Le doute: conséquence d’un coeur partagé

« Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu qui la lui donnera, car il donne à tous généreusement et sans faire de reproche. Il faut cependant qu’il la demande avec foi, sans douter, car celui qui doute ressemble aux vagues de la mer agitées et soulevées par le vent. Qu’un tel homme ne s’imagine pas obtenir quoi que ce soit du Seigneur. Son cœur est partagé, il est inconstant dans toutes ses entreprises » (Jacques 1:5-8 BDS). Jacques rappelle ici cette réalité de l’amour de Dieu qui donne à celui qui Lui demande:

Dieu donne à tous généreusement et sans faire de reproche!

La condition que Jacques relève dans ce passage pour recevoir quoi que ce soit que nous demandions à Dieu, c’est de demander sans douter. Jacques place ici la foi comme opposée au doute. C’est quelque chose que Jésus appuie aussi lorsqu’il dit à Pierre qui, ayant eu peur à cause du vent qui soufflait fort, avait commencé à s’enfoncer alors qu’il marchait sur l’eau: « Ta foi est bien faible! lui dit-il, pourquoi as-tu douté? » (Matthieu 14:31). Jacques donne d’ailleurs l’image des vagues agitées et soulevées par le vent pour qualifier celui qui doute, un peu comme un certain rappel de l’épisode de Pierre.

Entre 2 chaisesL’inconstance consiste à avoir des variations fréquentes dans ses opinions, ses sentiments, ses résolutions et, en particulier, à manquer de fidélité dans ses attachements. Aussi, Jacques lie l’inconstance à un cœur partagé. Et ce passage nous permet de savoir que:

le doute est la conséquence d’un cœur partagé!

En réalité, le cœur se trouve être partagé concernant Dieu, lorsque la connaissance de Dieu est insuffisante, incorrecte ou qu’il y a incrédulité face à la vérité que Christ a enseignée et démontrée. En vérité, le doute vient de l’ignorance des caractéristiques de l’amour de Dieu. Jean nous dit que « Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4:16b BDS). C’est une mauvaise connaissance de l’amour de Dieu qui engendre un cœur partagé. D’ailleurs, Jean décrit l’attachement aux choses du monde, par opposition aux choses de Dieu, comme une conséquence de ne pas être rempli de l’amour que Dieu a pour nous: « N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1 Jean 2:15 S21). Mais Jean, qui était rempli de l’amour du Père parce qu’il en faisait l’expérience par le moyen de la foi en Christ, s’exprime ainsi: « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu nous porte et nous y avons cru » (1 Jean 4:16a BDS) et « Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19 BDS).

La solution à un cœur partagé se trouve en s’approchant de Dieu et en regardant à Son amour, par la vérité que Christ a démontrée à propos du Père, par son enseignement et par toute sa vie, jusqu’à inclure sa mort et sa résurrection. C’est par la grâce de Dieu que Jésus-Christ a démontrée que les hommes en viennent à oser se tourner vers Dieu sans crainte (voir 1 Jean 4:18). Jacques souligne que la conséquence du fait de s’approcher de Dieu est qu’il s’approche de nous. Car l’amour propose, il ne s’impose pas. Dieu est amour. « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui avez le cœur partagé » (Jacques 4:8 BDS). (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce et L’amour fait grandir dans la foi). En vérité, c’est Dieu Lui-même qui purifie le cœur partagé (voir Philippiens 2:13), et il le fait au moyen de la foi dans la vérité qui est en Christ. Pierre, qui l’a expérimenté lui-même et qui l’a aussi observé chez ceux qui n’étaient pas Juifs, l’a exprimé en disant: « Entre eux et nous, il (Dieu) n’a fait aucune différence puisque c’est par la foi qu’il a purifié leur cœur » (Actes 15:9 BDS). Dieu ne fait pas de différence entre les hommes, et c’est par le moyen de la foi en Lui que Dieu purifie le cœur.

En ayant connaissance et en croyant à la vérité de la grâce de Dieu, telle que Christ l’a enseignée et démontrée par sa vie, le cœur se trouve transformé et devient entier pour Dieu, car en vérité son amour est irrésistible. Dieu est amour et l’amour ne fait aucun reproche à celui qui demande. L’amour ne repousse pas celui qui vient à Lui (voir Jean 6:37). L’amour donne à celui qui demande conformément à l’amour. Alors, immergé dans l’amour et le non rejet de la part de Dieu, le doute disparaît pour faire place à la foi et à l’amour que Dieu dépose dans nos cœurs. Paul, qui avait été un meurtrier avant que son cœur soit purifié par le moyen de la foi, a exprimé cette réalité de la confiance en Dieu, la foi, qui découlent de l’expérience de la grâce de Dieu : »Dans la surabondance de sa grâce, notre Seigneur a fait naître en moi la foi et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14 BDS).

L’Esprit donné en accueillant avec foi la Bonne Nouvelle

IMG_2430Tout au long de l’histoire biblique, nous voyons Dieu donner son Esprit à des hommes qui se sont tournés vers Lui et se retrouvaient alors à accomplir des choses extraordinaires, au-delà de leur propre capacité humaine. Dans Genèse 41, on voit le pharaon, qui pourtant ne marchait pas avec l’Éternel, faire le constat suivant face à Joseph: « Trouverions-nous un homme aussi compétent que celui-ci en qui habite l’Esprit de Dieu? » (Genèse 41:38 BDS). On voit Dieu donner son Esprit, à ceux qui sont tournés vers Lui et placent leur confiance en Lui. Et sa gloire est ainsi révélée par l’accomplissement de ses œuvres qui sont bonnes. Mais aucun des hommes qui ont précédé Jésus n’a accompli que les œuvres du Père qui sont bonnes, parce qu’ils ne l’avaient jamais vu. Par leur manière de penser, modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, même les hommes qui marchaient avec l’Éternel et qui avaient reçu son Esprit, accomplissaient aussi les œuvres du Malin qui sont contraires à l’amour. Les hommes étaient incapables de discerner entre l’Esprit de l’Éternel et d’autres esprits (voir Jean 8:48, 10:20, Marc 2:7, 14:64). Et ceci, parce qu’ils ne connaissaient pas le Père tel qu’il est véritablement (cf. Jean 16:2-3, Jean 17:6, 25-26). L’image de l’Éternel qui était ainsi transmise par les hommes du peuple de l’Éternel, inclus ceux qui avaient reçu l’Esprit de l’Éternel, était déformée et ne poussaient pas les hommes à se tourner vers l’Éternel (voir Jean 10:8-10). Au contraire, la tendance était de pousser les hommes loin de l’Éternel, ou de les maintenir tournés vers l’Éternel par un esprit religieux et une justice du mal pour le mal envers leurs ennemis, faussement prétendue justice de Dieu, par ignorance. Ainsi, toutes les actions des hommes prétendues au nom de l’Éternel ne sont pas toutes conformes à l’Esprit de l’Éternel (ex: 2 Rois 1:9-15, Luc 9:51-56).

Mais l’Éternel est venu Lui-même, en chair et en os en la personne de Jésus-Christ, montrer la vérité à son propre sujet. Il a ainsi démasqué les œuvres du Malin. Il a aussi montré sa volonté de donner Son Esprit à tous les hommes qui se tournent vers Lui, afin qu’ils puissent être délivré du mal qui est en eux. Cette délivrance se produit par la vérité qui est en Christ et dans laquelle son Esprit conduit. Ce salut est en Jésus-Christ. Et le don de l’Esprit de l’Éternel, le même qui était en Christ, est Celui par lequel il marque tous ceux qui appartiennent à Dieu. Les Écritures montrent Esaïe apercevoir déjà cette réalité que l’Éternel désirait : « Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu sur nous d’en haut, et alors le désert deviendra un verger, et le verger sera semblable à la forêt. Le droit habitera dans le désert, et la justice dans le verger. Le fruit de la justice (justice/droiture) sera la paix. L’effet de la justice (justice/droiture), ce sera la tranquillité et la sécurité à tout jamais. Mon peuple habitera un domaine de paix dans des demeures sûres, dans des maisons tranquilles. La forêt tombera, abattue par la grêle, et la cité tombera au plus bas. Bienheureux serez vous: vous sèmerez partout le long d’eaux abondantes et vous pourrez laisser les bœufs comme les ânes en liberté » (Esaïe 32:15-20 BDS). Jésus, par une démonstration de la vérité au sujet de l’Éternel, Dieu est amour et l’amour ne commet pas le mal, attire les hommes vers Dieu (cf. Jean 12:32, 14:6), pour qu’ils se tournent vers Lui et fassent appel à Lui afin que ceux-ci reçoivent son Esprit.

