Péchés pardonnés à cause de son nom – 1ère Partie

PardonnésDes douze apôtres, Jean est probablement celui qui avait la plus profonde conscience de l’amour de Jésus (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). Cette conscience de l’amour de Dieu, qui vient d’une connaissance approfondie de l’amour de Jésus-Christ, conduit à une compréhension du pardon de Dieu à la mesure de son amour.

Dans la première lettre de Jean, il s’adresse soudainement aux enfants, aux pères et aux jeunes gens, et il commence par les enfants: « Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père » (1 Jean 2:12-13 NEG79).

En s’adressant ainsi aux « enfants« , aux « pères » et aux « jeunes gens« , Jean n’est pas en train de parler en termes de catégories sur le plan humain, mais en termes de maturité sur le plan spirituel, c’est-à-dire dans la connaissance de Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Ces termes s’adressent à ceux qui se sont tournés vers Dieu par Jésus-Christ. Et ce qu’il écrit à ceux qui sont au stade « enfants« , c’est que:

Les péchés sont pardonnés à cause de son nom.

La lettre de Jean ne rajoute rien ici concernant le pardon des péchés, aucune condition particulière, aucune chose à faire. La réalité de cette vérité c’est que l’être humain n’a absolument aucune part « à faire » dans le pardon que Dieu donne. Les péchés ne sont pas pardonnés à cause de ce que l’être humain pourrait faire ou ne pas faire, mais uniquement à cause du nom de Celui qui est de toute éternité. Le terme traduit par nom est onoma. Il s’agit des noms propres à chacun utilisés pour tout ce qu’il recouvre, tout ce qui est pensé ou ressenti quand il est amené à l’esprit par sa mention, en entendant ce nom, en s’en rappelant, tant par le rang, l’autorité, les actions etc. Lorsque Celui qui est de toute éternité a donné et envoyé son Fils, celui-ci est venu avec le nom Yahshua (Jésus) qui signifie Yahweh (Dieu) sauve. Jésus-Christ est celui qui a fait connaître le nom du Père, aux hommes qu’il a choisi du milieu du monde (cf. Jean 17:6) et il a dit au Père: « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17:26 NEG79). Jésus-Christ a démontré que Dieu sauve, Dieu pardonne. C’est lui qui a fait connaître les caractéristiques de son Père, le seul vrai Dieu, celui que personne n’a jamais vu (cf. Jean 1:18, 1 Jean 4:12). Jésus-Christ a démontré d’autres caractéristiques de Dieu que ce qui venait à l’esprit avant lui lorsque le nom de Dieu était mentionné. Dieu sauve, Dieu pardonne. Et la réalité de ce pardon est qu’il est pour tout être humain. Mais ce pardon, sans aucune intervention de l’homme, devient véritablement effectif avec ses conséquences, uniquement par le moyen de la foi. Il est nécessaire de croire que Dieu pardonne et de s’en saisir par la foi, pour en voir le fruit.

Croire n’est pas une part à faire parce que c’est un choix.

Toute notion de mérite dans ce choix reste exclue. Le pardon et ses conséquences ne sont pas effectifs parce qu’on aurait fait une demande de pardon à Dieu, mais parce qu’on croit que nous sommes pardonnés à cause de son nom. Et le chemin de la droiture/justification passe par croire le Fils, Jésus-Christ, lorsqu’il dit à cause du nom de son Père : « tes péchés sont pardonnés« . C’est là la réalité immense de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, l’expression de l’amour que Jésus-Christ a démontré. Dans ce sens, c’est intéressant de relever que lorsque Jésus dit au paralytique « tes péchés sont pardonnés » (Luc 5:17-26 ; Matthieu 9:2-8 ; Marc 2:1-12), ou à la femme adultère qu’il ne la condamne pas (Jean 8:1-11), il n’est relaté aucune demande de pardon de leur part, aucune chose qu’ils auraient faites pour mériter le pardon, l’effacement de leurs fautes, que Jésus le leur annonce. Jésus-Christ annonce et démontre simplement le pardon, tel que le fait et le vit l’homme à l’image de Dieu.

Dans la première lettre de Jean, il laisse comprendre que ce qui qualifie un croyant d’enfant spirituellement, c’est donc d’avoir encore des doutes sur le fait que les péchés sont pardonnés. Il ajoute même « Je vous le confirme, enfants: vous connaissez le Père… » (1 Jean 2:14 BDS). Cette connaissance du pardon de Dieu, dans toute son ampleur, sans intervention de l’homme autre que le moyen de la foi, démontre la connaissance du Père tel qu’il est véritablement, dans son amour dont la grâce en est l’expression. Et cette connaissance au sujet du pardon, saisi par le moyen de la foi, est la fondation nécessaire sans laquelle la croissance spirituelle vers l’état de « jeunes gens« , puis vers celui de « pères« , ne peut pas se produire.

A suivre

La confiance en Dieu: clé de toute joie et de la paix divine

ConfianceA l’approche de la fin de sa lettre aux Romains, Paul exprime ceci:

« Que Dieu, qui est l’auteur de l’espérance, vous comble de toute joie et de sa paix par votre confiance en lui. Ainsi votre cœur débordera d’espérance par la puissance du Saint-Esprit » (Romains 15:13 BDS).

Il y a toujours beaucoup de substance dans ce que Paul exprime. Ici, il rappelle que Dieu est l’auteur de l’espérance. L’espérance est ce sentiment de confiance en l’avenir, qui porte à attendre avec confiance la réalisation de ce qu’on désire. De nos jours, dans l’utilisation courante du terme « espérance », la tendance est d’entendre ce terme comme empreint d’incertitude, et non de confiance, mais ce n’est pas là la définition du mot. Ce qui permet de nourrir l’espérance, dans sa véritable définition, est notamment la garantie de l’amour inconditionnel de Dieu démontrée en Jésus-Christ (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). Et Paul dit d’ailleurs ceci au chapitre 8 : « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? » (Romains 8:32 NEG79). Dieu désire effectivement tout nous donner avec son Fils, Jésus-Christ, qui a démontré par sa vie à quoi ressemble ce que Dieu donne. Toutefois, il faut faire attention ici avec cette pensée exprimée par Paul disant « Lui qui n’a point épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous…« . Cette affirmation, en faisant passer le Père pour un complice de meurtre, fait apparaître des caractéristiques au sujet du Père qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ. Jésus a été très clair en disant: « En effet, personne ne peut m’ôter la vie: je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père » (Jean 10:18 BDS). « Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. » (Jean 10:10 BDS)

Après le rappel que Dieu est l’auteur de l’espérance, Paul insinue ceci:

C’est par la confiance en Lui, que Dieu nous comble de toute joie et de sa paix.

