Jésus : la connaissance véritable du nom de l’Eternel – 1ère Partie

Dans le chapitre 15 de l’évangile écrit par Jean, voici les paroles de Jésus qu’il nous rapporte : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître (cf. Jean 13:16). S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père. Mais cela est arrivé afin que s’accomplisse la parole qui est écrite dans leur loi: Ils m’ont haï sans cause » (Jean 15:18-25 NEG79).

Son nom 2Jésus s’adresse ici à ses proches disciples, à ceux qui sont avec lui dès le commencement (cf. Jean 15:27). En parlant du monde, Jésus l’associe à ceux qui le détestent, et il laisse comprendre que l’appartenance au monde est caractérisée par le rejet de la personne de Jésus-Christ. Les disciples dont Jésus dit qu’il les a choisis « du milieu du monde » étaient issus du milieu de ceux qui étaient le peuple de Dieu, le peuple qui croyait au Dieu qui s’est présenté à Moïse comme « Je suis » (cf. Exode 3:14), le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (cf. Exode 3:6). Jésus place ainsi indirectement dans ce qu’il qualifie « du monde » tous ceux qui l’ont rejeté, incluant ceux qui se réclamaient être le peuple du Dieu d’Abraham (cf. Jean 8:30-47) et disciples de Moïse (cf. Jean 9:28), mais qui ne s’attachaient pas aux paroles et enseignements de Jésus. Jésus a dit à ses disciples : « Si vous m’aimez, gardez (tereo qui signifie prendre soin de, garder, maintenir dans l’état, observer) mes commandements » (Jean 14:15 NEG79) et « Si quelqu’un m’aime, il gardera (tereo) ma parole (logos qui signifie parole émise de vive voix, discours, enseignement)  » (Jean 14:23 NEG79). Jésus laisse comprendre que celui qui ne s’attache pas à la parole prononcée par Jésus lui-même, à son enseignement, montre qu’en réalité il n’aime pas le Père… (cf. Jean 5:40-42). Lorsque Jésus cite le psaume 35:19 et 69:5 « Ils m’ont haï sans cause », il en parle en disant « leur loi« . Jésus n’associe pas cette parole-là de l’écriture à la loi de Dieu. Et il dit que cette parole de l’écriture s’est accomplie avec ceux qui ont haï Jésus. Le terme traduit par « sans cause » est dorean en grec (Jean 15:25) et chinnam en hébreux (Ps 35:19, 69:5) qui signifie librement, gratuitement, sans raison. Lorsque David a exprimé à deux reprises dans des psaumes « ils m’ont haï sans cause« , il est important de comprendre qu’en vérité ceux qui ont haï David ne l’ont pas fait si librement ni gratuitement, parce qu’ils ignoraient tous la vérité qui est en Christ et délivre d’une fausse manière de penser. David était un guerrier conquérant qui combattait par l’épée et tuait des hommes. Conformément à la pensée tout humaine, modelée depuis Éden par le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement, dès son jeune âge David avait appris à tuer ses ennemis « au nom de l’Éternel » (ex: 1 Samuel 17). David survivait à ses ennemis à cause de sa confiance en l’Éternel, et non parce que ses actions auraient été conformes à la volonté de l’Éternel. Christ l’a mis en lumière. David ne témoignait pas un amour semblable à Christ envers ses ennemis, à l’exception de certains de ses ennemis, comme Saül par exemple. Mais David faisait grâce à Saül parce qu’il était roi, du même peuple que lui, et considéré comme oint par l’Éternel, c’est pourquoi David l’a épargné (cf. 1 Samuel 24:1-12). David obéissait ainsi aux prescriptions de Moïse…

