La parole de Dieu: mystère caché de tout temps mais révélé maintenant aux saints

On entend beaucoup de choses au sujet de l’expression “la parole de Dieu”. Cette expression est malheureusement souvent utilisée comme un synonyme pour la Bible. Certains disent conformément à leur tradition : “toute la Bible est la parole de Dieu”, avec l’idée plus ou moins avouée que l’on pourrait prendre n’importe quel verset de la Bible et dire c’est la “parole de Dieu”, puisque c’est dans la Bible et qu’ils appellent la Bible “la parole de Dieu”. Mais ce n’est pas ainsi que les auteurs des textes bibliques ont considéré les Écritures, ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau Testament. De plus, on voit par exemple Jésus parler des psaumes en disant “n’est-il pas écrit dans votre loi” (cf. Jean 10:34), ce qui signifie “n’est-il pas écrit dans ce que vous avez vous-mêmes établi et accepté par l’usage“. C’est là ce qu’amène le sens du terme nomos traduit par la loi, il s’agit des choses établies et acceptées par l’usage. Ainsi, Jésus ne s’associe pas avec la parole de l’Écriture à laquelle il a fait référence dans Jean 10. De même, lorsqu’il parle à ses disciples de la persécution venant de certains croyants et qu’il parle des psaumes en disant “leur loi” (cf. Jean 15:25). On ne peut donc pas qualifier de “parole de Dieu” une parole de l’Écriture que Jésus appelle “votre loi” ou “leur loi“, ces deux expressions se référant aux mêmes personnes. Jésus ne s’étant pas placé sous cette loi, puisqu’il ne l’appelle pas “notre loi” mais “votre loi” et “leur loi“. D’ailleurs, nul part dans les Évangiles on trouve Jésus utiliser l’expression “notre loi“, en général il parle de la loi (choses établis et acceptées par l’usage) de manière détachée en disant “la loi“, bien qu’il soit venu au monde en tant que Juif sous cette loi. Mais il était libre par rapport à cette loi et ne la faisait pas sienne sans discernement. De même, on ne peut pas prendre le verset qui dit de Jésus “il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous?” (cf. Jean 10:20) et dire que c’est “la parole de Dieu“. Non, le contexte et les paroles de Jésus montrent que c’est une parole de croyants qui ne connaissaient pas Dieu malgré leur judaïsme, leur loi et leurs Écritures. heart-bibleIls étaient sans discernement spirituel et n’arrivaient même pas à reconnaître en Jésus le Messie dont leurs Écritures parlaient pourtant. “Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous?” était une parole tout humaine de croyants qui étaient dans l’erreur, et cela se trouve dans les textes bibliques. C’est l’ensemble qui nous permet de le savoir. C’est donc une erreur de vouloir utiliser l’expression “la parole de Dieu” comme un synonyme pour parler systématiquement de la Bible, et cela amène un manque de discernement des Écritures chez beaucoup à cause de leur tradition.

Dans les textes bibliques, il est toujours important de laisser la Bible interpréter la Bible. Si l’on recherche comment la Bible décrit la parole de Dieu, on trouve que Paul donne une description lorsqu’il écrit aux Colossiens: C’est d’elle (l’Église) que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints” (Colossiens 1:25-26 NEG79).

Ainsi, Paul décrit la parole de Dieu comme “le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints“. Voilà la définition de la parole de Dieu telle que Paul l’a décrite. Les Écritures, quant à elles, ne sont pas un mystère caché de tout temps et dans tous les âges. Mais la parole de Dieu, elle, est un mystère caché de tout temps et dans tous les âges, selon Paul, mais révélé maintenant aux saints. Un discernement est donc nécessaire. En d’autres termes, la parole de Dieu peut se trouver dans les Écritures, mais toute Écriture n’est pas synonyme de parole de Dieu. C’est ce que Paul sous-entend lorsqu’il écrit à Timothée en disant : “Toute Écriture est inspirée (comme un souffle) de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice (droiture), afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre” (2 Timothée 3:16-17 NEG79).

Jésus lui-même s’est intéressé aux Écritures dès son jeune âge (voir Luc 2) et il se référait aux Écritures, car toute l’Écriture est “utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice (droiture), afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre“. Mais Jésus n’a pas fait des Écritures un synonyme de “parole de Dieu”, et il a été clair sur le fait que la vie est en lui, et qu’il est donc nécessaire de venir à lui pour avoir la vie: “Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie!” (Jean 5:39-40 NEG79). Avec les Évangiles, aujourd’hui plus que jamais, les Écritures rendent témoignage de Jésus. L’ensemble pointe vers Jésus. Pour nous aujourd’hui, cela signifie venir à l’enseignement et au témoignage que Jésus a rendu à la vérité et que l’on trouve dans les Évangiles. Car beaucoup de ceux qui utilisent l’expression “la parole de Dieu” sans discernement pour parler de la Bible, prennent toutes sortes d’enseignement sans discernement, et sans confronter les choses écrites ou entendues à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et il est essentiel de se rappeler que Jésus n’a pas utilisé l’expression “la parole de Dieu” comme synonyme des Écritures. De même, aucun des auteurs du Nouveau Testament ne l’a fait non plus. Ils disent “les Écritures” pour parler des Écritures. Et lorsque Jésus utilise l’expression “la parole de Dieu” en référence à des Écritures, c’est qu’il parle d’un certain passage en particulier, mais tout n’est pas parole de Dieu. Il est bon de ne pas oublier la parole de Jésus aux Sadducéens : “Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu” (Matthieu 22:29 NEG79). Et le terme original eido traduit par comprendre signifie voir, discerner, connaître et comprendre. Une bonne compréhension et un bon discernement des Écritures est donc nécessaire pour éviter d’être dans l’erreur, mais aussi en ce qui concerne la puissance de Dieu.

Que l’expression “la parole de Dieu” soit utilisée avec discernement et non comme un synonyme de la Bible. Dire de la Bible qu’elle est la parole de Dieu n’est pas une parole de Dieu et c’est précisément la Bible qui permet de le savoir…

Jésus a prié le Père en disant : “Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité” (Jean 17:17 NEG79) Ainsi, toute parole non conforme à la vérité ne peut pas contribuer à la sanctification, car seul ce qui appartient à la vérité sanctifie. Et Jésus a dit à Pilate: “Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix” (Jean 18:37 NEG79).

Holy Bible

Connaître la volonté de Dieu: Entière sagesse et parfait discernement par l’Esprit-Saint

Dans sa lettre aux Colossiens, Paul écrit : “Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu’il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout – et cela avec joie.” (Colossiens 1:9-11 BDS)

Paul demande pour les Colossiens que Dieu leur fasse connaître pleinement sa volonté. Il laisse comprendre que cette connaissance se produit lorsque Dieu donne une entière sagesse et un parfait discernement, et que cela se produit par le Saint-Esprit. Jésus-Christ a annoncé à ses disciples que lorsque le Saint-Esprit, qu’il appelle aussi le Consolateur et l’Esprit de vérité, sera venu, celui-ci leur enseignera toute chose, il les conduira dans la vérité tout entière, il rappellera les paroles que Jésus a prononcées et annoncera les choses à venir. Le Saint-Esprit ne parlera pas de lui-même, mais il parlera de ce qu’il aura entendu. (cf. Jean 14, Jean 16). Cela signifie que l’Esprit-Saint, en nous, enseigne à partir de ce qu’il entend, que ce soit à partir des Écritures (paroles écrites) ou par ce qui est prononcé. Mais toute parole écrite ou prononcée n’est pas nécessairement conforme à l’Esprit de vérité. Le discernement est donc nécessaire. Mais Paul vient de laisser savoir que pour connaître pleinement la volonté de Dieu, une entière sagesse et un parfait discernement sont nécessaires. Plus loin, Paul dit aux Colossiens que “En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.” (Colossiens 2:3 BDS) C’est donc dans la vérité qui est en Jésus-Christ, et que l’on trouve dans les Évangiles qui sont le point de départ, que se trouve “cachés” tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. En Jésus-Christ se trouve ce qui est nécessaire pour parvenir à une entière sagesse et un parfait discernement, tels que Jésus-Christ en est lui-même le témoin. C’est par Jésus-Christ, à l’aide de l’Esprit-Saint, que cela est rendu possible. Jean va d’ailleurs confirmer ce que Jésus a dit concernant l’Esprit-Saint qui nous enseigne toutes choses, lorsqu’il écrit : “Je vous ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous égarent. Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable, et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés.” (1 Jean 2:26-27 NEG79) La version du Semeur le rend un peu plus explicite : “C’est au sujet de ceux qui vous entraînent dans l’erreur que je vous écris ces choses. Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Il est véridique, il ne ment pas. Restez donc attachés à cet enseignement tel que vous l’avez reçu de l’Esprit.” (1 Jean 2:26-27 BDS) Malheureusement, de nos jours très peu d’enseignants instruisent dans le sens de ce que Jean a écrit ici conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ. Très peu nombreux sont ceux qui enseignent les croyants à être enseignés directement par l’Esprit-Saint, et à être attachés à ce que l’Esprit leur enseigne par Jésus-Christ. De nombreux enseignants ont tendance à véhiculer indirectement, et malgré eux, l’idée qu’ils sont eux-mêmes indispensables pour l’instruction des croyants. Ainsi, au lieu d’instruire en sorte que les croyants soient eux-mêmes enseignés par l’Esprit-Saint, par exemple dans leur propre lecture des Écritures, ils instruisent en sorte que les croyants restent dépendant de l’enseignement de leurs “maîtres”. Il en résulte une relation de codépendance entre ceux qui enseignent et ceux qui sont enseignés, les enseignants ayants souvent fait de leur “ministère” leur profession, par laquelle ils vivent et subviennent à leurs besoins. Ainsi, un tel enseignant n’instruira pas ses propres disciples en leur disant “vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout“.

Colossiens 1C’est pourquoi Jean écrit plus loin : “Mais attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. Voici comment savoir s’il s’agit de l’Esprit de Dieu: tout esprit qui reconnaît que c’est pleinement humain que Jésus est venu, vient de Dieu. Tout esprit, au contraire, qui ne reconnaît pas ce Jésus-là ne vient pas de Dieu. C’est là l’esprit de «l’anti-Christ» dont vous avez entendu annoncer la venue. Eh bien, dès à présent, cet esprit est dans le monde. Vous, mes enfants, vous êtes de Dieu et vous avez la victoire sur ces prophètes de mensonge, car celui qui est en vous est plus puissant que celui qui inspire ce monde. Eux, ils font partie du monde. C’est pourquoi ils tiennent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu. Celui qui connaît Dieu nous écoute, mais celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. De cette manière, nous pouvons distinguer l’Esprit de la vérité de l’esprit de l’erreur.” (1 Jean 4:1-6 BDS) Déjà au temps de Jean, bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. Alors qu’en est-il aujourd’hui? La sagesse de l’esprit de l’erreur, conforme à l’esprit du monde et anti-Christ, est une sagesse du monde qui se base sur les seules principes de ce monde tel que le vivent ceux qui sont au stade d’enfant (voir Galates 4) et ne fait en général pas intervenir le moyen de la foi. C’est une sagesse qui fait appel aux hommes et aux moyens humains (voir Jérémie 17), sans faire intervenir la foi (voir Hébreux 11). La sagesse de Dieu apparaît comme une folie pour ceux qui ne marchent pas par le moyen de la foi pour puiser dans la grâce de Dieu, mais qui marchent par leurs propres moyens, qui sont des moyens tout humains conformes à ce monde. Et la sagesse de ce monde est une folie aux yeux de Dieu (cf. 1 Corinthiens 3). Malheureusement, c’est bien souvent une sagesse du monde basée sur les principes de ce monde qui est enseignée parmi les croyants par ceux qui ne font pas intervenir le moyen de la foi, ni le renouvellement de la pensée dans leur enseignement.

Jean parle de l’esprit de l’erreur qui est dans le monde et qui s’oppose à Christ, et il dit que cet esprit ne confesse pas que Jésus est venu pleinement humain. Mais depuis des siècles, certains prétendent que Jésus est pleinement humain et aussi pleinement Dieu, dans le sens d’égal à Dieu. Une telle affirmation est contraire à l’ensemble des paroles que Jésus-Christ a exprimées et contraire à ce qu’on peut lire dans les lettres du Nouveau Testament. Jésus ne s’est nullement fait l’égal du Père. Il a clairement exprimé “car le Père est plus grand que moi” (Jean 14:28) et “Mon Père… est plus grand que tous” (Jean 10:29). Jésus s’est référé à lui-même en tant que “fils de l’homme” a près de 80 reprises dans les évangiles. De plus, appeler Dieu son Père ne fait pas de quelqu’un l’égal du Père, ni l’égal de Dieu. Autrement, lorsque Jésus enseigne ses disciples à prier Dieu en disant “notre Père qui est aux cieux” cela signifierait que tous ceux qui s’expriment avec cette prière sont l’égal de Dieu… De plus, l’unité avec le Père dont Jésus parle en disant “Moi et le Père nous sommes un” (Jean 10:30 NEG79) est une unité d’esprit, une même manière de penser et d’agir conforme au Père, et qui l’amène a dire à Philippe : “Celui qui m’a vu a vu le Père” (Jean 14:9 NEG79). C’est d’ailleurs à cette même unité avec le Père que Jésus appelle ses disciples à vivre lorsqu’il prie au Père : “Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné (Yeshua=Dieu sauve), afin qu’ils soient un comme nousJe leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes unmoi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.” (Jean 17:11, 22-23 NEG79). Ainsi, il ne faut pas confondre un caractère divin, conforme à Dieu est amour, une unité avec le Père tel que Jésus-Christ en a été le témoin, et une égalité avec le Dieu Tout Puissant qu’il n’a pas affirmée, ni les auteurs des lettres du Nouveau Testament d’ailleurs. Les versets qui semblent prétendre à une égalité avec Dieu sont en général pris hors contexte et sans tenir compte de l’ensemble des paroles de Jésus qui se trouvent dans les évangiles.