La confiance en Lui est ce qui donne accès à la grâce de Dieu, faveur imméritée et « imméritable ». En réalité, placer sa confiance en Dieu c’est croire à sa bonté et à sa fidélité. Aussi:

Faire confiance à Dieu, c’est croire à son intégrité.

Confiance 2Ne pas lui faire confiance c’est la remettre en doute. Mais l’amour n’est pas susceptible, ni irritable, et Dieu est amour. Et il nous est dit par Paul que Dieu comble de toute joie et de sa paix celui qui a confiance en Lui. Faire confiance à Dieu est un choix délibéré, sans aucune notion de mérite. Ainsi, l’amour inconditionnel de Dieu peut s’exprimer par sa grâce, sans mérite, en réponse à la confiance en Lui (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). C’est là un encouragement de plus puisque toute joie et la paix de Dieu ne sont pas le résultat de ce que nous pouvons produire par nous-mêmes. Et ainsi, rempli de toute joie et de la paix divine, notre cœur déborde réellement d’espérance, de confiance en l’avenir, par la puissance du Saint-Esprit. Dieu est Esprit.

Le Fils, Jésus-Christ, est celui qui a fait connaître le Père, le seul vrai Dieu. C’est par la confiance dans le Fils au sujet du Père que nous parvenons à la confiance dans le Père. C’est pourquoi, Pierre, qui en a aussi fait l’expérience, confirme cette réalité d’une joie glorieuse que procure la confiance dans le Fils, lorsqu’il dit : « Jésus, vous ne l’avez pas vu, et pourtant vous l’aimez; mais en plaçant votre confiance en lui sans le voir encore, vous êtes remplis d’une joie glorieuse qu’aucune parole ne saurait exprimer, car vous obtenez votre salut qui est le but de votre foi. » (1 Pierre 1:8-9 BDS).

L’amour fait grandir dans la foi

Hands Holding a Seedling and SoilDans sa réponse aux Corinthiens sur leur question en rapport aux viandes sacrifiées aux idoles, Paul commence ainsi: « Passons au problème des viandes provenant d’animaux sacrifiés aux idoles. «Nous possédons tous la connaissance voulue,» dites-vous. C’est entendu, mais cette connaissance rend orgueilleux. L’amour, lui, fait grandir dans la foi » (1 Corinthiens 8:1 BDS).

Il est écrit ici que la connaissance évoquée par les Corinthiens rend orgueilleux, et dans ce passage Paul met en opposition la connaissance qui rend orgueilleux et l’amour.

Le terme ici pour connaissance est gnosis qui signifie la connaissance dans le sens général d’intelligence, de compréhension. La connaissance sans l’amour comme fondation se retrouve avec une prétention à se considérer comme supérieur par la connaissance. Il en découle une sagesse tout humaine qui ne fait pas appel au moyen de la foi, mais qui agit selon les principes de ce monde, et qui bien souvent cherche à être justifié par les œuvres, dans un fonctionnement au mérite. En réalité, c’est l’orgueil que nourrit la connaissance qui est dépourvue d’amour. L’amour ici est le terme agapê. C’est cet amour inconditionnel qui ne se trouve pas dans l’homme livré à lui-même vivant sans le moyen de la foi, mais cet amour qui se trouve dans celui qui se sait profondément aimé inconditionnellement par Dieu et qui connait Dieu conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ. (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). L’orgueil et l’amour inconditionnel sont incompatibles. Car celui qui croit qu’il est profondément aimé inconditionnellement et parfaitement accepté par Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître, n’a plus rien à prouver à qui que ce soit. Sa valeur et son identité sont alors en Dieu, par la foi en Jésus-Christ, et non plus dans une connaissance qu’il évalue comme inférieure ou supérieure aux autres. Ainsi, l’amour (agapê) éteint l’orgueil qui n’a plus de raison d’être dans le cœur de celui qui connait Dieu et se sait aimé inconditionnellement par lui.

La lettre aux Hébreux 12:2 nous dit que Jésus est celui qui fait naître la foi et qui la mène à la perfection. Comment cela se produit-il? Jésus-Christ nous révèle la vérité concernant l’amour inconditionnel pour nous de notre Père céleste, le seul vrai Dieu. La connaissance de l’amour de Dieu pour nous a pour conséquence la confiance en lui, la foi, cette ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas (cf. Hébreux 11:1). C’est ainsi que l’amour fait grandir dans la foi. Sans l’amour agapê, la connaissance rend orgueilleux.

C’est aussi pour cela que Jésus a fait savoir à ses disciples : « Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour (agapê) » (Jean 15:9 BDS).

La vie éternelle: connaître le Dieu unique et véritable

Lorsque l’on pense « vie éternelle », le premier réflexe est de penser à l’éternité comme quelque chose qui commence dans un autre monde après la mort du corps dans ce monde. Mais dans le chapitre 17 de l’Évangile selon Jean, voici la définition donnée par Jésus-Christ, alors qu’il prie le Père, de ce en quoi consiste la vie éternelle :

« Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17:1-3 NEG79)

Vie éternelle 4Jésus est très clair dans sa définition : La vie éternelle consiste à connaître le Père qui est le  seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Et Jésus dit que c’est précisément pour donner cette connaissance du seul vrai Dieu, et la connaissance de celui qu’il a envoyé, que le Père lui a donné autorité sur toute chair. La vie éternelle n’est donc pas quelque chose qui commence après la mort physique dans ce monde, puisque la vie éternelle consiste à connaître le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé !

La définition donnée par Jésus de la vie éternelle donne une dimension importante au verset probablement le plus connu, mais rarement compris sous le regard de la définition de Jésus de ce qu’est la vie éternelle.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16 NEG79)

Ce qui est à relever ici, c’est que les temps utilisés pour le verbe croire et avoir  sont dans un présent continue, qui vient même souligner la définition de Jésus à propos de la vie éternelle: « … afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle« . Et si l’on inclut la définition de Jésus au sujet de la vie éternelle, cela devient : « … afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la connaissance du seul vrai Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas d’une simple conséquence qui commencerait quelque part ailleurs seulement après la mort du corps dans ce monde. Ceci est important parce que cela signifie que quiconque croit dans le Fils échappe au « périssement », par la connaissance du seul vrai Dieu, et de celui qu’il a envoyé. Cela commence au moment où l’on croit dans le Fils, Jésus-Christ ! C’est pourquoi, Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement[1], mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5 :24 NEG79) Et Jésus a exprimé ces paroles juste après avoir dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement… Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. » (Jean 5 :19-23 NEG79)

[1] Le terme original krisis signifie séparation, sélection, jugement (décision donnée concernant toute chose).

La vie éternelle commence au moment où l’on croit en Jésus-Christ !

Vie éternelle 1Aussi, pour celui qui écoute la parole de Jésus-Christ et qui croit à celui qui l’a envoyé, l’après mort du corps dans ce monde et la résurrection sont une continuité de la vie éternelle commencée lorsqu’il a cru en Jésus-Christ. Le présent continue utilisé dans Jean 3:16 est important parce que cela nous dit qu’en plaçant notre confiance dans le Fils, Jésus-Christ, nous ne périssons pas, mais nous avons accès à la connaissance du Père, le seul vrai Dieu. Le terme original ne parle pas d’une simple connaissance intellectuelle, mais d’une connaissance intime. Echapper à la perdition, échapper au péché qui fait dépérir (cf. 1 Corinthiens 15:56) et ne produit pas l’abondance de vie, est la réalité que produit la connaissance de Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître. Par exemple, lorsque Jean dit: « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4:8 BDS), il dit qu’on est animé du même amour inconditionnel de Dieu lorsqu’on a connu Dieu ! (voir L’amour: la clé de la plénitude de Dieu et L’obéissance: conséquence de l’amour). Certes, si notre connaissance de Dieu est erronée, elle ne produit rien de cela (voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté). Mais en Jésus-Christ se trouve la connaissance de son Père, le Dieu unique et véritable. Jésus-Christ est la vérité, le chemin et la vie. Jésus-Christ est la vérité concernant le seul vrai Dieu. Il est venu montrer qui est véritablement son Père, le Dieu unique et véritable !

« Tu me feras connaître le chemin de la vie: plénitude de joie en ta présence, et bonheur éternel auprès de toi » (Psaumes 16:11 BDS). Ce que David exprimait ici avec un futur est devenue une réalité qui commence dans le présent pour celui qui croit et qui place sa confiance en Jésus-Christ. C’est d’ailleurs intéressant de noter que dans le livre des actes, lorsqu’il cite ce psaume de David, Pierre a changé le temps futur « tu me feras connaître » pour le ramener à un passé : « Car tu m’as fait connaître le chemin de la vie, et tu me combleras de joie en ta présence » (Actes 2:28 BDS).

L’amour: clé de la plénitude de Dieu

Dans ce qu’il demande au Seigneur pour les chrétiens d’Ephèse, Paul évoque: « Que le Christ habite dans votre cœur par la foi. Enracinés et solidement fondés dans l’amour vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large, long, élevé et profond. Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis de toute la plénitude de Dieu. » (Ephésiens 3:17-19 BDS). Ce qui est important ici, c’est que :

en connaissant l’amour de Christ pour nous, nous sommes remplis de toute la plénitude* de Dieu !

Toutes les choses de Dieu sont accessibles à l’homme par le seul moyen de la foi, Christ habite dans nos cœurs par la foi. C’est ainsi que Dieu agit et exprime son amour inconditionnel (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). L’amour dont Paul fait mention ici, c’est l’amour de Christ pour nous. On n’est pas en train de parler de notre amour pour les autres et/ou pour Dieu. Dans sa première lettre de Jean, il est écrit : « Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés… » (1 Jean 4:10a BDS). C’est donc dans cet amour-là, l’amour de Dieu pour nous tel que Jésus-Christ l’a démontré, qu’il nous faut être enracinés et solidement fondés. Et cela provient de la connaissance de la manière dont Dieu nous montre son amour inconditionnel qui peut se résumer ainsi :

« A peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien**. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous: alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous » (Romains 5:7-8 BDS).

Connaissance 1Cette connaissance surpasse ce qu’on peut en connaître, ce n’est pas seulement une notion intellectuelle. C’est lorsque nous sommes enracinés et solidement fondés dans l’amour (l’amour selon la définition de 1 Jean 4:10a) que nous commençons à comprendre l’immensité de l’amour de Christ, et cet amour-là s’expérimente, se vit, il nous remplit de toute la plénitude de Dieu.

Jean est clair et direct dans sa première lettre: « Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu. Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a démontré qu’il nous aime: il a envoyé son Fils unique dans le monde pour que, par lui, nous ayons la vie » (1 Jean 4:7-9 BDS). L’amour dont Jean fait allusion dans tout ce passage est l’amour « agapê ». Il s’agit de l’amour inconditionnel, celui exprimé par la vie et la mort de Jésus-Christ. C’est un amour qui ne se trouve pas dans l’homme livré à lui-même vivant sans la foi. Et Jean dit que celui qui n’aime pas de cet amour inconditionnel, n’a pas connu Dieu…! Le terme original utilisé ici par Jean pour « connaître » Dieu est ginosko qui signifie avoir une connaissance qui n’est pas seulement intellectuelle, mais une connaissance intime, qui inclue même une notion de ressenti. Le terme est d’ailleurs un idiome Juif pour parler de la relation sexuelle entre l’homme et la femme. Il s’agit là du même terme que Paul utilise en parlant de connaître (ginosko) l’amour de Dieu au-delà de ce qu’on peut en connaître (gnosis qui signifie connaissance dans le sens général de l’intelligence, compréhension).