Conformément à l’enseignement qu’il avait reçu comme tant d’autres, David démontrait du favoritisme en faisant une différence entre les hommes. Dans certains psaumes où il exprime son désir de voir périr ses ennemis, David nous montre une partie de la manière des hommes de penser et de comprendre les choses à propos de leurs ennemis. Les hommes souhaitaient les voir détruits, au lieu de les voir être transformés. En vérité, la parole de l’Écriture qui dit « ils m’ont haï sans cause » s’est trouvée accomplie pour Jésus-Christ seulement, parce qu’il a démontré la vérité, un amour sans favoritisme, même envers ses ennemis. Aussi, en ce qui concerne les ennemis de Jésus-Christ, leur haine était gratuite et, en vérité, basée sur leur différent théologique et leur mauvaise interprétation de ses paroles… Mais avant la venue de Jésus, l’enseignement que le peuple de Dieu avaient reçu disait: « Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune envers les membres de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel » (Lévitique 19:18 BDS). Leur définition du prochain se limitait aux seuls membres de leur propre peuple, descendant d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, et aux étrangers qui les avaient rejoints (cf. Lévitique 19:34). Tous les hommes des autres peuples n’étaient donc pas considérés comme faisant partie de la catégorie « ton prochain » à aimer comme toi-même. C’était là un enseignement qu’ils avaient pris comme « parole de l’Éternel », à laquelle ils se sont conformés aveuglément en haïssant leurs ennemis. Car ces ennemis n’étaient pas des « prochains » à leurs yeux. Et cela semblait juste à la pensée tout humaine et leur semblait même correspondre à ce qu’ils appelaient « la justice de Dieu« . Mais lorsque Dieu a envoyé son Fils unique, Jésus-Christ, ce Fils a démontré une justice de Dieu très différente et il a rétabli la vérité en enseignant: « Vous avez appris qu’il a été dit: «Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.» Eh bien, moi (Jésus, celui qui est parfaitement uni avec le Père, cf. Jean 10:30) je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes » (Matthieu 5:43-45 BDS). A savoir, le soleil et la pluie sont mentionnés ici comme une bénédiction et non comme une malédiction. Luc explicite cela en l’ayant rapporté ainsi: « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats (acharistos: non miséricordieux) et pour les méchants (porneos: de nature mauvaise). Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6:35-36 NEG79). Précédemment, dans la pensée humaine du « peuple de Dieu », ceux qui n’appartenaient pas au « peuple de Dieu » étaient par principe des méchants, et par conséquent les faire mourir et se saisir de leur possession leur semblait juste. Et ils considéraient cela comme la « justice de Dieu »… Mais Jésus a été très clair en disant : « Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (kleptes) et des brigands (lestes) » (Jean 10:8 NEG79). Le terme traduit par « voleurs » (kleptes) signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Et le terme traduit par « brigands » (lestes) signifie voleur, pillard, maraudeur.

Un individu qui se comporte comme le Père céleste ne tue pas ses ennemis, ne s’empare pas de leurs possessions, ne leur fait aucun mal, mais il les aime, il leur fait du bien et il leur prête sans rien espérer. Cela, à l’exemple du Fils unique, Jésus-Christ, qui a aimé ses ennemis, jusqu’à sa mort, sans leur faire du mal, sans vengeance et sans rancune envers eux (cf. Luc 23:34). L’idée même de tuer ses ennemis, de se venger, de leur faire du mal ou d’être rancunier ne se trouve pas dans le Fils unique, Jésus-Christ, parce que cette idée ne se trouve pas dans le Père céleste, le Très-Haut. Jésus-Christ est le Fils unique du Père céleste: « Le Fils est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Colossiens 1:15 NEG79). Jésus-Christ montre l’homme tel que créé par Dieu pour être à son image (cf. Genèse 1:26-27). En apportant l’enseignement d’aimer ses ennemis, Jésus rétablit la vérité au sujet du Père céleste, qui est le seul vrai Dieu. Et ainsi, ceux qui ont eu connaissance de ces paroles de Jésus n’avaient plus d’excuse de leur péché. C’est ce qui poussent Jésus à dire « si je n’étais pas venu et que je ne leur aie point parlé (sous-entendu moi, qui suis venu du Père et qui est parfaitement uni avec le Père), ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux des œuvres que nul autre n’a faites, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils les ont vues, et ils ont haï et moi et mon Père« . Le terme traduit ici par « excuse » est prophasis qui signifie prétexte, il signifie montrer quelque chose sous les couleurs que l’on voudrait voir. Une partie de l’enseignement qui avait été donné par ceux qui ont précédés Jésus avait les couleurs de ce que la pensée tout humaine voulait voir, et contraire à Dieu parce que cette pensée a été modelée par celui qui est le meurtrier dès le commencement. Nul n’avait jamais démontré un amour pour ses ennemis comme Jésus l’a enseigné et vécu, ne tenant pas compte de leurs fautes, allant jusqu’à prendre la place d’un meurtrier et être condamné à sa place (cf. Matthieu 27). Jésus a fait uniquement les œuvres du Père céleste, il n’a pas fait les œuvres du père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement.

