L’opposé du péché c’est la grâce, l’opposé de la mort c’est la justice

Dans sa lettre aux Romains, après avoir expliqué que la transformation qui amène à la droiture (cela s’appelle la justification) est le résultat du moyen de la foi et non le résultat de la loi, et après avoir expliqué que “par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes” (Romains 5:19 NEG79), Paul continue en disant : “Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5:20-21 NEG79).

Le terme traduit ci-dessus par la loi est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage. Le terme traduit par intervenir est pareiserchomai qui signifie s’introduire secrètement, se glisser. Le terme traduit par offense est paraptoma qui signifie tomber à côté, il a le sens de déviation par rapport à la vérité et la droiture. Le terme traduit par abonder est pleonazo qui signifie surabonder, se multiplier, faire accroître. Ainsi, il est important de comprendre le fait que toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie ! Il va de soi que ce n’est pas Dieu qui est à l’origine d’une telle déviation et multiplication. Le terme traduit par péché est harmatia qui signifie faux état d’esprit, il a le sens de manière de penser contraire à la pensée de Dieu. Et là où les fausses manières de penser se sont multipliées, la grâce a abondé au-delà de la mesure. Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, volonté conforme à ce qui est bon, faveur, miséricorde. Charis a aussi le sens de ce qui fournit la joie, la douceur, la tendresse. La grâce a surabondé malgré la multiplication des fausses manières de penser dans les choses établies et acceptées par l’usage, et cela déjà parmi ceux qui ont précédé celui qui a rendu témoignage à la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Par leur foi, les hommes dit “du peuple de Dieu” avaient déjà goûté à la grâce, malgré leurs fausses manières de penser contraires à Dieu qui se sont multipliées. Paul dit que la surabondance de la grâce est là afin que, comme les fausses manières de penser ont régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice. On peut percevoir un parallèle que Paul fait dans ce qu’il exprime.

1. Le péché règne par la mort.
2. La grâce règne par la justice.

Paul place ainsi indirectement la grâce comme étant à l’opposé du péché, et la justice comme étant à l’opposé de la mort. Ainsi, on comprend que :

L’opposé du péché c’est la grâce, et l’opposé de la mort c’est la justice.

Le terme traduit par justice est dikaiosune qui signifie au sens large l’état de celui qui est comme il doit être, la condition acceptable par Dieu, et au sens étroit il signifie justice qui donne à chacun ce qui lui est dû. En conséquence, toute manière de penser contraire à la grâce est une fausse manière de penser qui appartient au péché. Et toute manière de penser qui contribue directement ou indirectement à la mort est une injustice, et donc une fausse manière de penser qui appartient au péché. Ainsi, celui qui cherche à faire mourir qui que ce soit se conforme à ce qui est injuste, à cause d’une fausse manière de penser. La mort est en soi, et dans tous les cas, une injustice. La pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, considère le mal rendu pour le mal comme appartenant à la justice, et considère que faire mourir un meurtrier est conforme à la justice. Mais la vérité qui est en Jésus-Christ, et dont Paul parle ci-dessus, c’est que le mal pour le mal c’est de l’injustice. Celui qui agit selon la justice s’oppose au mal par le bien. Celui qui agit ainsi, en venant à bout du mal par le bien, est dans l’état de celui qui est comme il doit être, et pratique la justice. La justice conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène à comprendre que faire du bien à ses ennemis c’est leur donner ce qui leur est dû : l’amour qu’ils ne connaissent pas.

La grâce règne par la justice, c’est-à-dire par l’état de celui qui est comme il doit être. “La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:17 NEG79). Celui qui est comme il doit être, le juste, vit par la grâce. C’est la grâce qui transforme les fausses manières de penser, c’est-à-dire le péché, pour amener à une manière de penser conforme à Dieu. Dieu est amour. Mais toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie. Ce qui laisse percevoir des intentions contraires à Dieu dans les choses qui ont été établies et acceptées par l’usage. On peut observer dans les textes bibliques que dans les choses établies et acceptées par l’usage, la mort était même prescrite par les hommes au nom de Dieu. Cette prescription s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et Paul, qui étaient un fervent défenseur de telles prescriptions avant sa conversion à Jésus-Christ, relève que le péché a régné par la mort. Mais celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit le péché perdre son emprise. C’est ce dont Paul avait aussi déjà fait l’expérience en disant : “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi (nomos), mais sous la grâce” (Romains 6:14 NEG79). “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). La délivrance du péché, c’est-à-dire le changement des fausses manières de penser, se produit par la grâce, au moyen de la foi. La grâce est le moteur de la transformation qui résulte du changement de manière de penser.

Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice (dikaiosune). Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis (délivrés) du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6:20-23 NEG79). Paul met ici en opposition la mort qui est le salaire du péché et la vie éternelle en Jésus-Christ qui est un bon de Dieu. A noter ici, la mort c’est le salaire du péché. Ce n’est pas le salaire que Dieu verserait à celui qui pèche. Non, la mort est le salaire versé par le péché. La vie de Jésus-Christ, son enseignement conforme au Père, et la mort que lui ont infligé les hommes en sont le témoin. La mort est ce que “verse” quelqu’un dont la manière de penser est contraire à la pensée de Dieu. Dieu donne la vie et ressuscite les morts (cf. Jean 5:21). Celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit la mort perdre son pouvoir et ne désire pas la mort de ses ennemis. Jésus-Christ en est le témoin.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus-Christ) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Hébreux 2:14-15 LSG). C’est le diable qui a le pouvoir de la mort. Et l’esclavage du péché, c’est-à-dire l’incapacité à sortir de fausses manières de penser, a régné par la mort, plus précisément par la peur de la mort. La conséquence c’est que les hommes ont cherché à sauver leur propre vie, donnant lieu à toutes sortes de manière de penser contraires à la vérité qui est en Jésus-Christ, et contraire au Père céleste qu’il a révélé. Par la crainte de la mort, les hommes sont incapables d’aimer leurs ennemis jusqu’à ne pas chercher à sauver leurs propres vies. Mais Jésus-Christ, par sa mort et par sa résurrection, “il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Colossiens 2:15 NEG79). C’est ainsi qu’il réduit la crainte de la mort à néant pour celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi en Celui qui ressuscite les morts: le Père céleste. Délivré de la peur de la mort, et avec une manière de penser conforme à Dieu, la conséquence est un amour semblable à celui manifesté en Jésus-Christ.

Tel il (Jésus-Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4:17-19 NEG79).

Comme le Père m’a aimé, je (Jésus-Christ) vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour” (Jean 15:9 NEG79).

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

Le langage de la foi

Dans ce qui est rapporté dans les évangiles concernant la vie de Jésus, on peut observer que son langage face aux différentes circonstances qui sont les siennes est un langage de vie. C’est un langage de la confiance totale dans le Père céleste. Il s’agit aussi d’un langage qui croit que ce que l’on dit va se réaliser. Jésus n’aligne pas ses paroles sur les circonstances de ce monde. Mais ses paroles sont celles de la foi. Elles sont alignées sur les réalités célestes. Ce sont des paroles imprégnées de cette confiance dans le Père, dont l’amour est immuable, inaltérable, et dont la souveraineté est suprême, mais dont le règne est rendu visible et effectif dans ce monde uniquement par le moyen de la foi.

La foi parle 2Par exemple, dans l’histoire de Jésus avec Lazare, il est intéressant de relever le langage de Jésus face à la situation. Alors que les deux sœurs de Lazare envoient quelqu’un pour lui annoncer que son ami est malade, au moment où il apprend cette nouvelle, la réponse de Jésus est la suivante: “Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à glorifier Dieu; elle sera une occasion pour faire apparaître la gloire du Fils de Dieu“. – A noter: par l’expression “Fils de Dieu“, cela signifie fils né de Dieu, né d’Esprit, dans le sens créé conformément à l’image de Dieu, par son Esprit. Il s’agit de l’homme conduit par l’Esprit, qui est animé d’une manière de penser alignée sur celle de Dieu et dont la vie est donc le reflet de la nature de Dieu. Jésus n’utilise pas souvent l’expression “Fils de Dieu“, mais il utilise souvent l’expression “fils de l’homme“. Ce qui est lié à l’expression “fils de l’homme” fait appel a des réalités accessibles à tout homme. Ce qui est lié à l’expression “Fils de Dieu” est accessible par l’Esprit au moyen de la foi – Jésus n’aligne pas son langage sur les seules réalités de ce monde. Il perçoit les circonstances moins heureuses de ce monde (en réalité, il s’agit de l’œuvre de l’ennemi de Dieu) comme une occasion pour que la gloire de Dieu soit rendue visible à travers ceux qui sont nés d’Esprit. Jésus ne sous-entend pas que ces circonstances malheureuses soient voulues par Dieu, elles ne le sont pas. Jésus ne dit pas quelque chose du genre “Dieu a permis pour…”. Non, ces circonstances sont l’œuvre de l’ennemi de Dieu qui domine ce monde depuis la faute d’Adam. Cet ennemi domine le monde parce que les hommes ne placent pas leur confiance en Dieu et ne sont en général pas sous sa protection par le moyen de la foi. Les hommes qui ne sont pas sous le pouvoir de l’autorité de Dieu par le moyen de la foi, subissent l’œuvre du dominateur de ce monde à cause de leur ignorance au sujet de la vérité: Dieu est amour, l’amour ne commet pas le mal, et l’amour règne sur ceux qui s’attachent à l’amour. Dieu est lumière et là où la lumière se trouve les ténèbres ne règnent pas. Mais pour celui qui se tient éloigné de la lumière, ou qui ne marche pas dans la lumière, les ténèbres demeurent. Dieu est le Tout Puissant, mais il ne peut pas aller à l’encontre de sa propre nature qui est Amour. L’Amour ne s’impose pas à l’être aimé, il ne peut pas l’obliger à croire. Mais Jésus laisse comprendre que les circonstances malheureuses peuvent rendre visible le fait que c’est Dieu qui règne et qui est souverain. Mais cela n’est pas automatique. Car cette réalité n’est rendue visible que lorsque la foi est active. Dans la situation de Lazare, c’est la foi de Jésus qui a été mise en action pour changer les circonstances. Sans la foi de Jésus, Lazare serait resté dans son tombeau…