Là encore, il nous faut faire preuve d’humilité, parce qu’on peut bien prétendre connaître Dieu, mais si nous ne sommes pas animés de cet amour inconditionnel dont parle Jean, alors en réalité nous n’avons pas encore véritablement connu Dieu, au sens intime de son amour pour nous… C’est ce que les textes bibliques nous permettent de comprendre. Certes, nous connaissons peut-être des choses au sujet de Dieu, et avons peut-être une connaissance et une compréhension intellectuelle de l’amour de Dieu, peut-être même qu’on lui parle et qu’on l’entend nous parler, mais la méconnaissance de l’intimité de l’amour de Dieu se démontre par l’absence d’amour « agapê » dans notre vie. Mais Jean nous donne la solution un peu plus loin dans sa lettre, lorsqu’il nous explique comment être animé de cet amour inconditionnel:

« Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu nous porte et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4:16 BDS). Là encore le terme pour connaître l’amour de Dieu est ginosko, qui est une connaissance intime. Il s’agit donc de demeurer dans l’amour de Dieu pour nous! En demeurant dans son amour, nous demeurons en lui, et il demeure en nous! Notre conscience et notre cœur doivent être saturés de l’amour que Dieu nous porte. Nous devons avoir une connaissance intime de cet amour et y croire… Et ainsi se trouve la clé pour aimer:

« Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19 BDS)

Plénitude 2Ceci signifie que c’est l’amour de Dieu pour nous qui produit en nous l’amour pour lui et pour les autres. Il n’est pas possible de connaître véritablement Dieu, dans le sens intime de la connaissance, et ne pas être animé nous-mêmes de son amour inconditionnel, parce que l’amour « agapê » est la nature même de Dieu, et lorsqu’on demeure dans son amour, Dieu lui-même demeure en nous! C’est pour cela que Jean continue en disant: « Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? Et nous avons de lui ce commandement: Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. » (1 Jean 4:20-21 NEG79). Le terme traduit par commandement est entole qui signifie aussi ordre, précepte. Dans ce précepte il y a un ordre des choses : celui qui aime Dieu aime aussi son frère. Mais l’homme livré à lui-même, à cause de ses fausses manières de penser au sujet de Dieu, ne peut ni aimer Dieu, ni aimer véritablement son prochain (cf. Romains 8:7), surtout si ce prochain est un ennemi. Mais Jésus-Christ nous a fait connaître l’amour de Dieu dans toute son ampleur. C’est cet amour dans lequel il est nécessaire de demeurer. C’est pourquoi, Jésus a dit à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour » (Jean 15:9 NEG79). C’est Dieu lui-même qui fait naître en nous l’amour pour Dieu, par la connaissance intime de son amour qu’il nous a révélé en Jésus-Christ, et c’est cette connaissance intime qui produit inévitablement l’amour pour l’autre. Les « efforts » à fournir ne sont donc pas pour essayer d’aimer, mais pour comprendre dans toute sa profondeur et s’immerger dans l’amour de Dieu pour nous, pour le connaître intimement. Là se trouve la clé de la plénitude de Dieu et la source de l’amour du prochain. En résumé :

Plus je connais intimement combien Dieu m’aime, plus j’aime Dieu et plus j’aime mon prochain !

* La plénitude est l’état de ce qui est à son plus haut degré de développement, qui est dans toute sa force, son intensité, son intégralité.
** Autre traduction: pour un homme de bien

L’obéissance: conséquence de l’amour

Amour de Christ 1Dans l’Évangile selon Jean, il nous est rapporté que Jésus a exprimé ceci: « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime » (Jean 14:21a NEG79), et un peu plus loin:

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » (Jean 14:23a NEG79)

Ce qui est frappant ici, c’est que prendre soin des prescriptions que Jésus-Christ a prononcées est la conséquence d’un amour pour lui. Malheureusement, très souvent les choses sont comprises à l’envers. La tendance que l’on observe c’est de vouloir essayer d’obéir à ce que Jésus a dit, de vouloir retenir ses commandements et de les appliquer comme pour lui montrer qu’on l’aime, comme si cela pouvait être le résultat de nos efforts et de notre simple volonté. Mais la réalité de ce que Jésus dit là c’est que:

L’obéissance est la conséquence de l’amour pour Jésus!

Ce qui veut dire que l’obéissance, retenir ses préceptes et les mettre en pratique se produit naturellement lorsque nous sommes animés d’un véritable amour pour lui. Si l’amour pour Jésus-Christ n’est pas présent, l’obéissance, la mise en pratique de ses préceptes, ne se produit pas, et ce indépendamment des efforts fournis.

L’obéissance à la loi de Dieu, c’est-à-dire la loi de l’amour, ne peut être le fruit de nos efforts et nous ne pouvons pas aimer Dieu par une simple impulsion de notre part, c’est ce que dit Paul: « En effet, l’homme livré à lui-même, dans toutes ses tendances, n’est que haine de Dieu: il ne se soumet pas à la Loi de Dieu car il ne le peut même pas » (Romains 8:7 BDS). Le drame se produit lorsqu’on prétend qu’on aime Dieu en essayant d’obéir, voulant montrer un prétendu amour par une tentative d’obéissance. Cela donne de la force au péché, qui s’appuie alors sur le commandement, comme Paul en a aussi fait l’expérience (cf. Romains 7:8).

Lorsque nous constatons que l’obéissance et la mise en pratique des prescriptions de Jésus-Christ ne sont pas une évidence et font défaut dans notre vie, il ne faut pas se condamner, mais être honnête avec soi-même et humblement vérifier notre cœur : est-il réellement empreint d’amour pour Jésus-Christ?

Mais comment être animé d’un amour pour Dieu et pour Jésus-Christ?

