L’amour fait grandir dans la foi

Hands Holding a Seedling and SoilDans sa réponse aux Corinthiens sur leur question en rapport aux viandes sacrifiées aux idoles, Paul commence ainsi: « Passons au problème des viandes provenant d’animaux sacrifiés aux idoles. «Nous possédons tous la connaissance voulue,» dites-vous. C’est entendu, mais cette connaissance rend orgueilleux. L’amour, lui, fait grandir dans la foi » (1 Corinthiens 8:1 BDS).

Il est écrit ici que la connaissance évoquée par les Corinthiens rend orgueilleux, et dans ce passage Paul met en opposition la connaissance qui rend orgueilleux et l’amour.

Le terme ici pour connaissance est gnosis qui signifie la connaissance dans le sens général d’intelligence, de compréhension. La connaissance sans l’amour comme fondation se retrouve avec une prétention à se considérer comme supérieur par la connaissance. Il en découle une sagesse tout humaine qui ne fait pas appel au moyen de la foi, mais qui agit selon les principes de ce monde, et qui bien souvent cherche à être justifié par les œuvres, dans un fonctionnement au mérite. En réalité, c’est l’orgueil que nourrit la connaissance qui est dépourvue d’amour. L’amour ici est le terme agapê. C’est cet amour inconditionnel qui ne se trouve pas dans l’homme livré à lui-même vivant sans le moyen de la foi, mais cet amour qui se trouve dans celui qui se sait profondément aimé inconditionnellement par Dieu et qui connait Dieu conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ. (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). L’orgueil et l’amour inconditionnel sont incompatibles. Car celui qui croit qu’il est profondément aimé inconditionnellement et parfaitement accepté par Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître, n’a plus rien à prouver à qui que ce soit. Sa valeur et son identité sont alors en Dieu, par la foi en Jésus-Christ, et non plus dans une connaissance qu’il évalue comme inférieure ou supérieure aux autres. Ainsi, l’amour (agapê) éteint l’orgueil qui n’a plus de raison d’être dans le cœur de celui qui connait Dieu et se sait aimé inconditionnellement par lui.

La lettre aux Hébreux 12:2 nous dit que Jésus est celui qui fait naître la foi et qui la mène à la perfection. Comment cela se produit-il? Jésus-Christ nous révèle la vérité concernant l’amour inconditionnel pour nous de notre Père céleste, le seul vrai Dieu. La connaissance de l’amour de Dieu pour nous a pour conséquence la confiance en lui, la foi, cette ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas (cf. Hébreux 11:1). C’est ainsi que l’amour fait grandir dans la foi. Sans l’amour agapê, la connaissance rend orgueilleux.

C’est aussi pour cela que Jésus a fait savoir à ses disciples : « Comme le Père m’a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour (agapê) » (Jean 15:9 BDS).

La vie éternelle: connaître le Dieu unique et véritable

Lorsque l’on pense « vie éternelle », le premier réflexe est de penser à l’éternité comme quelque chose qui commence dans un autre monde après la mort du corps dans ce monde. Mais dans le chapitre 17 de l’Évangile selon Jean, voici la définition donnée par Jésus-Christ, alors qu’il prie le Père, de ce en quoi consiste la vie éternelle :

« Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17:1-3 NEG79)

Vie éternelle 4Jésus est très clair dans sa définition : La vie éternelle consiste à connaître le Père qui est le  seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Et Jésus dit que c’est précisément pour donner cette connaissance du seul vrai Dieu, et la connaissance de celui qu’il a envoyé, que le Père lui a donné autorité sur toute chair. La vie éternelle n’est donc pas quelque chose qui commence après la mort physique dans ce monde, puisque la vie éternelle consiste à connaître le seul vrai Dieu, et celui qu’il a envoyé !

La définition donnée par Jésus de la vie éternelle donne une dimension importante au verset probablement le plus connu, mais rarement compris sous le regard de la définition de Jésus de ce qu’est la vie éternelle.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16 NEG79)

Ce qui est à relever ici, c’est que les temps utilisés pour le verbe croire et avoir  sont dans un présent continue, qui vient même souligner la définition de Jésus à propos de la vie éternelle: « … afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle« . Et si l’on inclut la définition de Jésus au sujet de la vie éternelle, cela devient : « … afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la connaissance du seul vrai Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. » Il ne s’agit pas d’une simple conséquence qui commencerait quelque part ailleurs seulement après la mort du corps dans ce monde. Ceci est important parce que cela signifie que quiconque croit dans le Fils échappe au « périssement », par la connaissance du seul vrai Dieu, et de celui qu’il a envoyé. Cela commence au moment où l’on croit dans le Fils, Jésus-Christ ! C’est pourquoi, Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement[1], mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5 :24 NEG79) Et Jésus a exprimé ces paroles juste après avoir dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement… Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé. » (Jean 5 :19-23 NEG79)

[1] Le terme original krisis signifie séparation, sélection, jugement (décision donnée concernant toute chose).

La vie éternelle commence au moment où l’on croit en Jésus-Christ !

Vie éternelle 1Aussi, pour celui qui écoute la parole de Jésus-Christ et qui croit à celui qui l’a envoyé, l’après mort du corps dans ce monde et la résurrection sont une continuité de la vie éternelle commencée lorsqu’il a cru en Jésus-Christ. Le présent continue utilisé dans Jean 3:16 est important parce que cela nous dit qu’en plaçant notre confiance dans le Fils, Jésus-Christ, nous ne périssons pas, mais nous avons accès à la connaissance du Père, le seul vrai Dieu. Le terme original ne parle pas d’une simple connaissance intellectuelle, mais d’une connaissance intime. Echapper à la perdition, échapper au péché qui fait dépérir (cf. 1 Corinthiens 15:56) et ne produit pas l’abondance de vie, est la réalité que produit la connaissance de Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître. Par exemple, lorsque Jean dit: « Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour » (1 Jean 4:8 BDS), il dit qu’on est animé du même amour inconditionnel de Dieu lorsqu’on a connu Dieu ! (voir L’amour: la clé de la plénitude de Dieu et L’obéissance: conséquence de l’amour). Certes, si notre connaissance de Dieu est erronée, elle ne produit rien de cela (voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté). Mais en Jésus-Christ se trouve la connaissance de son Père, le Dieu unique et véritable. Jésus-Christ est la vérité, le chemin et la vie. Jésus-Christ est la vérité concernant le seul vrai Dieu. Il est venu montrer qui est véritablement son Père, le Dieu unique et véritable !

« Tu me feras connaître le chemin de la vie: plénitude de joie en ta présence, et bonheur éternel auprès de toi » (Psaumes 16:11 BDS). Ce que David exprimait ici avec un futur est devenue une réalité qui commence dans le présent pour celui qui croit et qui place sa confiance en Jésus-Christ. C’est d’ailleurs intéressant de noter que dans le livre des actes, lorsqu’il cite ce psaume de David, Pierre a changé le temps futur « tu me feras connaître » pour le ramener à un passé : « Car tu m’as fait connaître le chemin de la vie, et tu me combleras de joie en ta présence » (Actes 2:28 BDS).

L’amour: clé de la plénitude de Dieu

Dans ce qu’il demande au Seigneur pour les chrétiens d’Ephèse, Paul évoque: « Que le Christ habite dans votre cœur par la foi. Enracinés et solidement fondés dans l’amour vous serez ainsi à même de comprendre, avec tous ceux qui appartiennent à Dieu, combien l’amour du Christ est large, long, élevé et profond. Oui, vous serez à même de connaître cet amour qui surpasse tout ce qu’on peut en connaître, et vous serez ainsi remplis de toute la plénitude de Dieu. » (Ephésiens 3:17-19 BDS). Ce qui est important ici, c’est que :

en connaissant l’amour de Christ pour nous, nous sommes remplis de toute la plénitude* de Dieu !

Toutes les choses de Dieu sont accessibles à l’homme par le seul moyen de la foi, Christ habite dans nos cœurs par la foi. C’est ainsi que Dieu agit et exprime son amour inconditionnel (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). L’amour dont Paul fait mention ici, c’est l’amour de Christ pour nous. On n’est pas en train de parler de notre amour pour les autres et/ou pour Dieu. Dans sa première lettre de Jean, il est écrit : « Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés… » (1 Jean 4:10a BDS). C’est donc dans cet amour-là, l’amour de Dieu pour nous tel que Jésus-Christ l’a démontré, qu’il nous faut être enracinés et solidement fondés. Et cela provient de la connaissance de la manière dont Dieu nous montre son amour inconditionnel qui peut se résumer ainsi :

« A peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien**. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous: alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous » (Romains 5:7-8 BDS).