Jésus après avoir affirmer à des scribes et des pharisiens “Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie” (Jean 8:12 NEG79) et “Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père” (Jean 8:19 NEG79), il a mis en garde sur l’importance de croire ce qu’il est, sans quoi nous mourrons dans nos péchés, c’est-à-dire nous mourrons dans nos fausses manières de comprendre les choses et nos fausses manières de penser. Après leur avoir dit “Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais“, puis qu’il est ce qu’il dit depuis le commencement, Jésus s’exprime clairement : “C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés.” (Jean 8:24 NEG79) De plus, Jésus a été clair en disant que le Père est le seul vrai Dieu (cf. Jean 17:3). En général, ceux qui font Jésus l’égale de Dieu, et diminuent son humanité, en viennent à enseigner qu’il est impossible de marcher comme Jésus. Mais il est clair que sans un renouvellement de la manière de penser pour l’aligner à la sienne, cela est impossible. Toutefois, Jésus a enseigné que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (cf. Luc 18:27). Et Dieu donne son Esprit pour ce faire. Il est important de ne pas oublier non plus que Jésus a enseigné que le blasphème contre le Saint-Esprit est ce qui empêche de recevoir l’effacement des péchés, c’est-à-dire l’effacement des fausses manières de penser (cf. Matthieu 12:31). Aller à l’encontre de ce que l’Esprit-Saint enseigne prive de l’expérience du salut déjà dans ce monde. Cela empêche de pouvoir être renouvelé dans notre manière de penser afin de pouvoir marcher comme Jésus.

Paul écrit aux Romains : “Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.” (Romains 12:2 NEG79)

Ainsi, la volonté de Dieu est ce qui est bon, ce qui est agréable conformément aux caractéristiques de l’amour (cf. 1 Corinthiens 13), et ce qui est parfait. C’est là la volonté de Dieu. Et pour pourvoir discerner ce qui est bon, agréable et parfait, il est nécessaire d’être transformé par le renouvellement de notre intelligence. Le terme original grec nous traduit par intelligence signifie toutes les facultés de perception et de compréhension et celles de sentiment, jugement, détermination. Il s’agit de notre manière de comprendre les choses, c’est-à-dire notre manière de penser. Et notre manière de penser doit s’aligner sur les caractéristique de l’amour, les caractéristiques du Père tel que Jésus-Christ l’a révélé. Paul l’a exprimé ainsi : “Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ.” (1 Corinthiens 2:16 NEG79) Ainsi, la manière de penser du Christ se retrouve dans l’enseignement du Christ et dans le témoignage de sa vie conforme à la vérité. Et lorsque nous nous laissons transformer par le changement de notre manière de penser pour l’aligner avec celle de Jésus-Christ, alors nous faisons l’expérience des caractéristiques de l’amour tel que Jésus-Christ les a enseignées et démontrées lui-même. Et ainsi, nous parvenons à une entière sagesse et à un parfait discernement, qui conduit à la connaissance de la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. “Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout – et cela avec joie.” (Colossiens 1:9-11 BDS)

La gloire de Dieu c’est sa grâce

Dans sa lettre aux Ephésiens, Paul écrit : “Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ! En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien-aimé” (Ephésiens 1:3-6 NEG79).

Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, faveur, volonté qui est bonne, il a aussi le sens de ce qui fournit la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse. La grâce de notre Seigneur surabonde avec la foi et l’amour (cf. 1 Timothée 1:14). La grâce de Dieu c’est glorieux, c’est ce dont l’Évangile selon Jean parle aussi lorsqu’il est écrit : “Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père” (Jean 1:14 NEG79). Le Fils unique a été engendré par la Parole qui était avec Dieu, la parole qui était Dieu, et qui fut adressée à Marie par un ange (cf. Luc 1:30-31). Ce Fils unique engendré par la parole de Dieu, et né d’une femme est venu du Père céleste. Et ce Fils, Jésus-Christ, est l’expression de la gloire du Père, il est celui par qui la grâce et la vérité sont venues et dont Jean a aussi fait l’expérience : “Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâcecar la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:16-17 NEG79). Déjà enfant, la grâce de Dieu était sur Jésus qui grandissait en grâce de manière visible, et dont les paroles de grâce sortant de sa bouche étonnaient déjà, alors qu’il était encore enfant. C’est ce qu’on peut lire dans l’Évangile selon Luc lorsqu’il est écrit : “Or, l’enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui” (Luc 2:40 NEG79). “Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes” (Luc 2:52 NEG79). “Et tous lui rendaient témoignage; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche” (Luc 4:22 NEG79).

La grâce est intimement liée à ce qui appartient à la gloire de Dieu. On peut déjà le percevoir par exemple dans ce psaume des fils de Koré : Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier, l’Éternel donne la grâce et la gloire, il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité” (Psaumes 84:12 NEG79). Pierre l’exprime aussi en disant : “Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables” (1 Pierre 5:10 NEG79).

Jésus-Christ a enseigné : “Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré (charis) vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même” (Luc 6:32-33 NEG79). Conformément à l’enseignement de Jésus, ceux qui vivent par la grâce ne se contentent pas d’aimer ceux qui les aiment, et ne se contentent pas de faire du bien à ceux qui leur font du bien. La grâce ce n’est pas donner à celui qui nous redonne en retour, mais c’est donner sans rien attendre en retour. La gloire de la grâce c’est d’aimer ceux qui ne nous aiment pas, c’est de faire du bien même à ceux qui ne nous font pas du bien.

Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit cet épisode : “Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en son esprit, et il dit expressément: En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera. Les disciples se regardaient les uns les autres, ne sachant de qui il parlait. Un des disciples, celui que Jésus aimait, était couché sur le sein de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander qui était celui dont parlait Jésus. Et ce disciple, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: Seigneur, qui est-ce? Jésus répondit: C’est celui à qui je donnerai le morceau trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donna à Judas, fils de Simon, l’Iscariot. Dès que le morceau fut donné, Satan entra dans Judas. Jésus lui dit: Ce que tu fais, fais-le promptement. Mais aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela; car quelques-uns pensaient que, comme Judas avait la bourse, Jésus voulait lui dire: Achète ce dont nous avons besoin pour la fête, ou qu’il lui commandait de donner quelque chose aux pauvres. Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il faisait nuit. Lorsque Judas fut sorti, Jésus dit: Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt” (Jean 13:21-32 NEG79). C’est intéressant de relever dans ce passage que c’est en lien avec le pain qu’il a donné à Juda sans lui faire aucun reproche, mais en le laissant aller au bout de la trahison, que Jésus dit à propos de lui-même : “Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié en lui. Si Dieu a été glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera en lui-même, et il le glorifiera bientôt.” C’est en lien avec sa démonstration de grâce envers Juda que Jésus parle d’avoir été glorifié et que Dieu a été glorifié en lui (en Jésus).

C’est pourquoi, Pierre a aussi exprimé : “Car c’est une grâce de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu” (1 Pierre 2:19-20 NEG79). Il est glorieux de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. Dans ce sens, Jésus-Christ est l’expression parfaite de la gloire de Dieu, il est l’expression parfaite de la grâce de Dieu. Et la grâce de Dieu, dont on se saisit par le moyen de la foi, est un prérequis nécessaire pour être habilité à supporter la souffrance lorsqu’on fait ce qui est bien. C’est également ce dont Paul a aussi fait l’expérience lorsqu’il écrit : “Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu” (2 Corinthiens 1:12 NEG79). C’est par la grâce de Dieu, démontrée en son Fils Jésus-Christ, et à laquelle on accède au moyen de la foi, que cette réalité dont Paul, Pierre et Jean ont fait l’expérience, devient une réalité glorieuse dans la vie de celui qui vit sous la grâce par le moyen de la foi.

C’est pourquoi, Pierre invite ses lecteurs à grandir dans la grâce : “Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, tenez-vous sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et pour l’éternité! Amen!” (2 Pierre 3:17-18 NEG79).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur!” (2 Pierre 1:2 NEG79).

La crainte adhère au châtiment

33533398575_9ce42bb209_kDans la première lettre de Jean, qui est une aide pour déceler les hérésies, l’amour avec ses caractéristiques y est décrit comme caractéristique de la connaissance de Dieu et de la vérité à son sujet. C’est pourquoi Jean écrit : “Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme un apaisement[1] pour nos péchés. Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres. Personne n’a jamais vu Dieu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous. Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, parce qu’il nous a donné de son Esprit. Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui” (1 Jean 4:7-16 ~NEG79).

En effet, ces choses s’accordent avec les paroles de Jésus : “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu” (Jean 3:16-21 NEG79).

Le “périssement” des hommes est déjà présent dans le monde. Le jugement par lequel les hommes sont jugés provient de leurs croyances appartenant aux ténèbres, qui produisent leurs œuvres mauvaises, et à cause desquelles ils ne viennent pas à la lumière et préfèrent les ténèbres, poussés par le désir que leurs œuvres mauvaises soient cachées. Dieu n’est pas dans l’ignorance des œuvres de chacun, et il n’est pas dans l’ignorance de ce qu’il se passe dans les ténèbres (cf. Psaume 139:11-12, Luc 12:2, Hébreux 4:13, Daniel 2:22). Mais celui qui agit selon la vérité fait des œuvres appartenant à la lumière, et de telles œuvres sont faites en Dieu, par Dieu, avec Dieu, à l’exemple du Fils de Dieu. Comme le Fils de Dieu, Jésus-Christ, l’a clairement exprimé : “Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé” (Jean 5:22-23 NEG79), “Vous jugez selon la chair; moi, je ne juge personne” (Jean 8:15 NEG79). Le Père céleste ne juge personne, le Fils non plus. Et tout le jugement que le Père a remis au Fils consiste à avoir un discernement clair entre ce qui appartient à la vérité et ce qui ne lui appartient pas, entre ce qui est conforme au Père et ce qui ne l’est pas, afin que lorsque le Fils prononce un jugement, c’est-à-dire lorsqu’il donne une opinion concernant toute chose, son jugement ne soit pas un jugement des personnes, mais un verdict concernant les manières de penser, les croyances des uns et des autres. Les hommes suivent les unes ou les autres manières de penser. Mais l’opinion donnée par le Fils concernant toute chose est conforme à la vérité qui est dans le Père. C’est pourquoi Jésus s’est exprimé en disant : “Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi” (Jean 8:16 NEG79). Le jugement du Fils est dans l’amour, par amour et pour l’amour. C’est pourquoi, “en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ” (Ephésiens 4:15 NEG79). Dans le livre des proverbes, on trouve cette parole :Voici encore ce qui vient des sages: Il n’est pas bon, dans les jugements, d’avoir égard aux personnes” (Proverbes 24:23 NEG79). C’est pourquoi Jésus n’a pas jugé ni condamné, par exemple, les pharisiens et les sadducéens, mais il a clairement mis en garde contre leurs enseignements, leurs fausses manières de penser, car “un peu de levain fait lever toute la pâte” (cf. Matthieu 16:11-12, Marc 8:15, Galates 5:9).

XKivj-900x562Dans la première lettre de Jean, il est écrit ensuite: “Tel il (Jésus-Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4:17-19 NEG79). Il est écrit plus haut que Dieu est amour et ensuite ci-dessus que la crainte n’est pas dans l’amour. Le terme pour crainte est phobos qui signifie la peur, la terreur, la crainte. Le verbe correspondant est phobeo qui a le sens d’avoir peur, de s’enfuir, de faire fuir en terrifiant. De telles caractéristiques ne sont pas en Dieu. Il y a deux termes derrière le verbe bannir, il y a ballo qui signifie jeter ou laisser tomber une chose sans se préoccuper de l’endroit de la chute, suivi de exo qui signifie dehors, à l’extérieur. Ainsi, l’amour parfait abandonne la crainte et la laisse dehors. Le terme traduit par supposer est echo qui signifie avoir dans le sens de posséder, et le sens de se trouver ou se tenir soi-même de telle ou telle manière, mais il a aussi le sens de s’attacher à une chose, adhérer à, s’accrocher à. Le terme traduit par châtiment est kolasis qui signifie correction mais dans le sens de punition, de châtiment, de pénalité. Ainsi, la lettre de Jean révèle que celui qui vit dans la crainte est attaché au châtiment, à la punition. En d’autres termes, celui qui vit dans la crainte ne pardonne pas mais réclame un châtiment, il adhère à la punition, il y est favorable. Celui qui vit dans la crainte espère et souhaite le châtiment de ses ennemis. Mais celui qui est la vérité conforme au Père céleste a enseigné : “Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent” (Luc 6:27-28 NEG79). Typiquement, c’est par le châtiment des fautifs que celui qui vit dans la crainte croit faussement qu’il pourra sauver sa propre vie et se protéger du mal, sans même avoir conscience que, ainsi, il perpétue le mal en y participant lui-même. Celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Par ce qui est écrit dans la première lettre de Jean, nous comprenons que :

Il n’y a pas de châtiment dans l’amour.