Lorsque les disciples demandent à Jésus si l’infirmité d’un aveugle de naissance est due à son péché ou à celui de ses parents, Jésus leur répond: “Cela n’a pas de rapport avec son péché, ni avec celui de ses parents; c’est pour qu’en lui tous puissent voir ce que Dieu est capable de faire (cf. aussi Jean 9:1-3). Jésus est très clair sur le fait qu’il n’y a aucun lien entre le péché d’un individu ou de ses parents et son infirmité. Le fait est que ces choses sont l’œuvre du dominateur de ce monde. Jésus dit clairement ce que Dieu est capable de faire, c’est-à-dire ici guérir. Et Jésus va même démontrer avec cet aveugle que Dieu veut le faire. Mais Jésus laisse aussi comprendre par là, que ce n’est pas la volonté de Dieu qui est faite sur terre. Si cet homme était aveugle jusqu’à l’intervention de Jésus, intervention par le moyen de la foi, c’est que la volonté de Dieu ne peut pas être accomplie sur terre sans le moyen de la foi. La simple présence de Jésus sur terre n’a pas guéri par automatisme, ni fait partir les démons par automatisme. Sa présence n’a pas rétabli la volonté de Dieu sur toute la terre, mais ses interventions par le moyen de la foi ont démontré la volonté de Dieu pour l’homme. C’est par le moyen de la foi que Jésus lui-même a accompli toutes ses œuvres. Et c’est aussi par le moyen de la foi que certains, par leur foi, ont été guéri sans même que Jésus fasse ou dise quelque chose (ex: Luc 8). Celui qui ne se place pas sous le pouvoir de l’autorité de Dieu par le moyen de la foi, reste malheureusement sous le pouvoir de l’ennemi de Dieu. La cause de l’entrée du mal dans le monde visible fut qu’Adam n’a pas cru ce que Dieu lui avait dit. Les circonstances malheureuses n’ont jamais été et ne seront jamais l’intention de Dieu. Elles sont contraires à sa volonté, Christ l’a démontré. C’est parce que la mort est une injustice, que prendre soin de la veuve et de l’orphelin fait partie de la justice de Dieu (cf. Deutéronome 10:18). Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui (cf. 1 Jean 1:5). Il ne commet pas le mal. Le mal appartient aux ténèbres. Mais c’est uniquement par le moyen de la foi que la volonté de Dieu est faite sur terre comme elle l’est dans les lieux célestes, qui sont invisibles à l’homme : “la foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1 SG21). En faisant les œuvres du Père, tout ce qui est l’expression de sa bonté, Jésus a clarifié ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. En parlant des bergers du peuple, Jésus a clairement dit: “Tous ceux qui sont venus avant moi étaient des voleurs et des brigands. Mais les brebis ne les ont pas écoutés” (Jean 10:8 BDS). Jésus a aussi clairement décrit que: “Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante” (Jean 10:10 BDS). Dieu n’est pas un voleur pour voler, pour tuer et détruire. Il est amour et il n’y a aucun mal dans l’amour, aucune trace de ténèbres en lui.