Connaissance 1Cette connaissance surpasse ce qu’on peut en connaître, ce n’est pas seulement une notion intellectuelle. C’est lorsque nous sommes enracinés et solidement fondés dans l’amour (l’amour selon la définition de 1 Jean 4:10a) que nous commençons à comprendre l’immensité de l’amour de Christ, et cet amour-là s’expérimente, se vit, il nous remplit de toute la plénitude de Dieu.

Jean est clair et direct dans sa première lettre: « Mes chers amis, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et il connaît Dieu. Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment Dieu a démontré qu’il nous aime: il a envoyé son Fils unique dans le monde pour que, par lui, nous ayons la vie » (1 Jean 4:7-9 BDS). L’amour dont Jean fait allusion dans tout ce passage est l’amour « agapê ». Il s’agit de l’amour inconditionnel, celui exprimé par la vie et la mort de Jésus-Christ. C’est un amour qui ne se trouve pas dans l’homme livré à lui-même vivant sans la foi. Et Jean dit que celui qui n’aime pas de cet amour inconditionnel, n’a pas connu Dieu…! Le terme original utilisé ici par Jean pour « connaître » Dieu est ginosko qui signifie avoir une connaissance qui n’est pas seulement intellectuelle, mais une connaissance intime, qui inclue même une notion de ressenti. Le terme est d’ailleurs un idiome Juif pour parler de la relation sexuelle entre l’homme et la femme. Il s’agit là du même terme que Paul utilise en parlant de connaître (ginosko) l’amour de Dieu au-delà de ce qu’on peut en connaître (gnosis qui signifie connaissance dans le sens général de l’intelligence, compréhension).

Là encore, il nous faut faire preuve d’humilité, parce qu’on peut bien prétendre connaître Dieu, mais si nous ne sommes pas animés de cet amour inconditionnel dont parle Jean, alors en réalité nous n’avons pas encore véritablement connu Dieu, au sens intime de son amour pour nous… C’est ce que les textes bibliques nous permettent de comprendre. Certes, nous connaissons peut-être des choses au sujet de Dieu, et avons peut-être une connaissance et une compréhension intellectuelle de l’amour de Dieu, peut-être même qu’on lui parle et qu’on l’entend nous parler, mais la méconnaissance de l’intimité de l’amour de Dieu se démontre par l’absence d’amour « agapê » dans notre vie. Mais Jean nous donne la solution un peu plus loin dans sa lettre, lorsqu’il nous explique comment être animé de cet amour inconditionnel:

« Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu nous porte et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4:16 BDS). Là encore le terme pour connaître l’amour de Dieu est ginosko, qui est une connaissance intime. Il s’agit donc de demeurer dans l’amour de Dieu pour nous! En demeurant dans son amour, nous demeurons en lui, et il demeure en nous! Notre conscience et notre cœur doivent être saturés de l’amour que Dieu nous porte. Nous devons avoir une connaissance intime de cet amour et y croire… Et ainsi se trouve la clé pour aimer:

« Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19 BDS)

Plénitude 2Ceci signifie que c’est l’amour de Dieu pour nous qui produit en nous l’amour pour lui et pour les autres. Il n’est pas possible de connaître véritablement Dieu, dans le sens intime de la connaissance, et ne pas être animé nous-mêmes de son amour inconditionnel, parce que l’amour « agapê » est la nature même de Dieu, et lorsqu’on demeure dans son amour, Dieu lui-même demeure en nous! C’est pour cela que Jean continue en disant: « Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? Et nous avons de lui ce commandement: Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère. » (1 Jean 4:20-21 NEG79). Le terme traduit par commandement est entole qui signifie aussi ordre, précepte. Dans ce précepte il y a un ordre des choses : celui qui aime Dieu aime aussi son frère. Mais l’homme livré à lui-même, à cause de ses fausses manières de penser au sujet de Dieu, ne peut ni aimer Dieu, ni aimer véritablement son prochain (cf. Romains 8:7), surtout si ce prochain est un ennemi. Mais Jésus-Christ nous a fait connaître l’amour de Dieu dans toute son ampleur. C’est cet amour dans lequel il est nécessaire de demeurer. C’est pourquoi, Jésus a dit à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour » (Jean 15:9 NEG79). C’est Dieu lui-même qui fait naître en nous l’amour pour Dieu, par la connaissance intime de son amour qu’il nous a révélé en Jésus-Christ, et c’est cette connaissance intime qui produit inévitablement l’amour pour l’autre. Les « efforts » à fournir ne sont donc pas pour essayer d’aimer, mais pour comprendre dans toute sa profondeur et s’immerger dans l’amour de Dieu pour nous, pour le connaître intimement. Là se trouve la clé de la plénitude de Dieu et la source de l’amour du prochain. En résumé :

Plus je connais intimement combien Dieu m’aime, plus j’aime Dieu et plus j’aime mon prochain !

* La plénitude est l’état de ce qui est à son plus haut degré de développement, qui est dans toute sa force, son intensité, son intégralité.
** Autre traduction: pour un homme de bien

L’obéissance: conséquence de l’amour

Amour de Christ 1Dans l’Évangile selon Jean, il nous est rapporté que Jésus a exprimé ceci: « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime » (Jean 14:21a NEG79), et un peu plus loin:

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » (Jean 14:23a NEG79)

Ce qui est frappant ici, c’est que prendre soin des prescriptions que Jésus-Christ a prononcées est la conséquence d’un amour pour lui. Malheureusement, très souvent les choses sont comprises à l’envers. La tendance que l’on observe c’est de vouloir essayer d’obéir à ce que Jésus a dit, de vouloir retenir ses commandements et de les appliquer comme pour lui montrer qu’on l’aime, comme si cela pouvait être le résultat de nos efforts et de notre simple volonté. Mais la réalité de ce que Jésus dit là c’est que:

L’obéissance est la conséquence de l’amour pour Jésus!

Ce qui veut dire que l’obéissance, retenir ses préceptes et les mettre en pratique se produit naturellement lorsque nous sommes animés d’un véritable amour pour lui. Si l’amour pour Jésus-Christ n’est pas présent, l’obéissance, la mise en pratique de ses préceptes, ne se produit pas, et ce indépendamment des efforts fournis.

L’obéissance à la loi de Dieu, c’est-à-dire la loi de l’amour, ne peut être le fruit de nos efforts et nous ne pouvons pas aimer Dieu par une simple impulsion de notre part, c’est ce que dit Paul: « En effet, l’homme livré à lui-même, dans toutes ses tendances, n’est que haine de Dieu: il ne se soumet pas à la Loi de Dieu car il ne le peut même pas » (Romains 8:7 BDS). Le drame se produit lorsqu’on prétend qu’on aime Dieu en essayant d’obéir, voulant montrer un prétendu amour par une tentative d’obéissance. Cela donne de la force au péché, qui s’appuie alors sur le commandement, comme Paul en a aussi fait l’expérience (cf. Romains 7:8).

Lorsque nous constatons que l’obéissance et la mise en pratique des prescriptions de Jésus-Christ ne sont pas une évidence et font défaut dans notre vie, il ne faut pas se condamner, mais être honnête avec soi-même et humblement vérifier notre cœur : est-il réellement empreint d’amour pour Jésus-Christ?

Mais comment être animé d’un amour pour Dieu et pour Jésus-Christ?

Amour de Christ 2Dans la première lettre de Jean, il est écrit : « Voici en quoi consiste l’amour: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1 Jean 4:10a BDS). La réalité c’est que notre amour pour Dieu ne peut qu’être le résultat de son amour pour nous. C’est le fait de se savoir profondément aimé par lui qui suscite en nous un amour pour lui, et l’obéissance à la loi de l’amour. C’est Dieu qui déverse son amour dans notre cœur par son Esprit (cf. Romains 5:5) et cela produit un amour pour lui. Son amour est premier! Il est aussi écrit : « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu nous porte et nous y avons cru. Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4:16 BDS). Aussi, si nous manquons d’amour pour Dieu, c’est que nous ne sommes pas suffisamment conscients et imprégnés de son amour pour nous. Il n’est pas suffisant de savoir que Dieu nous aime, il est nécessaire de le croire. Le moyen de la foi est nécessaire pour s’en saisir. La tendance de la pensée tout humaine, c’est de se baser sur les circonstances visibles pour évaluer l’amour de Dieu. Mais Dieu a déjà montré clairement son amour en Christ, et son amour ne change pas.