Amour de Christ 2Dans la première lettre de Jean, il est écrit : « Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1 Jean 4:10a BDS). La réalité c’est que notre amour pour Dieu ne peut qu’être le résultat de son amour pour nous. C’est le fait de se savoir profondément aimé par lui qui suscite en nous un amour pour lui, et l’obéissance à la loi de l’amour. C’est Dieu qui déverse son amour dans notre cœur par son Esprit (cf. Romains 5:5) et cela produit un amour pour lui. Son amour est premier! Il est aussi écrit : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu nous porte et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4:16 BDS). Aussi, si nous manquons d’amour pour Dieu, c’est que nous ne sommes pas suffisamment conscients et imprégnés de son amour pour nous. Il n’est pas suffisant de savoir que Dieu nous aime, il est nécessaire de le croire. Le moyen de la foi est nécessaire pour s’en saisir. La tendance de la pensée tout humaine, c’est de se baser sur les circonstances visibles pour évaluer l’amour de Dieu. Mais Dieu a déjà montré clairement son amour en Christ, et son amour ne change pas.

C’est intéressant que dans l’Évangile selon Jean, il est parlé de lui en termes du « disciple que Jésus aimait » (voir Jean 13:23 et Jean 19:26). Non, ce n’est pas que Jésus aurait eu un plus grand amour pour Jean que pour les autres, mais ce que Jean a transmis au sujet de Jésus-Christ était issu d’une forte conscience de l’amour de Jésus pour lui, c’est ce qui a amené à parler de Jean comme « le disciple que Jésus aimait ». Et la conscience que Jean avait de l’amour de Jésus l’a poussé à être systématiquement aux côtés de Jésus, même au pied de la croix.

Il peut sembler difficile de discerner quelle conscience les gens ont de l’amour de Jésus-Christ pour eux, et penser que nous pouvons le savoir que pour nous-mêmes. Toutefois, la conscience de l’amour de Jésus-Christ se manifeste clairement par l’obéissance et la mise en pratique de ses prescriptions.

Ce qui est encourageant, c’est que l’obéissance n’est pas le fruit de nos efforts. C’est en connaissant l’amour de Dieu pour nous, manifesté en Jésus-Christ, en le saisissant par le moyen de la foi, et en le méditant pour en avoir une parfaite conscience au point d’en être rempli, que l’obéissance se produit naturellement.

C’est pourquoi ces paroles de Jésus sont fondamentales : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » (Jean 15 :9 NEG79)

(voir aussi « Notre pensée: clé de la transformation« )

Amour de Christ 3

Notre pensée: clé de la transformation

« Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (Romains 12:2 BDS)

Pensée 1Ce que Paul laisse entendre ici, c’est que notre transformation ne se produit pas par de grands efforts, mais par le complet changement de notre pensée! La tendance naturelle est de croire que notre transformation est le résultat de nos efforts, dans un apprentissage souvent difficile à essayer de faire différemment, à se comporter autrement, à essayer d’avoir une attitude semblable Jésus-Christ… Le constat est alors souvent le même pour beaucoup : impossible et décourageant. Les changements sont souvent mineurs, de courte durée ou dépendant des circonstances, et il demeure un certain nombre d’automatismes qui semblent incontrôlables, et la transformation semble être un processus lent et en dents-de-scie, dont la tendance n’est pas forcément une pente montante… La raison vient principalement de la manière de penser, de ce qui occupe les pensées en général, ou en réponse à des situations. Voici ce que Paul dit aux Colossiens:

« Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres » (Colossiens 1:21 NEG79)

Le comportement, les œuvres sont le résultat des pensées.

C’est pour cela que Paul dit qu’il faut justement ne pas se laisser modeler par le monde actuel, et que la manière de penser doit être renouvelée. Si notre manière de penser est conforme à celle du monde (par opposition à celle de Jésus-Christ), alors nous ne pouvons pas discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît et qui est parfait.

Pensée 2Comment renouveler les pensées?

« Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. » (Philippiens 4:8 BDS)

Si nous n’en prenons pas conscience, nos pensées sont alimentées par les choses du monde qui nous entoure, par les circonstances défavorables, par toutes sortes de « films » qu’on projette dans nos pensées, soucis, fantasmes, ou choses négatives, scénarios catastrophes et autres que nous imaginons et sur quoi nous méditons, ou aussi, conformément à la pensée du monde, les pensées sont remplis d’une soif de vengeance, méditant le mal, etc. C’est la raison de l’exhortation de Paul aux Philippiens, car :

Les pensées transforment d’après leur contenu ! 

La bonne nouvelle c’est que nous pouvons choisir de penser différemment, d’orienter notre pensée en permanence et en réponse aux situations, et d’alimenter notre pensée avec les vérités de Dieu, avec la vérité qui est en Jésus-Christ, avec ses réalités, ses perspectives, avec la manière de penser qu’il a démontrée, nourrissant des pensées louables, etc. En nourrissant nos pensées de la bonne manière, avec un contenu sain aligné sur la pensée de Jésus-Christ, une transformation saine se produit. Tout ce que nous sommes est transformé, et de nouveaux automatismes prennent place. (voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté).

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* ce qu’il faut entendre ici par « tout ce qui est vrai« , ce n’est pas la simple réalité de nos fautes, de nos limites et de nos manquements et s’y apitoyer, même s’ils peuvent être vrais. Mais dans la transformation par le renouvellement de la pensée, « tout ce qui est vrai » implique la vérité que Jésus-Christ a révélée : les péchés sont pardonnés, celui qui croit en Jésus-Christ ne sera pas condamné, la vérité de l’amour inconditionnel de Dieu (Colossiens 1:22), la vérité de l’amour inconditionnel de Dieu (par exemple Romains 5:6-8), la vérité du salut par la grâce à laquelle on accède par le moyen de la foi (Ephésiens 2:8-9), etc.

L’opposé du malheur: la paix parfaite de Dieu

« Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Eternel: ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. » (Jérémie 29:11 BDS)

Les projets que Dieu a conçu pour nous sont en notre faveur! Ce sont là ses plans, Dieu n’est pas contre nous, il est pour nous. Paul l’exprime ainsi : « Que dire de plus? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous? » (Romains 8:31 BDS). Ce qui est intéressant à relever dans ce que Jérémie dit au nom de l’Éternel, c’est qu’il place la paix comme étant l’opposé du malheur, et que ces projets de paix ont comme objectif de nous assurer un avenir plein d’espérance.