La foi parle 3Ainsi, habité par cette confiance dans le Père qui est amour, Jésus agit en conséquence. Après avoir appris que Lazare était malade, Jésus resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait (cf. Jean 11:3-6 BDS). Jésus n’est pas animé par la crainte de ce que la maladie de Lazare pourrait avoir comme conséquence dans ce monde. Jésus est parfaitement établi dans l’amour du Père qui bannit toute crainte (cf. 1 Jean 4:18). Car Dieu est amour et c’est lui qui règne, lorsque nous sommes sous le pouvoir de son autorité par le moyen de la foi. Lorsque Jésus décide de retourner en Judée pour Lazare, ses disciples, eux, sont dans la crainte, parce que là-bas les gens en veulent à la vie de Jésus. Mais là encore, Jésus sait qu’il marche dans la lumière et qu’aucun obstacle ne peut le faire tomber. En d’autres termes, les ténèbres n’ont aucun pouvoir sur lui (cf. Jean 14:30-31). Son langage est donc aligné avec cette réalité de la foi (cf. Jean 11:7-10, 1 Jean 2:10). Pourtant, Jésus sait maintenant que Lazare est mort. Mais bien que les circonstances semblent alors démontrer le contraire de ce qu’il a dit (“cette maladie n’aboutira pas à la mort…”), les paroles de Jésus restent celles de la foi: “Notre ami Lazare s’est endormi; je vais aller le réveiller” (Jean 11:11 BDS). Toutefois, ses disciples ne comprennent pas ce langage, ils sont focalisés sur les seuls principes de ce monde et s’expriment en fonction: “Seigneur, s’il dort, il est en voie de guérison” (Jean 11:12 BDS). Alors Jésus clarifie la situation: “Lazare est mort, et je suis heureux, à cause de vous, de n’avoir pas été là-bas à ce moment-là. Car cela contribuera à votre foi. Mais maintenant, allons auprès de lui” (Jean 11:13-15 BDS). Mais là, Thomas aussi ne comprend pas le langage de la foi de Jésus. Il ne comprend pas que Jésus, en parlant d’aller “réveiller” Lazare, parle de le ramener à la vie. Alors en disant “allons auprès de lui“, Thomas s’imagine que Jésus a décidé d’aller mourir en Judée… Le langage de Thomas est un langage aligné sur les seules réalités des principes de ce monde. La manière de penser de Thomas le rend incapable de comprendre le langage de Jésus. Arrivé sur place, on observe le même contraste entre les paroles de Marthe, qui sont alignées sur les principes de ce monde, et les paroles de Jésus qui sont les paroles de la foi alignée sur les réalités du règne de Dieu. On voit que Marthe ne comprend pas ce que Jésus essaie de lui dire concernant les réalités du règne de Dieu dans ce monde présent (cf. Jean 11:20-28). Alors que Marthe fait le reproche suivant à Jésus : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort“, Jésus garde le langage de la foi: “Ton frère reviendra à la vie“. Malgré qu’elle vienne juste de dire “Mais je sais que maintenant encore, tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera“, Marthe le sait dans sa tête mais ne le croit pas dans son cœur et son langage en témoigne dans sa réponse à Jésus: “Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection des morts“. Contrairement au langage qu’elle exprime, Marthe ne semble pas vraiment croire que Jésus va demander que Lazare revienne à la vie maintenant. Alors Jésus donne le sens qu’il veut qu’on saisisse au sujet du miracle qu’il est sur le point d’accomplir: “Je suis la résurrection et la vie, lui dit Jésus. Celui qui place toute sa confiance en moi vivra, même s’il meurt. Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?“. Jésus se préoccupe de ce que Marthe croit, et en particulier par rapport à la vie qui se trouve en lui pour le monde présent. Mais Marthe ne semble toujours pas comprendre précisément de quoi Jésus essaie de lui parler et elle répond de manière large: “Oui, Seigneur, lui répondit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde” (Jean 11:27 BDS). Ce qu’on voit ensuite c’est que Marie, la sœur de Marthe, est habitée par la même manière de penser que sa sœur et tient le même langage : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort” (Jean 11:32 BDS). La tendance humaine face aux circonstances difficiles, par méconnaissance de la vérité, c’est d’attribuer à Dieu la responsabilité de ces circonstances, et de considérer ces circonstances comme la conséquence de sa volonté. La croyance est alors “Dieu a permis…”. Cette idée amène la croyance erronée que Dieu a voulu ces circonstances. Pourtant Jésus a démontré et laissé comprendre que la volonté du Père n’est actuellement pas faite sur terre comme elle l’est dans les lieux célestes (cf. Matthieu 6:10). Jésus a clairement dit qui est celui qui domine ce monde, ce n’est pas Dieu: “Désormais, je n’aurai plus guère l’occasion de m’entretenir avec vous, car le dominateur de ce monde vient. Ce n’est pas qu’il ait une prise sur moi” (Jean 14:30 BDS). Le dominateur de ce monde n’avait aucune prise sur Jésus parce que Jésus connaissait la vérité tout entière en ce qui concerne le Père et qu’il vivait par le moyen de la foi, sans le moindre doute au sujet des réalités possibles et accessibles par le moyen de la foi. Ainsi, il n’était pas possible de tromper Jésus avec un mensonge qui l’aurait placé sous le pouvoir du dominateur de ce monde, ni de le faire tomber dans l’incrédulité. Jésus a été clair: “En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père” (Jean 10:18 BDS). Jésus est venu démontrer que c’est uniquement par le moyen de la foi que le règne de Dieu est bien réel, et que c’est uniquement par le moyen de la foi que la volonté de Dieu est faite sur terre comme dans les lieux célestes. Lorsque Jésus demande d’ouvrir le tombeau où se trouve Lazare, Marthe, la sœur du mort, dit alors: “Seigneur, il doit déjà sentir. Cela fait quatre jours qu’il est là”. Marthe n’imagine même pas ce que Jésus veut faire, ces réalités là ne font pas partie de son système de pensée. Mais Jésus qui ne se laisse pas influencer par les réalités visibles lui répondit: “Ne t’ai-je pas dit: Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?” (Jean 11: 39-40 BDS). Et avec cette parfaite confiance dans le Père, Jésus enchaine en disant: “Père, tu as exaucé ma prière et je t’en remercie. Pour moi, je sais que tu m’exauces toujours, mais si je parle ainsi, c’est pour que tous ceux qui m’entourent croient que c’est toi qui m’as envoyé. Cela dit, il cria d’une voix forte: Lazare, sors de là!” (Jean 11: 41-43 BDS).