Esprit donnéDans le livre de Joël, on voit déjà ce désir de Dieu de déverser son Esprit sur tout le monde, lorsque Joël dit au nom de l’Éternel : « Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde: vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là… » (Joël 3 BDS).

Avant de s’en retourner vers le Père, Jésus a dit à ses disciples: « il vaut mieux pour vous que je m’en aille. En effet, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous. Mais si je m’en vais, alors je vous l’enverrai« . Jésus leur dit aussi : « Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière…« , « Il manifestera ma gloire…« , « le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit moi-même«  (Jean 16:7, 13, 14, 14:26 BDS). Ainsi, c’est Jésus qui envoie l’Esprit, mais Jésus et le Père ne font qu’un (cf. Jean 10:30). C’est cet Esprit qui manifeste la gloire de Dieu et qui conduit le disciple de Jésus dans la vérité tout entière, à travers les paroles que Jésus a prononcées. C’est cet Esprit dont le fruit produit est « l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité/foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates 5:22-23 BDS). Ce fruit, l’Esprit le produit en abondance, ce qui prouve ainsi que le croyant est réellement disciple de Jésus (cf. Jean 15:8), attaché aux paroles de Jésus (cf. Jean 8:31). C’est l’action de cet Esprit dans la vie du croyant qui est l’adoration véritable que Jésus annonce à la Samaritaine: « Crois-moi, lui dit Jésus, l’heure vient où il ne sera plus question de cette montagne ni de Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient du peuple juif. Mais l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père par l’Esprit et en vérité; car le Père recherche des hommes qui l’adorent ainsi. Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent par l’Esprit et en vérité » (Jean 4:21-24 BDS). Jésus laisse comprendre que ceux qui l’ont précédé n’étaient pas de vrais adorateurs. La véritable adoration n’est pas ce que pourrait produire l’homme par ses propres efforts. L’adoration ne consiste pas non plus en un culte rendu sur une montagne ou dans un temple de pierre, comme l’ont fait ceux qui ont précédé Jésus, mais il s’agit de ce que produit l’Esprit de Dieu dans la vie de l’homme qui place sa confiance en Dieu, et qui est attaché à la vérité que Christ a révélée. L’exemple parfait de l’adoration, par l’Esprit et en vérité, dont Jésus parle c’est: Sa propre vie.

Alors la question à se poser est la suivante: Comment Jésus donne-t-il son Esprit? Comment être rempli de l’Esprit de Dieu et voir son fruit grandir en nous?

Le désir d’être rempli de l’Esprit de Dieu et d’expérimenter la plénitude de la vie de Christ, avec toutes les bonnes caractéristiques que produit l’Esprit Saint, est en général présent chez de nombreux croyants. On peut entendre toutes sortes de prières qui vont dans le sens d’exprimer ce désir, avec parfois une recherche assidue à ce que l’Esprit Saint se manifeste, conscient de la nécessité de l’intervention de l’Esprit de Dieu. Mais bien souvent la sincérité de cette démarche semble insuffisante et infructueuse, et la réalité de l’Esprit de Dieu quelque peu aléatoire, un peu comme si l’Esprit Saint agissait au bon vouloir de Dieu et que sa volonté était fluctuante. Mais cette inconstance apparente de l’action de l’Esprit et de la volonté de Dieu n’est clairement pas ce que l’on observe dans la vie de Jésus, ni dans celle des apôtres et disciples de Jésus qui est décrite dans le livre des actes ou dans les lettres du Nouveau Testament. Dieu n’est pas inconstant.

Paul donne une réponse à la question: comment Dieu donne son Esprit? Il le fait dans sa lettre aux Galates. Ceux-ci avaient commencé en expérimentant la vie de l’Esprit, la grâce de Dieu à laquelle on accède au moyen de la foi. Mais ils avaient progressivement commencé à mélanger la grâce et la loi de Moïse, ne comptant plus alors uniquement sur la grâce de Dieu en Jésus-Christ par le moyen de la foi seule, mais comptant sur leur obéissance aux prescriptions de Moïse pour obtenir la faveur de Dieu et essayer de voir ainsi la sanctification se produire. Et ce mélange de la grâce avec les prescriptions de Moïse chez les Galates amène Paul à réagir sans compromis et de manière assez directe. En sorte qu’il n’évoque aucune louange au sujet des Galates dans l’introduction de sa lettre, contrairement à toutes ses lettres adressées aux autres églises. Car Paul sait que ce mélange de la grâce et des prescriptions de Moïse, basées sur les propres efforts, produit l’opposé de la sanctification. Ce mélange ramène à l’esclavage du péché et lui donne sa force (voir 1 Corinthiens 15:56). Paul leur dit dans sa lettre: « Manquez-vous à ce point d’intelligence? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection? » (Galates 3:3 BDS). Paul laisse ainsi comprendre que les prescriptions de Moïse, que les Galates avaient commencé à mélanger à l’Évangile, sont basées sur les propres ressources humaines. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle ces prescriptions de Moïse, autour du décalogue (dix commandements), étaient inefficaces et donnaient même de la force au péché. Ainsi, en comptant sur des moyens humains, il est impossible de parvenir à être semblable à Christ. C’est par l’Esprit de Dieu que l’on parvient à la perfection qui est en Christ.

Et voici la réponse donnée par Paul à comment Dieu donne son Esprit: « Voyons! Lorsque Dieu vous donne son Esprit et qu’il accomplit parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous obéissez à la Loi ou parce que vous accueillez avec foi la Bonne Nouvelle que vous avez entendue? » (Galates 3:5 BDS). La Bonne Nouvelle consistait dans le fait de la grâce de Dieu, à laquelle on accède par le moyen de la foi.

IMG_2518Paul sous-entend que ce n’est pas en réponse à l’obéissance à la Loi, aux standards de Dieu et à ses commandements, ni aux prescriptions de Moïse auxquels les Galates avaient commencé à se soumettre, que Dieu donne son Esprit et accomplit des miracles parmi les croyants. Ce n’est pas non plus sur une demande formulée de leur part pour être davantage rempli de l’Esprit. Non, Dieu donne son Esprit et accomplit des miracles parce qu’on accueille avec foi la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu ! Il est intéressant de prendre conscience que Paul s’adresse à des chrétiens, aux chrétiens de la Galatie, donc à des gens qui ont déjà entendu la Bonne Nouvelle et qui avaient reçu l’Esprit de Dieu, par lequel ils avaient commencés. Le verbe « accueillir » est conjugué ici dans un présent continu. Paul permet aussi de comprendre que:

C’est en accueillant continuellement avec foi la Bonne Nouvelle que Dieu donne son Esprit!

La Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu a été plus que démontrée en Jésus-Christ, durant toute sa vie, jusqu’à sa mort et sa résurrection. Et la grâce de Dieu a été démontrée depuis, dans la vie de ses disciples (voir Jean 8:31-32, Matthieu 24:25, Actes 11:26). C’est cette réalité de la grâce de Dieu, démontrée en Christ jusqu’à choisir de mourir (cf. Jean 10:18) en démontrant que Dieu ne retourne pas le mal pour le mal (cf. Luc 23:34, Matthieu 5:38-48), qui purifie de la fausse manière des hommes de penser (ce en quoi consiste le péché par définition). Cette purification se produit dans l’union avec le Christ, par un changement de la manière tout humaine de penser, pour l’aligner avec celle de Christ, afin de nous faire paraître saints, irréprochables et sans faute devant Dieu (cf. Colossiens 1:22). Cette réalité est à saisir personnellement par le moyen de la foi en Jésus-Christ, c’est-à-dire la foi dans ses paroles et dans ce qu’il a démontré par sa propre vie. Il s’agit de demeurer dans l’amour du Père céleste que Christ a démontré (cf. Jean 15:3-4, 9). C’est en accueillant avec foi (croire et agir en conséquence) la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, que l’Esprit de Dieu est donné à ceux qui croient. Mais c’est aussi en continuant d’accueillir avec foi cette Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, que le croyant est rempli de l’Esprit de Dieu, et que cet Esprit produit Son fruit en celui qui croit. C’est ce que l’auteur aux Hébreux souligne aussi, indirectement, en disant: « Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection » (Hébreux 12:2 BDS). Jésus ouvre le chemin de la pleine confiance en Dieu, et porte cette confiance à la perfection. C’est en gardant continuellement les yeux fixés sur la vérité qui est en Christ, la grâce de Dieu, que la perfection se produit en celui qui croit.

