La grâce c’est la vérité & la vérité c’est la grâce

Dans le premier chapitre de son Évangile, Jean écrit ceci: « Celui qui est la Parole est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père: plénitude de grâce et de vérité!  » (Jean 1:14 BDS). Dans ce passage, Jean définit la gloire qu’il a contemplé dans le Fils unique envoyé par le Père comme: plénitude de grâce et de vérité! Ce qui veut dire que:

La plénitude de la grâce et de la vérité est la gloire de Dieu.

Grace et vérité 1Jean exprime qu’il n’y a pas eu d’autres fils comme ce Fils envoyé par le Père, il est unique. Ce que Jean et d’autres ont pu contempler dans ce Fils, n’avait jamais été contemplé en aucun autre. Ainsi, en Jésus-Christ, la grâce et la vérité de Dieu se trouvent au plus haut degré de développement, dans toute leur force, leur intensité et c’est là ce qui qualifie la gloire de Dieu. Et Jean poursuit en disant: « Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre. En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ » (Jean 1:16-17 BDS). La grâce de Dieu est surabondante et inépuisable, elle est à la mesure de l’amour de Dieu (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu).
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Dans ce qu’il exprime ici, Jean place d’un côté la Loi donnée par Moïse, et de l’autre côté la grâce et la vérité. Ce qui est intéressant de relever c’est que la vérité est du côté de la grâce, faveur imméritée et « imméritable ». Les prescriptions données en marge du décalogue par l’intermédiaire de Moïse impliquaient un fonctionnement au mérite alors que la grâce est exactement l’opposé. Certaines prescriptions de Moïse excluaient la grâce et condamnaient à mort. La vérité est que la grâce est précisément ce qui démontre l’amour de Dieu, sa véritable nature et c’est Christ qui a rendu témoignage à la vérité. Personne d’autre ne l’a fait.
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Avant le régime de la Loi introduit par Moïse, régime avec des prescriptions au mérite, on constate un Dieu invisible qui ne tenait pas compte des fautes de ceux qui avaient placé leur confiance en lui, ni de son peuple conduit par Moïse. On voit l’Éternel qui manifeste sa bienveillance, sa grâce envers eux (par exemple Genèse 12, Exode 16, Exode 17). Mais l’histoire semble subir comme un nouveau tournant à travers le ministère de Moïse qui, au service du décalogue gravé sur des pierres, a conduit à la mort, à ce qui s’oppose à l’amour (cf. 2 Corinthiens 3:7-9, Jean 5:45). Le ministère de Moïse fait apparaître l’Éternel comme ayant changé d’humeur, et comme celui qui demande la mort à cause de sa sainteté. Mais cette idée pervertit la définition de la sainteté qui est précisément l’absence de tout mal. L’Éternel semble avoir fait savoir à Moïse, à la fin de sa vie, qu’Aaron et lui, ont déshonoré la sainteté de Dieu aux yeux des Israélites (cf. Nombres 20:12-13). La sainteté de Dieu, l’absence du mal en Lui, a été pleinement démontrée en Jésus-Christ. Par ses paroles et ses actes, Jésus a mis en lumière qu’un certain nombre de décisions et paroles transmises par Moïse en marge du décalogue étaient une réponse issues d’une pensée tout humaine face à la dureté du cœur des hommes (cf. Matthieu 19:8Jean 5:45, 8:1-11). La Loi de Dieu gravée sur des pierres a démontré la perversité de la pensée tout humaine modelée par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement (cf. Jean 8:44). La réaction de Moïse avec le décalogue a été la même que celle de beaucoup de croyants aujourd’hui qui se retrouvent avec ses mêmes loi de Dieu gravées dans leur cœur: ils se condamnent eux-mêmes et condamnent les autres par ces lois. Et cela parce qu’ils ne tiennent pas compte de la vérité qui est en Christ: Dieu ne tient pas compte des fautes et un changement de la manière de penser est nécessaire pour être rendu apte à vivre conformément à la loi de l’amour que Christ a démontrée. Il y a une perversion de la manière de penser des hommes que la loi de Moïse met en évidence. C’est ce dont Paul parle aux Romains en disant: « Est-il donc possible que ce qui est bon (le décalogue) soit devenu pour moi une cause de mort? Au contraire, c’est le péché (harmatia qui signifie faux état d’esprit) ! En effet, il m’a donné la mort en se servant de ce qui est bon pour manifester sa nature de péché et pour montrer son excessive perversité par le moyen du commandement » (Romains 7:13 BDS). « Car personne ne sera déclaré (rendu) juste devant lui parce qu’il aura accompli les œuvres demandées par la Loi. En effet, la Loi donne seulement la connaissance du péché » (Romains 3:20 BDS). Ce régime de la loi de Moïse, régime du mérite, n’a rien solutionné, au contraire. Et ce régime instauré par Moïse au service du décalogue que personne n’arrivait à satisfaire à cause du péché, ce faux état d’esprit de la pensée tout humaine, a duré jusqu’à la venue de Dieu Lui-même en la personne de Jésus-Christ. Christ en démontrant la vérité a mis fin à ce régime-là, une fois pour toutes. « Car le Christ a mis fin au régime de la Loi pour que tous ceux qui croient soient déclarés (rendus) justes » (Romains 10:4 BDS).