C’est intéressant que dans l’Évangile selon Jean, il est parlé de lui en termes du « disciple que Jésus aimait » (voir Jean 13:23 et Jean 19:26). Non, ce n’est pas que Jésus aurait eu un plus grand amour pour Jean que pour les autres, mais ce que Jean a transmis au sujet de Jésus-Christ était issu d’une forte conscience de l’amour de Jésus pour lui, c’est ce qui a amené à parler de Jean comme « le disciple que Jésus aimait ». Et la conscience que Jean avait de l’amour de Jésus l’a poussé à être systématiquement aux côtés de Jésus, même au pied de la croix.

Il peut sembler difficile de discerner quelle conscience les gens ont de l’amour de Jésus-Christ pour eux, et penser que nous pouvons le savoir que pour nous-mêmes. Toutefois, la conscience de l’amour de Jésus-Christ se manifeste clairement par l’obéissance et la mise en pratique de ses prescriptions.

Ce qui est encourageant, c’est que l’obéissance n’est pas le fruit de nos efforts. C’est en connaissant l’amour de Dieu pour nous, manifesté en Jésus-Christ, en le saisissant par le moyen de la foi, et en le méditant pour en avoir une parfaite conscience au point d’en être rempli, que l’obéissance se produit naturellement.

C’est pourquoi ces paroles de Jésus sont fondamentales : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. » (Jean 15 :9 NEG79)

(voir aussi « Notre pensée: clé de la transformation« )

Amour de Christ 3

Notre pensée: clé de la transformation

« Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (Romains 12:2 BDS)

Pensée 1Ce que Paul laisse entendre ici, c’est que notre transformation ne se produit pas par de grands efforts, mais par le complet changement de notre pensée! La tendance naturelle est de croire que notre transformation est le résultat de nos efforts, dans un apprentissage souvent difficile à essayer de faire différemment, à se comporter autrement, à essayer d’avoir une attitude semblable Jésus-Christ… Le constat est alors souvent le même pour beaucoup : impossible et décourageant. Les changements sont souvent mineurs, de courte durée ou dépendant des circonstances, et il demeure un certain nombre d’automatismes qui semblent incontrôlables, et la transformation semble être un processus lent et en dents-de-scie, dont la tendance n’est pas forcément une pente montante… La raison vient principalement de la manière de penser, de ce qui occupe les pensées en général, ou en réponse à des situations. Voici ce que Paul dit aux Colossiens:

« Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres » (Colossiens 1:21 NEG79)

Le comportement, les œuvres sont le résultat des pensées.

C’est pour cela que Paul dit qu’il faut justement ne pas se laisser modeler par le monde actuel, et que la manière de penser doit être renouvelée. Si notre manière de penser est conforme à celle du monde (par opposition à celle de Jésus-Christ), alors nous ne pouvons pas discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît et qui est parfait.

Pensée 2Comment renouveler les pensées?

« Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. » (Philippiens 4:8 BDS)

Si nous n’en prenons pas conscience, nos pensées sont alimentées par les choses du monde qui nous entoure, par les circonstances défavorables, par toutes sortes de « films » qu’on projette dans nos pensées, soucis, fantasmes, ou choses négatives, scénarios catastrophes et autres que nous imaginons et sur quoi nous méditons, ou aussi, conformément à la pensée du monde, les pensées sont remplis d’une soif de vengeance, méditant le mal, etc. C’est la raison de l’exhortation de Paul aux Philippiens, car :

Les pensées transforment d’après leur contenu ! 

La bonne nouvelle c’est que nous pouvons choisir de penser différemment, d’orienter notre pensée en permanence et en réponse aux situations, et d’alimenter notre pensée avec les vérités de Dieu, avec la vérité qui est en Jésus-Christ, avec ses réalités, ses perspectives, avec la manière de penser qu’il a démontrée, nourrissant des pensées louables, etc. En nourrissant nos pensées de la bonne manière, avec un contenu sain aligné sur la pensée de Jésus-Christ, une transformation saine se produit. Tout ce que nous sommes est transformé, et de nouveaux automatismes prennent place. (voir aussi Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté).

_

* ce qu’il faut entendre ici par « tout ce qui est vrai« , ce n’est pas la simple réalité de nos fautes, de nos limites et de nos manquements et s’y apitoyer, même s’ils peuvent être vrais. Mais dans la transformation par le renouvellement de la pensée, « tout ce qui est vrai » implique la vérité que Jésus-Christ a révélée : les péchés sont pardonnés, celui qui croit en Jésus-Christ ne sera pas condamné, la vérité de l’amour inconditionnel de Dieu (Colossiens 1:22), la vérité de l’amour inconditionnel de Dieu (par exemple Romains 5:6-8), la vérité du salut par la grâce à laquelle on accède par le moyen de la foi (Ephésiens 2:8-9), etc.

L’opposé du malheur: la paix parfaite de Dieu

« Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Eternel: ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. » (Jérémie 29:11 BDS)

Les projets que Dieu a conçu pour nous sont en notre faveur! Ce sont là ses plans, Dieu n’est pas contre nous, il est pour nous. Paul l’exprime ainsi : « Que dire de plus? Si Dieu est pour nous, qui se lèvera contre nous? » (Romains 8:31 BDS). Ce qui est intéressant à relever dans ce que Jérémie dit au nom de l’Éternel, c’est qu’il place la paix comme étant l’opposé du malheur, et que ces projets de paix ont comme objectif de nous assurer un avenir plein d’espérance.

PaixNous vivons dans un monde où les conséquences de la vie sans Dieu produisent une dose de malheurs dont aucun individu n’est totalement épargné. Chacun se trouve confronté au malheur d’une certaine manière, un jour ou l’autre. C’est précisément pour faire face à cette réalité que Jésus a dit : « Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur » (Jean 14:27 BDS). « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage! Moi, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33 BDS).

La paix que le monde offre est totalement dépendante des circonstances (événements, relations, confort, etc.). La paix offerte par le monde est présente lorsque les circonstances sont faciles et favorables, mais elle est absente dans le cas contraire. Mais la paix que Jésus donne est indépendante des circonstances. Sa paix est parfaite et demeure à travers toutes les circonstances, quelles qu’elles soient.

Paul, qui connaissait bien ce que sont les afflictions, écrit aux Philippiens alors qu’il est en prison : « Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toute chose, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7 BDS).

Paix 1La paix que Dieu donne, dépasse tout ce qu’on peut concevoir, mais bien qu’elle soit inconcevable elle est bien réelle et concrète. On peut la connaître et en faire l’expérience. C’est elle qui garde notre cœur et notre pensée sous la protection de Jésus-Christ, et ce indépendamment des circonstances. En réalité, cette paix est précisément l’opposé du malheur, parce qu’avec cette paix, nos circonstances ne sont plus vécues comme quelque chose qui nous atteint dans notre fort intérieur, elles ne nous ébranlent pas. Avec sa paix*, nous sommes sans craintes faces aux circonstances, notre cœur et notre pensée sont protégés. Notre cœur et notre pensée sont ce qui a besoin d’être protégé, car le cœur est la source de la vie[1] et la pensée est ce qui nous transforme[2].

Comment recevoir cette paix parfaite?

Philippiens 4:6 en donne une clé: choisir de ne pas se mettre en soucis, mais déposer l’objet de nos préoccupations entre les mains de Dieu, en lui disant aussi notre reconnaissance. Dans ce choix, il s’agit d’orienter la pensée avec les réalités véritables de Dieu et de sa suprématie. Ce sont ces réalités qu’il faut méditer plutôt que la réalité des circonstances visibles. Esaïe dit que: « A celui qui est ferme dans ses dispositions, tu assures une paix parfaite, parce qu’il se confie en toi » (Esaïe 26:3 BDS).

La paix parfaite est une conséquence de la confiance en Dieu.

Cette confiance s’accroit avec la connaissance, précise et correcte, de Dieu et de Jésus-Christ, et la paix nous est multipliée par cette connaissance (voir aussi: « A propos »).