C’est en gardant les yeux fixés sur la vérité qui est en Christ, en nourrissant les pensées de la grâce de Dieu, de la vérité du pardon des péchés que Christ a enseignée et démontrée une fois pour toute, que la transformation se produit (cf. Romains 12:2), et que l’Esprit accomplit son œuvre dans le croyant (voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté). Et de la même manière, c’est aussi en accueillant continuellement avec foi la Bonne Nouvelle de la grâce, que Dieu accomplit des miracles parmi les croyants. Et aussi, que par les croyants eux-mêmes, agissant par la foi dans la grâce de Dieu, il accomplit des miracles pour démontrer au monde la grâce de Dieu, et les attirer ainsi à Lui par son amour (voir Jean 14:12).

C’est afin qu’ils soient remplis de l’Esprit de Dieu, que Paul a dit aux Philippiens: « Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange«  (Philippiens 4:8 BDS), et qu’il dit aussi aux Ephésiens: « laissez-vous constamment remplir par l’Esprit: ainsi vous vous encouragerez mutuellement par le chant de psaumes, d’hymnes et de cantiques inspirés par l’Esprit, vous louerez le Seigneur de tout votre cœur par vos chants et vos psaumes; à tout moment et pour toute chose, vous remercierez Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus-Christ«  (Ephésiens 5:18-20 BDS). Ainsi, c’est en nourrissant les pensées de tout ce qui est conforme à la grâce de Dieu et à la vérité, et par la reconnaissance exprimée à Dieu qui en découle, que le croyant est constamment rempli par l’Esprit. Mais il va de soi que si un croyant se nourrit de chants et de pensées qui ne sont pas conformes à la vérité que Christ a enseignée et démontrée, mais qui transmettent une image de Dieu qui est faussée, ces chants et ses pensées ne peuvent en aucun cas amener ce croyant à être rempli de l’Esprit de Dieu… Car l’Esprit de Dieu est l’Esprit de vérité, c’est Celui qui était en Christ, Christ est la vérité.

Toutefois, il peut être bon de préciser que le Saint-Esprit n’est pas retiré au croyant qui se nourrit de mauvaises pensées contraires à la vérité, car les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables (cf. Romains 11:29). Dieu ne reprend pas ce qu’il donne. Mais le croyant qui nourrit ses pensées de ce qui n’est pas conforme à la vérité qui est en Christ, ne pourra simplement pas être rempli de cet Esprit qu’il a reçu. Par ses mauvaises manières de penser, c’est de ce qui est contraire à l’amour dont il sera rempli (voir Romains 8:4-7, Galates 5:17-21). Un tel croyant sera donc conduit par une nature tout humaine qui est corrompue et non par l’Esprit de vérité qui produit une vie juste et sainte. Ainsi, le fruit qu’il porte ne pourra pas être le fruit de l’Esprit (voir Galates 5:22-23), malgré le fait que l’Esprit de Dieu habite en Lui (voir 1 Corinthiens 6:19). Car il est non seulement nécessaire que l’Esprit de Dieu soit en nous, il est aussi nécessaire de demeurer dans l’Esprit de vérité, la vérité de la grâce de Dieu. Jésus a dit à ceux qui avaient déjà été purifié grâce à l’enseignement qu’il leur a donné: « Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous: si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit«  (Jean 15:7 BDS). « Mais si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, vous l’obtiendrez«  (Jean 15:7 BDS).

 

La vérité: clé de l’obéissance & l’obéissance: test de la vérité

Test de la vérité 1La première lettre de Jean est remplie d’indications précieuses permettant notamment d’évaluer notre connaissance de Dieu et de Jésus. Le constat que cette lettre de Jean a le potentiel de révéler peut s’avérer difficile à entendre pour certaines personnes parce que Jean ne laisse pas de place à la prétention. Il est bon de savoir que cette lettre a été rédigée dans une période où il y avait déjà des hérésies (conceptions erronées en matière de foi) niant, par exemple, l’humanité de Jésus et l’existence du péché avec les actions qui en découlent. Aussi, pour tirer le meilleur de cette lettre, il est vital de l’approcher avec humilité, en étant honnête avec soi-même et, surtout, accompagné de la réalité du pardon que Christ a démontré, en sorte d’éviter tout sentiment de culpabilité qui endurcit le cœur (voir Péchés pardonnés à cause de son nom et Le cœur est affermi par la grâce). Ainsi, cette lettre avec son intention devient un joyau qui permet de déceler s’il y a des hérésies dans ce que l’on croit, et chercher alors à rétablir la vérité qui produit la sanctification et la délivrance du péché pour mener une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté).

Jean, comme un père avec un cœur rempli d’amour qui repose les bases de la non-condamnation en provenance de Dieu, s’exprime ainsi: « Mes petits enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2:1-2 NEG79). Le terme traduit ici par « victime expiatoire » est hilasmos qui en vérité a le sens d’apaisement, de moyen d’apaiser, c’est-à-dire le moyen de mettre fin à la violence d’un sentiment, d’une sensation pénible, à un trouble, à une agitation. Bien que Jésus ait fait l’expérience de la méchanceté des hommes, il n’est pas une « victime expiatoire » comme traduit ici, et Jésus l’a fait comprendre notamment lorsqu’il a dit: « En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18 BDS). Jésus n’a pas cherché à échapper à la mort bien qu’il en avait la possibilité (cf. Matthieu 26:52-54), mais il a démontré l’amour dans toutes ses caractéristiques, donnant sa propre vie jusqu’à la mort.  Et il a démontré qu’il est la résurrection et la vie (cf. Jean 11:25), en sorte que les hommes n’aient plus peur de la mort et soient habilités, par le moyen de la foi en Lui, à aimer leurs ennemis comme il l’a enseigné et démontré. Jésus est le moyen d’être apaisé en ce qui concerne le péché, parce qu’il a démontré que le Père ne tient pas compte des fautes, il n’est pas celui qui condamne, mais il sauve celui qui vient à Lui et fait appel à Lui. Jésus n’est pas le défenseur des hommes face au Père, mais il est le Défenseur de tous les hommes face à l’Accusateur. Jésus est le défenseur face à celui qui est le père du mensonge et le meurtrier dès le commencement, le diable qui a modelé la manière de penser des hommes (cf. Jean 8:44, Jean 5:45). Avec cette assurance devant Dieu donnée une fois pour toutes par Jésus-Christ, Jean enchaine avec ceci:

« Voici comment nous savons que nous connaissons le Christ: c’est parce que nous obéissons à ses commandementsSi quelqu’un dit: «Je le connais» sans obéir à ses commandements, c’est un menteur et la vérité n’est pas en lui » (1 Jean 2:3-4 BDS).

Test de la vérité 3Le terme « connaître » (en grec ginosko) utilisé ici implique aussi une notion de connaissance rapprochée, d’intimité. La vérité au sujet de Jésus et l’intimité avec lui, c’est-à-dire la communion avec lui, vont de pair. On ne peut pas connaître Jésus intimement sans connaître la vérité dont parle la Bible à son sujet, dont ses propres paroles qui nous sont rapportées dans les évangiles. Et on ne peut pas connaître la vérité au sujet de Jésus sans être uni à lui, les deux sont nécessaires. C’est d’ailleurs dans l’union avec Jésus, qui se produit par le moyen de la foi (cf. Ephésiens 3:12), que le voile est ôté sur les Écritures (cf. 2 Corinthiens 3:14). Il s’avère qu’une méconnaissance de la vérité est non seulement la cause d’une méconnaissance de Jésus, mais elle est surtout la conséquence de cette méconnaissance de Jésus, car Jésus est la vérité. On pourrait l’illustrer ainsi:

La vérité = Jésus = la vérité.

Paul dit aux Colossiens que « En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Colossiens 2:3 BDS). Ainsi, une méconnaissance de Dieu est à la fois la cause et la conséquence d’une méconnaissance de la vérité qui est en Christ. Christ est la porte qui ouvre la connaissance. Ceci découle du fait que Jésus est la vérité (cf. Jean 14:6).

On accède au Père par la vérité et on accède à la vérité par Jésus.

