes) et Moïse (représentant de la loi de Moïse avec ses prescriptions données en marge du décalogue), le Père fait entendre sa voix à Pierre, Jacques et Jean qui sont présents et leur dit: “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie. Ecoutez-le!” (Matthieu 17:5 BDS, Marc 9:7, Luc 9:35). Contrairement à tout homme de Dieu avant lui, il n’y avait aucun mensonge en Christ, rien de corrompu dans sa nature. Sa manière de penser était totalement conforme à Dieu. Toutes ses paroles correspondaient à l’intention de Dieu, et il n’a fait que les œuvres du Père. C’est pourquoi c’est Jésus que le Père souhaite que nous écoutions attentivement. Il a enseigné et démontré une image totalement correcte de Dieu. C’est à travers Christ que la vérité qu’il a révélée met en lumière les mensonges de l’ennemi au sujet de Dieu. Lorsque la vérité est rétablie au sujet de Dieu, la confiance en Lui est présente, car Dieu est amour et il n’y a pas de mal en lui.

La confiance en Dieu est à la mesure de la connaissance de la vérité à son sujet.

Au début de sa lettre, Jacques souligne déjà la réalité de la grâce de Dieu et comment on y accède: “Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui la lui donnera, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche. Il faut cependant qu’il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute ressemble aux vagues de la mer agitées et soulevées par le vent. Qu’un tel homme ne s’imagine pas obtenir quoi que ce soit du Seigneur. Son cœur est partagé, il est inconstant dans toutes ses entreprises” (Jacques 1:5-8 BDS). Jacques est très clair sur le fait que le doute, l’absence de foi, est l’obstacle qui empêche de recevoir ce qu’on demande (voir aussi Le doute: conséquence d’un cœur partagé). Il est important de relever que Dieu donne à tous sans faire de reproche ! Jacques souligne ici que la problématique du fait de ne pas recevoir est du côté du demandeur et non du côté de la volonté de Dieu (voir aussi Jacques 3:1-4). C’est rempli d’amour pour les hommes que la préoccupation principale de Jésus, en pensant à son retour, c’est: “Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre?” (Luc 18:7-8 BDS). Jésus laisse aussi comprendre que le fait de voir Dieu tarder à agir, ne vient pas de la volonté de Dieu qui, de plus, agit promptement, mais le problème est au niveau de l’absence de foi… A noter: Il est important d’entendre ces choses sans recevoir de la culpabilité, mais dans une perspective de chercher à connaître la vérité qui donne accès à toute la plénitude qui vient de Dieu et qui se trouve en Christ (cf. Colossiens 2:10, 2:3). Car cette plénitude ne peut être vécue uniquement par le moyen de la foi et pas autrement. L’incrédulité des hommes est malheureusement ce qui les maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde, alors qu’il est déjà condamné (cf. Jean 16:11) et que Christ a désarmé toute Autorité et tout Pouvoir à la croix (cf. Colossiens 2:13-15). A noter, Paul illustre cette réalité, en disant que l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements a été annulé à la croix. Paul le verbalise ainsi parce qu’il regarde les choses avec les lunettes des prescriptions de Moïse. En vérité, c’est l’effacement (pardon) des péchés qui permet la vie et Christ a enseigné et démontré le pardon déjà avant sa mort sur la croix (voir aussi Dossier: Le point sur le pardon des péchés). Mais le don de sa vie jusqu’à la croix, sans aucune manifestation à l’encontre de ses ennemis, démontre le pardon de Dieu de manière puissante et indéniable.