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur! » (2 Pierre 1:2 NEG79).

* La paix fait d’ailleurs partie du fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23 BDS).

[1] « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » – Proverbes 4 :23 NEG79, « Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les débauches, les vols, les faux témoignages, les calomnies. » – Matthieu 15 :19 NEG79

[2] « Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu: ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » – Romains 12 :2 BDS

Le drame du fonctionnement au mérite tout en ayant l’assurance de la vie après la mort

La lettre aux Galates est la seule lettre où Paul n’exprime aucune louange pour la foi de ses destinataires. Même aux Corinthiens, chez qui il y avait pourtant des problèmes d’orgueil, de division et même un cas d’inceste dans l’assemblée, il exprime « je ne cesse d’exprimer ma reconnaissance à mon Dieu à votre sujet… » (1 Corinthiens 1:4-9 BDS). Mais aux Galates, rien de cela, aucune louange, il les reprend directement: « Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour vous tourner vers un autre message… » (Galates 1:6-8 BDS)

MélangeCe qu’il se passait chez les Galates qui suscitait une réaction de Paul qui semble assez directe, c’est qu’un mélange entre la grâce et les prescriptions de Moïse prenait place au milieu d’eux comme si la grâce seule, démontrée en Jésus-Christ, ne pouvait pas sauver mais qu’il fallait aussi accomplir les prescriptions de Moïse pour ce faire. C’est probablement là le plus gros drame de beaucoup de croyants aujourd’hui: Ils commencent sous la grâce en Jésus Christ et la mélange petit à petit avec un fonctionnement sous la loi de Moïse. Comment cela se produit-il aujourd’hui alors que beaucoup de croyant savent qu’ils ne sont plus sous le régime de la loi de Moïse à cause de ce que Christ a démontré, et de plus parce qu’ils regardent à la croix avec les lunettes des prescriptions de Moïse en matière de sacrifice ? (Malgré le fait que Christ a démontré que l’idée des sacrifices n’est pas conforme à l’Esprit de Dieu). Il est toujours bon de se rappeler que:

La loi de Moïse est un fonctionnement au mérite et la grâce en est précisément l’opposé !

A noter, par loi de Moïse, il faut entendre les prescriptions qu’il a données en marge du décalogue qui est, lui, la Loi de l’Éternel (gravée sur des pierres) que Christ a confirmée. Le mélange de la grâce et de la loi de Moïse est à comprendre comme le mélange de grâce et de mérite. Ce mélange est souvent révélé par des expressions du genre: « oui, mais nous devons quand même faire notre part… », avec l’idée que notre part est quelque chose à faire, alors que notre part c’est la foi, et que lorsque la croyance est correcte et conforme à la vérité qui est en Christ les œuvres en découlent naturellement à son image. Ce mélange se produit lorsqu’on vit comme sauvé par la grâce à cause de Christ pour ce qui est de l’éternité (l’après mort physique dans ce monde), mais qu’on vit dans le présent sans le moyen de la foi, sans changer la manière de penser et de comprendre les choses pour l’aligner sur la pensée du Christ. On vit alors dans l’illusion que Dieu fait parfois du favoritisme, ou que la faveur de Dieu est fonction de nos œuvres. Cela revient à croire que Dieu fonctionne au mérite, mais ce fonctionnement est contraire à l’amour, et Dieu est amour. Ce fonctionnement au mérite se traduit souvent par une justification personnelle en fonction des œuvres, par comparaison avec celles des autres, et par des jalousies quant à la manifestation concrète de la grâce de Dieu dans la vie des autres.

Voici ce que Paul dit aux chrétiens de Galates: « Vous qui cherchez à vous faire déclarer (dikaioo qui signifie aussi rendre juste) justes par Dieu en accomplissant la Loi (les prescriptions de Moïse), vous êtes séparés du Christ: vous n’êtes plus sous le régime de la grâce » (Galates 5:4 BDS). Dans une autre version: « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez à être considérés comme justes dans le cadre de la loi, vous êtes déchus de la grâce » (Galates 5:4 S21).

En d’autres termes, lorsqu’un croyant fonctionne au mérite, bien qu’ayant l’assurance de l’éternité avec Dieu (par la déclaration que Jésus est Seigneur et par la croyance dans le cœur que Dieu l’a ressuscité des morts – cf. Romains 10:9), il vit séparé du Christ et sans le bénéfice de la grâce ! En d’autres termes, un tel croyant vit livré à lui-même et sans la faveur de Dieu, et ce malgré ses prières adressées à Dieu et malgré ses efforts fournis (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu).

La partie du salut qui concerne la vie après la mort n’est pas remise en question ici*, mais la conséquence du fonctionnement au mérite est une vie où les caractéristiques de Christ ne sont pas manifestes dans le croyant et à travers lui. Ce fonctionnement engendre une vie où la faveur imméritée et « imméritable » que Dieu offre en Christ n’est pas présente dans toute sa plénitude, puisqu’un tel croyant n’est plus sous le régime de la grâce à cause de son fonctionnement au mérite. Il en résulte une vie semblable à l’homme livré à lui-même et ce indépendamment du nombre de prières et d’efforts… Et en général, puisqu’il y a un fonctionnement au mérite, et qui s’appuie même sur les commandements donnés par Jésus, le péché est alors plein de vie dans la vie d’un tel croyant (voir aussi Comment la grâce tue le péché). En résumé, ce fonctionnement au mérite prive de la partie du salut qui est pour le monde présent, et maintient ainsi le croyant au stade d’enfant… Il reste esclave du péché et sans le bénéfice de l’héritage en Christ (cf. Galates 4:1-11).

Mélange 1Ce mélange de grâce et de mérite produit généralement une certaine tiédeur chez le croyant, parce que le péché est plein de force par ce fonctionnement (cf. 1 Corinthiens 15:56). Parmi les différents symptômes se trouvent par exemple le sentiment de culpabilité avec une conscience chargée, l’expérience concrète de la condamnation, une vie de foi et une relation avec le Seigneur subissant facilement des hauts et des bas en fonctions de la qualité des œuvres et en fonction des circonstances. La grâce devient alors perçue comme une sorte de favoritisme de Dieu dont nous sommes parfois exclus selon son bon vouloir, ce qui amène des pensées fatalistes chez le croyant. Avec le mélange de grâce et de mérite, la Bonne Nouvelle (l’Évangile) ne l’est plus vraiment et devient amère, éteignant la paix et la joie que produit l’Évangile, et cela supprime également le désir bouillonnant de partager l’Évangile.

Ce qui est encourageant avec la compréhension de ce que produit le mélange de grâce et de mérite, c’est qu’il est simple à corriger… En cessant tout fonctionnement au mérite et en s’appuyant uniquement sur la bonté de Dieu démontrée en Christ, nous nous retrouvons totalement sous le régime de la grâce. Il s’agit de compter sur la bonté de Dieu uniquement parce qu’il est bon, et d’avoir une pleine confiance en Lui.

 

* A noter: les seules conditions à l’éternité avec Dieu demeurent « si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve » (Romains 10:9-10 BDS). Tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés. Dans ce chapitre 10 de Romains, Paul parle spécifiquement de la vie après la mort dans ce monde. Ce sont d’ailleurs ces deux conditions que le brigand sur la croix, indépendamment de ce qu’il mérite, a rempli en une seule phrase lorsqu’il a dit à Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner« . Cette parole montre que le brigand croyait dans son cœur que Christ allait revenir à la vie et qu’il  est Celui qui règne. C’est ce qu’il démontre verbalement. A cette parole Jésus lui répond: « Vraiment, je te l’assure: aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:41-43 BDS).

Comment la grâce ôte le péché

mériteAlors qu’il est en train de parler du fonctionnement de l’homme charnel, c’est-à-dire l’homme vivant sans le moyen de la foi, Paul dit aux Romains : « Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises; car sans loi le péché est mort » (Romains 7:8 NEG79), et il dit même « car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir » (Romains 7:11 NEG79). Le terme original traduit par « la loi » est nomos qui signifie toute chose établie, toute chose acceptée par l’usage, une coutume, une loi, un commandement. Le terme en soi ne donne aucun à priori de conformité ou non-conformité avec la pensée de Dieu. Le péché est par définition un faux état de l’esprit, une fausse manière de penser, non-conforme à Dieu. Dieu est amour. La problématique décrite par Paul ici, vient d’une fausse manière de penser à l’approche de la loi. Paul dit que sans loi le péché est mort. Dans le contexte, on comprend qu’en parlant de la loi et du commandement, Paul sous-entend le contenu du décalogue, et non les prescriptions données par Moïse en marge de celui-ci.