Pour revenir à ce qui est dit dans 1 Jean 2 ci-dessus, c’est que si quelqu’un connait le Christ, il va forcément obéir à ses commandements, c’est indissociable. L’obéissance aux commandements de Christ est une conséquence directe de la connaissance du Christ, ce n’est pas le résultat d’efforts humains… L’obéissance aux commandements nous permet précisément de savoir et d’avoir l’assurance que nous connaissons effectivement la vérité au sujet de Christ, et donc du Père tel que Christ l’a révélé. L’obéissance est la mesure de la connaissance de la vérité: Christ. Ce que Jean nous dit donc ici, c’est que prétendre connaître le Christ sans obéir à ses commandements révèle que la vérité n’est pas en celui qui n’y obéit pas… En d’autres termes, si l’obéissance aux commandements de Jésus n’est pas là, notamment l’obéissance à cette parole « Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres » (Jean 15:17 NEG79), c’est que ce qui est cru par le croyant n’est pas conforme à la vérité qui est en Christ. En vérité, il s’agit notamment de ce qui concerne la partie de la vérité qui délivre du péché et habilite à l’amour, et que Christ a révélé. En réalité, il s’agit de la partie fondamentale* et libératrice de l’esclavage du péché qui est ignorée, méconnue, ou parfois même rejetée à cause de la tradition.

C’est là une super indication que Jean nous donne pour savoir si ce que l’on croit concernant Dieu et nous-mêmes est effectivement la vérité, ou si l’on est dans de fausses interprétations de la Bible par ignorance des paroles de Christ, particulièrement en ce qui concerne le pardon des péchés. En conséquence, si quelqu’un n’arrive pas à obéir aux commandements, il ne faut pas continuer de s’efforcer d’essayer en prétendant connaitre Jésus, ceci donne vie au péché qui s’appuie précisément sur le commandement (cf. Romains 7:8). Ainsi avec ce que Jean nous dit, nous constatons que:

L’obéissance aux commandements de Jésus démontre si la vérité est en nous.

Il peut être bon de préciser qu’il s’agit d’aimer Dieu et d’aimer notre prochain comme Christ l’a fait lui-même. La réalité demeure que ce ne sont pas nos efforts qui produisent cette obéissance, mais connaître la vérité, c’est-à-dire le Christ. Alors, si l’obéissance aux commandements de Jésus, l’obéissance à l’amour, fait défaut, il faut premièrement ne pas prendre les choses personnellement, ni recevoir la culpabilité qui vient de l’accusateur qui est le père du mensonge. Mais il est nécessaire de vérifier ce que l’on croit en cherchant la vérité dans la Bible avec l’aide de l’Esprit-Saint. Et il s’agit principalement de connaître Jésus-Christ, c’est-à-dire ses paroles et ses actes qui nous enseignent la vérité et qui se trouvent dans les évangiles. Le rôle du Saint-Esprit a notamment pour but de conduire dans la vérité tout entière (cf. Jean 16:13), d’enseigner toutes choses et de rappeler les paroles que Jésus a prononcées (cf. Jean 14:26), car ce sont elles qui amènent à connaître la vérité qui délivre du péché (cf. Jean 8:31-36). Ainsi, en remplaçant les mensonges (ce que l’on croit mais qui est erroné) par la vérité qui est en Christ, l’obéissance aux commandements de Jésus se produit naturellement (par la nouvelle nature en Christ) pour celui qui est uni à lui par le moyen de la foi, et qui connait la vérité. Jean, qui connait bien cette vérité, dit d’ailleurs que les commandements ne sont pas pénibles (cf. 1 Jean 5:3), c’est une réalité dans l’union avec le Christ, et il va jusqu’à dire que:

« Celui qui prétend qu’il demeure en Christ doit aussi vivre comme le Christ lui-même a vécu » (1 Jean 2:6 BDS).

Jean ne laisse aucune place à la prétention pour ceux qui prétendent que leur enseignement est conforme à la vérité, notamment en ce qui concerne le pardon/effacement des péchés. C’est là un encouragement à mettre les « efforts » au bon endroit: chercher à connaître Dieu par la vérité qui est en Jésus-Christ, en recherchant la vérité qui les concerne et dont la Bible parle. Et lorsqu’on connait et croit la vérité, le Christ, l’obéissance que la connaissance de la vérité produit se passe alors naturellement, elle n’est pas pénible, elle déborde de l’amour qui est en Christ. C’est précisément là le meilleur test pour savoir si l’on connait réellement la vérité :

« Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour«  (1 Jean 4:8 BDS).

 

* voir Dossier: Le point sur le pardon des péchés, Dossier: Le point sur la repentance

La grâce c’est la vérité & la vérité c’est la grâce

Dans le premier chapitre de son Évangile, Jean écrit ceci: « Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père: plénitude de grâce et de vérité!  » (Jean 1:14 BDS). Dans ce passage, Jean définit la gloire qu’il a contemplé dans le Fils unique envoyé par le Père comme: plénitude de grâce et de vérité! Ce qui veut dire que:

La plénitude de la grâce et de la vérité est la gloire de Dieu.

Grace et vérité 1Jean exprime qu’il n’y a pas eu d’autres fils comme ce Fils envoyé par le Père, il est unique. Ce que Jean et d’autres ont pu contempler dans ce Fils, n’avait jamais été contemplé en aucun autre. Ainsi, en Jésus-Christ, la grâce et la vérité de Dieu se trouvent au plus haut degré de développement, dans toute leur force, leur intensité et c’est là ce qui qualifie la gloire de Dieu. Et Jean poursuit en disant: « Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre. En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1:16-17 BDS). La grâce de Dieu est surabondante et inépuisable, elle est à la mesure de l’amour de Dieu (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu).
_
Dans ce qu’il exprime ici, Jean place d’un côté la Loi donnée par Moïse, et de l’autre côté la grâce et la vérité. Ce qui est intéressant de relever c’est que la vérité est du côté de la grâce, faveur imméritée et « imméritable ». Les prescriptions données en marge du décalogue par l’intermédiaire de Moïse impliquaient un fonctionnement au mérite alors que la grâce est exactement l’opposé. Certaines prescriptions de Moïse excluaient la grâce et condamnaient à mort. La vérité est que la grâce est précisément ce qui démontre l’amour de Dieu, sa véritable nature et c’est Christ qui a rendu témoignage à la vérité. Personne d’autre ne l’a fait.
_

Avant le régime de la Loi introduit par Moïse, régime avec des prescriptions au mérite, on constate un Dieu invisible qui ne tenait pas compte des fautes de ceux qui avaient placé leur confiance en lui, ni de son peuple conduit par Moïse. On voit l’Éternel qui manifeste sa bienveillance, sa grâce envers eux (par exemple Genèse 12, Exode 16, Exode 17). Mais l’histoire semble subir comme un nouveau tournant à travers le ministère de Moïse qui, au service du décalogue gravé sur des pierres, a conduit à la mort, à ce qui s’oppose à l’amour (cf. 2 Corinthiens 3:7-9, Jean 5:45). Le ministère de Moïse fait apparaître l’Éternel comme ayant changé d’humeur, et comme celui qui demande la mort à cause de sa sainteté. Mais cette idée pervertit la définition de la sainteté qui est précisément l’absence de tout mal. L’Éternel semble avoir fait savoir à Moïse, à la fin de sa vie, qu’Aaron et lui, ont déshonoré la sainteté de Dieu aux yeux des Israélites (cf. Nombres 20:12-13). La sainteté de Dieu, l’absence du mal en Lui, a été pleinement démontrée en Jésus-Christ. Par ses paroles et ses actes, Jésus a mis en lumière qu’un certain nombre de décisions et paroles transmises par Moïse en marge du décalogue étaient une réponse issues d’une pensée tout humaine face à la dureté du cœur des hommes (cf. Matthieu 19:8Jean 5:45, 8:1-11). La Loi de Dieu gravée sur des pierres a démontré la perversité de la pensée tout humaine modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). La réaction de Moïse avec le décalogue a été la même que celle de beaucoup de croyants aujourd’hui qui se retrouvent avec ses mêmes loi de Dieu gravées dans leur cœur: ils se condamnent eux-mêmes et condamnent les autres par ces lois. Et cela parce qu’ils ne tiennent pas compte de la vérité qui est en Christ: Dieu ne tient pas compte des fautes et un changement de la manière de penser est nécessaire pour être rendu apte à vivre conformément à la loi de l’amour que Christ a démontrée. Il y a une perversion de la manière de penser des hommes que la loi de Moïse met en évidence. C’est ce dont Paul parle aux Romains en disant: « Est-il donc possible que ce qui est bon (le décalogue) soit devenu pour moi une cause de mort? Au contraire, c’est le péché (harmatia qui signifie faux état d’esprit) ! En effet, il m’a donné la mort en se servant de ce qui est bon pour manifester sa nature de péché et pour montrer son excessive perversité par le moyen du commandement » (Romains 7:13 BDS). « Car personne ne sera déclaré (rendu) juste devant lui parce qu’il aura accompli les œuvres demandées par la Loi. En effet, la Loi donne seulement la connaissance du péché » (Romains 3:20 BDS). Ce régime de la loi de Moïse, régime du mérite, n’a rien solutionné, au contraire. Et ce régime instauré par Moïse au service du décalogue que personne n’arrivait à satisfaire à cause du péché, ce faux état d’esprit de la pensée tout humaine, a duré jusqu’à la venue de Dieu Lui-même en la personne de Jésus-Christ. Christ en démontrant la vérité a mis fin à ce régime-là, une fois pour toutes. « Car le Christ a mis fin au régime de la Loi pour que tous ceux qui croient soient déclarés (rendus) justes » (Romains 10:4 BDS).