Le châtiment existe en dehors de l’amour. C’est pourquoi celui qui vit dans l’amour ne craint pas de châtiment au jour du jugement (séparation, opinion donnée concernant toute chose), parce qu’il connait les caractéristiques de l’amour. Dieu est amour. Dieu sauve. C’est Jésus-Christ qui l’a fait connaître. Le châtiment existe et il est pratiqué parmi ceux qui ne vivent pas selon l’amour, mais qui vivent dans la crainte et dans les ténèbres, selon les caractéristiques du père du mensonge en qui il n’y a pas de vérité et qui est le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44, Matthieu 8:28-29). Celui qui châtie ne connaît pas l’amour avec ses caractéristiques. De même, la persécution de qui que ce soit vient par ceux qui vivent dans la crainte, parce qu’ils ne connaissent pas l’amour. Ils ne connaissent pas l’amour parce qu’ils ne connaissent pas Dieu, le Père qui a envoyé son fils Jésus-Christ (cf. Jean 15:20-21). Et ils ne connaissent pas le Père parce qu’ils ne connaissent pas le Fils qui a révélé le Père qui l’a envoyé.

Ainsi, si nous constatons encore une soif quelconque de châtiment, il est important de s’interroger sur les craintes présentes, car cette soif de châtiment n’est pas en Jésus-Christ, ni dans le Père céleste qui l’a envoyé. Et en cas de crainte, quelle qu’elle soit, elle est un indicateur qu’il est nécessaire d’avoir une plus grande révélation de l’amour de Dieu. C’est un amour à connaître et à se saisir avec foi. En sorte que comme Jean, le constat devienne : “Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui” (1 Jean 4:16 NEG79).

Que la grâce, la miséricorde et la paix soient avec vous de la part de Dieu le Père et de la part de Jésus-Christ, le Fils du Père, dans la vérité et l’amour!” (2 Jean 1:3 NEG79)

[1] Le terme original est hilasmos qui signifie apaisement, propitiation, le moyen d’apaiser. Ce terme est utilisé uniquement dans 1 Jean 2:2 et 4:10. Malheureusement, influencées par la tradition, de nombreuses versions dont la NEG1979, LSG, SG21, Colombe, TOB ont traduit par “victime expiatoire“, ou “sacrifice” comme la PDV, BFC, amenant certains parallèles avec la loi de Moïse qui sont trompeurs. D’autres versions comme la Bible du Semeur ont traduit hilasmos par “apaiser la colère de Dieu“, alors qu’il n’est pas parlé de colère de Dieu ni dans le terme original ni dans ces versets en questions. Par la vérité qui est en Jésus-Christ, il va de soi que ce n’est pas Dieu qui avait besoin d’être apaisé pour nos péchés, mais ce sont les hommes qui ont besoin d’un apaisement concernant leurs péchés et concernant ceux du monde entier. Dieu est Esprit et le fruit de l’Esprit c’est la paix (cf. Galates 5:22, Romains 4:17). L’opposé de la paix, c’est précisément la colère, l’irritation, et il est important de noter que la loi produit la colère (cf. Romains 4:15). De plus, l’enseignement de Jésus concernant la colère est clair, celui qui se met en colère contre son frère sera lié au jugement, sujet au jugement et responsable de jugement (cf. Matthieu 5:22). C’est là le sens du verbe echonos utilisé dans ce verset. L’amour ne s’irrite pas (cf. 1 Corinthiens 13:5). Dieu est amour. Aussi, c’est une erreur de projeter sur Dieu l’irritation/colère qui habite les hommes ignorants les caractéristiques de l’amour et ne connaissant pas Dieu (cf. 1 Jean 4:8). Dieu n’est pas à l’image des hommes du monde, mais Jésus-Christ est à l’image du Père céleste.

L’opposé du péché c’est la grâce, l’opposé de la mort c’est la justice

Dans sa lettre aux Romains, après avoir expliqué que la transformation qui amène à la droiture (cela s’appelle la justification) est le résultat du moyen de la foi et non le résultat de la loi, et après avoir expliqué que “par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes” (Romains 5:19 NEG79), Paul continue en disant : “Or, la loi est intervenue pour que l’offense abonde, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 5:20-21 NEG79).

Le terme traduit ci-dessus par la loi est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage. Le terme traduit par intervenir est pareiserchomai qui signifie s’introduire secrètement, se glisser. Le terme traduit par offense est paraptoma qui signifie tomber à côté, il a le sens de déviation par rapport à la vérité et la droiture. Le terme traduit par abonder est pleonazo qui signifie surabonder, se multiplier, faire accroître. Ainsi, il est important de comprendre le fait que toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie ! Il va de soi que ce n’est pas Dieu qui est à l’origine d’une telle déviation et multiplication. Le terme traduit par péché est harmatia qui signifie faux état d’esprit, il a le sens de manière de penser contraire à la pensée de Dieu. Et là où les fausses manières de penser se sont multipliées, la grâce a abondé au-delà de la mesure. Le terme traduit par grâce est charis qui signifie bonté, volonté conforme à ce qui est bon, faveur, miséricorde. Charis a aussi le sens de ce qui fournit la joie, la douceur, la tendresse. La grâce a surabondé malgré la multiplication des fausses manières de penser dans les choses établies et acceptées par l’usage, et cela déjà parmi ceux qui ont précédé celui qui a rendu témoignage à la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Par leur foi, les hommes dit “du peuple de Dieu” avaient déjà goûté à la grâce, malgré leurs fausses manières de penser contraires à Dieu qui se sont multipliées. Paul dit que la surabondance de la grâce est là afin que, comme les fausses manières de penser ont régné par la mort, ainsi la grâce règne par la justice. On peut percevoir un parallèle que Paul fait dans ce qu’il exprime.

1. Le péché règne par la mort.
2. La grâce règne par la justice.

Paul place ainsi indirectement la grâce comme étant à l’opposé du péché, et la justice comme étant à l’opposé de la mort. Ainsi, on comprend que :

L’opposé du péché c’est la grâce, et l’opposé de la mort c’est la justice.

Le terme traduit par justice est dikaiosune qui signifie au sens large l’état de celui qui est comme il doit être, la condition acceptable par Dieu, et au sens étroit il signifie justice qui donne à chacun ce qui lui est dû. En conséquence, toute manière de penser contraire à la grâce est une fausse manière de penser qui appartient au péché. Et toute manière de penser qui contribue directement ou indirectement à la mort est une injustice, et donc une fausse manière de penser qui appartient au péché. Ainsi, celui qui cherche à faire mourir qui que ce soit se conforme à ce qui est injuste, à cause d’une fausse manière de penser. La mort est en soi, et dans tous les cas, une injustice. La pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, considère le mal rendu pour le mal comme appartenant à la justice, et considère que faire mourir un meurtrier est conforme à la justice. Mais la vérité qui est en Jésus-Christ, et dont Paul parle ci-dessus, c’est que le mal pour le mal c’est de l’injustice. Celui qui agit selon la justice s’oppose au mal par le bien. Celui qui agit ainsi, en venant à bout du mal par le bien, est dans l’état de celui qui est comme il doit être, et pratique la justice. La justice conforme à la vérité qui est en Jésus-Christ, amène à comprendre que faire du bien à ses ennemis c’est leur donner ce qui leur est dû : l’amour qu’ils ne connaissent pas.

La grâce règne par la justice, c’est-à-dire par l’état de celui qui est comme il doit être. “La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1:17 NEG79). Celui qui est comme il doit être, le juste, vit par la grâce. C’est la grâce qui transforme les fausses manières de penser, c’est-à-dire le péché, pour amener à une manière de penser conforme à Dieu. Dieu est amour. Mais toute chose établie et acceptée par l’usage, la loi, s’est glissée afin que la déviation par rapport à la vérité se multiplie. Ce qui laisse percevoir des intentions contraires à Dieu dans les choses qui ont été établies et acceptées par l’usage. On peut observer dans les textes bibliques que dans les choses établies et acceptées par l’usage, la mort était même prescrite par les hommes au nom de Dieu. Cette prescription s’oppose à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et Paul, qui étaient un fervent défenseur de telles prescriptions avant sa conversion à Jésus-Christ, relève que le péché a régné par la mort. Mais celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit le péché perdre son emprise. C’est ce dont Paul avait aussi déjà fait l’expérience en disant : “Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi (nomos), mais sous la grâce” (Romains 6:14 NEG79). “C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu” (Ephésiens 2:8 NEG79). La délivrance du péché, c’est-à-dire le changement des fausses manières de penser, se produit par la grâce, au moyen de la foi. La grâce est le moteur de la transformation qui résulte du changement de manière de penser.

Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice (dikaiosune). Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, étant affranchis (délivrés) du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur” (Romains 6:20-23 NEG79). Paul met ici en opposition la mort qui est le salaire du péché et la vie éternelle en Jésus-Christ qui est un bon de Dieu. A noter ici, la mort c’est le salaire du péché. Ce n’est pas le salaire que Dieu verserait à celui qui pèche. Non, la mort est le salaire versé par le péché. La vie de Jésus-Christ, son enseignement conforme au Père, et la mort que lui ont infligé les hommes en sont le témoin. La mort est ce que “verse” quelqu’un dont la manière de penser est contraire à la pensée de Dieu. Dieu donne la vie et ressuscite les morts (cf. Jean 5:21). Celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi, voit la mort perdre son pouvoir et ne désire pas la mort de ses ennemis. Jésus-Christ en est le témoin.

Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il (Jésus-Christ) y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude” (Hébreux 2:14-15 LSG). C’est le diable qui a le pouvoir de la mort. Et l’esclavage du péché, c’est-à-dire l’incapacité à sortir de fausses manières de penser, a régné par la mort, plus précisément par la peur de la mort. La conséquence c’est que les hommes ont cherché à sauver leur propre vie, donnant lieu à toutes sortes de manière de penser contraires à la vérité qui est en Jésus-Christ, et contraire au Père céleste qu’il a révélé. Par la crainte de la mort, les hommes sont incapables d’aimer leurs ennemis jusqu’à ne pas chercher à sauver leurs propres vies. Mais Jésus-Christ, par sa mort et par sa résurrection, “il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix” (Colossiens 2:15 NEG79). C’est ainsi qu’il réduit la crainte de la mort à néant pour celui qui vit sous la grâce, par le moyen de la foi en Celui qui ressuscite les morts: le Père céleste. Délivré de la peur de la mort, et avec une manière de penser conforme à Dieu, la conséquence est un amour semblable à celui manifesté en Jésus-Christ.

Tel il (Jésus-Christ) est, tels nous sommes aussi dans ce monde: c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier” (1 Jean 4:17-19 NEG79).

Comme le Père m’a aimé, je (Jésus-Christ) vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour” (Jean 15:9 NEG79).

Bon arbre et mauvais arbre, discernement – 3ième Partie

…suite de l’article précédent.

bon-arbre-07Il est essentiel de discerner le bon arbre et le mauvais arbre, le bon trésor et le mauvais trésor. Il s’agit de discerner ce qui est de l’Esprit-Saint et ce qui est de tout autre esprit qui lui est contraire. Il n’est pas de trop de redire que ce discernement est de la plus haute importance, d’autant plus que Jésus dit clairement, qu’au jour du jugement (le terme est krisis qui signifie séparation, opinion donnée concernant toute chose), ce sont les paroles de chacun pour lui-même qui seront son propre juge, car c’est en fonction de nos propres paroles que nous serons déclarés/rendus justes ou que nous serons condamnés (cf. Matthieu 12:36-37). En parlant du jour du jugement/séparation (krisis), ou toute chose seront mises en lumière [1], Jésus place uniquement les paroles des hommes pour eux-mêmes dans la balance de leur justification ou de leur condamnation. Jésus a dit clairement : “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5 :24 NEG79). Et la parole à écouter que Jésus vient de dire précédemment à cette phrase c’est : “En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé” (Jean 5:19-23 NEG79). Le Père ne juge personne, il ressuscite les morts et donne la vie. Jésus souligne l’importance d’écouter ce qu’il a dit là et de croire en Celui qui l’a envoyé. Il s’agit de croire en Celui qui ressuscite les morts et donne la vie: le Père tel que le Fils l’a révélé.