La vérité est du côté de la grâce, pas du côté de la loi de Moïse.

Grace et vérité 2C’est la grâce qui est la vérité parce que la loi de Moïse avec son régime au mérite ne reflète pas l’amour de Dieu, ni le fait qu’il soit juste. La loi de Moïse peut laisser croire à celui qui ne comprend pas l’intention de Dieu, que Dieu fonctionne au mérite. La Loi peut aussi laisser croire faussement que Dieu est injuste, parce que suite à la faute d’un seul, Adam, tous ont hérité d’une fausse manière de penser et de ses conséquences. Mais Dieu a toujours fait grâce, mais le seul moyen d’y accéder a toujours été celui de la foi. La vérité qui est en Christ c’est que tous ont la possibilité d’accéder à la grâce de Dieu (voir aussi Le cœur est affermi par la grâce). Dieu désire partager son amour. Il a créé l’homme par amour, pour l’amour et pour lui partager sa gloire: sa grâce (cf. Ephésiens 1:6). Son désir est de bénir l’homme, de lui déverser sa grâce, que le cœur de l’homme s’attache à Lui et soit le reflet de Son image, mais il ne peut pas le faire contre la volonté de l’homme, sans le choix de l’homme de mettre sa confiance en Lui et de penser comme Lui. Il ne peut pas le faire sans le moyen de la foi (voir aussi La foi qui plait à Dieu: croire en sa faveur imméritée).

Dans le texte original de Jean 1:17, le verbe utilisé pour la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ est un singulier. Pour être pleinement fidèle au sens, il faudrait traduire par la grâce et la vérité est venue par Jésus-Christ, ce qui donne une faute de français. Mais en réalité, la grâce et la vérité ne font qu’un! Si l’on touche à la grâce, on touche à la vérité, et de la même manière si l’on touche à la vérité, on touche à la grâce. La vérité c’est la grâce et la grâce c’est la vérité, et les deux sont venus en un Fils unique: Jésus-Christ, conformément à cette parole de l’Écriture: « L’amour et la vérité vont se rencontrer, et la justice et la paix se donneront l’accolade » (Psaumes 85:11 BDS).

Le cœur est affermi par la grâce

Coeur affermi 5« Ne vous laissez pas entraîner par toutes sortes de doctrines qui sont étrangères à notre foi. Ce qui est bien, en effet, c’est que notre cœur soit affermi par la grâce divine et non par des règles relatives à des aliments. Ces règles n’ont jamais profité à ceux qui les suivent » (Hébreux 13:9 BDS), écrit l’auteur aux Hébreux. Il y a ici une incitation à ne pas se laisser entraîner par toutes sortes de principes ou de croyances qui ne prônent pas la foi, c’est-à-dire la confiance en Dieu lui-même au lieu de la confiance en nos propres efforts ou capacités à se discipliner. L’auteur souligne ici que:

C’est la grâce divine qui affermit le cœur !

C’est précisément la faveur de Dieu imméritée et « imméritable » qui affermit le cœur, qui le remplit et le comble (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu et L’amour fait grandir dans la foi). C’est la grâce à laquelle on accède par le moyen de la foi qui produit le changement du cœur de l’homme. Les doctrines qui promeuvent des règles et une grande discipline au lieu de la confiance en Dieu n’ont jamais profité à ceux qui les suivent, car:

Les règles n’ont aucun pouvoir de changement sur le cœur de l’homme!