La vérité est du côté de la grâce, pas du côté de la loi de Moïse.

Grace et vérité 2C’est la grâce qui est la vérité parce que la loi de Moïse avec son régime au mérite ne reflète pas l’amour de Dieu, ni le fait qu’il soit juste. La loi de Moïse peut laisser croire à celui qui ne comprend pas l’intention de Dieu, que Dieu fonctionne au mérite. La Loi peut aussi laisser croire faussement que Dieu est injuste, parce que suite à la faute d’un seul, Adam, tous ont hérité d’une fausse manière de penser et de ses conséquences. Mais Dieu a toujours fait grâce, mais le seul moyen d’y accéder a toujours été celui de la foi. La vérité qui est en Christ c’est que tous ont la possibilité d’accéder à la grâce de Dieu (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). Dieu désire partager son amour. Il a créé l’homme par amour, pour l’amour et pour lui partager sa gloire: sa grâce (cf. Ephésiens 1:6). Son désir est de bénir l’homme, de lui déverser sa grâce, que le cœur de l’homme s’attache à Lui et soit le reflet de Son image, mais il ne peut pas le faire contre la volonté de l’homme, sans le choix de l’homme de mettre sa confiance en Lui et de penser comme Lui. Il ne peut pas le faire sans le moyen de la foi (voir aussi La foi qui plait à Dieu: croire en sa faveur imméritée).

Dans le texte original de Jean 1:17, le verbe utilisé pour la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ est un singulier. Pour être pleinement fidèle au sens, il faudrait traduire par la grâce et la vérité est venue par Jésus-Christ, ce qui donne une faute de français. Mais en réalité, la grâce et la vérité ne font qu’un! Si l’on touche à la grâce, on touche à la vérité, et de la même manière si l’on touche à la vérité, on touche à la grâce. La vérité c’est la grâce et la grâce c’est la vérité, et les deux sont venus en un Fils unique: Jésus-Christ, conformément à cette parole de l’Écriture: « L’amour et la vérité vont se rencontrer, et la justice et la paix se donneront l’accolade » (Psaumes 85:11 BDS).

Le cœur est affermi par la grâce

Coeur affermi 5« Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines qui sont étrangères à notre foi. Ce qui est bien, en effet, c’est que notre cœur soit affermi par la grâce divine et non par des règles relatives à des aliments. Ces règles n’ont jamais profité à ceux qui les suivent » (Hébreux 13:9 BDS), écrit l’auteur aux Hébreux. Il y a ici une incitation à ne pas se laisser entraîner par toutes sortes de principes ou de croyances qui ne prônent pas la foi, c’est-à-dire la confiance en Dieu lui-même au lieu de la confiance en nos propres efforts ou capacités à se discipliner. L’auteur souligne ici que:

C’est la grâce divine qui affermit le cœur !

C’est précisément la faveur de Dieu imméritée et « imméritable » qui affermit le cœur, qui le remplit et le comble (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu et L’amour fait grandir dans la foi). C’est la grâce à laquelle on accède par le moyen de la foi qui produit le changement du cœur de l’homme. Les doctrines qui promeuvent des règles et une grande discipline au lieu de la confiance en Dieu n’ont jamais profité à ceux qui les suivent, car:

Les règles n’ont aucun pouvoir de changement sur le cœur de l’homme!

Coeur affermi 6C’est ce que l’apôtre Paul souligne aussi à plusieurs reprises comme dans sa lettre aux Romains lorsqu’il dit « ce que la Loi était incapable de faire, parce que l’état de l’homme la rendait impuissante, Dieu l’a fait: il a envoyé son propre Fils avec une nature semblable à celle des hommes pécheurs et, pour régler le problème du péché, il a exécuté sur cet homme la sanction qu’encourt le péché » (Romains 8:3- BDS). Toutefois, il faut faire attention ici à l’idée de sanction venant du Père que Paul véhicule… Car Paul ne tient pas compte des paroles de Jésus au sujet du Père. Il n’avait pas connaissance des paroles de Jésus que l’on retrouve dans les évangiles…! Jésus a enseigné et démontré clairement que ce n’est pas le Père qui est celui qui sanctionne le péché, les hommes le font et leur fausse manière de penser les amène à faire le mal. Regarder à la croix comme à une punition du péché est à l’opposé de la vérité qui est en Christ au sujet du Père, et fait passer le Père céleste pour un meurtrier à la place du diable (cf. Jean 8:44). La Loi gravée sur des pierres (le décalogue), elle-même est sainte et le commandement est saint, juste et bon nous dit Paul (cf. Romains 7:12). Mais la Loi gravée sur des pierres et les commandements de Dieu qui s’y trouvent, ainsi que toutes règles qu’on pourrait y ajouter comme Moïse l’a fait, n’ont aucun pouvoir de changement sur le cœur de l’homme. Et cela est due à la mauvaise manière de penser et de comprendre les choses qui habite l’homme depuis la faute d’Adam. Ce qui délivre du péché et qui sauve l’homme de cet état d’incapacité à faire ce qui est bien, c’est précisément la faveur de Dieu, imméritée et « imméritable », qui est la manifestation de son amour inconditionnel. C’est cette révélation de qui est véritablement Dieu, sa grâce qu’il a démontrée par la vie et la mort de Christ, qui change la manière de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. C’est ce qui amène le cœur de l’homme à être transformé. Cette faveur imméritée, expression de son amour pour nous, Dieu l’a enseigné et démontré en Jésus-Christ. C’est ce que Paul résume en disant:

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies » (Ephésiens 2:8-9 BDS). « Dans la surabondance de sa grâce, notre Seigneur a fait naître en moi la foi et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14 BDS). Le cœur de Paul a été transformé par la grâce de Dieu dont il a fait l’expérience. Cette grâce a produit en lui la confiance en Dieu et l’amour dans l’union avec Jésus-Christ.

Dans la lettre que Jacques écrit, il dit ceci: « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui avez le cœur partagé » (Jacques 4:8 BDS). Il y a une séquence dans ce que Jacques dit ici, et cette séquence est de s’approcher de Dieu en premier lieu! La conséquence de s’approcher de lui est que Dieu s’approche de nous. Dieu ne rejettera jamais celui qui s’approche de lui et ce indépendamment de l’état de celui qui s’approche de Dieu. Christ a démontré qu’il ne rejette pas celui qui vient à Lui. Jacques ne dit pas qu’il faut d’abord nettoyer nos mains et purifier notre cœur partagé pour s’approcher de Dieu. Parce que la vérité est que c’est Dieu seul qui peut faire ce nettoyage et cette purification. Pour être plus précis, c’est la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet du Père et de son amour qui nous purifie. C’est par Son Esprit, l’Esprit de vérité, qu’il nous purifie de l’intérieur vers l’extérieur. C’est l’œuvre de Dieu Lui-même et il effectue cette transformation du cœur en nous faisant goûter à sa faveur imméritée et « imméritable » : sa grâce qui est l’expression de son amour inconditionnel.

C’est en goûtant à la grâce de Dieu que notre cœur cesse d’être partagé.