La condamnation et le jugement des hommes viennent de leurs propres paroles qu’ils prononcent, des paroles sans fondements qui ne produisent pas le fruit de l’Esprit (voir Galates 5:22). En d’autres termes, des paroles qui sont crues et exprimées par des hommes au sujet du Père, mais qui sont contraires à la vérité (l’Esprit) qui est en Jésus-Christ, sont et seront leur propre juge et condamnation jusqu’au dernier jour de ce monde. Mais la réalité de ce jugement/séparation est déjà valable dans le présent. C’est ce que Jésus a aussi fait entendre lorsqu’il a dit : “Celui donc qui me méprise et qui ne tient pas compte de mes paroles a déjà son juge: c’est cette parole même que j’ai prononcée; elle le jugera au dernier jour” (Jean 12 :48 BDS). Jésus dit clairement ici que cette parole-là, la première partie de ce verset, est le juge déjà maintenant et au dernier jour. Cette parole qui est le juge dit que le fait de ne pas tenir compte des paroles que Jésus a prononcées est ce qui juge les hommes déjà dans le présent. Typiquement les hommes se jugent/séparent entre eux à la mesure de leur propre jugement modelé par le père du mensonge, alors que ni le Père céleste ni le Fils ne jugent/séparent personnes. Et conformément aux paroles de Jésus, il en sera de même pour les êtres humains au dernier jour de ce monde…

D’ailleurs, on peut observer dans les évangiles que Jésus ne séparait pas lui-même les êtres humains, mais que ceux-ci se divisaient et se séparaient les uns des autres en réponse aux paroles de Jésus. Il y avait ceux qui s’attachaient aux paroles de Jésus et ceux qui les rejetaient et restaient attachés à leurs croyances reçues par les paroles de ceux qui ont précédé Jésus. Ces derniers ne goûtaient pas pleinement à la vie que Jésus donne. Dans les textes bibliques antécédents à Jésus, il était déjà écrit : “Chacun goûtera à satiété les fruits de ses paroles et se rassasiera de ce que ses lèvres ont produit. La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : vous aurez à vous rassasier des fruits que votre langue aura produits” (Proverbes 18 :20-21 BDS). Cette parole issue des textes bibliques antérieurs à Jésus-Christ est profondément confirmée par les paroles de Jésus-Christ. Les choses écrites sont un témoin qui demeure avec l’existence de ces écrits. Les écritures sont leurs propres témoins et elles démontraient déjà un mélange du bon arbre et du mauvais arbre. C’est pourquoi Jésus s’appuyait sur les choses écrites, parce qu’elles sont un témoin. Mais le plus souvent Jésus en utilisait ce qui est conforme à la vérité mais sans répandre le mensonge (par ex. Matthieu 15:7-11, Matthieu 9:13, Luc 4:16-20), et lorsqu’il mettait en lumière certaines choses non conformes à l’Esprit-Saint, Jésus ne faisait pas le procès de ceux qui l’ont précédé, mais il renvoyait les auditeurs à leur propre part (par ex. Matthieu 19:7-8, Jean 8:1-11). Toutefois Jésus n’a pas caché la vérité à propos de ceux qui l’ont précédé (cf. Jean 10:8, 5:45). On peut voir aussi par exemple que Jésus a confirmé le déluge mais sans l’attribuer à l’œuvre de Dieu (cf. Matthieu 24:37-39, Luc 17:26-27). De même, Jésus a confirmé la destruction de Sodome mais sans l’attribuer à l’œuvre de Dieu (cf. Luc 17:28-29). Ceci rend témoignage à la vérité que Jésus a transmise en disant que c’est le voleur qui vient pour détruire (cf. Jean 10:10), et la vérité c’est que le Père n’est pas un voleur. La langue s’exprime aussi par l’écriture. Les textes bibliques sont un témoin historique à propos de ce que les hommes ont vécu comme événements et la manière dont ils les ont interprété. Les textes bibliques sont un témoin de ce que les hommes se sont dit et se sont transmis entre eux, notamment au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit). Des paroles (orales ou écrites) qui s’opposent à la vérité (à l’Esprit) qui est en Jésus-Christ ne contribuent pas à la vie, mais contribuent à la mort de l’âme et du corps par un esprit contraire à l’Esprit-Saint. Cela se produit chez celui qui s’attache à des paroles opposées à la vérité, sans discernement.

Si l’on revient sur le passage de Matthieu 12, sous l’éclairage des paroles de Jésus il est facile de discerner que lorsque ces croyants ont dit à propos de Jésus : “Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons” (cf. Matthieu 12 :24 NEG79), cette parole de l’écriture n’appartient pas à la vérité. Cette parole-là qui se trouve dans la Bible n’est pas “la Parole de Dieu”, elle n’est pas une parole conforme à l’Esprit-Saint, elle n’est pas inspirée par l’Esprit-Saint. C’est une parole qui a été exprimée par des hommes sans discernement des esprits, sans discernement entre le bon arbre et un mauvais arbre. Ces hommes en face d’un bon fruit (chasser un démon hors d’un homme qui en est sous la domination), l’attribuaient faussement à un mauvais arbre. Jésus l’a mis en lumière et cela se trouve dans les textes bibliques qui en sont maintenant le témoin (Certains[2] qui ont été témoin de Jésus-Christ ont rapporté par écrit ce qu’il a dit en paroles, et ses actions). Il en est de même lorsque plusieurs Juifs ont dit à propos de Jésus : “Il a un démon, il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ?(Cf. Jean 10 :20 NEG79). Il semble évident que quelqu’un qui, partant de l’idée très répandue que “toute parole de la Bible est La Parole de Dieu”, voudrait prétendre que cette parole-là (Jean 10:20) de l’écriture est la Parole de Dieu (l’Esprit), irait à l’encontre de Celui-là même dont les textes bibliques rapportent qu’il est la vérité, c’est-à-dire Jésus-Christ. Cela reviendrait à faire Jésus menteur à propos de l’Esprit-Saint et de son fruit, et déclarer ces hommes comme disant la vérité. Bien sûr, cet exemple semble simple et évident. Mais cela démontre déjà que vouloir affirmer par exemple que “toute parole de la Bible est La Parole de Dieu (l’Esprit)” est contraire aux textes bibliques eux-mêmes, du moins contraire au contenu des évangiles et à ce que Jésus-Christ a enseigné, démontré et révélé. Ceci dit, il semble assez sûr d’affirmer que ceux qui ont rapporté par écrit l’ensemble de ces paroles/échanges entre Jésus et ces hommes (dans Matthieu 12), ont été de toute évidence inspiré par l’Esprit-Saint d’avoir mis ces choses par écrit. Car sans ce témoignage écrit, le discernement serait en souffrance de la même manière qu’il l’était avant la venue de Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ qui a rendu témoignage à la vérité.

Alors qu’en est-il de ce que les hommes ont dit et enseigné avant que Celui (Jésus-Christ) par qui la grâce et la vérité sont venues se retrouve sur terre en chair et en os ? Qu’est-ce qui a poussé ces Juifs (dans Jean 10) à dire que Jésus a un démon, qu’il est fou, et sous-entendre qu’il ne faudrait pas l’écouter ? Le texte biblique nous rapporte qu’il y eut de nouveau à ce moment-là, à cause des paroles de Jésus, des divisions parmi les Juifs. Car d’autres disaient : “Ce ne sont pas les paroles d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?” (cf. Jean 10 :21 NEG79). Quelles étaient les paroles de Jésus qui produisaient une division (séparation) parmi les Juifs, au point que certains en soient venus à dire qu’il était démoniaque et fou ? Voici ces paroles :

bon-arbre-08En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait. Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs (le terme est kleptes qui signifie celui qui détourne, c’est le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain) et des brigands (le terme est lestes qui signifie voleur, pillard); mais les brebis ne les ont point écoutésJe suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages [3]Le voleur (kleptes) ne vient que pour dérober (le terme est klepto qui signifie voler, dérober), égorger (le terme est thuo qui signifie sacrifier, immoler, tuer, égorger l’agneau pascal) et détruire (le terme est apollumi qui signifie détruire, démolir entièrement, mettre en ruine, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir); moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père(Jean 10 :1-18 NEG79). On voit que Jésus est en train de parler du berger des brebis et de la porte de la bergerie. Jésus dit qu’il est la porte des brebis et qu’il est le bon berger. La caractéristique du bon berger c’est qu’il donne sa vie pour ses brebis. C’est un retournement complet de manière de penser que Jésus amène ici, surtout lorsqu’on sait que les “bergers” du peuple demandaient de sacrifier des agneaux pour satisfaire “Le Propriétaire” (Dieu) du “troupeau” (le peuple). Jésus dit que celui qui n’entre pas par la porte, c’est-à-dire qui n’entre pas par Jésus, est un kleptes et un lestes. Et en parlant des bergers, Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui sont des kleptes et des lestes. Le terme original kleptes signifie celui qui détourne, mais c’est aussi le nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. En d’autres termes, les kleptes se préoccupent de sauver leur propre vie et ce qu’ils enseignent s’en trouve influencé. Jésus dit que les caractéristiques du kleptes c’est de voler (klepto), de faire des sacrifices dont l’agneau pascal (thuo), et de détruire, tuer, déclarer que quelqu’un doit mourir (apollumi). Et Jésus dit que tous ceux qui sont venus avant lui sont de ceux-là…! Conformément aux paroles de Jésus, ceux qui déclarent que quelqu’un doit mourir, ceux qui tuent, ceux qui détruisent, ou ceux qui font des sacrifices dont l’agneau pascal, tous ceux-là sont des kleptes qui détournent par leur enseignement, ils contribuent à un mauvais trésor, un mauvais arbre qui produit de mauvais fruit. Et effectivement, conformément au témoignage des textes bibliques antécédents à Jésus, tous les “bergers du peuple”, et pas seulement eux, mais tous ceux qui ont précédé Jésus et que l’on retrouve dans les écrits bibliques, tous correspondent aux caractéristiques données par Jésus pour les kleptes. Les choses transmises par tous ceux qui ont précédé Jésus sont un mélange d’un mauvais arbre et d’un bon arbre, sans discernement. C’est Jésus qui a apporté le discernement.

A la lumière des paroles de Jésus, on comprend pourquoi certains Juifs l’ont considéré comme un fou et un démoniaque après avoir entendu ses paroles ci-dessus. Aujourd’hui, probablement que même de nombreux croyants qui confessent pourtant Jésus-Christ comme étant la vérité, prendront les affirmations de Jésus ci-dessus (celles dans Jean 10) pour démoniaques. Ou alors, certains essayent d’en donner une interprétation qui fait dire à Jésus autre chose que ce qu’il a dit, en sorte par exemple, de maintenir toutes les paroles de Moïse et toutes celles d’Élie sur un plan d’égalité avec les paroles de Jésus et sans contradiction avec Lui. Mais dans Jean 10, Jésus était en train de remettre en question une bonne partie de ce que les “bergers du peuple” et tous ceux qui sont venus avant lui ont transmis au nom de l’Éternel, sans discernement. Jésus dit aussi clairement que les brebis n’ont pas écouté les kleptes qui l’ont précédé et que le bon berger les sort de la bergerie. Il laisse ainsi comprendre que les brebis sont ceux qui ont écouté et se sont attachés aux paroles de Jésus. En d’autres termes, Jésus appelait brebis ses propres disciples, ceux qui le suivaient dans son enseignement, sa théologie, et Jésus les nourrissait en dehors de la bergerie. C’est ce qu’on peut observer dans les évangiles. Les brebis véritables ne suivent pas le troupeau, mais elles suivent le bon berger. Ceci mettait les chefs religieux, les pharisiens et les scribes hors d’eux-mêmes, d’autant plus que le monde (kosmos) allait après Jésus (voir Jean 12:19).

Jésus dit qu’il est la porte et si quelqu’un entre par lui, il sera sauvé et trouvera de quoi se nourrir. Mais sauvé de quoi ? En réalité, il s’agit d’être délivré d’une fausse manière de penser et d’une fausse manière de comprendre les choses qui est contraire à l’Esprit-Saint, donc contraire à la vérité et ne produit pas la vie (voir Jean 8:31-44). C’est une fausse manière de penser, un faux état de l’esprit, qui produit la mort de l’âme et du corps. Et conformément aux paroles de Jésus, quiconque déclare que quelqu’un doit mourir, ou quiconque tue, ou quiconque fait des sacrifices, ou quiconque qui détruit et qui vole, même s’il s’agit de faire cela à des ennemis, possède une manière de penser contraire à l’Esprit qui était en Christ, et sa manière de penser à ces sujets est contraire à l’enseignement que Jésus a transmis par cet Esprit. Dieu est Esprit. Jésus dit qu’il faut entrer par lui (Jésus-Christ), il est la porte pour être sauvé et pour trouver de quoi se nourrir. Mais de nos jours, combien de “bergers” et combien de “brebis” entrent réellement par la porte pour trouver de quoi se nourrir ? Combien de croyants entrent concrètement par l’ensemble des paroles de Jésus, qui nous révèle le Père et qui sont contenues dans les évangiles, lorsqu’ils lisent tout le reste des textes bibliques et les paroles que tous les autres ont exprimées à propos du Père ? Le monde (kosmos) n’a pas connu le Père, c’est Jésus qui l’a fait connaître tel qu’il est véritablement. Mais déjà bien avant la venue de Jésus, le Saint-Esprit avait déjà essayé de transmettre un certain nombre de choses à propos de la manière tordue des êtres humains de percevoir Dieu. Il s’est exprimé par la bouche des prophètes, et malgré le mélange dans ce qu’ils ont exprimé à cause de leur manière de penser issue d’un bon arbre et d’un mauvais arbre, l’Esprit-Saint a quand même transmis certaines choses contredisant la majorité du “peuple de Dieu” mais qu’ils n’ont pas voulu écouter parce qu’ils étaient enracinés dans leurs traditions (par ex: Jérémie 7:21-28, Amos 5:21-26, Psaume 40:7, Ésaïe 29:13).