Mortetvie8Les disciples se sont réjouis de constater que même les démons leur étaient soumis, lorsqu’ils leur donnaient des ordres au nom de Jésus (cf. Luc 10:17). Mais lorsqu’ils n’ont pas réussi à guérir un épileptique, Jésus s’exprime à toutes les personnes présentes et leur dit: “Génération incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu’à quand serai-je avec vous? Jusqu’à quand devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici” (Matthieu 17:17 SG21). Ici aussi, il faut entendre ce que Jésus dit avec les caractéristiques de l’amour et avec le sens de ce qu’il dit. Jésus relève ici que cette génération est sans foi (incrédule), c’est-à-dire incroyante et sans confiance en Dieu. Ce n’est pas une dévalorisation de ses auditeurs, mais c’est un cri du cœur de Jésus qui soupire à ce que les hommes croient à ce qu’il leur dit, et qu’il leur démontre concernant Dieu, et concernant son règne et sa justice, afin que les hommes soient délivrés de l’œuvre du diable. Jésus dit que cette génération est pervertie, c’est-à-dire qu’elle a une manière de penser qui est déformée, corrompue, qui ne correspond pas à la pensée de Dieu. Et c’est la raison de l’absence en eux de la foi, et qui est le moyen qui les sauverait. Rempli d’amour, Jésus se demande jusqu’à quand il sera nécessaire qu’il soutienne et aide cette génération là. Car il sait qu’il ne restera pas indéfiniment au milieu d’eux, et que chaque être humain doit se saisir pour lui-même des clés du règne de Dieu. Mais ces clés impliquent le moyen de la foi, car les réalités qui régissent le monde visible se trouvent dans l’invisible. Jésus sait qu’il devra remonter auprès du Père afin d’envoyer le Saint-Esprit, pour que tout homme qui croit puisse faire les mêmes œuvres que lui, c’est-à-dire détruire les œuvres du diable et cette lutte n’est pas contre des hommes (cf. Ephésiens 6:10-18). Jésus n’est pas entrain de reprendre ses disciples comme le ferait un homme excédé, conduit par une nature sans Dieu. Mais le cœur de Jésus souffre de voir les hommes être incrédules et ne pas réussir à se saisir des réalités du règne de Dieu afin qu’ils soient sauvés. Car l’incrédibilité est ce qui les maintient sous le pouvoir du dominateur de ce monde, ce qui les maintient victimes du mal. Dans ce passage, les disciples n’ont pas compris la problématique de l’incrédulité. Alors, les disciples prirent Jésus à part et le questionnèrent: Pourquoi n’avons-nous pas réussi, nous, à chasser ce démon? Parce que vous n’avez que peu de foi, leur répondit-il (Jésus). Vraiment, je vous l’assure, si vous aviez de la foi, même si elle n’était pas plus grosse qu’une graine de moutarde, vous pourriez commander à cette montagne: Déplace-toi d’ici jusque là-bas, et elle le ferait. Rien ne vous serait impossible” (Matthieu 17:20 BDS). Jésus dit que même un peu de foi est suffisant. Les disciples n’avaient donc même pas eu ce peu de foi en face de l’épileptique. Jésus parle de cette même clé: croire que ce qu’on dit va se réaliser. Jésus a réussi à chasser le démon par le moyen de la foi, mais les disciples n’y sont pas parvenus. La volonté de Dieu c’est de guérir et de libérer, mais les disciples eux n’ont pas réussi cette fois-ci… On peut imaginer que les disciples ont ordonné les mêmes paroles qu’ils avaient déjà utilisées précédemment pour chasser les démons. Ils ont certainement “fait” comme les autres fois. Mais les circonstances étaient un peu différentes. Précédemment Jésus les avaient envoyé guérir les malades et chasser les démons (cf. Matthieu 10), alors que cette fois-ci quelqu’un était venu vers eux en l’absence de Jésus. Ont-ils douté que l’autorité que Jésus leur avait donnée soit toujours valable? Le texte ne nous permet pas de le savoir. Mais il est probable que le cas de l’épileptique devait être plus impressionnant à leurs yeux que ce qu’ils avaient rencontré, semant ainsi le doute dans leur cœur en sorte que leurs paroles n’ont pas eu d’effet. Il y a même de fortes chances pour qu’ils s’y soient pris à plusieurs reprises, s’essayant les uns et les autres. Mais le résultat n’étant pas là, le doute a probablement augmenté même aux fils des essais infructueux des uns et des autres… Dans le récit transmis par Marc (voir Marc 9:14-29), on voit que les disciples étaient en discussion aussi avec la foule et les spécialistes de la loi. Il est aussi probable que cette foule et les spécialistes de la loi n’encourageaient pas les disciples à la foi, mais contribuaient au doute en eux. Même si ce sont là des suppositions, ce qui est clair c’est que le doute semble avoir été général auprès des disciples, car aucun d’eux n’a réussi à guérir l’épileptique, alors que “Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut guéri à partir de ce moment-là” (Matthieu 17:18 SG21). Jésus a clairement démontré ici que la volonté de Dieu est de guérir, mais les disciples eux n’ont pas réussi à le faire cette fois-ci… Le problème n’était pas au niveau de la volonté de Dieu: “Car il veut que tous les hommes soient sauvés (délivrés, libérés, restaurés, rétablis, guéris, bénis) et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Timothée 2:4 BDS). Le problème était au niveau de l’absence de foi des disciples…

A suivre…