Coeur affermi 4David, qui pourtant vivait sous le régime de la loi de Moïse, c’est-à-dire le régime du mérite avec ses exigences et ses conséquences, avait déjà bien compris une partie du cœur de Dieu et la réalité de sa grâce lorsqu’il s’exprime ainsi: « Tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice. Tu m’as ouvert l’oreille, car tu n’as demandé ni holocaustes ni sacrifices pour expier le péché » (Psaume 40:7 BDS). David avait goûté à la bonté de Dieu : « Car c’est lui qui pardonne tous tes péchés, c’est lui qui te guérit de toute maladie, qui t’arrache à la tombe. C’est lui qui te couronne de tendresse et d’amour, et qui te comble de bonheur tout au long de ton existence; et ta jeunesse, comme l’aigle, prend un nouvel essor » (Psaume 103:3-5 BDS). Le psaume 67 le résume aussi merveilleusement dans les deux versets suivant:

« Que Dieu nous fasse grâce! Qu’il nous bénisse! Qu’il nous regarde avec bonté, afin que sur la terre on reconnaisse comment tu interviens, et que dans toutes les nations on voie comment tu sauves! » (Psaume 67:2-3 BDS)

Jésus lui-même, qui est la plénitude de la grâce de Dieu et qui en est la démonstration, affermit les cœurs en exprimant cette réalité de la grâce de Dieu pour celui qui place sa confiance dans le Père: « Oui, vraiment, je vous l’assure: celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné; il est déjà passé de la mort à la vie » (Jean 5:24 BDS).

La foi qui plait à Dieu: croire à sa faveur imméritée

Foi qui plait 4« Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante: Il y avait dans une ville un juge qui ne révérait pas Dieu et n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire: «Défends mon droit contre mon adversaire.» Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire: «J’ai beau ne pas révérer Dieu et ne pas me préoccuper des hommes, cette veuve m’ennuie; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.» Le Seigneur ajouta: Notez bien comment ce mauvais juge réagit. Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre? » (Luc 18:1-8 BDS).

Jésus utilise cette parabole pour dire que Dieu qui, contrairement au mauvais juge qu’il ne faut pas confondre avec Dieu, se préoccupe des hommes et a égard pour chacun à cause de son immense amour. Dieu défend le droit de ceux qu’il a choisis (tout ceux qui ont foi en Lui) et qui s’attendent à Lui constamment. Il dit même que Dieu le fait promptement! Et Jésus termine cette parabole en exprimant sa préoccupation quant à savoir s’il trouvera encore, à son retour, la foi sur terre… Pourquoi cette préoccupation de Jésus?

L’auteur aux Hébreux nous dit ceci: « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11:6a SG21).

Pourquoi est-ce impossible de plaire à Dieu sans la foi?

Parce que la foi est le seul moyen par lequel on accède à Dieu et aux réalités de Dieu qui sont l’expression de son amour, tel que Christ l’a démontré. Par le moyen de la foi, c’est-à-dire croire à ce que Dieu a dit et démontré en Christ, Dieu peut ainsi nous affranchir de toute notion de mérite, car croire est un choix accessible à tous (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). Les Écritures nous disent par exemple que:

  • C’est par la grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de nous c’est un don de Dieu (cf. Ephésiens 2:8)
  • C’est par la foi que nous sommes unis à Christ (cf. Ephésiens 3:12)
  • C’est par la foi que Christ vit dans notre cœur (cf. Ephésiens 3:17)
  • C’est par la foi que les hommes sont déclarés/rendus (dikaioo) justes (cf. Romains 3:28)
  • C’est en recevant la Bonne Nouvelle avec foi que nous recevons le Saint Esprit (cf. Galates 3:2, 14), c’est-à-dire l’Esprit de Dieu
  • C’est par la foi que nous sommes fils de Dieu (cf. Galates 3:26) et ainsi co-héritiers avec Christ (cf. Romains 8:17)

Ainsi, par le moyen de la foi, nous avons accès à toutes les réalités de Dieu qui sont en Christ.

Foi qui plait 5De la même manière que « par la foi, nous comprenons que l’univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu’ainsi le monde visible tire son origine de l’invisible » (Hébreux 11:3 BDS), c’est par le moyen de la foi, en croyant à ce que Dieu dit (sa Parole), que les réalités invisibles du royaume de Dieu deviennent visibles dans ce monde. C’est pour ces raisons que « La foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1 SG21).

C’est parce que toutes les choses célestes invisibles sont libérées par le moyen de la foi, que par la foi nous avons véritablement l’assurance des choses que l’on espère, et que ces réalités célestes invisibles deviennent une démonstration visibles de celles qu’on ne voit pas sans le moyen de la foi.

Alors quelle est la foi qui plaît à Dieu? C’est précisément la foi qui s’attend à la faveur imméritée et « imméritable » de Dieu. C’est donc la foi qui s’attend à l’expression de l’amour de Dieu démontrée une fois pour toute en Jésus-Christ. « Sans la foi, il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6 NEG79). L’auteur aux Hébreux laisse comprendre que ceux qui cherchent Dieu goûtent à Sa bonté, la condition c’est chercher Dieu Lui-même, et c’est Christ qui nous a montré le Père. Au retour de Jésus, la nécessité de la foi sera toujours une réalité, car : « En somme, trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour » (1 Corinthiens 13:13 BDS), car Dieu est amour. Ceux qui ont rejeté Jésus parce qu’ils ne croyaient pas en Lui n’ont pas goûté au salut qu’il a apporté, et au retour de Jésus il en sera de même. Ainsi, en résumé:

C’est la foi qui s’attend à la faveur imméritée de Dieu qui lui est agréable!

La foi: le moyen d’être placé sous l’autorité de Dieu

Dans sa lettre aux douze tribus dispersées du peuple de Dieu, Jacques dit: « Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7 – BDS).

Foi autorité 1Il y a une séquence dans ce que Jacques dit dans ce passage et qui commence par la soumission à Dieu. Le Larousse défini la soumission comme le fait de se mettre sous le pouvoir d’une autorité. Aussi, par définition,

Être soumis à Dieu c’est être placé sous le pouvoir de son autorité.

Le terme soumission est souvent mal perçu et/ou mal compris, et ce généralement lié à une utilisation abusive du pouvoir de l’autorité humaine. Mais lorsqu’on connait l’immensité de l’amour de Dieu, dont la vie de Christ en est l’expression parfaite, être sous son autorité est l’emplacement le plus sûr qu’il soit, c’est le garant du meilleur qu’il désire pour nous par amour. « Que dire de plus? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous? » (Romains 8:31 – BDS).

Sur le plan spirituel, il n’y a que deux autorités sous le pouvoir desquelles il est possible de se trouver: celle de Dieu ou celle contre lui. Jésus l’a exprimé ainsi: « Celui qui n’est pas avec moi, est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi pour rassembler, disperse » (Matthieu 12:30 – BDS).

Aussi la question est: Comment être soumis à Dieu, c’est-à-dire être sous le pouvoir de son autorité ?

Paul donne la réponse à cette question en s’adressant aux romains : « Car je leur rends ce témoignage: ils ont un zèle ardent pour Dieu, mais il leur manque le discernement. En méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes. Car le Christ a mis fin au régime de la Loi pour que tous ceux qui croient soient déclarés justes » (Romains 10:2-4 – BDS). Le moyen par lequel nous sommes déclarés justes est donné précédemment dans cette même lettre de Paul: « Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes » (Romains 3:22 -BDS). Ce n’est pas par nos propres moyens, c’est-à-dire par ce qu’on pourrait faire ou ne pas faire, que nous sommes déclarés et rendus justes par Dieu, mais par le moyen de la foi conforme à la parole de Jésus-Christ. Ceci qui veut dire que:

C’est le moyen de la foi pour ce qui touche à la justification qui nous place sous l’autorité de Dieu !

Foi autorité 2C’est en grande partie cet élément de la vérité qui permet de résister à l’ennemi de Dieu, l’Accusateur, qui lui va toujours essayer de pointer les fautes. Mais face à la foi en Jésus-Christ, par laquelle Dieu lui-même déclare le croyant juste indépendamment de ses actions, l’Accusateur ne peut plus rien faire et n’a plus aucune autorité sur le croyant. La résistance face à l’adversaire s’effectue avec la Parole de Dieu*. C’est la Parole de Dieu, saisie par le moyen de la foi (c’est-à-dire qu’il faut croire), qui s’oppose à celle de l’adversaire de Dieu. Le résultat est que l’adversaire se retrouve sans pouvoir et prend la fuite.