C’est en cherchant à être déclaré/rendu juste dans un fonctionnement au mérite, que le péché, ce faux état d’esprit, est plein de force. Ce qu’il se passe, c’est que le fonctionnement au mérite attise le péché, il le nourrit. C’est pour cela même que Paul, à cause de sa propre expérience, rend attentif que « Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu. Car personne ne sera justifié devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché. » (Romains 3:19-20 NEG79). La loi met en évidence le péché. Le péché, ce faux état de l’esprit, est présent parmi les hommes depuis que le mensonge est entré dans le monde en Eden. C’est sa fausse manière de penser et de comprendre les choses qui empêche l’homme d’arriver à vivre conformément à la Loi de Dieu qui est l’amour. La manière fausse de penser consiste notamment à vivre selon un fonctionnement au mérite en cherchant à être agréé par Dieu sans le moyen de la foi. Chercher à être sauvé par Dieu à travers une notion de mérite et sans changement de manière de penser produit la mort. Si la manière de penser et de comprendre les choses n’est pas changée et alignée sur ce que Jésus-Christ a enseigné et démontré, alors le péché continue d’agir par ce faux état de l’esprit.

La Bonne Nouvelle de l’Évangile est précisément que « c’est par la grâce (faveur imméritée et « imméritable ») que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi (en croyant). Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2:8-9 LSG). Dieu a tout créé pour partager sa gloire par amour et pour l’amour. La gloire de Dieu c’est sa grâce (cf. Ephésiens 1:6). Le salut, cette délivrance du péché, est offert par un don qui ne peut être ni acheté, ni mérité, ni obtenu par un autre moyen que celui de la foi en ce que Jésus-Christ a enseigné et démontré. C’est Jésus-Christ qui a enseigné et démontré la vérité à propos de notre Père céleste. C’est seulement par le moyen de la foi, que celui qui croit est rendu juste par Dieu, par la vérité que Jésus-Christ a révélée. Celui qui cherche à mériter la faveur de Dieu par toutes sortes d’efforts, de disciplines et par sa propre obéissance n’y parvient pas. Ainsi :

Sous la grâce est rendu juste celui qui croit.

Le fait est que « personne ne sera justifié (dikaioo qui signifie rendu juste et déclaré juste) devant lui par les œuvres de la loi, puisque c’est par la loi que vient la connaissance du péché » (Romains 3:20 NEG79). Les prescriptions que Moïse a données en marge du décalogue n’ont jamais permise de parvenir à l’obéissance au décalogue et d’être rendu juste devant Dieu. Les prescriptions de Moïse, basées sur ce que les hommes peuvent faire par eux-mêmes, permettaient tout juste de s’attendre à la faveur de Dieu malgré la désobéissance à certaines paroles du décalogue, et d’être mis à mort pour la désobéissance aux autres paroles du décalogue… Jésus-Christ a d’ailleurs démontré que les mises à mort ordonnées par Moïse n’étaient pas conformes à l’Esprit de l’Éternel (cf. Jean 8, Jean 5:45). C’est pourquoi, face à ce fonctionnement au mérite induit par les prescriptions de Moïse, Paul dit encore: « Reste-t-il encore une raison de se vanter? Non, cela est exclu. Pourquoi?

Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe du mérite, mais celui de la foi. » (Romains 3:27 BDS)

Fonctionner au mérite donne vie au péché. C’est le principe du mérite dans la pensée tout humaine, modelée par le père du mensonge, qui a donné des prescriptions telles qu’œil pour œil, dent pour dent, vie pour vie… (cf. Exode 21:23-25), Lévitique 24:19-20) ce que Jésus-Christ a pris soin de corriger (cf. Matthieu 5:38-42). Le mérite est un fonctionnement qui n’existe pas dans l’amour, c’est un mode de fonctionnement séparé de l’amour. Le mérite est le mode dans lequel l’adversaire de Dieu agit. Le mérite exclut l’amour, il lui est contraire. Il n’y a pas de mérite dans l’amour et il n’y a pas d’amour dans la notion de mérite. Lorsqu’on essaye de plaire à Dieu autrement que par le moyen de la foi pour obtenir sa faveur, on est voué à l’échec et au constat que c’est le péché qui s’exprime, il prend vie. C’est la réalité de cette manière fausse de penser qui est alors mise en évidence par les actions qu’elle produit. Cela se passe si la manière de penser n’est pas renouvelée par la manière de penser que Jésus-Christ a enseignée et démontrée. Le péché s’appuie sur ce désir de mérite dont l’orgueil est le support. L’orgueil vient du besoin d’être aimé et valorisé, devant les hommes et devant Dieu. Ce besoin d’être aimé est le symptôme de la non-connaissance intime de l’amour de Dieu et de la valeur que tout homme possède à ses yeux. Mais la grâce, elle, est précisément la faveur de Dieu, indépendamment des œuvres. Dieu nous en fait don. Donner c’est sa nature, et on y accède en croyant à cette faveur, imméritée et « imméritable », à saisir par le moyen de la foi. Cela revient à croire à son amour parce que Dieu est Amour, et à compter sur sa bonté simplement et uniquement parce qu’il est Bon, même pour les ingrats – non-miséricordieux – et pour les méchants – hostiles à Dieu (cf. Luc 6:35). graceDe cette manière, par sa grâce, Dieu anéantit toute notion de mérite dans la manière de penser sur laquelle le péché pourrait s’appuyer. En comprenant le principe de la grâce, la clé peut alors être saisie pour que le péché perde son emprise et que le constat devienne celui de Paul: « le péché ne sera plus votre maître puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi (régime du mérite établit par Moïse) mais sous celui de la grâce » (Romains 6:14 BDS), rétablit une fois pour toute par Dieu par celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. A noter, Dieu n’a jamais changé, il a toujours fait grâce. Mais l’apparition des prescriptions au mérite introduites par Moïse a mis la grâce de côté. Pourtant Dieu a fait savoir à Moïse: « C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié » (Exode 33:19 BDS), dont le sens révélé en Jésus-Christ signifie en vérité : « je ferai grâce à ceux à qui tu ne fais pas grâce, j’aurai pitié de ceux pour qui tu n’as aucune pitié… »

En résumé, le péché est par définition une fausse manière de penser, et une fausse manière de comprendre les choses qui s’oppose à l’amour. La grâce est l’opposé de toute manière de penser qui s’oppose à l’amour. La grâce est l’expression de l’amour, qui est la nature même de Dieu. En corrigeant la manière de penser et en l’alignant sur la vérité qui est en Jésus-Christ, alors ce moyen de la foi en Jésus-Christ, en ce qu’il a enseigné et démontré ôte le péché. La vérité fait disparaître le péché pour le remplacer par l’amour. La vérité en Christ rétablit l’amour et la grâce dans la manière de penser. Il en découle une transformation de l’intérieur vers l’extérieur. En prenant connaissance, avec foi, de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, le croyant peut ainsi vivre dans la pleine confiance en Dieu en toutes circonstances, et ainsi le péché n’a plus d’emprise pour agir…

Connaître la vérité: clé de la sanctification et de la liberté

IMG_0427Dans l’Évangile selon Jean au chapitre 17, où Jésus s’adresse au Père et prie pour ses disciples, il exprime ceci:

« Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. » (Jean 17:17 LSG)

La notion de vérité a suscité un grand nombre de débats qui visent souvent à définir ce qu’est la vérité ou, parfois, à en supprimer toutes notions absolues, chacun prétendant que ce qu’il croit est la vérité. Sans entrer dans ces controverses, ce qui est important à relever ici dans ce que Jésus exprime dans sa prière, c’est que: la vérité produit la sanctification et que la parole du Père de Jésus-Christ est la vérité. Le Père de Jésus-Christ ne dit pas de mensonge, mais ce qu’il dit peut être mal compris et donc sujet à une transmission de quelque chose d’erroné qui n’est ni la vérité, ni la parole de Dieu. Chaque individu croit pour lui-même que ce qu’il croit être vrai est la vérité. De plus, si ce qu’un individu croit est en grande partie issue de ce qu’il a entendu des autres, et non de sa propre recherche de la vérité, alors s’il trouve d’autres personnes qui croient comme lui, cela aura généralement tendance à renforcer son sentiment que ce qu’il croit est la vérité. Mais ce n’est pas parce qu’un homme a parlé au nom de Dieu que ce que cet homme dit est forcément la vérité, la parole de Dieu, même si un grand nombre d’individus le croit. C’est Jésus-Christ qui est la vérité, dont la parole est conforme à Dieu, parce qu’il est dans une parfaite unité avec le Père (cf. Jean 10:30). Alors comment savoir si une prétention à connaître la vérité n’est pas qu’une prétention mensongère et illusoire de celui qui croit connaître la vérité? Cette question est fondamentale car, rappelons-le, chaque individu croit pour lui-même que ce qu’il croit est la vérité. Et il y a une diversité de croyances qui s’opposent clairement entre elles, et ne peuvent donc pas être toutes simultanément conformes à la vérité.