Son nom 4C’est intéressant de relever que lorsqu’un docteur de la loi vient éprouver Jésus et lui demande « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?« , Jésus lui répond : « Qu’est-il écrit dans la loi? Qu’y lis-tu?« . Ce qui est traduit ici par « Qu’y lis-tu? » signifie aussi « Comment la connais-tu précisément?« . La traduction du Semeur a traduit par « Comment la comprends-tu?« . Le docteur de la loi répond: « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même« . Cette réponse correspond bien à loi de l’amour que Jésus a enseignée et démontrée, conformément au Père céleste. Cette réponse est composée de choses écrites dans Deutéronome 6:5 et dans Lévitique 19:18. Le docteur de la loi semblait l’avoir bien résumé et saisi en surface. Aussi, Jésus lui dit: « Tu as bien répondu; fais cela, et tu vivras« . L’idée d’aimer le Dieu invisible, de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée était acceptable pour les hommes, mais l’idée d’aimer son prochain en considérant tout homme comme prochain semblait moins réjouissante, et n’allait pas dans le sens de la pensée tout humaine induite par le père du mensonge. Aussi, pour se justifier, le docteur de la loi demande à Jésus : « Et qui est mon prochain?« . C’est intéressant que le docteur de la loi n’ait pas demandé à Jésus : « Et qui est véritablement le Seigneur, notre Dieu…? Car nous ne l’avons jamais vu… ». Le docteur de la loi croit connaître Dieu à cause de l’enseignement qu’il a reçu, malgré le fait qu’il n’ait jamais vu Dieu… Mais en vérité, sa méconnaissance de Dieu est mise en lumière par sa manière de considérer le Fils unique, Jésus qui est venu du Père, et cet homme ne discerne pas le Père, l’Esprit-Saint, qui est dans le Fils. C’est intéressant que Jean ait dit dans sa première lettre : « Si quelqu’un prétend aimer Dieu tout en détestant son frère, c’est un menteur. Car s’il n’aime pas son frère qu’il voit, il ne peut pas aimer Dieu qu’il ne voit pas » (1 Jean 4:20 BDS), « Car aimer Dieu, c’est accomplir ses commandements. Ceux-ci, d’ailleurs, ne sont pas pénibles, car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde, et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi » (1 Jean 5:3-4 BDS). A la question posée par le docteur de la loi « et qui est mon prochain?« , Jésus lui répond par une parabole dans laquelle il met en scène un Samaritain rempli de compassion. Et Jésus fait apparaître ce Samaritain comme celui qui a été le prochain d’un homme a demi-mort qui, semble-t-il, était du « peuple de Dieu » (venant de Jérusalem…). Jésus met aussi dans la scène un sacrificateur et un lévite. Ceux-ci étaient considérés par les hommes comme des hommes de haut rang de par leur fonction. Mais le sacrificateur et le lévite ont détourné leur regard et n’ont eu aucune compassion pour l’homme à demi-mort (cf. Luc 10:25-37). Cette illustration utilisée par Jésus est d’autant plus forte que les Samaritains étaient considérés comme des ennemis par le « peuple de Dieu ». Dans la parabole de Jésus, c’est le Samaritain qui a démontré l’amour du prochain, le docteur de la loi l’a maintenant bien compris. Jésus met en lumière que la fonction du sacrificateur et du lévite n’a pas fait d’eux des hommes agissant conformément à Dieu, conformément à l’amour. Et en se référant à un ennemi préjugé, c’est-à-dire au Samaritain, comme étant le prochain, Jésus dit au docteur de la loi: « Va, et toi, fais de même« .