Les paroles de Christ étaient efficaces parce qu’il croyait sans douter ce qu’il disait: La parole de Dieu est efficace en celui qui croit cette parole. Paul a aussi fait ce constat de l’efficacité d’une parole alignée sur la parole de Dieu: “Et voici pourquoi nous remercions Dieu sans nous lasser: en recevant la Parole que nous vous avons annoncée, vous ne l’avez pas accueillie comme une parole purement humaine, mais comme ce qu’elle est réellement, c’est-à-dire la Parole de Dieu, qui agit avec efficacité en vous qui croyez” (1 Thessaloniciens 2:13 BDS). Mais une parole qui n’est pas celle de Dieu est inefficace en celui qui la croit. Aujourd’hui, de nombreuses paroles sont annoncées et qui ne sont pas celles que Jésus a annoncées… Jésus a dit clairement: “Si vous priez avec foi, tout ce que vous demanderez, vous l’obtiendrez” (Matthieu 21:22 BDS), “oui, vraiment, je vous l’assure: tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l’accordera” (Jean 16:23 BDS). Lorsque la foi est présente, le langage devient celui de la foi et cette parole est efficace en celui qui croit. Pour autant que cette parole soit conforme à la vérité qui est en Christ, c’est Lui la Parole de Dieu.

La foi parle 6La foi permet le rétablissement de la justice de Dieu, dans ce monde dominé par son ennemi. Et cette foi s’exprime: “Mais voici comment parle la justice (droiture) qui vient de la foi: «Ne dis pas dans ton cœur: ‘Qui montera au ciel?’ ce serait en faire descendre Christ; ou: ‘Qui descendra dans l’abîme?’ ce serait faire remonter Christ de chez les morts.» Que dit-elle donc? La parole est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or cette parole est celle de la foi, que nous prêchons. Si tu reconnais publiquement de ta bouche que Jésus est le Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité, tu seras sauvé. En effet, c’est avec le cœur que l’on croit et parvient à la justice, et c’est avec la bouche que l’on affirme une conviction et parvient au salut, comme le dit l’Écriture: Celui qui croit en lui ne sera pas couvert de honte” (Romains 10:6-11 SG21). La justice (justice, justification et droiture) qui vient de la foi ne doute pas, mais elle s’exprime avec confiance. C’est croire dans le cœur qui permet de parvenir à la droiture pour mener une vie juste est sainte par le don de la justification. Et c’est par ce qu’on affirme avec conviction que le salut est produit, c’est-à-dire la délivrance, la libération, la restauration, la guérison, le rétablissement, la bénédiction. C’est un choix qui nous appartient de croire dans notre cœur et de proclamer de notre bouche. Mais c’est seulement avec une compréhension correcte de qui est Dieu, Amour, que la pleine confiance en Lui se produit. 

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins: je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants” (Deutéronome 30:19 BDS). Sans l’intervention de l’Éternel, depuis la faute d’Adam il n’y avait aucun autre choix que la mort, à cause de l’ignorance de la vérité. C’est l’Éternel qui a amené le choix possible de la vie que Dieu promet à celui qui croit la vérité que Christ a enseignée et démontrée. Ce qui tue la vie est entré dans le monde en ne faisant pas confiance à Dieu à cause du visible. Et c’est de la même manière que cela perdure aujourd’hui. Dieu a clarifié la vérité en venant en Jésus-Christ, afin que tous ceux qui croient en ce que Christ a dit et démontré ne périssent pas, mais qu’ils aient la vie, une abondance de vie, une vie qui ne cessera jamais.

Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue: vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbe 18:20-21 BDS).

Jésus a été clair sur l’importance de nos paroles: “Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement (qui a aussi le sens de “sans efficacité”) qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12:36-37 BDS). Jésus parle clairement du poids de nos paroles et que cela est entre nos mains. Il en sera de même au jour où toutes choses seront mises en lumière. Il n’associe pas le Père à la condamnation qui vient de nos propres paroles. La condamnation ne vient pas de Dieu, Jésus l’a démontré par sa vie entière. Nos paroles ont le pouvoir d’amener soit la condamnation soit la justice de Dieu, c’est-à-dire la délivrance de la damnation collective.

La mort et la vie: au pouvoir de la langue – 1ière Partie

Dans le livre des proverbes, qu’il est toutefois nécessaire de filtrer avec la vérité qui est en Christ, se trouvent un bon nombre de joyaux, parmi ceux-ci: “Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue: vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbe 18:20-21 BDS).

Mortetvie3Qu’on en ait conscience ou pas, la réalité est que toutes les paroles que l’on prononce ont du poids, car elles produisent quelque chose. Jésus lui-même a démontré la puissance potentielle de la parole qui sort de nos bouches. Il l’a fait dans de nombreuses manifestations de la puissance du Saint-Esprit, qui agissait à travers lui, comme par exemple avec la tempête (voir Marc 4:39), ou dans l’histoire avec le figuier (cf. Matthieu 21:18-22). Lorsque le lendemain matin, Pierre est tout étonné de voir que le figuier que Jésus avait maudit la veille a séché jusqu’aux racines, Jésus répondit: “Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline: «Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer», sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare: tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé” (Marc 11:22-24 BDS).