La tendance naturelle tout humaine, et maintenue par la tradition, c’est de lire les paroles de Jésus à travers les lunettes des paroles de tous les autres, dont les paroles de ceux que Jésus qualifie de kleptes qui sont venus avant lui. Et la tendance est de considérer l’intégralité de l’enseignement de tous les autres et de ce qu’ils ont transmis au “nom de l’Éternel” comme totalement conforme à la manière de penser de Dieu (l’Esprit), et cela sans même tenir compte des paroles de Jésus… qui, lui, a vu le Père, connaît le Père et est venu du Père. Et malheureusement, c’est de cette manière que beaucoup se nourrissent dans les textes bibliques et aussi hors des textes bibliques, ils se nourrissent sans tenir compte des paroles de Jésus, alors que c’est Lui le pain de vie (voir Jean 6:32-36). La lecture de toutes sortes de livres, même ceux écrits par des croyants qui confessent Jésus-Christ, est rarement effectuée à la lumière des paroles de Jésus-Christ contenues dans les évangiles. Le trésor qui en résulte et qui habite de tels lecteurs est en général un mélange de bon et de mauvais, avec une importante proportion de mauvais, par manque de discernement entre le bon arbre et le mauvais arbre. Cela vient d’un manque de discernement entre l’Esprit de Dieu et tout autre esprit contraire. Le fruit qui en résulte est un mélange de bon et de mauvais fruit qui n’est pas à l’image de Jésus-Christ. Il n’y avait aucun mélange en Jésus-Christ, l’adversaire n’avait rien en lui (cf. Jean 14:30). Il y a un besoin essentiel de discernement dans ce que les êtres humains ont transmis, parfois “au nom de l’Éternel”, et se transmettent encore sans avoir jamais vu Dieu (Dieu est Esprit). Cela est important pour chacun, c’est important pour soi-même. C’est uniquement Jésus-Christ qui a amené la vérité qui est nécessaire à ce discernement. Il n’y a pas d’autre nom par lequel nous puissions être rétablis, délivrés de nos fausses manières de penser et délivrés de nos fausses manières de comprendre les choses. En observant les êtres humains et le monde qui l’entoure, l’Ecclésiaste s’est exprimé en disant : “Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil” (Ecclésiaste 1 :9 NEG79). Effectivement, déjà dans les écrits de l’ancien testament on lit que les hommes n’écoutaient pas la voix de Dieu (cf. Jérémie 7:28). Dieu semble avoir parfois parlé directement à voix audible, sans intermédiaire humain (ex. Matthieu17:5), mais pour la majorité du temps ce sont les hommes qui se sont exprimés au nom de Dieu. Dieu est d’ailleurs venu s’exprimer par une nature humaine : Jésus-Christ. Il en est de même depuis la venue de Jésus-Christ. Les croyants s’expriment et parlent de Dieu aux autres, mais sans avoir entendu (ou qu’à de très rares occasions) une voix audible de Dieu lui-même leur disant ce qu’ils doivent dire (cf. Jean 5:37). Il est donc essentiel de discerner ce qui est conforme à l’Esprit de Dieu et ce qui ne l’est pas.

let-there-be-lightAujourd’hui, à la lumière des paroles de Jésus-Christ on peut constater que les prescriptions que les hommes se sont transmises n’étaient pas toutes issues d’une voix audible de Dieu (l’Esprit-Saint), ni toutes conformes à sa manière de penser. On voit dans l’histoire biblique qu’il y a un mélange de bon fruit et de mauvais fruit, parce qu’il y avait une méconnaissance du bon arbre et du mauvais arbre. Les hommes bibliques avaient aussi en eux ce trésor qui est un mélange de bon trésor et de mauvais trésor. Et même après la venue de Jésus-Christ, même après qu’il ait fait clairement entendre sa voix directement audible et que le bon arbre ait été vu et entendu avec son propre fruit, on trouve déjà dans les lettres écrites aux églises/croyants du nouveau testament un certain nombre de choses transmises “au nom de Jésus-Christ”, mais qui sont contraires aux paroles que Jésus-Christ a lui-même prononcées et qui se trouvent rapportées dans les quatre évangiles. Les quatre évangiles semblent avoir été mis par écrit malheureusement plus tardivement que les lettres aux églises/croyants. Ces lettres que l’on trouve dans la sélection des textes qui se trouve dans la Bible aujourd’hui. L’ensemble des paroles de Jésus et sa vie tel que mis par écrit dans les quatre évangiles, n’était de toute évidence pas intégré dans la manière de penser de certaines idées transmises dans certaines lettres. Par exemple, lorsque Moïse a saisi cette parole de Dieu : “C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié” (Exode 33:19 BDS). Moïse l’a apparemment comprise/interprétée comme si Dieu ne voulait pas faire grâce à tous, ni avoir pitié de tous. Et Paul a continué de transmettre cette idée-là, dont l’idée tordue aussi que c’est Dieu qui endurcit lui-même les êtres humains (cf. Romains 9:18). Mais la vérité démontrée en Jésus-Christ c’est que notre Père céleste fait grâce à tous. Il fait grâce à ceux à qui les hommes ne font pas grâce et il a pitié de ceux dont les hommes n’ont aucune pitié. Voilà ce que signifiait Exode 33:19. La vérité qui est en Jésus-Christ, c’est que ce n’est pas Dieu qui endurcit les êtres humains, mais ce sont les êtres humains qui s’endurcissent par leur rejet de la grâce de Dieu envers ceux pour qui ils n’ont aucune pitié… On observe cela dans les évangiles avec ceux qui s’opposaient à Jésus. Et Dieu est le même de toute éternité que ce qu’il a démontré en Jésus-Christ. Ce sont les êtres humains qui se privent de la grâce de Dieu et le rejettent par de fausses manières de penser et de comprendre les choses, et qui en privent les autres de la même manière qu’ils s’en privent eux-mêmes. Ainsi, nombreux sont ceux qui n’accèdent pas à la grâce de Dieu, malgré Dieu. Ce n’est pas Lui qui les rejette. De nos jours aussi, certains enseignements sont donnés “au nom de Jésus-Christ” tout en étant contraires aux paroles prononcées par Jésus-Christ lui-même, alors que les paroles de Jésus se trouvent pourtant aujourd’hui dans les textes bibliques, plus précisément dans les quatre évangiles qui n’étaient pas encore par écrit au temps du vécu du livre des Actes ou des lettres. Tout cela est aujourd’hui pourtant dans un même recueil, et accessible à un grand nombre. Mais sans le discernement des écritures par la vérité qui est en Jésus-Christ, des erreurs importantes de compréhension continuent d’être véhiculées et ces erreurs apportent des contradictions dans le caractère même de Dieu. Jésus s’était exprimé aux Sadducéens qui ne croyaient pas en la résurrection: “Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu” (Matthieu 22:29 NEG79). Le terme traduit ici par comprendre est eido qui inclut le sens de voir et discerner. Il s’agit donc de discerner les Écritures de même que la puissance de Dieu.

Jésus-Christ a dit : “En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis” (Jean 10 :7 NEG79) et “Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent” (Matthieu 7 :13-14 NEG79). Jésus-Christ est la porte étroite par où entrer pour se nourrir de ce qui produit la vie. Il est la porte des brebis qui écoutent sa voix. Et Jésus est aussi le chemin resserré qui conduit dans la vérité tout entière par l’Esprit-Saint, il conduit dans la connaissance de notre Père céleste, qui mène à la vie, car il a dit ailleurs : “Je suis le chemin, la vérité et la vie… ” (Jean 14 :6) Jésus a encore dit : “Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres” (Jean 8 :31-32, 36 NEG79). Et Jésus parle ici d’être affranchi du péché, c’est-à-dire d’être délivré de ce mauvais état de l’esprit, nos fausses manières de penser.

Les brebis n’écoutent pas aveuglément tous ceux qui ont précédé Jésus et qu’il a qualifiés de kleptes [4]. Les brebis de Jésus ne suivent pas un troupeau, elles suivent le bon berger qui marche devant elles, et autour de Lui se forme un seul troupeau qui se trouve comme des brebis au milieu des loups (cf. Matthieu 10:16). Mais les brebis de ce troupeau doivent continuer à suivre Le Bon Berger. Elles le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivent pas la voix d’un étranger (voir Jean 10 :2-5). Mais combien sont ceux qui entrent concrètement par la porte étroite pour se nourrir dans l’intégralité des textes bibliques ? C’est-à-dire, combien sont ceux qui entrent par l’ensemble des paroles de Jésus-Christ contenus dans les quatre évangiles, pour approcher l’intégralité des textes bibliques ? Personnellement, durant des années je ne l’ai pas fait et le fruit en portait les syndromes : le fruit de l’Esprit était en souffrance, il y avait un gros mélange de bon et de mauvais fruit.

Il est écrit dans le livre des proverbes : Voici le début de la sagesse: acquiers la sagesse, procure-toi le discernement (biynah qui signifie compréhension, discernement) au prix de tout ce que tu possèdes” (Proverbes 4 :7 BDS). Paul a écrit aux Colossiens : “Je veux, en effet, que vous sachiez à quel point il est grand, le combat que je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui n’ont jamais vu mon visage. Je combats ainsi afin que, unis dans l’amour, ils soient encouragés dans leur cœur et qu’ils soient enrichis d’une pleine intelligence pour connaître (epignosis qui signifie connaissance précise et correcte) le mystère (musterion qui signifie chose cachée) de Dieu, aussi bien du Père que de Christ (le texte grec n’a aucune mention du Père ici, mais seulement “de Dieu, Christ”). C’est en lui (Jésus-Christ) que sont cachés (apokruphos qui signifie caché dans le sens de renfermé, contenu) tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (gnosis qui signifie connaissance générale dans le sens de compréhension). Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants (Colossiens 2 :1-4 SG21). En d’autres termes, tous les trésors de la sagesse véritable et de la compréhension des choses de Dieu qui sont cachées à nos yeux, c’est-à-dire pas visibles au premier abord parce que Dieu est Esprit, sont en Jésus-Christ. Jésus-Christ est la sagesse de Dieu. Jésus-Christ est la compréhension au sujet de Dieu. Et lorsqu’on regarde aux paroles et à la vie de Jésus-Christ, telles qu’on les trouve dans les quatre évangiles, on comprend alors à quel point ce que les êtres humains appellent “sagesse” est une folie aux yeux de Dieu, et on comprend pourquoi la sagesse de Dieu passe pour folie aux yeux des hommes (cf. 1 Corinthiens 1:20-25). Car l’amour et la grâce, tels que Jésus les a démontrés sont folies aux yeux des êtres humains. Jésus-Christ est la sagesse de Dieu et la connaissance de Dieu notre Père, tel qu’il est véritablement. Aujourd’hui encore, les forteresses qui nous tiennent liées sont bien souvent celles de nos faux raisonnements (cf. 2 Corinthiens 10:4-5), mais c’est en Jésus-Christ que ces forteresses s’écroulent, car en effet, nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité. C’est seulement pour la vérité que nous en avons” (2 Corinthiens 13:8 BDS).

Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, notre Seigneur.

[1] En s’adressant à ses disciples, Jésus a dit : “Gardez-vous, de ce levain : l’hypocrisie des pharisiens. Car tout ce qui se fait en secret sera dévoilé, et tout ce qui est caché finira par être connu. Ainsi, tout ce que vous aurez dit en secret sera entendu ouvertement en plein jour, et tout ce que vous aurez chuchoté dans le creux de l’oreille, derrière des portes bien closes, sera crié du haut des toits en terrasses.” Luc 12 :1b-3 BDS

[2] A noter: Matthieu et Jean (le fils de Zébédée) ont vu et entendu les paroles de Jésus, ils faisaient partie des douze. Luc, qui est aussi l’auteur du livre des actes, a été récolter le témoignage de gens qui ont entendu et/ou vu Jésus. Marc, quant à lui, serait probablement un disciple de Pierre, celui dont il est parlé dans le livre des Actes.

[3] Sous-entendu de la nourriture dont les brebis ont besoin.

[4] Voir Jean 10 :8-10. Kleptes signifie celui qui détourne. Le nom est transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain.