A la vérité s’oppose le mensonge. Dans Jean 8:44, il nous est rapporté que Jésus a dit que le père du mensonge est le diable, qu’il ne se tient pas dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Jésus dit que lorsque le diable ment, il parle de son propre fond. Le terme original diabolos signifie calomniateur et celui qui accuse faussement. Calomnier signifie dénaturer sciemment quelque chose par de fausses interprétations. Le diable, l’adversaire, se pose en ennemi de Dieu et utilise essentiellement la vérité comme base du mensonge. Dès le commencement, il s’appuie sur la vérité pour la déformer par de fausses interprétations. Jésus nous dit que le diable est l’initiateur du mensonge, il en est le père. Le père du mensonge déforme la vérité, l’ampute ou cherche à la faire disparaître. Il ne se tient pas dans la vérité. Mais aussi, par exemple, l’adversaire prend les Écritures, les textes bibliques, pour suggérer intentionnellement des choses contraires à la pensée de Dieu que Jésus-Christ a révélée. L’adversaire suggère des choses qui ne sont pas la vérité au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Ce que le père du mensonge suggère n’est jamais la vérité, bien que ce qu’il dise contienne des éléments appartenant à la vérité. Par exemple, ce n’est pas parce qu’on place le seul vrai Dieu, ou Jésus-Christ, dans une phrase que la phrase est conforme à la vérité. Bien que le mensonge s’appuie toujours sur des éléments appartenant à la vérité, cela ne fait pas du mensonge quelque chose de conforme à la vérité. Le mensonge détruit la vie.

La vérité quant à elle, elle sanctifie, elle rend saint et sain (de corps, d’âme et d’esprit). Le terme original pour sanctifier est hagazio qui signifie être vénérable (se dit de quelqu’un dont la vie est exemplaire), séparer des choses profanes, purifier. La sanctification est la transformation qui amène une vie semblable à celle de Jésus-Christ (cf. 1 Jean 4:17), une vie juste et sainte (cf. Ephésiens 4:24), conforme à la pensée de Dieu et à sa volonté pour l’être humain. La vérité produit l’amour semblable à celui qu’a manifesté Jésus-Christ. Jésus-Christ est la référence de ce à quoi ressemble la vie d’un homme sanctifié. La vérité au sujet du Père habitait Jésus, il se tenait dans la vérité. C’est pourquoi sa vie était juste et sainte, conforme à la vérité, Jésus-Christ est la vérité (cf. Jean 14:6). Le dominateur de ce monde, le diable, n’avait aucune prise sur Jésus (cf. Jean 14:30, Jean 10:18), parce que Jésus connaissait la vérité et il se tenait dans la vérité. Jésus ne pouvait pas être trompé par le mensonge comme Adam et Eve l’ont été, et comme l’ont été tous ceux qui sont venus avant Jésus-Christ (cf. Jean 10:8-10). Toutefois, le père du mensonge a essayé de tromper Jésus (voir Matthieu 4:1-11). Jésus-Christ a démontré la vérité concernant le seul vrai Dieu, son Père. Il a démontré ce qui est conforme à Dieu sur terre et ce qui ne l’est pas. Jésus-Christ nous laisse savoir que la vérité est ce qui sanctifie. Par ce que Jésus a exprimé, nous comprenons que si nous ne sommes pas sanctifié, c’est que nous ignorons la vérité et sommes attachés à des mensonges, par ignorance de la vérité. Comme déjà évoqué, sanctifier signifie rendre quelqu’un saint, c’est-à-dire dépourvu de ce qui appartient au mal. C’est amener une personne dans un état où la grâce se manifeste, où l’amour est présent dans toute sa plénitude et ses caractéristiques, telles que Jésus-Christ les a démontrées. IMG_0418Lorsqu’on se plonge dans les textes bibliques, il est donc fondamentale de rechercher la vérité. Il s’agit de rechercher ce qui est conforme à la parole de Dieu, c’est-à-dire conforme à ce que Dieu dit et pense véritablement. Parce qu’une interprétation des textes bibliques qui ne correspond pas à la vérité, et qui est contraire à la pensée du seul vrai Dieu, ne produit pas une vie semblable à celle de son fils, Jésus-Christ. Seule la vérité amène à une vie sanctifiée, juste et sainte, avec le même amour que Jésus-Christ. C’est pour cela qu’il est possible de lire la Bible, de connaître des passages bibliques que l’on cite par cœur, d’avoir fait de « hautes études diplômées », de passer des heures à prier dans toutes les directions et d’expérimenter tout sauf l’abondance de vie que Jésus promet, et de demeurer esclave du péché et ne pas voir se produire la sanctification, et ainsi mener une vie où les caractéristiques qui sont en Jésus-Christ sont absentes, une vie où le fruit de l’Esprit est absent, en résumé : une vie sans amour, une vie étrangère à la vie que Dieu donne véritablement (cf. Ephésiens 4:18).

Ainsi, une des raisons, si ce n’est la raison pour laquelle beaucoup de croyants expérimentent une vie qui ne transpire pas la vie et les caractéristiques de Jésus-Christ, ne vient pas d’un manque de volonté, mais du fait de croire des choses qui, en réalité, ne sont en pas la vérité, des choses qui ne sont pas la parole conforme à la pensée de Dieu. Il en résulte une vie qui ne manifeste pas la puissance du Saint-Esprit, une vie sans les mêmes œuvres que Jésus-Christ, une vie sans force, une vie conforme au monde actuel.

Certains peuvent croire une interprétation de certains textes bibliques en pensant que cette interprétation est la vérité, simplement parce que beaucoup d’autres croient la même chose… Mais la véracité de l’interprétation se démontre par ce que produit cette interprétation, prétendue conforme à la vérité, dans la vie de ceux qui la croient, et notamment le résultat de cette interprétation sur la sanctification. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit des croyances qui touchent directement à la sainteté. Le seul vrai Dieu ne laisse aucune place à la prétention, car à la vérité s’attache certaines caractéristiques qui sont propres à la connaissance de la vérité et que Jésus-Christ a démontrées. Jésus explique même le moyen de tester la connaissance de la vérité, qu’il a lui-même démontrée par sa propre vie.