PaixNous vivons dans un monde où les conséquences de la vie sans Dieu produisent une dose de malheurs dont aucun individu n’est totalement épargné. Chacun se trouve confronté au malheur d’une certaine manière, un jour ou l’autre. C’est précisément pour faire face à cette réalité que Jésus a dit : « Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur » (Jean 14:27 BDS). « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage! Moi, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33 BDS).

La paix que le monde offre est totalement dépendante des circonstances (événements, relations, confort, etc.). La paix offerte par le monde est présente lorsque les circonstances sont faciles et favorables, mais elle est absente dans le cas contraire. Mais la paix que Jésus donne est indépendante des circonstances. Sa paix est parfaite et demeure à travers toutes les circonstances, quelles qu’elles soient.

Paul, qui connaissait bien ce que sont les afflictions, écrit aux Philippiens alors qu’il est en prison : « Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7 BDS).

Paix 1La paix que Dieu donne, dépasse tout ce qu’on peut concevoir, mais bien qu’elle soit inconcevable elle est bien réelle et concrète. On peut la connaître et en faire l’expérience. C’est elle qui garde notre cœur et notre pensée sous la protection de Jésus-Christ, et ce indépendamment des circonstances. En réalité, cette paix est précisément l’opposé du malheur, parce qu’avec cette paix, nos circonstances ne sont plus vécues comme quelque chose qui nous atteint dans notre fort intérieur, elles ne nous ébranlent pas. Avec sa paix*, nous sommes sans craintes faces aux circonstances, notre cœur et notre pensée sont protégés. Notre cœur et notre pensée sont ce qui a besoin d’être protégé, car le cœur est la source de la vie[1] et la pensée est ce qui nous transforme[2].

Comment recevoir cette paix parfaite?

Philippiens 4:6 en donne une clé: choisir de ne pas se mettre en soucis, mais déposer l’objet de nos préoccupations entre les mains de Dieu, en lui disant aussi notre reconnaissance. Dans ce choix, il s’agit d’orienter la pensée avec les réalités véritables de Dieu et de sa suprématie. Ce sont ces réalités qu’il faut méditer plutôt que la réalité des circonstances visibles. Esaïe dit que: « A celui qui est ferme dans ses dispositions, tu assures une paix parfaite, parce qu’il se confie en toi » (Esaïe 26:3 BDS).

La paix parfaite est une conséquence de la confiance en Dieu.

Cette confiance s’accroit avec la connaissance, précise et correcte, de Dieu et de Jésus-Christ, et la paix nous est multipliée par cette connaissance (voir aussi: « A propos »).

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! » (2 Pierre 1:2 NEG79).

* La paix fait d’ailleurs partie du fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23 BDS).

[1] « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » – Proverbes 4 :23 NEG79, « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » – Matthieu 15 :19 NEG79

[2] « Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » – Romains 12 :2 BDS

Le drame du fonctionnement au mérite tout en ayant l’assurance de la vie après la mort

La lettre aux Galates est la seule lettre où Paul n’exprime aucune louange pour la foi de ses destinataires. Même aux Corinthiens, chez qui il y avait pourtant des problèmes d’orgueil, de division et même un cas d’inceste dans l’assemblée, il exprime « je ne cesse d’exprimer ma reconnaissance à mon Dieu à votre sujet… » (1 Corinthiens 1:4-9 BDS). Mais aux Galates, rien de cela, aucune louange, il les reprend directement: « Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour vous tourner vers un autre message… » (Galates 1:6-8 BDS)

MélangeCe qu’il se passait chez les Galates qui suscitait une réaction de Paul qui semble assez directe, c’est qu’un mélange entre la grâce et les prescriptions de Moïse prenait place au milieu d’eux comme si la grâce seule, démontrée en Jésus-Christ, ne pouvait pas sauver mais qu’il fallait aussi accomplir les prescriptions de Moïse pour ce faire. C’est probablement là le plus gros drame de beaucoup de croyants aujourd’hui: Ils commencent sous la grâce en Jésus Christ et la mélange petit à petit avec un fonctionnement sous la loi de Moïse. Comment cela se produit-il aujourd’hui alors que beaucoup de croyant savent qu’ils ne sont plus sous le régime de la loi de Moïse à cause de ce que Christ a démontré, et de plus parce qu’ils regardent à la croix avec les lunettes des prescriptions de Moïse en matière de sacrifice ? (Malgré le fait que Christ a démontré que l’idée des sacrifices n’est pas conforme à l’Esprit de Dieu). Il est toujours bon de se rappeler que:

La loi de Moïse est un fonctionnement au mérite et la grâce en est précisément l’opposé !

A noter, par loi de Moïse, il faut entendre les prescriptions qu’il a données en marge du décalogue qui est, lui, la Loi de l’Éternel (gravée sur des pierres) que Christ a confirmée. Le mélange de la grâce et de la loi de Moïse est à comprendre comme le mélange de grâce et de mérite. Ce mélange est souvent révélé par des expressions du genre: « oui, mais nous devons quand même faire notre part… », avec l’idée que notre part est quelque chose à faire, alors que notre part c’est la foi, et que lorsque la croyance est correcte et conforme à la vérité qui est en Christ les œuvres en découlent naturellement à son image. Ce mélange se produit lorsqu’on vit comme sauvé par la grâce à cause de Christ pour ce qui est de l’éternité (l’après mort physique dans ce monde), mais qu’on vit dans le présent sans le moyen de la foi, sans changer la manière de penser et de comprendre les choses pour l’aligner sur la pensée du Christ. On vit alors dans l’illusion que Dieu fait parfois du favoritisme, ou que la faveur de Dieu est fonction de nos œuvres. Cela revient à croire que Dieu fonctionne au mérite, mais ce fonctionnement est contraire à l’amour, et Dieu est amour. Ce fonctionnement au mérite se traduit souvent par une justification personnelle en fonction des œuvres, par comparaison avec celles des autres, et par des jalousies quant à la manifestation concrète de la grâce de Dieu dans la vie des autres.