Romains 10:2-4 sous-entend qu’il est tout à fait possible d’être plein de zèle pour Dieu et toutefois ne pas être sous le pouvoir de l’autorité de Dieu. Cela arrive par méconnaissance du moyen par lequel Dieu déclare et nous rend juste, c’est-à-dire le moyen de la foi, et d’essayer d’obtenir cette justification/droiture par un autre moyen. C’est cela qui place le « croyant zélé sans discernement » sous le pouvoir de l’autorité de l’ennemi de Dieu (voir aussi Le drame du fonctionnement au mérite tout en étant sauvé et Comment la grâce tue le péché). C’est de cette manière, par ignorance de ce qui touche à la justice de Dieu, que les prescriptions de Moïse données en marge du décalogue ont amené la condamnation (cf. 2 Corinthiens 3:7).

Connaître la vérité que c’est par le moyen de la foi, sans chercher à être déclaré juste par nos propres moyens, qui nous place sous le pouvoir de l’autorité de Dieu est vitale parce c’est là une clé pour une vie de victoire où le dominateur de ce monde perd toute emprise, où ses attaques n’atteignent plus le croyant. C’est pourquoi Paul dit aux chrétiens d’Ephèse: « En toute circonstance, saisissez-vous de la foi comme d’un bouclier avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du diable » (Ephésiens 6:16 – BDS).

_

* il est intéressant de voir comment Jésus résiste aux tentatives de l’adversaire dans Luc 4:1-13 et/ou Matthieu 4:1-11, et de relever la manière de faire de l’adversaire, comme la remise en question de l’identité de Jésus en tant que Fils, ou l’utilisation de l’Écriture à l’encontre de la pensée de Dieu, etc. et au final l’adversaire s’en va, il est sans pouvoir face à la confiance en Dieu et à la connaissance de la vérité.

Péchés pardonnés à cause de son nom – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

« Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. 13 Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin* » (1 Jean 2:12-13 NEG79).

En s’adressant ainsi aux « enfants« , aux « pères » et aux « jeunes gens« , Jean n’est pas en train de parler en termes de catégories sur le plan humain, mais en termes de maturité sur le plan spirituel, c’est-à-dire de maturité dans la connaissance de Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ.

Réconcilié 4Jean nous dit que ce qui qualifie et démontre l’état spirituel de « jeunes gens« , c’est la victoire sur le diable, ou sur le mal selon la traduction. La victoire sur le diable, ou sur le mal, signifie qu’il n’a plus aucune emprise sur nous, qu’il est vaincu. En réalité, il n’est pas possible de devenir « jeunes gens« , c’est-à-dire d’avoir vaincu l’ennemi de Dieu, le mal, sans croire au fait que les péchés sont pardonnés uniquement à cause du nom de Celui qui est de toute éternité. Il a donné et envoyé son Fils avec le nom Yahshua (Jésus) qui signifie Yahweh (Dieu) sauve.

Dans l’Évangile selon Jean, il rapporte ces paroles de Jésus:

« Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur[1] ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché[2], (et concernant) la justice[3], et (concernant) le jugement[4]: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » (Jean 16:7-11 NEG79)

[1] Le terme original parakletos signifie convoqué, appelé aux côtés, appelé à l’aide, celui qui plaide la cause d’un autre.

[2] Le terme original hamartia signifie ce qui est mal, faux état d’esprit.

[3] Le terme original dikaiosune signifie l’état de celui qui est comme il doit être, qui vient de dikaios qui signifie droit, juste, vertueux.

[4] Le terme original krisis signifie séparation, sélection, jugement (décision donnée concernant toute chose).

Jésus dit à ses disciples que le rôle du Consolateur, c’est-à-dire du Saint-Esprit, est de convaincre le monde en ce qui concerne le péché, et ce précisément parce que le monde ne croit pas en Jésus-Christ. Le terme original pour convaincre est elegcho qui signifie réfuter, trouver une faute, corriger. Les faux raisonnements concernant le péché, c’est-à-dire le faux état d’esprit, notamment l’idée du pardon des péchés en réponse à une demande de pardon, provient de ne pas croire en ce que Jésus-Christ a fait connaître : Dieu sauve, Dieu pardonne, à cause de son nom[5]. Jésus-Christ est né et venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Lorsqu’on ne croit pas que c’est uniquement à cause des caractéristiques du seul vrai Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître, que nous sommes pardonnés, mais qu’on continue de croire que cela dépend de ce qu’on pourrait dire ou faire, on s’égare dans nos raisonnements. Il en résulte que la victoire sur le mal ne se produit pas. Le rôle du Saint-Esprit est précisément de réfuter et de corriger les faux raisonnements au sujet du péché. Il y a une nécessité de rétablir la vérité entre ce qui appartient au bien et ce qui appartient au mal, et de ne pas confondre les deux. Et la vérité qui est en Jésus-Christ, c’est que rendre le mal pour le mal appartient au mal. Autrement dit, ne pas pardonner appartient au mal. Et celui qui ne vit pas dans le pardon des péchés, tel que Jésus-Christ l’a enseigné et démontré, n’arrivera pas à vivre dans le pardon des péchés des autres envers lui.

[5] « C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés. » – Esaïe 43 :25 NEG79, « De loin l’Éternel se montre à moi: Je t’aime d’un amour éternel; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » – Jérémie 31 :3 NEG79

C’est important de constater que le nom donné par Jésus-Christ au Saint-Esprit est parakletos qui signifie convoqué, appelé aux côtés, appelé à l’aide, celui qui plaide la cause d’un autre.

Marcher-dans-la-lumière1Une raison pour laquelle la victoire sur le mal ne se produit pas chez de nombreux croyants vient notamment de continuer de croire que le pardon de Dieu pour une faute commise est là seulement si nous lui avons demandé pardon pour cette faute. Cette méconnaissance, cet égarement au sujet du pardon de Dieu, garde généralement l’individu sous la culpabilité et le maintien sous la condamnation parce qu’il croit, injustement, qu’il n’est pas pardonné tant qu’il n’a pas demandé pardon à Dieu pour la faute commise. Alors cela peut l’amener à prendre du temps, voir des jours avant de s’adresser à Dieu, à cause du poids de la faute, de la honte et de la culpabilité qui s’y rattachent. Avec cette croyance dans ce qui est un mensonge, l’adversaire de Dieu, l’Accusateur, possède une autorité sur l’individu et le maintien captif du mal et sous son emprise. L’individu aura tendance à rester focalisé sur le péché et dans un cycle interminable de demande de pardon sans une libération durable de l’esclavage du péché.

Mais l’encouragement est une fois de plus important, conséquent et libérateur, parce que la vérité demeure :

Vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom: Dieu sauve !

Jésus-Christ a annoncé, enseigné et démontré le pardon des péchés. Car la vérité c’est que Dieu est amour et l’amour pardonne. Il ne tient pas compte des fautes. Lorsque Dieu a donné et envoyé son Fils parmi les hommes, celui-ci est venu avec le nom : Dieu sauve (Yahshua). C’est précisément le pardon des péchés, avec toute la faveur de Dieu, imméritée et « imméritable », totalement liée à la nature de Dieu, telle que Jésus-Christ a démontré une fois pour toutes, qui permet la libération de l’esclavage du péché. C’est ce que Paul a aussi expérimenté, et qui l’a amené à dire aux Romains : « Car le péché ne sera plus votre maître puisque vous n’êtes plus sous le régime de la loi (régime du mérite) mais sous celui de la grâce » (Romains 6:14 BDS). Sous le régime de la grâce, l’adversaire de Dieu n’a plus la possibilité de maintenir l’accusation envers celui qui vit sous ce régime pour lui-même, et pour les autres.
_
« En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation » (2 Corinthiens 5:19 BDS). Aucune faute n’éloigne Dieu des hommes, Jésus-Christ l’a démontré en se tenant en compagnie des pécheurs les plus dévalorisés par les religieux. Ce sont les hommes qui ont tendance à se tenir à distance de Dieu à cause de leurs fautes, lorsqu’ils ne croient pas au pardon de celles-ci. Mais Dieu a démontré en Jésus-Christ, jusqu’à la mort à la croix, qu’il ne tient pas compte de leurs fautes. C’est cette démonstration de l’amour et de la grâce de Dieu qui nous amène à être réconciliés avec Lui. Car l’image que nous avions de Dieu, qui nous était présenté comme celui qui juge et qui condamne les hommes, nous éloignait de Lui. La Bonne Nouvelle en Jésus-Christ dépasse de loin la sagesse tout humaine et sa manière de penser à l’encontre de Dieu. Mais cette nouvelle n’est bonne que pour celui qui croit véritablement en Jésus-Christ et à ce qu’il a fait : enseigné et démontré que Dieu est amour et que l’amour ne tient pas compte des fautes, mais que les hommes sont jugés et condamnés par leurs fausses manières de penser et d’agir…
_
_
* Autre traduction: le mal
_

Péchés pardonnés à cause de son nom – 1ère Partie

PardonnésDes douze apôtres, Jean est probablement celui qui avait la plus profonde conscience de l’amour de Jésus (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). Cette conscience de l’amour de Dieu, qui vient d’une connaissance approfondie de l’amour de Jésus-Christ, conduit à une compréhension du pardon de Dieu à la mesure de son amour.