Bon arbre et mauvais arbre, discernement – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

loup-moutonSans l’enseignement que Jésus a apporté, dans ce monde les hommes livrés à eux-mêmes et à leurs propres raisonnements n’ont pas le discernement de ce qui est de Dieu (l’Esprit) et ce qui ne l’est pas. Car nul n’a jamais vu Dieu (l’Esprit), et ainsi nul ne l’a connu tel qu’il est véritablement. C’est une manière de penser faussée et modelée par l’adversaire, celui dont Jésus a dit qu’il est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8 :44), qui amène à rejeter la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet de Dieu (l’Esprit). A la lumière de Jésus-Christ, depuis Éden et tout au long de l’histoire de l’humanité, du moins pour la partie de l’histoire rapportée dans les textes bibliques, les êtres humains ont été en partie inspiré par des esprits contraires au Saint-Esprit qui était en Christ, et ils se sont inspirés les uns les autres avec des idées fausses concernant l’Esprit de Dieu, parce qu’ils n’avaient pas de discernement. Par exemple, on voit les hommes associer l’Esprit de l’Eternel au fait qu’un homme soit plein de force pour tuer mille de ses ennemis avec une mâchoire d’âne fraiche (voir Juges 15:14-15). Les hommes étaient convaincus que c’est de cette manière que Dieu agissait pour les délivrer de leurs ennemis. Mais de toute évidence, à la lumière de Jésus-Christ une telle action n’était pas inspirée par le même esprit que celui qui était en Jésus-Christ. C’est pour cela que, dans Matthieu 12, aux croyants qui manquaient de discernement et confondaient l’œuvre du Saint-Esprit avec celle de Béelzébul, Jésus enseigne : “Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaît l’arbre par le fruit” (Matthieu 12 :34 NEG79). L’arbre bon dont Jésus parle ici, c’est l’esprit par lequel il agit, c’est-à-dire le Saint-Esprit qui est l’esprit même de Dieu. Dieu est Esprit (cf. Jean 4:24). Dans la situation présente, Jésus venait de libérer un homme d’un démon et il dit à ces croyants manquant de discernement : “Si donc Satan se met à chasser Satan, son royaume est divisé contre lui-même. Comment alors ce royaume subsistera-t-il? D’ailleurs, si moi je chasse les démons par Béelzébul, qui donc donne à vos disciples le pouvoir de les chasser? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors, de toute évidence, le royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. Ou encore: Comment quelqu’un peut-il pénétrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses biens s’il n’a pas, tout d’abord, ligoté cet homme fort? C’est alors qu’il pillera sa maison. Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse” (Matthieu 12 :26-30 BDS). Jésus dit clairement que celui qui n’est pas avec lui est contre lui, et celui qui ne se joint pas à lui pour rassembler, celui-là disperse. Le terme traduit par disperser est skorpizo qui signifie ici éparpiller, aller dans toutes les directions. Celui qui essaie de rassembler les gens autour de Dieu sans tenir compte de la vérité qui est en Jésus-Christ provoque une dispersion, un éparpillement. Une telle tentative de rassembler les gens est contre Jésus-Christ. Jésus dit cela dans le contexte du discernement des esprits. Le manque de discernement de ce qui est de l’Esprit de Dieu (le Saint-Esprit) et de ce qui ne l’est pas disperse au lieu de rassembler. Ce phénomène de dispersion est observable tout au long de l’histoire du christianisme et de manière croissante. Aujourd’hui, il semble qu’il existe pas loin de 30’000 dénominations d’églises avec des différents théologiques plus ou moins importants, malgré le fait de se réclamer de Jésus-Christ. Et pourtant une grande partie se réfèrent à la Bible, c’est donc la lecture de la Bible qui diffère les uns des autres… Ainsi, il est possible d’être plein de zèle pour essayer de rassembler les gens autour de Dieu en se référant à la Bible, mais sans le discernement des esprits il se produit une dispersion malgré le zèle. Cette dispersion se produit soit par ignorance des paroles de Jésus qui révèlent la vérité au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit), soit par le rejet de ses paroles une fois entendues. En d’autres termes, une manière de penser différente de celle que Jésus a enseignée et démontrée à propos du Père céleste (l’Esprit) disperse, éparpille et s’oppose à lui par ignorance et par le manque de discernement qui en découle. Et parfois, cette dispersion est appelée à tort “diversité du corps de Christ”, dont certaines “diversités” considèrent même le fait de tuer des hommes, ou tuer ses ennemis, comme quelque chose d’inspiré par Dieu par le passé… malgré le fait que Jésus-Christ ait enseigné l’opposé.

Dans Matthieu 12, les disciples de ces hommes, ces hommes à qui Jésus s’adresse, sont ceux qui avaient reçu leur enseignement. Et ces hommes, bien qu’ils enseignaient les autres et en faisaient ainsi leurs disciples, n’avaient eux-mêmes pas de discernement. Jésus a enseigné que le Père ne juge pas (cf. Jean 5:22) et que le Fils non plus (cf. Jean 8:15), mais ces hommes ignoraient la vérité qui est en Jésus-Christ à propos de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (choses de l’Esprit). Ils n’avaient eux-mêmes pas été correctement enseignés jusque-là. Ils ne pouvaient donc pas l’enseigner à leurs propres disciples. C’est une raison pour laquelle Jésus leur dit que leurs disciples seront eux-mêmes leurs juges. Car ces disciples-là ont été enseignés par des enseignants ignorants la vérité qui est en Jésus-Christ, dont le fait que Dieu (l’Esprit) ne juge pas. Tout esprit contraire à l’Esprit-Saint juge (sépare) les personnes au lieu des idées. Les hommes livrés à eux-mêmes et non renouvelés par l’Esprit-Saint jugent (séparent) les personnes. C’est pourquoi Jésus a enseigné ailleurs : “Ne jugez pas, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez” (Matthieu 7 :1-2 LSG). Jésus parle de comment les hommes se traitent. Ce n’est pas Dieu qui juge (sépare) les personnes. Dieu est Esprit, il est l’Esprit-Saint. Conformément à l’enseignement de Jésus-Christ, ni le Père, ni le Fils ne jugent (séparent) les personnes. Ils sont dans une parfaite unité d’esprit, mais les hommes se jugent (séparent) les uns les autres à la mesure de leur propre jugement modelé par le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement. Les disciples de ces hommes, ces hommes à qui Jésus s’adresse, ne pouvaient être supérieurs à ceux qui les ont enseignés. Jésus a enseigné à ses propres disciples : “Le disciple n’est pas plus grand que celui qui l’enseigne, ni le serviteur supérieur à son maître. Il suffit au disciple d’être comme celui qui l’enseigne et au serviteur comme son maître. S’ils ont qualifié le maître de la maison de Béelzébul, que diront-ils de ceux qui font partie de cette maison?” (Matthieu 10 :24-25 BDS) Mais Jésus continue en disant à ses propres disciples : “Ne les craignez donc point, car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour, et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux (le terme est ho qui signifie ce qui) qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui (ho) qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne” (Matthieu 10 :26-28 NEG79). Une traduction du verset 28 plus proche du texte grec serait : “Ne craignez pas ce qui tue le corps et qui ne peut tuer l’âme, craignez plutôt ce qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne”. Certaines traductions ajoutent malheureusement une note ici qui va jusqu’à prétendre clairement dans ce verset que ce serait Dieu qui ferait lui-même périr l’âme et le corps dans la géhenne… Une telle idée est non seulement une mauvaise traduction, mais elle est une ignorance des paroles de Jésus et de la vie de Jésus qui ont révélé le Père, le Dieu invisible, l’Esprit-Saint, qui donne la vie et ressuscite les morts mais qui ne tue pas, ni l’âme ni le corps. Jésus en a fait la démonstration: il a lui-même ressuscité des morts et donné la vie, mais il n’a pas contribué activement à ce qui tue l’âme et le corps, car le Père (l’Esprit) ne le fait pas. C’est le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement. C’est rejeter l’Esprit-Saint (Dieu) et rejeter la vérité qui produit la mort. Le Père a la vie en lui-même (cf. Jean 5:26), mais pas la mort. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (cf. Jean 10:11). Et d’après une image utilisée par Jésus lui-même, si une brebis se perd le bon berger ne la tue pas et ne la laisse pas mourir, mais il laisse le troupeau pour aller la chercher (cf. Matthieu 18 :12-14). Il est nécessaire de comprendre que ce dont Jésus parle dans Matthieu 10 ci-dessus, c’est l’ignorance de la vérité, le manque de discernement entre l’œuvre de Dieu (l’Esprit) et l’œuvre du père du mensonge, c’est ce qui est meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8 :44). C’est cela, l’ignorance et le manque de discernement, qui peut faire périr l’âme et le corps. Sans ce discernement, les hommes suivent la pensée du père du mensonge et se conforment à un esprit mauvais qui produit la mort de l’âme et du corps. C’est pourquoi, Jésus dit à ses disciples de ne pas avoir peur des hommes [1] mais, en réalité, de toute manière de penser qui est contraire à la vérité que Jésus a révélée au sujet du Père céleste. Ce qui est contraire à la vérité produit la mort de l’âme et du corps.

La vérité est en Jésus-Christ, car l’esprit qui était en Jésus-Christ n’est autre que l’Esprit de Dieu lui-même, c’est-à-dire l’Esprit-Saint qui est l’Esprit de vérité. C’est cet Esprit qui est son Père, Dieu est Esprit. Jésus-Christ est la vérité (cf. Jean 14:6). Jésus a démontré que même en laissant des hommes tuer son corps – ils l’ont fait parce qu’ils étaient conduits par une fausse manière de penser et de comprendre les choses – son âme [2] ne pouvait pas être détruite pour autant, car son esprit était saint. L’esprit de Jésus était non seulement “saint” mais également “sain”, c’est-à-dire en “bon état”. Sa manière de penser était conforme au Saint-Esprit, conforme à la vérité, conforme à Dieu. Dieu est Esprit. Il n’y avait pas de mensonge en Jésus-Christ. Il n’y avait pas de confusion en lui entre ce qui est bien et ce qui est mal. Jésus-Christ avait un parfait discernement dans ce monde parce qu’il connaissait le Père. Ailleurs, Matthieu nous rapporte dans les textes bibliques que Jésus a dit à ses disciples : “Car le Fils de l’homme est venu sauver ce (le terme est ho qui signifie ce qui) qui était perdu” (Matthieu 18 :11 LSG). Jésus dit cela dans le contexte des scandales, c’est-à-dire de ce qui peut faire s’égarer de la vérité. Ce que Jésus, dans son humanité, est venu sauver dans ce monde et qui était perdu, c’est la vérité qui vient du Père céleste, c’est l’image de Dieu (l’Esprit), c’est la vérité à son sujet, c’est la manière de penser de l’Esprit-Saint, c’est ce à quoi ressemble le bon arbre et le bon fruit. Il s’agit de la vérité de ce qui caractérise l’Esprit-Saint et le différencie de tout esprit malsain. Jésus a dit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix (Jean 18 :37 NEG79). Jésus-Christ est venu dans le monde, en chair et en os, afin que les hommes entendent la vérité par sa bouche et voient la vérité par sa vie. Ceux qui s’en saisissent font l’expérience du salut, de l’amour et des caractéristiques que la vérité produit déjà dans ce monde. On trouve dans les textes bibliques que, déjà avant l’exil du peuple d’Israël (descendants de Jacob), Osée s’était exprimé en disant : “La vérité a disparu dans le pays, il n’y a plus d’amour on n’y connaît pas Dieu” (Osée 4 :1 BDS) et “Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance (da’ath qui signifie aussi discernement, compréhension)” (Osée 4 :6a NEG79). Plus tard, Ésaïe s’est aussi exprimé en disant : “La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. L’Éternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture” (Esaïe 59 :15 NEG79). Et de même, par la suite, Jérémie a aussi exprimé : “C’est ici la nation qui n’écoute pas la voix de l’Éternel, son Dieu, et qui ne veut pas recevoir instruction ; la vérité a disparu, elle s’est retirée de leur bouche” (Jérémie 7 :28 NEG79). Lorsque les hommes n’écoutent pas la voix de Dieu, ils partent dans des manières de penser et dans des manières de comprendre les choses qui sont contraires à l’Esprit-Saint (Dieu), contraire à la vérité. Lorsque la vérité a disparu parmi les hommes, ce qu’ils se transmettent les uns les autres ne peut plus être conforme à la vérité. Mais les écritures bibliques sont aujourd’hui témoins d’un certain nombre de paroles et d’une partie de la vie de Jésus-Christ qui est lui-même la vérité. Jésus-Christ est la voix de Dieu. Quiconque est de la vérité écoute sa voix. La grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (cf. Jean 1 :17). Malheureusement nombreux sont ceux qui n’écoutent pas la voix [3] de Jésus-Christ, même parmi les croyants qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur, et beaucoup rejettent certaines paroles de Jésus parce qu’elles s’opposent à l’enseignement qu’ils ont reçu de leurs pères ou des autres. Par exemple, nombreux sont ceux qui continuent d’enseigner que les œuvres de tuerie dans l’ancien testament étaient inspirées par l’Esprit de Dieu, ou d’enseigner que Dieu juge (sépare) les hommes, alors que Jésus-Christ a enseigné et démontré que le Père (l’Esprit) ne juge (sépare) pas les personnes et que l’idée de tuer n’est pas de Dieu…

bon-arbre-04Le mensonge est entré déjà en Éden, et par le mensonge l’image et les caractéristiques de Dieu (l’Esprit) ont été déformées dans la manière de penser de l’être humain au sujet de Dieu (l’Esprit). La problématique du blasphème contre Dieu (l’Esprit), qui consiste à porter des accusations graves et mensongères, des diffamations qui font perdre à Dieu (l’Esprit) sa réputation en lui imputant un fait qui porte atteinte à son honneur et à sa considération, a été introduite en Éden par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement. L’être humain a été créé homme et femme pour être à l’image de Dieu (cf. Genèse 1 :26-27). Mais lorsque l’image de Dieu (l’Esprit) qui est dans la pensée de l’être humain est déformée, c’est-à-dire que des caractéristiques qui sont attribuées à Dieu (l’Esprit) sont contraires à Jésus-Christ, alors l’être humain vit sur terre en se conformant à une image déformée de Dieu (l’Esprit). Cette image déformée est alors selon les caractéristiques auxquelles l’individu croit réellement, et la vie de l’individu en est le reflet. Chacun est son propre témoin. Chacun est un témoignage audible et visible des caractéristiques qu’il attribue à Dieu et habitent son subconscient. Jésus est le témoin de la vérité. Dieu (l’Esprit) a été manifesté en la personne de Jésus-Christ, en chair et en os, qui est venu être le témoin de la vérité qui était perdue. Il s’agit de la vérité au sujet de Dieu, la vérité au sujet des hommes et la vérité au sujet de l’adversaire de Dieu. Il suffit de révéler la vérité au sujet de Dieu lui-même (l’Esprit) pour que la vérité au sujet des hommes et au sujet de l’adversaire soit révélée. Ce sont là en partie les raisons de la venue de Jésus-Christ dans ce monde, en tant que fils de l’homme. Et son témoignage de la vérité au sujet de Dieu (l’Esprit) a mis en lumière la méconnaissance des hommes au sujet de Dieu (l’Esprit) et des choses de Dieu (l’Esprit), et la méconnaissance des hommes au sujet des hommes. Les hommes livrés à eux-mêmes dans ce monde ne connaissent pas Dieu. Ils ne connaissent pas l’Esprit-Saint tel qu’il est véritablement dans ce qui le caractérise. Ainsi, par le témoignage de la vérité qui est en Jésus-Christ, l’Esprit-Saint (Dieu) a aussi mis en lumière l’œuvre du père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement et qui a inspiré les hommes tout au long de l’histoire. Et le père du mensonge continue à le faire, même parmi les croyants confessant Jésus-Christ. Jésus-Christ a témoigné de la vérité et il a apporté la connaissance de Dieu (l’Esprit) qui permet le discernement pour ceux qui écoutent sa voix : la voix de Jésus-Christ. Il s’agit notamment d’écouter les paroles que Jésus-Christ a prononcées concernant le bon arbre et le mauvais arbre. Dans le texte de la Genèse (cf. Genèse 2:9), il est écrit qu’il y avait deux arbres au milieu du jardin : l’arbre de la vie qui est le bon arbre, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui est le mauvais arbre. Ce deuxième arbre était un mélange de bien et de mal, et c’est en se nourrissant à cet arbre-là, sans discernement du mensonge, que l’image de Dieu (l’image de l’Esprit) a été déformée dans la pensée des êtres humains. Et ainsi l’esprit des êtres humains s’est trouvé en mauvais état. Leur manière de penser a été tordue et leur âme et leur corps ont commencé à périr, et même l’idée de tuer les a rejoint… Le premier être humain à mourir a été tué par son propre frère. Le tout premier fils d’êtres humains a tué le second (cf. Genèse 4). Il y a là quelque chose à apprendre.