Voici ce que Paul dit aux chrétiens de Galates: « Vous qui cherchez à vous faire déclarer (dikaioo qui signifie aussi rendre juste) justes par Dieu en accomplissant la Loi (les prescriptions de Moïse), vous êtes séparés du Christ: vous n’êtes plus sous le régime de la grâce » (Galates 5:4 BDS). Dans une autre version: « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez à être considérés comme justes dans le cadre de la loi, vous êtes déchus de la grâce » (Galates 5:4 S21).

En d’autres termes, lorsqu’un croyant fonctionne au mérite, bien qu’ayant l’assurance de l’éternité avec Dieu (par la déclaration que Jésus est Seigneur et par la croyance dans le cœur que Dieu l’a ressuscité des morts – cf. Romains 10:9), il vit séparé du Christ et sans le bénéfice de la grâce ! En d’autres termes, un tel croyant vit livré à lui-même et sans la faveur de Dieu, et ce malgré ses prières adressées à Dieu et malgré ses efforts fournis (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu).

La partie du salut qui concerne la vie après la mort n’est pas remise en question ici*, mais la conséquence du fonctionnement au mérite est une vie où les caractéristiques de Christ ne sont pas manifestes dans le croyant et à travers lui. Ce fonctionnement engendre une vie où la faveur imméritée et « imméritable » que Dieu offre en Christ n’est pas présente dans toute sa plénitude, puisqu’un tel croyant n’est plus sous le régime de la grâce à cause de son fonctionnement au mérite. Il en résulte une vie semblable à l’homme livré à lui-même et ce indépendamment du nombre de prières et d’efforts… Et en général, puisqu’il y a un fonctionnement au mérite, et qui s’appuie même sur les commandements donnés par Jésus, le péché est alors plein de vie dans la vie d’un tel croyant (voir aussi Comment la grâce tue le péché). En résumé, ce fonctionnement au mérite prive de la partie du salut qui est pour le monde présent, et maintient ainsi le croyant au stade d’enfant… Il reste esclave du péché et sans le bénéfice de l’héritage en Christ (cf. Galates 4:1-11).

Mélange 1Ce mélange de grâce et de mérite produit généralement une certaine tiédeur chez le croyant, parce que le péché est plein de force par ce fonctionnement (cf. 1 Corinthiens 15:56). Parmi les différents symptômes se trouvent par exemple le sentiment de culpabilité avec une conscience chargée, l’expérience concrète de la condamnation, une vie de foi et une relation avec le Seigneur subissant facilement des hauts et des bas en fonctions de la qualité des œuvres et en fonction des circonstances. La grâce devient alors perçue comme une sorte de favoritisme de Dieu dont nous sommes parfois exclus selon son bon vouloir, ce qui amène des pensées fatalistes chez le croyant. Avec le mélange de grâce et de mérite, la Bonne Nouvelle (l’Évangile) ne l’est plus vraiment et devient amère, éteignant la paix et la joie que produit l’Évangile, et cela supprime également le désir bouillonnant de partager l’Évangile.

Ce qui est encourageant avec la compréhension de ce que produit le mélange de grâce et de mérite, c’est qu’il est simple à corriger… En cessant tout fonctionnement au mérite et en s’appuyant uniquement sur la bonté de Dieu démontrée en Christ, nous nous retrouvons totalement sous le régime de la grâce. Il s’agit de compter sur la bonté de Dieu uniquement parce qu’il est bon, et d’avoir une pleine confiance en Lui.

 

* A noter: les seules conditions à l’éternité avec Dieu demeurent « si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve » (Romains 10:9-10 BDS). Tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés. Dans ce chapitre 10 de Romains, Paul parle spécifiquement de la vie après la mort dans ce monde. Ce sont d’ailleurs ces deux conditions que le brigand sur la croix, indépendamment de ce qu’il mérite, a rempli en une seule phrase lorsqu’il a dit à Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner« . Cette parole montre que le brigand croyait dans son cœur que Christ allait revenir à la vie et qu’il  est Celui qui règne. C’est ce qu’il démontre verbalement. A cette parole Jésus lui répond: « Vraiment, je te l’assure: aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:41-43 BDS).

Comment la grâce ôte le péché

mériteAlors qu’il est en train de parler du fonctionnement de l’homme charnel, c’est-à-dire l’homme vivant sans le moyen de la foi, Paul dit aux Romains : « Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort » (Romains 7:8 NEG79), et il dit même « car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir » (Romains 7:11 NEG79). Le terme original traduit par « la loi » est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage, une coutume, une loi, un commandement. Le terme en soi ne donne aucun à priori de conformité ou non-conformité avec la pensée de Dieu. Le péché est par définition un faux état de l’esprit, une fausse manière de penser, non-conforme à Dieu. Dieu est amour. La problématique décrite par Paul ici, vient d’une fausse manière de penser à l’approche de la loi. Paul dit que sans loi le péché est mort. Dans le contexte, on comprend qu’en parlant de la loi et du commandement, Paul sous-entend le contenu du décalogue, et non les prescriptions données par Moïse en marge de celui-ci.

C’est en cherchant à être déclaré/rendu juste dans un fonctionnement au mérite, que le péché, ce faux état d’esprit, est plein de force. Ce qu’il se passe, c’est que le fonctionnement au mérite attise le péché, il le nourrit. C’est pour cela même que Paul, à cause de sa propre expérience, rend attentif que « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. » (Romains 3:19-20 NEG79). La loi met en évidence le péché. Le péché, ce faux état de l’esprit, est présent parmi les hommes depuis que le mensonge est entré dans le monde en Eden. C’est sa fausse manière de penser et de comprendre les choses qui empêche l’homme d’arriver à vivre conformément à la Loi de Dieu qui est l’amour. La manière fausse de penser consiste notamment à vivre selon un fonctionnement au mérite en cherchant à être agréé par Dieu sans le moyen de la foi. Chercher à être sauvé par Dieu à travers une notion de mérite et sans changement de manière de penser produit la mort. Si la manière de penser et de comprendre les choses n’est pas changée et alignée sur ce que Jésus-Christ a enseigné et démontré, alors le péché continue d’agir par ce faux état de l’esprit.