Jésus place la foi en Dieu comme point de départ de l’impact de ses propres paroles. Mais ensuite, de cette position de foi en Dieu, Jésus place les conséquences comme le résultat de ce qu’on dit et croit. Jésus invite à avoir foi en Dieu, et il définit ici les conséquences de cette foi: la foi dit sans douter, parce qu’elle croit que ce qu’elle dit va se réaliser. Et alors cette chose s’accomplira pour celui qui croit. L’auteur aux Hébreux a d’ailleurs résumé cela ainsi: “La foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas” (Hébreux 11:1 SG21). La réalité de la foi se reflète dans le langage. Un exemple de cette réalité de la foi, qui croit que ce qu’elle dit va se réaliser, se trouve lorsque Pierre guérit un paralytique dans la cours du temple. Le paralytique ne s’attend pas à ce que Pierre le guérisse, mais il s’attend à recevoir l’aumône. Pierre lui dit: “Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche!” et il joint son geste à sa parole. Pierre prend le paralytique par la main droite et le fait se lever. Et le résultat est selon ce que Pierre s’attendait (cf. Actes 3:6-8 BDS). Un exemple similaire est lorsque Pierre guérit un autre paralytique du nom d’Enée et lui dit: “Enée, Jésus-Christ te guérit, lève-toi et fais ton lit!“, et il nous est dit qu’il se leva aussitôt (cf. Actes 9:33-34). C’est intéressant de relever que Pierre ne formule pas une prière du genre qui demande à Dieu, ou à Jésus, de guérir la personne. Pierre ordonne lui-même les choses à cause de sa foi en Christ. Toutefois, Pierre dit clairement que ce n’est pas par son propre pouvoir que ce qu’il a ordonné s’est produit (cf. Actes 3:12-13). De la même manière, Jésus n’a pas fait les œuvres qui étaient les siennes par son propre pouvoir, il s’en est dépouillé en se revêtant d’une nature semblable à l’homme. Mais Jésus a agit par l’Esprit qui était en lui et qui est le même qu’il nous a donné. Et, le moyen que Jésus a utilisé pour agir, c’est le moyen de la foi en Dieu, la confiance dans l’Esprit qui était en Lui. Jésus avait foi en Dieu, et de cette position de confiance en Dieu, croyant sans douter que ce qu’il disait lui était donné, il ordonnait par exemple la guérison ou la résurrection (cf. par exemple Marc 2:9, Marc 3:5, Luc 7:14, Luc 8:54, Jean 5:8…). Et les disciples ont suivi l’exemple que Jésus a montré (cf. Actes 9:36-43).

Mortetvie2Les signes miraculeux, par la puissance de Dieu que Jésus a démontrée, ont tous des éléments qui nous enseignent d’une part au sujet des réalités du règne de Dieu, et d’autre part au sujet de la vérité concernant Dieu. Il s’agit de la vérité concernant les œuvres qui sont de Dieu et celles qui sont de son adversaire. Jésus semble se servir de l’exemple du figuier pour démontrer la puissance des paroles, lorsqu’on croit ce qu’on dit et qu’on dit ce qu’on croit. Dans l’exemple du figuier, la parole de Jésus était une parole qui peut être associée à une “parole de mort”: “Tu ne porteras plus jamais de fruit!” et ce que le texte nous dit, c’est qu’à l’instant même, le figuier devint tout sec (Matthieu 21:19 BDS). Mais cette “parole de mort” était dirigée envers un arbre. Il faut préciser qu’à aucun moment dans les évangiles, on voit Jésus maudire et produire la mort d’un être humain, même si certains qu’il a rencontré étaient des hommes qu’on qualifie de “mauvais” (hostile à Dieu) et qui ne produisaient aucun bon fruit. En réalité, ils étaient déjà “mort” (cf. ex. Ephésiens 2:1). Non, Jésus n’a produit lui-même ni la mort d’un être humain, ni maladie, ni infirmité… et n’a verbalisé aucune malédiction envers des hommes (Remarque: lorsque certaines traductions place dans la bouche de Jésus l’expression “Malheur à vous”, le terme original signifie “Hélas” et n’a rien à voir avec un proclamation de malheur). Jésus a démontré ce que le Père fait et ce qu’il ne fait pas ! Jésus montre et enseigne ici, avec le figuier, la puissance de nos paroles, lorsqu’on croit que ce qu’on dit va se réaliser. Jésus connaît la puissance de vie et de mort contenue dans la parole, et il ne l’a jamais utilisée envers des hommes pour voler, détruire ou tuer (cf. Luc 9:55). Jésus, qui a semé la vie par ses paroles, démontre avec le figuier que nos paroles ont aussi le pouvoir de mort… ! Dieu a tout créé par sa parole (cf. Genèse 1:3, 6, 9, 11,14, 20, 22, 24, 26, 28, 29). Dieu créé en disant, et il bénit en disant. Par sa parole, il a créé les hommes, homme et femme, pour être son image. Il a mis cette même puissance dans la bouche des hommes. Lorsqu’on croit ce qu’on dit, nos paroles ont du poids dans notre propre vie, et nos paroles ont même du poids sur la création, à l’exemple du figuier ou de la tempête (cf. Marc 4:39). Il est important de réaliser aussi, que des paroles qu’on ne croirait pas mais qu’on exprime quand même, ont un impact sur ceux qui les entendent et les croient ! Toutefois, si les gens qui entendent ces paroles ne les croient pas, ces paroles n’ont pas forcément du poids. D’une manière générale, les gens croient ce qu’ils disent, bien plus que ce qu’ils veulent bien reconnaître. Malheureusement, surtout pour les paroles négatives qui sortent de leur bouche ou qu’ils entendent des autres…