L’Esprit-Saint qui était en Jésus-Christ est l’arbre de vie, le bon arbre. Jésus est l’image visible du bon arbre et de son fruit qui est bon. Le discernement entre le bon arbre et le mauvais arbre est fondamental même pour discerner les choses transmises dès les premières pages de la Genèse. Car toutes ces choses ont été transmises par les hommes, après que le père du mensonge ait déjà agi dans ce monde. Ces choses de la Genèse ont été rapportées après que l’esprit des êtres humains se soit trouvé dans la confusion. Et l’esprit humain interprète ses propres circonstances sans forcément discerner entre l’œuvre de l’adversaire et l’œuvre de Dieu (l’Esprit), Dieu et son adversaire étant tout deux invisibles dans ce monde. On en voit que les œuvres et il faut les discerner à la lumière de la vérité qui est en Jésus-Christ. Le discernement est aussi nécessaire parfois pour discerner ce qui est rapporté comme “paroles de Jésus” dans les évangiles. Car chaque individu qui entend des choses dites ne les retransmet pas toujours mot pour mot, mais bien souvent ce qui est retransmis est déjà l’interprétation que l’auditeur en a faite, à travers sa propre manière de penser et sa propre manière de comprendre les choses (voir aussi Matthieu 15:16, 16:9). Et ni les disciples de Jésus, ni les rédacteurs des évangiles ne font exception à cela. La comparaison entre les évangiles, ou les lettres, met même cela en évidence (par ex. Marc 7:10 et Matthieu 15:4Matthieu 6:9-13 et Luc 11:2-4, Matthieu 13:13-15 et Marc 4:11-12, Matthieu 8:16-17…). Par ailleurs, il est important d’avoir conscience que Jésus ne s’est pas exprimé en Grec, pourtant les écrits originaux des évangiles (et tous ceux qui se trouvent dans le Nouveau Testament) sont essentiellement écrits en Grec (A noter: l’Évangile selon Matthieu aurait été à l’origine en Hébreux). Il y a donc déjà eu dans les écrits qui nous sont parvenus une interprétation de la langue de Jésus dans une autre langue, avec les limites que cette interprétation peut comporter. Et face au contenu de la Bible, c’est aussi intéressant de constater qu’avant Jésus les écrits bibliques étaient essentiellement hébraïques et que les écrits bibliques après Jésus sont essentiellement en Grec. De plus, Jésus n’a rien transmis lui-même de son enseignement par écrit… mais ce sont des autres qui ont mis les choses par écrit. C’est aussi pour ces raisons que le Saint-Esprit qui est donné joue un rôle fondamental pour être conduit dans la vérité et que nous avons besoin de son aide. Et la réalité de Dieu, c’est qu’il n’existe aucun individu quelle que soit sa langue à qui Dieu ne veuille pas se faire connaître tel qu’il est, car il désire que tous parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés.

Jésus laisse comprendre que le Saint-Esprit est le bon arbre qui produit un bon fruit. Un esprit démoniaque, ou un esprit humain inspiré par des esprits mauvais, est un mauvais arbre qui produit un mauvais fruit. Ce que Jésus met en lumière par ses paroles, c’est qu’il est nécessaire de discerner le bon arbre et le mauvais arbre. Le bon arbre est le Saint-Esprit (Dieu lui-même). Le mauvais arbre est tout esprit contraire au Saint-Esprit, qu’il s’agisse d’un démon ou d’un esprit humain inspiré par d’autres esprits humains contraires au Saint-Esprit. Sans discerner le bon arbre et un mauvais arbre, il y a un mélange que les hommes font inévitablement aussi entre leurs fruits respectifs. C’était la problématique soulevée par Jésus dans Matthieu 12 avec ces croyants manquant de discernement. Ils pensaient faussement que chasser un démon hors d’une personne pouvait être une activité démoniaque. C’était un manque de discernement de leur part. Jésus dit clairement que c’est au fruit qu’on connait de quel arbre il s’agit. Mais si le discernement n’est pas là, non seulement de bons fruits seront attribués faussement à des esprits mauvais comme ces hommes l’ont fait, mais aussi des mauvais fruits seront attribués faussement au Saint-Esprit. Et cela arrive par ignorance de la vérité que Jésus-Christ a révélée au sujet de Dieu (l’Esprit). C’est là ce que les paroles de Jésus nous amène à comprendre. Et ce discernement est fondamental déjà pour le présent et pour l’avenir dans ce monde où les esprits ne sont pas directement visibles.

Pour illustrer les choses, c’est comme si une personne qui n’a jamais vu ni un poirier ni un figuier mais en a seulement entendu parler et vu que les fruits, lorsqu’elle voit une figue s’imagine que cela vient d’un poirier, et lorsqu’elle voit une poire cette personne s’imagine qu’elle vient d’un figuier. Elle s’imagine cela parce qu’elle ne sait pas à quoi ressemblent les deux arbres puisqu’elle ne les a jamais vu. Le seul moyen pour cette personne de savoir à quel arbre correspond chacun des deux fruits, c’est de voir au moins une fois l’un des deux arbres avec son propre fruit attaché à l’arbre. C’est là ce que Dieu (l’Esprit) a fait en Jésus-Christ. Il a rendu témoignage à la vérité. Jésus a enseigné et démontré le fruit de l’Esprit-Saint, c’est-à-dire le fruit de l’Esprit de vérité qui était en lui. Dieu est Esprit. Et ce dont Jésus a rendu témoignage est très différent de tous les êtres humains qui ont précédé Jésus et qui se sont exprimés “au nom de l’Éternel” ou ont prétendu agir par “l’Esprit de l’Éternel”. Mais en Jésus-Christ, le bon arbre et son propre fruit ont été vus ensemble dans ce monde visible. Dieu est Esprit, mais il n’est pas le seul esprit qui inspire des pensées dans ce monde. C’est pourquoi ce discernement est tellement essentiel et le Saint-Esprit que le Père donne est nécessaire en parallèle du témoignage rendu par Jésus-Christ.

bon-arbre-05Les textes bibliques nous rapportent que Jésus a aussi dit : “Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre de bons fruits” (Matthieu 7 :18 BDS). Ainsi, le Saint-Esprit produit un bon fruit que tout esprit qui lui est contraire ne produit pas et ne peut pas produire. Mais, comme déjà mentionné, le manque de discernement des esprits amène aussi un manque de discernement entre un bon fruit et un mauvais fruit. On trouve dans les textes bibliques, cette parole d’Esaïe : “Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal…” (Esaïe 5 :20a NEG79). Le fait est que déjà au temps d’Esaïe des hommes appelaient bien ce qui est mal et appelaient mal ce qui est bien, et parfois ils le faisaient même au nom de l’Éternel, car il n’y avait pas de discernement entre le bon fruit et le mauvais fruit. Les hommes pensaient que tuer leurs ennemis était “bien”. Mais ce genre de confusion existe encore aujourd’hui, même parmi les croyants confessant pourtant Jésus-Christ. Par exemple, comme évoqué précédemment, on peut entendre certains parvenir à la conclusion, avec divers explications issues de la sagesse du monde, que tuer des êtres humains était une bonne chose dans l’ancien testament, et parfois même certains prétendent que c’est une bonne chose encore aujourd’hui, dans certains cas… Ce manque de discernement entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, entre le bon fruit et le mauvais fruit est une conséquence de la méconnaissance du bon arbre et du mauvais arbre. C’est Jésus qui a enseigné et démontré à quoi ressemble le bon fruit, et donc le bon arbre.

Les textes bibliques nous rapportent, par les écrits de Paul qui en avait aussi fait lui-même l’expérience, que le fruit de l’Esprit (l’Esprit-Saint) c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi (cf. Galates 5 :22). Il s’agit d’un seul et même fruit, qui comprend notamment ces caractéristiques citées. Ce fruit est lié à la connaissance de la vérité et donc au fait d’avoir une manière de penser conforme à la vérité, car il s’agit du fruit de l’Esprit de vérité. (Attention: on peut croire quelque chose qui appartient à la vérité et produit le fruit de l’Esprit de vérité, mais les explications par lesquels on en est venu à croire cette chose ne sont pas forcément conformes à la vérité. Si les explications par lesquelles on a cru quelque chose ne sont pas correctes, la conséquence sera un fruit de l’Esprit qui est absent dans des certaines circonstances). De plus, ce qui est caractéristique de l’amour dans ce fruit, dont Paul a également fait l’expérience, il écrit que l’amour est patient, il est plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice [4], mais il se réjouit de la vérité. La vérité se trouve en Jésus-Christ et par Jésus-Christ, elle se trouve à la lumière de son enseignement et de sa vie. L’amour pardonne tout, il fait confiance, il espère tout, il supporte tout.  L’amour ne périra jamais (voir 1 Corinthiens 13 :4-8), car Dieu (l’Esprit) est amour et l’amour vient de Dieu (cf. 1 Jean 4 :8). Dieu est Esprit et l’esprit ne meurt pas. Toutes ces caractéristiques sont conformes à ce que l’on peut constater dans les évangiles en regardant aux paroles et à la vie de Jésus. Ces caractéristiques correspondent au bon fruit. Ce sont là autant de caractéristiques que les textes bibliques nous donnent au sujet de ce qui est du fruit propre au bon arbre. Le bon arbre est le Saint-Esprit. Dieu est Esprit et il est Saint, dépourvu de toute forme de mal. Le Saint-Esprit était en Jésus-Christ et il n’y avait aucun mal en lui. C’est pourquoi Jésus a dit que le prince de ce monde, c’est-à-dire le diable, n’a rien en lui (cf. Jean 14 :30). Il n’y avait aucun mauvais arbre en Jésus-Christ. Ainsi, quelqu’un qui est conduit et modelé par un esprit conforme au même Esprit qui était en Jésus se retrouve avec le même fruit que cet Esprit produit. Il fera l’expérience de ces mêmes caractéristiques, le bon fruit que produit le bon arbre (voir Jean 14:12). En vérité, appeler “bien” quelque chose que Jésus-Christ a révélé comme “mal”, et appeler “mal” quelque chose qu’il a révélé comme “bien”, vient d’un manque de discernement des esprits et d’une mauvaise interprétation des choses. Ce manque de discernement des esprits contribue au maintien de l’absence de bons fruits et contribue à l’œuvre du mal en produisant de mauvais fruits. Par exemple, les hommes avaient enseigné le principe de la vengeance qui donne le mal pour le mal, œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie, et ils considéraient cela comme “bien” et l’appelaient même faussement “justice de Dieu”, mais Jésus a enseigné de ne pas rendre le mal pour le mal et il l’a démontré par sa vie (voir Exode 21:23, Matthieu 5:39). Les hommes avaient enseigné de haïr et de détruire nos ennemis, et ils considéraient cela “bien” et appelaient même faussement “justice de Dieu”, mais Jésus a enseigné d’aimer nos ennemis et de faire du bien à ceux qui nous persécutent… (voir Matthieu 5:43-48) et il l’a démontré par sa vie. Jésus est la justice de Dieu. Tout ce que le Père (l’Esprit) fait le Fils le fait également, et le Fils ne fait que ce qu’il voit faire au Père (cf. Jean 5:19). L’Esprit qui était en Jésus-Christ a enseigné et démontré un certain nombre de choses clairement opposées à ce que les hommes avaient enseigné jusque-là. La vérité est en Jésus-Christ.