La Bonne Nouvelle de l’Évangile est précisément que « c’est par la grâce (faveur imméritée et « imméritable ») que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi (en croyant). Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2:8-9 LSG). Dieu a tout créé pour partager sa gloire par amour et pour l’amour. La gloire de Dieu c’est sa grâce (cf. Ephésiens 1:6). Le salut, cette délivrance du péché, est offert par un don qui ne peut être ni acheté, ni mérité, ni obtenu par un autre moyen que celui de la foi en ce que Jésus-Christ a enseigné et démontré. C’est Jésus-Christ qui a enseigné et démontré la vérité à propos de notre Père céleste. C’est seulement par le moyen de la foi, que celui qui croit est rendu juste par Dieu, par la vérité que Jésus-Christ a révélée. Celui qui cherche à mériter la faveur de Dieu par toutes sortes d’efforts, de disciplines et par sa propre obéissance n’y parvient pas. Ainsi :

Sous la grâce est rendu juste celui qui croit.

Le fait est que « personne ne sera justifié (dikaioo qui signifie rendu juste et déclaré juste) devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20 NEG79). Les prescriptions que Moïse a données en marge du décalogue n’ont jamais permise de parvenir à l’obéissance au décalogue et d’être rendu juste devant Dieu. Les prescriptions de Moïse, basées sur ce que les hommes peuvent faire par eux-mêmes, permettaient tout juste de s’attendre à la faveur de Dieu malgré la désobéissance à certaines paroles du décalogue, et d’être mis à mort pour la désobéissance aux autres paroles du décalogue… Jésus-Christ a d’ailleurs démontré que les mises à mort ordonnées par Moïse n’étaient pas conformes à l’Esprit de l’Éternel (cf. Jean 8, Jean 5:45). C’est pourquoi, face à ce fonctionnement au mérite induit par les prescriptions de Moïse, Paul dit encore: « Reste-t-il encore une raison de se vanter? Non, cela est exclu. Pourquoi?

Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe du mérite, mais celui de la foi. » (Romains 3:27 BDS)

Fonctionner au mérite donne vie au péché. C’est le principe du mérite dans la pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge, qui a donné des prescriptions telles qu’œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie… (cf. Exode 21:23-25), Lévitique 24:19-20) ce que Jésus-Christ a pris soin de corriger (cf. Matthieu 5:38-42). Le mérite est un fonctionnement qui n’existe pas dans l’amour, c’est un mode de fonctionnement séparé de l’amour. Le mérite est le mode dans lequel l’adversaire de Dieu agit. Le mérite exclut l’amour, il lui est contraire. Il n’y a pas de mérite dans l’amour et il n’y a pas d’amour dans la notion de mérite. Lorsqu’on essaye de plaire à Dieu autrement que par le moyen de la foi pour obtenir sa faveur, on est voué à l’échec et au constat que c’est le péché qui s’exprime, il prend vie. C’est la réalité de cette manière fausse de penser qui est alors mise en évidence par les actions qu’elle produit. Cela se passe si la manière de penser n’est pas renouvelée par la manière de penser que Jésus-Christ a enseignée et démontrée. Le péché s’appuie sur ce désir de mérite dont l’orgueil est le support. L’orgueil vient du besoin d’être aimé et valorisé, devant les hommes et devant Dieu. Ce besoin d’être aimé est le symptôme de la non-connaissance intime de l’amour de Dieu et de la valeur que tout homme possède à ses yeux. Mais la grâce, elle, est précisément la faveur de Dieu, indépendamment des œuvres. Dieu nous en fait don. Donner c’est sa nature, et on y accède en croyant à cette faveur, imméritée et « imméritable », à saisir par le moyen de la foi. Cela revient à croire à son amour parce que Dieu est Amour, et à compter sur sa bonté simplement et uniquement parce qu’il est Bon, même pour les ingrats – non-miséricordieux – et pour les méchants – hostiles à Dieu (cf. Luc 6:35). graceDe cette manière, par sa grâce, Dieu anéantit toute notion de mérite dans la manière de penser sur laquelle le péché pourrait s’appuyer. En comprenant le principe de la grâce, la clé peut alors être saisie pour que le péché perde son emprise et que le constat devienne celui de Paul: « le péché ne sera plus votre maître puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi (régime du mérite établit par Moïse) mais sous celui de la grâce » (Romains 6:14 BDS), rétablit une fois pour toute par Dieu par celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. A noter, Dieu n’a jamais changé, il a toujours fait grâce. Mais l’apparition des prescriptions au mérite introduites par Moïse a mis la grâce de côté. Pourtant Dieu a fait savoir à Moïse: « C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié » (Exode 33:19 BDS), dont le sens révélé en Jésus-Christ signifie en vérité : « je ferai grâce à ceux à qui tu ne fais pas grâce, j’aurai pitié de ceux pour qui tu n’as aucune pitié… »

En résumé, le péché est par définition une fausse manière de penser, et une fausse manière de comprendre les choses qui s’oppose à l’amour. La grâce est l’opposé de toute manière de penser qui s’oppose à l’amour. La grâce est l’expression de l’amour, qui est la nature même de Dieu. En corrigeant la manière de penser et en l’alignant sur la vérité qui est en Jésus-Christ, alors ce moyen de la foi en Jésus-Christ, en ce qu’il a enseigné et démontré ôte le péché. La vérité fait disparaître le péché pour le remplacer par l’amour. La vérité en Christ rétablit l’amour et la grâce dans la manière de penser. Il en découle une transformation de l’intérieur vers l’extérieur. En prenant connaissance, avec foi, de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, le croyant peut ainsi vivre dans la pleine confiance en Dieu en toutes circonstances, et ainsi le péché n’a plus d’emprise pour agir…