Dans l’Évangile selon Jean, au chapitre 8 il nous est rapporté que Jésus a dit aux Juifs qui avaient mis leur confiance en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8:31-32 NEG79). Dans ce passage, le terme affranchir est eleutheroo qui signifie rendre libre, amener à la liberté de la domination du péché. C’est pourquoi Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dit, quiconque se livre au péché est esclave du péché« . Et il dit par la suite : « Si donc le fils vous affranchit, vous serez réellement libres« . Jésus parle d’être libéré du péché. Le terme original pour péché est harmatia qui signifie ce qui est mal. Il vient du verbe harmatano qui a le sens d’erreur, de faux état d’esprit. En d’autres termes, il s’agit d’avoir de fausses manières de penser, contraires à la vérité qui est en Jésus-Christ. C’est en connaissant la vérité, conséquence de s’attacher à la parole que Jésus-Christ a annoncée, que la liberté dont Jésus est l’exemple (il n’a point péché, cf. 1 Pierre 2:22, 1 Jean 3:5, 2 Corinthiens 5:21), se manifeste en nous et à travers nous. A noter, il s’agit de s’attacher à la parole que Jésus -Christ a fait connaître. C’est la parole de Jésus-Christ qui amène à connaître la vérité qui libère, qui sanctifie. Il s’agit d’une parole que ceux qui l’ont précédé n’ont pas forcément annoncée, typiquement Jésus a dit « tes péchés sont pardonnés » sans qu’il n’y ait eu aucune prérogative de la part de ceux à qui il s’est adressé (cf. Matthieu 9:2, Marc 2:5 , Luc 5:20, Luc 7:48). Jésus a dit « je ne te condamne pas non plus » sans qu’il n’y ait eu aucune prérogative requise à cette non-condamnation (cf. Jean 8:11). Pour exemples, ni le paralytique, ni la femme adultère n’ont fait ou dit quoi que ce soit pour obtenir le pardon de leurs péchés et la non-condamnation que Jésus leur a annoncés et démontrés. Sans l’intervention de Jésus-Christ, la femme adultère aurait très certainement été lapidée conformément à ce qui avait été prescrit par Moïse et enseigné comme « parole de l’Éternel » par les hommes qui sont venus avant Jésus-Christ… Et Jésus a clairement laissé savoir que c’est lui qui est la vérité et, de plus, il a dit explicitement : « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10:30 NEG79). Dans le contexte, il est clair qu’il s’agit là d’une unité d’esprit entre le Père et le Fils, c’est-à-dire d’une même manière de penser qui produit des actions chez le Fils qui sont conformes au Père. C’est aussi pourquoi Jésus a dit : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14:9 NEG79).

Lorsque les accusateurs qui voulaient condamner la femme adultère ont demandé à Jésus : « Moïse, dans la loi (nomos: toute chose établie, toute choses acceptée par l’usage, une coutume, une loi, un commandement), nous a ordonné de lapider de telles femmes: toi donc, que dis-tu? » (cf. Jean 8:5), le fait est que, sans en avoir conscience, c’est à celui qui est dans une parfaite unité avec le seul vrai Dieu qu’ils adressaient cette question. Et Jésus a donné une réponse conforme à son Père, le seul vrai Dieu, et il a clairement démontré que son jugement sur ce cas ne ressemble pas à la parole qui animait la croyance des accusateurs, et ne ressemblait pas non plus à la parole de ceux dont ils ont suivi aveuglément les enseignements. Jésus-Christ est la vérité. Lorsque Jésus s’est adressé à des Juifs, qui le poursuivaient parce qu’il avait guéri un infirme le jour du sabbat, il a éclairci certaines choses : « Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c’est Moïse, celui en qui vous avez mis votre espérance » (Jean 5:21 SG21). L’accusation qui était issue des paroles de Moïse demeurait présente à l’époque de Jésus à cause d’une lecture des Écritures, et en particulier des paroles de Moïse, sans connaître la vérité au sujet du Père, tel que Jésus-Christ l’a révélé. C’est pourquoi, Jésus s’est adressé au seul vrai Dieu en disant : « Père juste, le monde ne t’a point connu; mais moi je t’ai connu, et ceux-ci (les disciples de Jésus) ont connu que tu m’as envoyé » (Jean 17:25 NEG79).

En réalité, c’est toute la puissance de l’Évangile qui se manifeste grâce à la vérité et par la connaissance de la vérité : Jésus-Christ est la vérité. Une ignorance de la vérité par une interprétation erronée de ce qu’il nous est transmis que Jésus a dit, et par une interprétation erronée des textes bibliques en général, comme de déclarer conforme à la vérité quelque chose qui ne l’ai pas, ne produit rien de la vie et des caractéristiques qui sont en Jésus-Christ. Aussi, lorsqu’on ne vit pas encore les caractéristiques de la vie en Jésus-Christ, telles que décrites dans les textes bibliques par ceux qui ont expérimenté la vérité qui les produit, alors en toute humilité et avec l’aide du Saint-Esprit (Dieu est Esprit), il est fondamental de se poser la question suivante :

Est-ce que ce que je connais et crois être la vérité est conforme à la vérité?

Sanctification 10Parce que la sanctification ne vient pas des efforts humains et de l’éventuelle « bonne intention », mais de la connaissance de la vérité. Dieu ne ment pas (cf. Nombres 23:19). Et une parole qui n’appartient pas à la vérité, n’est pas une parole de Dieu. C’est Jésus-Christ qui l’a fait savoir et sa vie en a été témoin. Jésus-Christ est né et venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (cf. Jean 18:37). La parole de Dieu est la vérité. Ce qui n’appartient pas à la vérité ne peut pas appartenir à la parole de Dieu. Ce qui est contraire à la vérité qui est en Jésus-Christ ne peut pas être la parole de Dieu. Même si certains croyants s’obstinent, de nos jours, à appeler « parole de Dieu » des paroles qui s’opposent à la vérité qui est en Jésus-Christ et à ce qu’il a fait connaître au sujet du seul vrai Dieu, son Père. L’Ancien Testament est rempli de certaines croyances au sujet de Dieu et des choses de Dieu qui ne produisent pas une vie semblable à Jésus-Christ. Il s’agit de certaines croyances (pas toutes!) qui ne sont pas conformes à la vérité. Dès les temps anciens, certains hommes de foi ont bien manifesté et démontré la puissance de la foi, et même prophétisé au sujet du Messie, mais aucun n’a démontré être libéré du péché au point d’aimer leurs ennemis comme Jésus-Christ et ses disciples après lui l’ont fait, conformément à la vérité. Il y avait certaines croyances et compréhensions au sujet de Dieu parmi les hommes, qui nous sont rapportées dans les écrits de l’Ancien Testament qui ne permettent simplement pas de vivre les caractéristiques que seule la vérité produit. Et les écrits du Nouveau Testament en véhicule encore certaines séquelles mélangées à la vérité. Jésus a d’ailleurs clairement dit : « Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés » (Jean 10:8 NEG79). Les brebis sont les disciples qui s’attachent à la parole que Jésus-Christ a annoncée et qui permet de parvenir à la connaissance de la vérité. Sans Jésus-Christ, nul ne vient à la connaissance du Père tel qu’il est véritablement. Le terme original traduit ci-dessus par « voleurs » est kleptes qui signifie celui qui détourne, c’est un nom transmis aux faux enseignants, qui n’ont pas soin d’instruire, mais abusent de la confiance pour leur propre gain. Et Jésus dit que tous ceux qui l’ont précédé entrent dans cette catégorie… Oups… ! Sans le témoignage que Jésus-Christ a rendu à la vérité, il y a donc un manque de discernement dans la manière de penser et dans la compréhension au sujet de Dieu et des choses de Dieu, il y a un mélange et une confusion entre ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Le père du mensonge est meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). C’est uniquement par la vérité qui est en Jésus-Christ que la confusion entre les œuvres du diable et celles de Dieu peut être démasquée et potentiellement évitée. Celui qui ne s’attache pas à la parole que Jésus-Christ a annoncée ne peut pas parvenir à la connaissance de la vérité.

Croire à certaines choses qui ne sont pas la vérité concernant Dieu et les choses de Dieu, donc croire à certains mensonges, ne produit pas une vie juste et sainte. Le problème de fond lié au comportement et à l’étouffement de la vie de Jésus-Christ chez le croyant, n’est pas en lien avec la quantité insuffisante d’efforts et de discipline ou la simple mauvaise volonté, mais bien une méconnaissance de la vérité. La sanctification est l’établissement, ou le rétablissement, de la vérité dans la vie d’une personne. Il faut discerner les mensonges qui sont crus concernant Dieu. Certains mensonges concernent les choses de Dieu et/ou ce que Dieu dit à propos des hommes. Il est vital de remplacer ces mensonges par la vérité qui se trouve en Jésus-Christ et qui se trouve à l’aide de Jésus-Christ et du même Saint-Esprit qui était en lui. En réalité, cela ne peut se faire uniquement en cherchant à connaître la vérité et en découvrant la vérité dans laquelle le Saint-Esprit conduit (voir aussi 1 Jean 2:27).