Dans Matthieu 12, habité par tout ce qui est caractéristique de l’amour, Jésus continue en enseignant ces croyants qui manquaient de discernement. Et il leur enseigne : “L’homme qui est bon tire de bonnes choses du bon trésor qui est en lui; mais l’homme qui est mauvais tire de mauvaises choses du mauvais trésor qui est en lui. Or, je vous le déclare, au jour du jugement les hommes rendront compte de toute parole sans fondement (le terme est argos qui signifie sans travail, vain) qu’ils auront prononcée. En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné” (Matthieu 12 :35-37 BDS). Jésus laisse comprendre que si un homme est bon c’est parce qu’il y a un bon trésor qui est dans cet homme et duquel il tire de bonnes choses. C’est pourquoi, à un homme qui l’appelle “bon maître…”, Jésus dit : “Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon” (cf. Marc 10 :17-19). Car, en vérité, la bonté de Jésus fils de l’homme [5] lui vient de l’Esprit-Saint qui est en lui, et son propre esprit était en parfaite unité avec l’Esprit-Saint. L’Esprit-Saint est le bon trésor qui est en Jésus et duquel Jésus tire de bons fruits. Dieu (l’Esprit) seul est bon. Ainsi, seul ce qui est conforme à Dieu (l’Esprit) est bon et seul ce qui est bon est conforme à Dieu (l’Esprit). Mais c’est Jésus qui a apporté la connaissance de ce qui est bon. Comme déjà évoqué, les textes bibliques nous rapportent que Jésus a dit que Dieu est Esprit et il a clairement fait savoir que son Père c’est Dieu, Dieu c’est son Père (cf. Jean 20 :17, 6 :27). Son Père est l’Esprit et cet Esprit était dans le Fils que le Père (l’Esprit) a engendré. Ainsi le Père est bon et le Fils est bon, car ils ne sont qu’un, par une même manière de penser qui est conforme à l’amour. Ils sont parfaitement unis par le même Esprit. Il s’agit de l’Esprit saint, mais également l’Esprit sain, dans lequel il n’y a pas de mal et que Jésus a aussi appelé l’Esprit de vérité. Si un homme est mauvais, c’est parce qu’il y a un mauvais trésor qui est en lui et duquel il tire de mauvaises choses. Un homme qui a en lui un mauvais trésor ne peut pas en tirer de bonnes choses, s’il puise dans ce trésor-là. De même, un homme qui a en lui un bon trésor ne peut pas en tirer de mauvaises choses, s’il puise dans ce trésor-là. Avec ce que Jésus a dit, il nous faut percevoir qu’un homme qui est “bon et mauvais” est ainsi parce qu’il y a en lui un trésor qui est un mélange d’un bon trésor et d’un mauvais trésor, et qu’il en tire des choses sans discerner les deux trésors. Le bon trésor est un enseignement conforme à la vérité (l’Esprit) qui est en Jésus-Christ. Le bon trésor c’est une manière de penser et de comprendre les choses telle que Jésus l’a enseignée et démontrée. Il s’agit d’une manière de penser conforme à l’amour. Un mauvais trésor est un enseignement qui lui est contraire.

bon-arbre-06C’est issu des trésors qui sont en eux-mêmes, c’est-à-dire des enseignements qui les habitent, que les hommes parlent et que par leurs propres paroles ils seront déclarés justes ou condamnés au dernier jour (Jésus parle ici du dernier jour avant la disparition de la terre et des cieux tels que temporels et temporaires). Car aucun homme ne peut parler d’autre chose que ce qu’il sait réellement et l’habite personnellement. De plus, un homme qui parle de choses qu’il ne connaît pas réellement ne peut tromper qu’un autre homme ignorant de ces choses, mais il ne peut pas tromper un homme qui les connaît. Ainsi, un homme qui parle de Dieu (l’Esprit) en méconnaissant la vérité qui est en Jésus-Christ ne pourra tromper que des hommes qui ne connaissent pas la vérité qui est en Jésus-Christ à propos de Dieu (l’Esprit). Dans une discussion avec un pharisien, un chef des Juifs s’appelant Nicodème qui enseignait le peuple d’Israël mais ne savait pas grand-chose de l’esprit et de son importance pour entrer dans le royaume de Dieu (l’Esprit), Jésus lui a dit : “En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez (le terme est lambano qui signifie prendre, saisir, admettre, recevoir, obtenir) pas notre témoignage” (Jean 3 :11 NEG79). Le terme traduit ici par “voir” a aussi le sens de voir avec l’esprit, mais aussi le sens d’être devenu familier par l’expérience. Ainsi chaque individu est son propre témoin. C’est pourquoi Jésus-Christ est la vérité et il est venu rendre témoignage à la vérité. Jésus connaissait le Père tel qu’il est véritablement et personne ne pouvait tromper Jésus à propos du Père. Dieu est l’Esprit de vérité. Il n’y a pas de mensonge en Dieu. L’Esprit-Saint était en Jésus-Christ et son esprit qui donnait vie à son corps humain était conforme à l’Esprit-Saint, c’est pourquoi il est la vérité, à cause de l’esprit qui était en lui et de sa conformité à Dieu. Chaque individu ne peut devenir familier uniquement avec ce qu’il sait réellement et dont il a fait l’expérience. Nicodème n’avait pas fait l’expérience de ce dont Jésus lui parle à propos de l’esprit, dont le fait que les hommes ont besoin de “naître de nouveau”, c’est-à-dire de naître d’esprit (cf. Jean 3:3-5). C’est de leur esprit que les hommes ont besoin de “naître de nouveau”. L’esprit des hommes a besoin de renaître pour changer d’état d’esprit (voir Jean 6:63).

Ce qui sort d’un individu est ce qui l’habite, et ce qui l’habite est le résultat de ce qu’il sait réellement pour lui-même. Lorsque Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus, et lui dit: “Es-tu le roi des Juifs?” Jésus lui répondit: “Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi?” (Jean 18 :34 NEG79). Et à ses propres disciples, après avoir sondé auprès d’eux ce que les gens disaient de lui dans son humanité de fils de l’homme, Jésus leur demande : “Et vous, qui dites-vous que je suis?” (Matthieu 16 :15 NEG79). Car chacun a besoin de penser lui-même, et il y a un besoin de révélation qui vienne de Dieu lui-même, de l’Esprit-Saint, pour que son propre esprit se conforme à ce qui est bon avec une saine manière de penser. Mais la tendance humaine de ce monde (même parmi les croyants) est de suivre ce que les autres disent majoritairement, sans forcément s’intéresser par soi-même à la vérité et à connaître soi-même Dieu (l’Esprit) tel qu’il est véritablement. L’exemple est frappant avec Pilate, lorsque Jésus lui dit : “Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix” (cf. Jean 18 :37). Cette affirmation de Jésus est colossale. Pilate lui demande pourtant : “Qu’est-ce que la vérité?” Mais après avoir posé cette question, Pilate sortit (cf. Jean 18 :38) sans manifester aucun désir d’avoir la réponse à sa question, qui pourtant est probablement l’une des questions les plus importante de l’existence dans ce monde: qu’est-ce que la vérité? Dieu est la vérité parce qu’il est l’Esprit de vérité. Jésus-Christ est la vérité parce que c’est cet Esprit qui était son géniteur (Père) et c’est aussi cet Esprit qui “cohabitait” dans son corps humain (cf. Jean 3 :3-8) et modelait l’esprit de Jésus. Toute la manière de penser de Jésus était conforme à l’Esprit de vérité qui était en lui. Ainsi, ses paroles et toute sa vie étaient conformes à la vérité. Mais Jésus a été plus loin en disant: “Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces œuvres” (Jean 14:11 NEG79). En sachant que le Père c’est l’Esprit, Jésus a donc affirmé qu’il était dans l’Esprit et que l’Esprit était en lui, et ses œuvres en rendaient témoignage. Le bon fruit a été vu ensemble avec le bon arbre.

Les textes bibliques nous rapportent aussi que Jésus a encore dit : “Ecoutez, et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme” (Matthieu 15 :10-11 NEG79). “Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur (kardia qui signifie aussi l’intérieur), et c’est ce qui souille l’homme. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les faux témoignages, les calomnies” (Matthieu 15 :18-19 NEG79). C’est donc issu d’un mauvais trésor qui habite les hommes, c’est-à-dire qui habite leur cœur, que proviennent leur souillure. Les mauvaises manières de penser sont citées en premier dans la liste de ces souillures que Jésus mentionne. Il est donc fondamental de discerner quel est le bon trésor et quel est le mauvais trésor qui se trouvent dans les êtres humains et desquels ils s’expriment en paroles et en actes. Ces paroles et ces actes sont d’ailleurs directement liés à leur manière de penser et à leur manière de comprendre les choses au sujet de Dieu (l’Esprit). Et c’est indissociable, car toute parole et tout acte a premièrement été une manière de penser, consciente ou inconsciente, et nous sommes en grande partie conduit par notre subconscient duquel sont issus nos automatismes (cf. Romains 7:15, 12:2). Et de plus, c’est par les paroles que les êtres humains s’enseignent et parlent au sujet de Dieu (l’Esprit), indépendamment que leurs paroles soient orales ou écrites. C’est par les paroles que les êtres humains se transmettent leur manière de penser et leur manière de comprendre les choses qui sont aussi démontrées par leurs actes. Ces paroles vont être le trésor, bon ou mauvais, qui va habiter ceux qui écoutent ces paroles (orales ou écrites) et en font à leur tour leur propre manière de penser. Et c’est alors que cette manière de penser devient le trésor des auditeurs et duquel seront issues leurs propres paroles. Le fait est que s’il n’y a pas de discernement, c’est au fruit qu’on le voit… Notamment, les caractéristiques du fruit de l’Esprit de vérité, qui inclut les caractéristiques de l’amour, seront absentes ou en souffrances chez la personne.

Les caractéristiques du fruit de l’Esprit de vérité sont inébranlables et indépendantes des circonstances. Jésus dit que les “faux prophètes” viennent en vêtements de brebis, mais au-dedans ce sont des loups ravisseurs (Cf. Matthieu 7 :15). La réalité de ce qui habite le cœur des hommes est inévitablement mise en lumière et fait apparaître ce qu’il y a au-dedans, par exemple lorsqu’ils sont confrontés et se sentent menacés, d’une manière ou d’une autre, que ce soit dans leurs croyances, leur service pour Dieu, leur réputation, leur travail, leurs relations, leurs circonstances, tout ce qui est en lien avec ce qui nourrit leur identité et leur âme, consciemment ou inconsciemment. Et la présence ou l’absence du fruit de l’Esprit est particulièrement évidente dans ces moments de confrontation directe ou indirecte. Beaucoup de ceux qui étaient confrontés par la théologie de Jésus démontraient une absence du fruit de l’Esprit de vérité. Ils ne se préoccupaient guère de la vérité et restaient aveuglément enracinés dans certaines de leurs fausses croyances, bien qu’elles ne produisent pas de bons fruits… Jésus, quant à lui, a démontré les caractéristiques du fruit de l’Esprit même face à l’opposition, même dans les pires circonstances, même alors qu’il était cloué et suspendu à une croix en train de mourir, défiguré, meurtri et condamné à mort par les hommes à cause de leur manque de discernement des choses de Dieu (l’Esprit). C’est de ce manque de discernement que découlait leur manque de connaissance de Dieu (l’Esprit). Ce manque de discernement était ce qui les a poussés au rejet de l’Esprit-Saint qui était en Jésus-Christ, rejetant ainsi la vérité au sujet de Dieu qu’il a révélée. Ils rejetaient Dieu (l’Esprit) qui était en Jésus-Christ, car Dieu est Esprit et il était en Jésus-Christ. Mais cela était essentiellement parce qu’ils suivaient aveuglément la théologie de ceux qui les ont précédé mais qui n’avaient jamais vu Dieu, ni connu intimement Dieu. Ils vivaient dans un mélange des œuvres de Dieu et de celles de l’adversaire, sans discernement entre les deux. Il leur était difficile de changer leur manière de penser et leur manière de comprendre les choses au sujet de Dieu, en grande partie parce qu’ils ne cherchaient pas Dieu par eux-mêmes mais cherchaient à plaire aux hommes (cf. Jean 5:43-44). Ceux dont le cœur aspirait à Dieu sans chercher à plaire à la majorité des croyants qui les entouraient, ceux-là se trouvaient plus facilement à suivre Jésus. Toutefois lorsque la théologie de Jésus allait plus loin que ce qu’ils étaient prêts à croire, ou que le langage de Jésus allait plus loin que ce qu’ils arrivaient à comprendre avec leur manière de penser, alors certains de ceux-là cessaient malheureusement aussi de suivre Jésus (voir Jean 6:22-71), au lieu de chercher auprès de Jésus à comprendre ce qu’ils ne comprenaient pas dans sa théologie…

A suivre…

_

[1] Jésus lui-même n’a démontré aucune crainte des hommes, pas même de ses ennemis, ni même du diable.

[2] L’âme est le centre émotionnel et identitaire d’un individu. Lorsque l’esprit d’un individu est contraire à l’Esprit-Saint, l’individu est intérieurement détruit par le mal dirigé contre lui, le mal dirigé contre lui produisant aussi le mal en lui.

[3] Les paroles qu’il a prononcées.

[4] Conformément à la vérité qui est en Christ, l’injustice consiste à faire ce qui est mal, rendre le mal pour le mal en fait partie.

[5] C’est-à-dire Jésus dans son corps humain qui était visible et palpable.