La croyance des gens est souvent déterminée par leur seule observation du visible et l’expérience se trouve alors modelée par le visible. Mais pour les réalités du règne de Dieu, la foi précède toujours le visible. La foi amène les réalités invisibles du règne de Dieu à devenir visibles. La foi aligne ses paroles et ses actes en fonction de ce que Dieu a enseigné et démontré en Jésus-Christ. La foi, c’est croire ce que Dieu a dit, puis s’exprimer et agir en conséquence. Malheureusement, on voit beaucoup de croyants vivre par les observations qu’ils font dans le monde actuel, et vivre par les seuls principes élémentaires de ce monde, sans tenir compte des réalités invisibles démontrées en Christ. Cela vient d’un manque d’expérience de la foi, celle qui rend visible les réalités invisibles du règne de Dieu. Ce manque d’expérience de la foi trouve bien souvent sa cause dans une méconnaissance de la grâce de Dieu. Cette méconnaissance amène une expérience de la grâce de Dieu qui semble aléatoire et au bon vouloir d’un Dieu qui semble faussement avoir une volonté aléatoire et des sauts d’humeur… Mais lorsque notre expérience est d’avoir vu, par exemple, des malades être guéris à travers nos mains et selon nos paroles exprimées avec foi, la croyance se trouve aussi modelée par ce qu’on a vu, mais modelée par ces réalités du règne de Dieu qui ont été rendues visibles par le moyen de la foi, et qui font partie de notre expérience. Le langage du croyant qui a fait l’expérience du règne de Dieu, va alors refléter ces réalités là.

Bien que le système de croyance des gens ne soit pas forcément lié à ce qu’ils voient faire par d’autres, même par Jésus (cf. Jean 12:37), les gens ont tendance à croire uniquement ce qu’ils voient par eux-mêmes, ou ce dont ils ont fait eux-mêmes l’expérience. Par exemple, les autres disciples qui ont dit à Thomas que Jésus était ressuscité, l’ont vu de leurs propres yeux. Mais Thomas qui n’était pas avec eux, ne croit pas ce qu’ils disent. Il doute même de leur témoignage. Pourtant, Thomas devait bien connaître certains de ces disciples, avec qui il a tout partagé avec Jésus pendant trois années (cf. Jean 20:24-31). Ce qu’on observe dans les évangiles, c’est que beaucoup de ceux qui n’avaient pas fait eux-mêmes l’expérience du règne de Dieu, mais qui croyaient pourtant dans le Dieu d’Abraham et de Moïse, inclus tous les miracles décrits dans les Écritures, ne croyaient pas dans les réalités du règne de Dieu que Jésus leur démontrait. Et ils croyaient encore moins dans la possibilité de faire eux-mêmes les mêmes œuvres que Jésus…

La tendance des gens est d’avoir leur croyance modelée par ce qui concerne la présence de ce qui est en lien avec le mal: maladies, infirmités, catastrophes, événements malheureux, etc. Une des raisons, c’est que tous ont été victime à un moment ou un autre de ce mal et, en général, sans pouvoir l’expliquer ni en comprendre ses causes et son origine, par méconnaissance des réalités invisibles et par méconnaissance de Dieu. Et bien souvent, les paroles des croyants sont alors alignées sur les seules réalités visibles, qu’ils croient dans leur cœur comme seule réalité, et ils confessent sans cesse de leur bouche ces réalités là. Même si parfois, ils essaient d’aligner leur confession sur les promesses de Dieu, leur cœur reste rempli de doutes. Ils confessent le mal qu’ils ont expérimenté, ils confessent les principes de ce monde, bien davantage que la possibilité qu’il puisse en être autrement. Parce qu’ils ne croient pas dans leur cœur qu’il puisse en être autrement. Ils alignent alors naturellement, sans en avoir forcément conscience, leurs paroles sur ces réalités visibles, au lieu de vivre dans la foi en Christ et d’aligner leurs paroles sur les promesses de Dieu, sur la Parole de Christ, sur les réalités possibles qui sont en Christ. En Christ, Dieu a dit “oui” à tout ce qu’il a promis, “oui” aux réalités du règne de Dieu. Ces réalités sont possibles que par le moyen de la foi: croire et agir en conséquence, langage inclus. Les réalités du règne de Dieu ont été démontrées par Christ. Il s’en est saisi par le moyen de la foi. Et ces réalités ne se limitent pas aux principes élémentaires de ce monde (cf. Matthieu 14:14-21, 14:22-33, 8:23-27, Jean 2:1-12, …). Mais toutes ses réalités du règne de Dieu sont considérées comme une folie par le monde, et par l’homme livré à lui-même avec sa propre manière de penser… (cf. 1 Corinthiens 2:14). Malheureusement, il en est souvent de même pour le croyant qui est au stade d’enfant dans son union avec le Christ.