La raison pour laquelle Jésus a été haï et persécuté par certains, et pourquoi ils n’ont pas gardé sa parole, nous est donné lorsqu’il dit à ses disciples: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé« . Et un peu plus loin, Jésus continue dans ce sens en disant: « Je vous ai dit ces choses, afin qu’elles ne soient pas pour vous une occasion de chute. Ils vous excluront des synagogues (qui signifie assemblées); et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi » (Jean 16:1-3 NEG79). En parlant de ceux qui persécutent et excluent des synagogues (assemblées), Jésus ne parle pas ici des païens, mais il parle de ceux qui se réclament du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, mais qui, en vérité, ne connaissent ni le Père, ni le Fils unique Jésus-Christ que le Père a envoyé, et c’est pourquoi ils agissent ainsi. Jésus dit que c’est à cause de son nom à lui. Le terme traduit par « nom » (onoma) correspond aux noms propres à chacun. Il s’agit du nom qui est utilisé pour tout ce qu’il recouvre, tout ce qui est pensé ou ressenti quand il est amené à l’esprit par sa mention, en entendant ce nom, en s’en rappelant, tant par le rang, l’autorité, les actions etc. En vérité, le problème des hommes vient d’une méconnaissance du nom du Fils, par lequel les caractéristiques véritables du seul vrai Dieu nous sont révélées. Il s’agit d’une mauvaise connaissance du nom du Père et une mauvaise connaissance du nom du Fils, de ce qui fait leur renommée à chacun. Il s’agit donc d’une mauvaise connaissance de qui ils sont véritablement et de leurs actions. Dans l’histoire, les hommes ont attribué un certain nombre de noms à Dieu, en fonction de certaines actions et caractéristiques qu’ils lui ont attribuées en fonction de leur expérience dans le monde visible, mais cela sans jamais avoir vu Dieu lui-même. Mais le nom véritable de Dieu, tel qu’il est dans ses caractéristiques et ses actions, n’a été connu qu’à travers le Fils unique, Jésus-Christ. C’est pourquoi il a dit : « J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé » (Jean 17:6-8 NEG79). C’est pourquoi aussi, Jésus dit encore : « Père juste, le monde (qui inclus ceux qui étaient le « peuple de Dieu ») ne t’a point connu; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci (les disciples de Jésus) ont connu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17:25-26 NEG79). La parole du Père correspond aux paroles que le Fils unique a données, et l’amour du Père est celui que le Fils unique a manifesté : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour » (Jean 15:9 NEG79). Par son enseignement, ses œuvres et sa vie conformes au Père, Jésus a fait connaître le nom véritable du Père. Et un certain nombre de caractéristiques et actions attribuées au Dieu Très-Haut par la pensée tout humaine, induite par le père du mensonge, ont été démontrée par le Père, en la personne de Jésus-Christ, comme non conformes à son nom véritable. La renommée de Dieu, sa réputation, qui a été déformée par le père du mensonge dans la manière de penser des hommes, est rétablie en Jésus-Christ. Lorsqu’un ange du Seigneur vient rassurer Joseph, au sujet du fait que sa fiancée est enceinte, il lui dit: « ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Matthieu 1:20-21 NEG79). Le nom même de Jésus, le Fils unique, a dans son terme original le sens de « Dieu sauve ». A noter, Jésus est celui qui sauve le peuple de Dieu de ses péchés! Le fait est que c’est Dieu qui sauve. Ainsi, ceux qui ne se tournent pas vers Dieu meurent dans leurs péchés. Mais il en est de même pour le peuple de Dieu qui ne tient pas compte de la vérité qui est en Jésus-Christ. Dieu a donné et envoyé son Fils unique dans ce monde avec ce nom-là: « Dieu sauve ». Il avait aussi été prophétisé par la bouche d’Esaïe: « C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe: Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom: Emmanuel (Dieu avec nous) » (Esaïe 7:14 BDS). Le salut se trouve dans la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Jésus-Christ a rendu témoignage à la vérité au sujet des actions de celui qui est l’Éternel. C’est Jésus qui sauve le peuple de Dieu de ses péchés. Car le terme péché est, dans sa définition originale, un faux état de l’esprit, une mauvaise manière de penser et de comprendre les choses, au sujet de Dieu et des choses de Dieu et, ainsi, une méconnaissance de ses actions.