Dans la première lettre de Jean, il s’adresse soudainement aux enfants, aux pères et aux jeunes gens, et il commence par les enfants: « Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père » (1 Jean 2:12-13 NEG79).

En s’adressant ainsi aux « enfants« , aux « pères » et aux « jeunes gens« , Jean n’est pas en train de parler en termes de catégories sur le plan humain, mais en termes de maturité sur le plan spirituel, c’est-à-dire dans la connaissance de Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Ces termes s’adressent à ceux qui se sont tournés vers Dieu par Jésus-Christ. Et ce qu’il écrit à ceux qui sont au stade « enfants« , c’est que:

Les péchés sont pardonnés à cause de son nom.

La lettre de Jean ne rajoute rien ici concernant le pardon des péchés, aucune condition particulière, aucune chose à faire. La réalité de cette vérité c’est que l’être humain n’a absolument aucune part « à faire » dans le pardon que Dieu donne. Les péchés ne sont pas pardonnés à cause de ce que l’être humain pourrait faire ou ne pas faire, mais uniquement à cause du nom de Celui qui est de toute éternité. Le terme traduit par nom est onoma. Il s’agit des noms propres à chacun utilisés pour tout ce qu’il recouvre, tout ce qui est pensé ou ressenti quand il est amené à l’esprit par sa mention, en entendant ce nom, en s’en rappelant, tant par le rang, l’autorité, les actions etc. Lorsque Celui qui est de toute éternité a donné et envoyé son Fils, celui-ci est venu avec le nom Yahshua (Jésus) qui signifie Yahweh (Dieu) sauve. Jésus-Christ est celui qui a fait connaître le nom du Père, aux hommes qu’il a choisi du milieu du monde (cf. Jean 17:6) et il a dit au Père: « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17:26 NEG79). Jésus-Christ a démontré que Dieu sauve, Dieu pardonne. C’est lui qui a fait connaître les caractéristiques de son Père, le seul vrai Dieu, celui que personne n’a jamais vu (cf. Jean 1:18, 1 Jean 4:12). Jésus-Christ a démontré d’autres caractéristiques de Dieu que ce qui venait à l’esprit avant lui lorsque le nom de Dieu était mentionné. Dieu sauve, Dieu pardonne. Et la réalité de ce pardon est qu’il est pour tout être humain. Mais ce pardon, sans aucune intervention de l’homme, devient véritablement effectif avec ses conséquences, uniquement par le moyen de la foi. Il est nécessaire de croire que Dieu pardonne et de s’en saisir par la foi, pour en voir le fruit.

Croire n’est pas une part à faire parce que c’est un choix.

Toute notion de mérite dans ce choix reste exclue. Le pardon et ses conséquences ne sont pas effectifs parce qu’on aurait fait une demande de pardon à Dieu, mais parce qu’on croit que nous sommes pardonnés à cause de son nom. Et le chemin de la droiture/justification passe par croire le Fils, Jésus-Christ, lorsqu’il dit à cause du nom de son Père : « tes péchés sont pardonnés« . C’est là la réalité immense de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, l’expression de l’amour que Jésus-Christ a démontré. Dans ce sens, c’est intéressant de relever que lorsque Jésus dit au paralytique « tes péchés sont pardonnés » (Luc 5:17-26 ; Matthieu 9:2-8 ; Marc 2:1-12), ou à la femme adultère qu’il ne la condamne pas (Jean 8:1-11), il n’est relaté aucune demande de pardon de leur part, aucune chose qu’ils auraient faites pour mériter le pardon, l’effacement de leurs fautes, que Jésus le leur annonce. Jésus-Christ annonce et démontre simplement le pardon, tel que le fait et le vit l’homme à l’image de Dieu.

Dans la première lettre de Jean, il laisse comprendre que ce qui qualifie un croyant d’enfant spirituellement, c’est donc d’avoir encore des doutes sur le fait que les péchés sont pardonnés. Il ajoute même « Je vous le confirme, enfants: vous connaissez le Père… » (1 Jean 2:14 BDS). Cette connaissance du pardon de Dieu, dans toute son ampleur, sans intervention de l’homme autre que le moyen de la foi, démontre la connaissance du Père tel qu’il est véritablement, dans son amour dont la grâce en est l’expression. Et cette connaissance au sujet du pardon, saisi par le moyen de la foi, est la fondation nécessaire sans laquelle la croissance spirituelle vers l’état de « jeunes gens« , puis vers celui de « pères« , ne peut pas se produire.

A suivre

La confiance en Dieu: clé de toute joie et de la paix divine

ConfianceA l’approche de la fin de sa lettre aux Romains, Paul exprime ceci:

« Que Dieu, qui est l’auteur de l’espérance, vous comble de toute joie et de sa paix par votre confiance en lui. Ainsi votre cœur débordera d’espérance par la puissance du Saint-Esprit » (Romains 15:13 BDS).

Il y a toujours beaucoup de substance dans ce que Paul exprime. Ici, il rappelle que Dieu est l’auteur de l’espérance. L’espérance est ce sentiment de confiance en l’avenir, qui porte à attendre avec confiance la réalisation de ce qu’on désire. De nos jours, dans l’utilisation courante du terme « espérance », la tendance est d’entendre ce terme comme empreint d’incertitude, et non de confiance, mais ce n’est pas là la définition du mot. Ce qui permet de nourrir l’espérance, dans sa véritable définition, est notamment la garantie de l’amour inconditionnel de Dieu démontrée en Jésus-Christ (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). Et Paul dit d’ailleurs ceci au chapitre 8 : « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » (Romains 8:32 NEG79). Dieu désire effectivement tout nous donner avec son Fils, Jésus-Christ, qui a démontré par sa vie à quoi ressemble ce que Dieu donne. Toutefois, il faut faire attention ici avec cette pensée exprimée par Paul disant « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous…« . Cette affirmation, en faisant passer le Père pour un complice de meurtre, fait apparaître des caractéristiques au sujet du Père qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ. Jésus a été très clair en disant: « En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18 BDS). « Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. » (Jean 10:10 BDS)

Après le rappel que Dieu est l’auteur de l’espérance, Paul insinue ceci:

C’est par la confiance en Lui, que Dieu nous comble de toute joie et de sa paix.

La confiance en Lui est ce qui donne accès à la grâce de Dieu, faveur imméritée et « imméritable ». En réalité, placer sa confiance en Dieu c’est croire à sa bonté et à sa fidélité. Aussi:

Faire confiance à Dieu, c’est croire à son intégrité.

Confiance 2Ne pas lui faire confiance c’est la remettre en doute. Mais l’amour n’est pas susceptible, ni irritable, et Dieu est amour. Et il nous est dit par Paul que Dieu comble de toute joie et de sa paix celui qui a confiance en Lui. Faire confiance à Dieu est un choix délibéré, sans aucune notion de mérite. Ainsi, l’amour inconditionnel de Dieu peut s’exprimer par sa grâce, sans mérite, en réponse à la confiance en Lui (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). C’est là un encouragement de plus puisque toute joie et la paix de Dieu ne sont pas le résultat de ce que nous pouvons produire par nous-mêmes. Et ainsi, rempli de toute joie et de la paix divine, notre cœur déborde réellement d’espérance, de confiance en l’avenir, par la puissance du Saint-Esprit. Dieu est Esprit.

Le Fils, Jésus-Christ, est celui qui a fait connaître le Père, le seul vrai Dieu. C’est par la confiance dans le Fils au sujet du Père que nous parvenons à la confiance dans le Père. C’est pourquoi, Pierre, qui en a aussi fait l’expérience, confirme cette réalité d’une joie glorieuse que procure la confiance dans le Fils, lorsqu’il dit : « Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez; mais en plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car vous obtenez votre salut qui est le but de votre foi. » (1 Pierre 1:8-9 BDS).