Un mensonge ne peut être décelé que par la connaissance de la vérité. C’est connaître la vérité qui révèle les mensonges qui étaient crus précédemment. Car nous sommes tous venus au monde dans l’ignorance de la vérité au sujet de Dieu et des choses de Dieu. Les êtres humains se transmettent l’ignorance de la vérité de génération en génération, depuis que le mensonge est entré dans le monde, trompant Adam et Eve. C’est la vérité qui produit l’amour, la libération du péché (faux état de l’esprit) pour une vie juste et sainte. La vérité nous a été rendue connue par Jésus-Christ. Lorsque Jésus enseigne sur l’amour et qu’il dit : « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:48 NEG79), il croit que cela est possible à ses auditeurs, s’ils connaissent le Père tel que Jésus l’a fait connaître. Lorsque Jésus dit à la femme adultère : « Va, mais désormais, ne pèche plus« , il croit que cela est possible pour cette femme. Mais la condition pour que cela soit rendue possible pour elle, c’est de vivre dans la grâce de Dieu que Jésus-Christ a démontrée à tous dans cet épisode, autant envers les accusateurs de cette femme qu’en vers cette femme, et il est nécessaire pour elle de vivre dans la parole que Jésus lui a dite et dont il a fait la démonstration concrète envers ses accusateurs et envers elle : « je ne te condamne pas« . Le problème de cette femme n’était pas dans l’ignorance que rien de bon ne sort de l’adultère, mais dans le fait qu’elle ne connaissait pas l’amour véritable du Père dont seul le Fils de Dieu lui a témoigné. Dieu est amour.

L’encouragement ici, c’est que des transformations importantes et vitales peuvent avoir lieu sans attendre des décennies. Il s’agit du temps nécessaire pour découvrir, établir, ou rétablir, la vérité dans ce qu’on croit concernant le seul vrai Dieu, notre Père céleste, et concernant celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Tout en sachant que « celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1:6 NEG79).

La connaissance de la vérité, la parole de Dieu, revient à avoir une connaissance correcte et précise de Dieu et de Jésus-Christ. C’est une clé pour que la grâce (faveur de Dieu, imméritée et « imméritable ») et la paix soient multipliées selon 2 Pierre 1:2 dans la vie du croyant.

Voir aussi:

La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu

La grâce de Dieu est quelque chose qui semble connue de nombreux croyants mais qui se révèle bien souvent incomprise, étouffée, sous-estimée, voir oubliée ou même pervertie. Le problème lorsque la grâce est méconnue, c’est qu’il s’agit du fondement de l’Évangile. La grâce de Dieu est la substance même de l’Évangile, car l’Évangile est précisément la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. C’est ce que Luc rapporte dans le livre des Actes au sujet de ce que Paul a dit à propos de la Bonne Nouvelle : « Ma vie m’importe peu, je ne lui accorde aucun prix; mon but c’est d’aller jusqu’au bout de ma course et d’accomplir pleinement le service que le Seigneur m’a confié c’est-à-dire de proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20:24 BDS).

Le service dont Paul parle comme celui que le Seigneur lui a confié consiste à proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.

Le terme original traduit par grâce est charis qui signifie ce qui fournit la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse. Le terme parle aussi de la bonté, la faveur, de bonne volonté, c’est-à-dire une volonté qui est bonne. Il vient du verbe chairo qui a le sens de se réjouir, être heureux, être bien, être extrêmement réjoui.

Cross equals loveMatthieu nous rapporte que Jésus, qui a corrigé certaines choses qui avaient été enseignées et a rétabli la vérité,  a dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : «  Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi (Jésus) je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes » (Matthieu 5:45 BDS). Luc l’a rapporté ainsi : « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats (non-miséricordieux) et pour les méchants (mauvais). Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6:35-36 NEG79). C’est là, la racine de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.

Ainsi, Jésus-Christ a enseigné et démontré que cette parole de l’Écriture : « C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié » (Exode 33:19 BDS) signifie « je ferai grâce à ceux à qui tu ne veux pas faire grâce et j’aurai pitié de ceux dont tu n’as aucune pitié ». Jésus-Christ a agi comme un fils du Très-Haut. Il a enseigné et démontré que le Père fait grâce et a pitié de ceux dont les êtres humains, notamment ceux enracinés dans les prescriptions de Moïse, n’avaient aucune pitié et ceux pour qui ils ne témoignaient aucune grâce.

Tous les hommes n’ont pas réagi de manière identique face à la grâce que Jésus-Christ a enseignée, démontrée et manifestée sur terre jusqu’à ce qu’il monte vers le Père. La grâce, telle que démontrée par Jésus-Christ, a même souvent été une des raisons pour laquelle certains hommes l’ont rejeté, déjà en son temps. Lorsque les êtres humains sont modelés par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, alors ils ont soif de vengeance et sont animés par le mérite. Toutefois, la grâce ne s’impose pas, ce serait contraire à la grâce elle-même. Elle ne peut pas non plus contraindre les autres à manifester la grâce. En général, celui qui ne manifeste pas la grâce envers les autres agit ainsi parce qu’il ne vit pas lui-même sous la grâce de Dieu, celle à laquelle on accède par le moyen de la foi.

Dieu est amour et l’amour véritable est inconditionnel. En réalité, c’est un pléonasme de parler d’amour inconditionnel, car l’amour au sens biblique, tel que Jésus-Christ l’a révélé, est par définition inconditionnel. L’amour est, par ses caractéristiques intrinsèques, indépendant de l’être aimé, et de ce qu’il peut faire ou ne pas faire. La grâce de Dieu est, par définition, la faveur de Dieu. C’est une faveur, imméritée et « imméritable », qui est l’expression de l’amour. Dieu désire profondément montrer et démontrer son amour (inconditionnel). Il veut le manifester à tous, et à chacun en particulier, parce qu’il est Amour. L’amour est Sa nature. Mais Dieu peut uniquement démontrer l’amour par la grâce. Pour quelle raison? C’est parce que la grâce exclut, par sa nature, toute notion de mérite. La grâce est imméritée et « imméritable ».

En observant dans les Évangiles comment Jésus-Christ manifestait la grâce, on comprend que la grâce est à l’opposé du mérite. Il n’y a pas de notion de mérite dans l’amour, pas plus qu’il n’y a d’amour dans la notion de mérite. Le fonctionnement au mérite, c’est : on agit envers vous en fonction de ce que vous méritez, ainsi on vous récompense en fonction de ce que vous faites ou ne faites pas, et on vous punit selon les mêmes principes. Mais l’amour donne sans compter. Toutefois, l’amour ne peut pas imposer à l’être aimer de recevoir ce qu’il donne, ce serait contraire à l’amour. L’amour tient compte de la volonté de l’autre, même si la volonté de l’autre n’est pas bonne.

En réalité, la grâce est en réalité le seul moyen d’expression de l’amour. Dieu est Amour. La grâce ne peut pas être en réponse à une notion quelconque de mérite. Si la grâce était en réponse à une notion de mérite, il ne s’agirait plus de la grâce, et donc ce ne serait plus l’expression de l’amour. Aussi, la grâce de Dieu ne peut être déversée ou, plus précisément, accédée, qu’en dehors de toute notion de mérite. La faveur donnée par amour ne peut être donnée qu’en dehors de toute notion de mérite et d’autojustification. Il est fondamental de comprendre que:

On accède à la grâce de Dieu que par le moyen de la foi.

Dieu déverse sa faveur, imméritée et « imméritable », en réponse à la foi. Le terme original pistis signifie une conviction de la vérité, une pleine confiance concernant la relation avec Dieu et les choses de Dieu. « Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11 :1 NEG79). Le moyen de la foi est ce qui maintient l’exclusion de toute notion de mérite dans la relation avec Dieu. Le mérite est d’ailleurs en général ce qui nourrit un égocentrisme qui crie du cœur « j’ai besoin d’être aimé et valorisé » ou « je suis haï et ne vaut rien ». Ces deux expressions ont la même racine: un égo centrisme qui est l’expression du besoin de se savoir profondément aimé sans condition. Ce besoin ne peut être rempli uniquement en Dieu, par la vérité qui est en Jésus-Christ. Mais le moyen de la foi, par laquelle on accède à la grâce de Dieu, implique une manière de penser conforme à la vérité qui se trouve en Jésus-Christ. Il s’agit d’avoir une manière de penser conforme à la pensée de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné… » (cf. Jean 3:16-17). « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2:8-9 NEG79).

Une manière de penser et de comprendre les choses non conforme à la pensée de Dieu, mais conforme au père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement et qui déforme l’image de qui est Dieu, a pour conséquence l’expérience des caractéristiques d’une manière de penser qui s’oppose à l’amour, et donc s’oppose à la grâce de Dieu.