A suivre

La tradition : annulation de la Parole de Dieu – 1ère Partie

Tradition 1Dans l’un des nombreux échanges entre Jésus et les pharisiens et les spécialistes de la Loi, Marc nous relate celui-ci: « Les pharisiens et les spécialistes de la Loi demandèrent donc à Jésus: Pourquoi tes disciples ne se conforment-ils pas à la tradition de nos ancêtres? Pourquoi prennent-ils leur repas avec des mains impures? Hypocrites, leur répondit-il, Esaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit: Ce peuple m’honore du bout des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes. Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! Puis il ajouta: Ah! vous réussissez parfaitement à mettre de côté le commandement de Dieu pour établir votre propre tradition! En effet, Moïse a dit: Honore ton père et ta mère et que celui qui maudit son père ou sa mère soit puni de mort. Mais vous, que dites-vous? Si un homme dit à son père ou à sa mère: «La part de mes biens avec laquelle j’aurais pu t’assister est corban (c’est-à-dire offrande à Dieu)», alors vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou sa mère. Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre » (Marc 7:5-13 – BDS).

Tout au long des évangiles, on observe que ce qui préoccupe systématiquement les pharisiens et les spécialistes de la Loi, ce sont les règles auxquelles ils sont attachées, les traditions qu’ils ont reçues de leurs ancêtres et qui trouvent une place importante dans leur culte. Ils semblent sans cesse excédés et condamnent volontiers ceux qui ne suivent pas leurs traditions et n’agissent pas comme eux. A la lueur de ce que Jésus souligne, il semble qu’ils ne comprennent ni le sens des commandements de Dieu ni son intention. Jésus souligne clairement ici que ceux-là même qui pointent la désobéissance des autres aux règles de la tradition, n’obéissent pas eux-mêmes aux commandements. C’est ce que Jésus qualifie d’hypocrisie. Jésus défini indirectement dans ce passage que:

L’hypocrisie c’est juger les autres par rapport à la loi de Dieu sans l’accomplir totalement soi-même.

Tradition 3Certainement que les pharisiens et les spécialistes de la Loi prenaient soin de ne jamais prendre de repas avec des mains « impures ». C’est la raison pour laquelle ils se permettent de soulever le manquement des disciples de Jésus envers cette règle-là. Mais il est nécessaire de relever que cette règle est une tradition toute humaine et non un commandement de Dieu. Une caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi est celle de souligner systématiquement les fautes des autres, celles que lui-même ne commet pas ou dont il n’a pas conscience. C’est un fonctionnement qui relève de l’auto-justification et non de la justification par la foi. Jésus parle de cette tendance à pointer les fautes des autres lorsqu’il dit: « Pourquoi vois-tu les grains de sciure dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien? Comment oses-tu dire à ton frère: «Laisse-moi enlever cette sciure de ton œil, alors qu’il y a une poutre dans le tien»? Hypocrite! Commence donc par retirer la poutre de ton œil, alors tu y verras assez clair pour ôter la sciure de l’œil de ton frère » (Matthieu 7:3-5 – BDS, Luc 6:41-42).

Les pharisiens et les spécialistes de la Loi arrivaient sans difficulté à suivre ce qui touche à la religiosité, aux règles et au rituels, et ils définissaient leur justification en fonction de ces choses, mais ils manquaient aux paroles qui concernent le fait d’aimer Dieu et son prochain: le décalogue. Ils modelaient le décalogue à leur convenance et en détournaient le sens et l’intention de Dieu. Dans le commandement que Jésus souligne en Marc 7, on voit que les pharisiens et les spécialistes de la Loi ont adapté le commandement de Moïse pour le tourner dans un prétendu acte d’amour pour Dieu, une offrande pour lui, alors que le commandement d’honorer son père et sa mère donné dans le décalogue consiste à leur témoigner de l’amour, dont le soutien en fait partie. Une autre caractéristique de celui qui vit sous le régime de la Loi, c’est de faire des choses pour Dieu au lieu de faire les choses en Christ et par Christ par le moyen de la foi. Il fera des choses pour Dieu croyant que faire des choses pour Dieu est ce qui lui plaît, même si ce qu’il fait est motivé par une auto-justification (dont il n’a pas forcément conscience), au lieu d’être motivé par un amour véritable pour Dieu et pour son prochain. Mais Jésus nous a révélé le Père qui n’a pas changé, et il nous dit: « Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matthieu 20:28 – BDS). « Voilà pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ a dit: Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande: tu m’as formé un corps » (Hébreux 10:5 – BDS). Les sacrifices que l’homme peut faire ne transforment pas son cœur, ils ne produisent aucun changement en lui. C’est la confiance en Dieu, la vérité de la grâce de Dieu qui est en Jésus-Christ qui produit le changement (voir aussi Le coeur est affermi par la grâce), notamment par l’amour que Dieu déverse dans le cœur par son Esprit (cf. Romains 5:5). Jésus dit qu’il y a encore bien d’autres choses, du même genre que détourner le commandement évoqué, qui sont faites et il termine en disant que c’est de cette manière que:

par les traditions tout humaines, la Parole de Dieu est annulée!

Tradition 4Il y a de nombreuses choses qui continuent d’être transmises aujourd’hui et qui sont issues de la tradition et qui s’oppose à la vérité qui est en Christ et que l’on trouve dans les Ecritures. La tradition c’est l’ensemble des manières d’agir ou de penser qui sont transmises à l’intérieur d’un groupe de personnes. Toutes les manières d’agir et de penser devraient impérativement être confrontées à ce que Celui qui est la Parole de Dieu (c’est-à-dire Christ) dit véritablement, et non à ce que les gens prétendent, par tradition, être la Parole de Dieu. Sans une préoccupation et une recherche sincère et sérieuse de la Vérité qui est en Christ, c’est la tradition tout humaine qui devient alors la prétendue vérité, parce qu’elle est là depuis des générations et que la majorité agit et pense ainsi. Bien que de nombreuses traditions s’appuient sur des choses écrites dans la Bible, ce n’est pas le garant que ces traditions soient la Vérité conforme à Dieu, Christ, parce qu’elles peuvent être le résultat de mauvaises interprétations et une mauvaise compréhension de l’Evangile (voir aussi Approche théologique). Lorsque la tradition n’est pas en ligne avec la Vérité qui est en Christ, elle annule la Parole de Dieu. Ainsi, on verra de nombreux croyants agir et penser d’une manière qui ne correspond pas à la Vérité qui est en Christ, malgré qu’ils confessent Jésus-Christ comme Seigneur et croient dans leur cœur que Dieu l’a ressuscité des morts. Mais ils restent attachés à leurs croyances parce que c’est leur tradition, ils ont reçu cela des générations précédentes, par des croyants qui sont leurs ainés, et ils s’y accrochent parce que la majorité des croyants autour d’eux agissent et pensent pareil. Ceci tend à les rassurer dans ce qu’ils croient, même si cela s’oppose à Christ et à la vérité qui est en Lui. La Parole de Dieu est ainsi annulée dans leur vie, à cause de la tradition. Cela veut dire que la Parole de Dieu ne produit pas son fruit. C’est au fruit qu’on observe la conséquence de la tradition tout humaine. On peut observer un zèle ardent pour Dieu mais sans discernement. L’amour pour les gens (et pas seulement envers ceux qui sont aimables, mais par exemple l’amour envers les « gens de mauvaise vie ») et les réalités du royaume de Dieu sont en grande partie absents de leur vie. La tradition tout humaine ne produit pas ces réalités, car c’est la Vérité qui y donne accès.

Face à l’absence du fruit que seule la Vérité produit, il n’y a pas de condamnation de la part de Dieu mais une indication précieuse au sujet de ce qui est cru. Il est important de comprendre alors que ce qui est cru être la Vérité est en réalité de la tradition tout humaine qui n’est pas la Parole de Dieu. La tradition peut être un obstacle sérieux à la Vérité lorsque la foi est placée dans la tradition, croyant fermement que celle-ci est la Vérité puisque tout un groupe de personnes agi et pense de même et, de plus, cela fait des générations qu’il en est ainsi. Le croyant peut alors être dans la crainte de s’éloigner de la prétendue vérité s’il commence à s’éloigner de la tradition avec une manière d’agir et de penser différente de la majorité qui l’environne. Mais le drame est que cet attachement à la tradition tout humaine est ce qui fait obstacle pour découvrir et recevoir la Vérité, la Parole véritable de Dieu qui est en Christ, et la vie qui en découle.

A suivre