Mortetvie4Le fait est que nos paroles proviennent de ce qui nous habite réellement. La puissance de la parole, qui sort de nos bouches, s’observe dans la vie de chacun. La vie d’un individu est le reflet des paroles qui sortent de sa bouche. Et ces mêmes paroles sont celles qui produisent la vie qui est la sienne… Les gens croient ce qu’ils disent et ils disent ce qu’ils croient. Parfois, les gens vont contrebalancer, avec des paroles opposées, ce qu’ils viennent d’exprimer de “destructeur”. C’est parce qu’ils se rendent compte de ce qu’ils viennent d’exprimer. Mais la vérité de ce qu’ils croient dans leur cœur se trouve dans ce qu’ils venaient d’exprimer en premier lieu… Aussi, c’est ce qu’ils croient véritablement qui se produit. L’observation est la suivante: “Ce que le méchant (celui qui est hostile à Dieu) redoute lui arrive, mais ce que le juste (celui qui vit dans la foi en Dieu) désire lui sera accordé” (Proverbes 10:24 BDS). Jésus a enseigné que Dieu est bon avec les justes et avec les injustes (cf. Luc 6:35-36). Le problème ne vient pas du côté de Dieu. Le “juste” comme le “méchant” s’expriment en fonction de ce qu’ils croient. La tendance c’est que l’un exprime ce qu’il redoute, à cause de sa mauvaise manière de penser, et l’autre exprime son assurance dans l’avenir, à cause de sa confiance en Dieu. Ce qu’ils croient se produit pour chacun (cf. Matthieu 8:13, 9:30, 15:21-28). A noter: Le croyant qui ne vit pas dans le don de la justification par la foi et sous le régime de la grâce de Dieu, aura naturellement tendance à s’exprimer comme quelqu’un qui est hostile à Dieu, et à redouter le malheur. Ces paroles le reflèteront. Ce que Jésus nous permet de percevoir dans Marc 11, c’est que:

Les paroles ont du poids seulement à la mesure de ce qu’on croit!

Les paroles des autres ont la même puissance que nos propres paroles, si nous croyons ce qu’ils disent. Lorsque quelqu’un croit ce que d’autres ont dit, il va aligner ses paroles sur ce qui a été dit par les autres et qu’il croit. Ainsi, on voit malheureusement, par exemple, un grand nombre de personnes se dénigrer et se dévaloriser elles-mêmes dans leurs paroles, parce qu’elles se sont alignées sur ce que d’autres ont dit et qui est maintenant devenu ce qu’elles croient dans leur cœur. Malheureusement, par ces mêmes paroles ces personnes produisent leur vécu, à cause de ce qu’elles croient. L’adversaire de Dieu se plaît même à s’appuyer sur leurs paroles pour œuvrer, ainsi ce qu’ils croient et verbalisent leur arrive. C’est pourquoi, il est important de comprendre quelle est la source de ce qui sort de la bouche, car il n’est pas suffisant de dire à quelqu’un de changer son langage, bien qu’il soit important d’être attentif à la puissance des paroles. Mais la puissance des paroles se trouve dans ce qui est cru par la personne. Il est donc nécessaire d’agir et de changer ce qui est cru dans le cœur.

Aux pharisiens qui étaient remplis de mauvaises pensées, Jésus leur dit: “Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, mauvais comme vous l’êtes? En effet, la bouche exprime ce dont le cœur est plein” (Matthieu 12:34 SG21). A noter, l’expression “races de vipères“, n’est pas une insulte que Jésus lance aux Pharisiens, mais elle souligne le fait que la nature de l’homme a été revêtue de la même nature que le Serpent (le père du mensonge) depuis la faute d’Adam en Eden. Et c’est une manière de penser conforme au père du mensonge qui est maintenant présente dans la pensée des hommes et qui produit son fruit. Il ne faut pas imaginer Jésus entrain de crier sur les pharisiens et de dévaloriser la nature humaine, comme le font les hommes livrés à eux-mêmes. Mais il faut percevoir Jésus rempli d’un cœur compatissant, qui s’exprime avec les caractéristiques de l’amour. Il met en lumière le problème de l’homme, sa manière fausse de penser, auquel Jésus apporte la solution: il s’agit de connaître la vérité qu’il enseigne et démontre au sujet du Père et de son amour. A ses disciples, Jésus leur dit aussi: L’homme qui est bon tire le bien du bon trésor de son cœur; celui qui est mauvais tire le mal de son mauvais fonds. Ce qu’on dit vient de ce qui remplit le cœur” (Luc 6:45 BDS). Ainsi, c’est à la source de ce qu’on dit qu’il faut agir, c’est-à-dire au niveau du cœur (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). On retrouvait déjà cette observation dans les Proverbes, avec cette invitation: Par-dessus tout: veille soigneusement sur ton cœur, car il est à la source de tout ce qui fait ta vie” (Proverbe 4:23 BDS).

A suivre