Coeur affermi 6C’est ce que l’apôtre Paul souligne aussi à plusieurs reprises comme dans sa lettre aux Romains lorsqu’il dit « ce que la Loi était incapable de faire, parce que l’état de l’homme la rendait impuissante, Dieu l’a fait: il a envoyé son propre Fils avec une nature semblable à celle des hommes pécheurs et, pour régler le problème du péché, il a exécuté sur cet homme la sanction qu’encourt le péché » (Romains 8:3- BDS). Toutefois, il faut faire attention ici à l’idée de sanction venant du Père que Paul véhicule… Car Paul ne tient pas compte des paroles de Jésus au sujet du Père. Il n’avait pas connaissance des paroles de Jésus que l’on retrouve dans les évangiles…! Jésus a enseigné et démontré clairement que ce n’est pas le Père qui est celui qui sanctionne le péché, les hommes le font et leur fausse manière de penser les amène à faire le mal. Regarder à la croix comme à une punition du péché est à l’opposé de la vérité qui est en Christ au sujet du Père, et fait passer le Père céleste pour un meurtrier à la place du diable (cf. Jean 8:44). La Loi gravée sur des pierres (le décalogue), elle-même est sainte et le commandement est saint, juste et bon nous dit Paul (cf. Romains 7:12). Mais la Loi gravée sur des pierres et les commandements de Dieu qui s’y trouvent, ainsi que toutes règles qu’on pourrait y ajouter comme Moïse l’a fait, n’ont aucun pouvoir de changement sur le cœur de l’homme. Et cela est due à la mauvaise manière de penser et de comprendre les choses qui habite l’homme depuis la faute d’Adam. Ce qui délivre du péché et qui sauve l’homme de cet état d’incapacité à faire ce qui est bien, c’est précisément la faveur de Dieu, imméritée et « imméritable », qui est la manifestation de son amour inconditionnel. C’est cette révélation de qui est véritablement Dieu, sa grâce qu’il a démontrée par la vie et la mort de Christ, qui change la manière de penser et de comprendre les choses au sujet de Dieu. C’est ce qui amène le cœur de l’homme à être transformé. Cette faveur imméritée, expression de son amour pour nous, Dieu l’a enseigné et démontré en Jésus-Christ. C’est ce que Paul résume en disant:

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies » (Ephésiens 2:8-9 BDS). « Dans la surabondance de sa grâce, notre Seigneur a fait naître en moi la foi et l’amour que l’on trouve dans l’union avec Jésus-Christ » (1 Timothée 1:14 BDS). Le cœur de Paul a été transformé par la grâce de Dieu dont il a fait l’expérience. Cette grâce a produit en lui la confiance en Dieu et l’amour dans l’union avec Jésus-Christ.

Dans la lettre que Jacques écrit, il dit ceci: « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez votre cœur, vous qui avez le cœur partagé » (Jacques 4:8 BDS). Il y a une séquence dans ce que Jacques dit ici, et cette séquence est de s’approcher de Dieu en premier lieu! La conséquence de s’approcher de lui est que Dieu s’approche de nous. Dieu ne rejettera jamais celui qui s’approche de lui et ce indépendamment de l’état de celui qui s’approche de Dieu. Christ a démontré qu’il ne rejette pas celui qui vient à Lui. Jacques ne dit pas qu’il faut d’abord nettoyer nos mains et purifier notre cœur partagé pour s’approcher de Dieu. Parce que la vérité est que c’est Dieu seul qui peut faire ce nettoyage et cette purification. Pour être plus précis, c’est la vérité qui est en Jésus-Christ au sujet du Père et de son amour qui nous purifie. C’est par Son Esprit, l’Esprit de vérité, qu’il nous purifie de l’intérieur vers l’extérieur. C’est l’œuvre de Dieu Lui-même et il effectue cette transformation du cœur en nous faisant goûter à sa faveur imméritée et « imméritable » : sa grâce qui est l’expression de son amour inconditionnel.

C’est en goûtant à la grâce de Dieu que notre cœur cesse d’être partagé.

Coeur affermi 4David, qui pourtant vivait sous le régime de la loi de Moïse, c’est-à-dire le régime du mérite avec ses exigences et ses conséquences, avait déjà bien compris une partie du cœur de Dieu et la réalité de sa grâce lorsqu’il s’exprime ainsi: « Tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice. Tu m’as ouvert l’oreille, car tu n’as demandé ni holocaustes ni sacrifices pour expier le péché » (Psaume 40:7 BDS). David avait goûté à la bonté de Dieu : « Car c’est lui qui pardonne tous tes péchés, c’est lui qui te guérit de toute maladie, qui t’arrache à la tombe. C’est lui qui te couronne de tendresse et d’amour, et qui te comble de bonheur tout au long de ton existence; et ta jeunesse, comme l’aigle, prend un nouvel essor » (Psaume 103:3-5 BDS). Le psaume 67 le résume aussi merveilleusement dans les deux versets suivant:

« Que Dieu nous fasse grâce! Qu’il nous bénisse! Qu’il nous regarde avec bonté, afin que sur la terre on reconnaisse comment tu interviens, et que dans toutes les nations on voie comment tu sauves! » (Psaume 67:2-3 BDS)

Jésus lui-même, qui est la plénitude de la grâce de Dieu et qui en est la démonstration, affermit les cœurs en exprimant cette réalité de la grâce de Dieu pour celui qui place sa confiance dans le Père: « Oui, vraiment, je vous l’assure: celui qui écoute ce que je dis et qui place sa confiance dans le Père qui m’a envoyé, possède, dès à présent, la vie éternelle et il ne sera pas condamné; il est déjà passé de la mort à la vie » (Jean 5:24 BDS).

La foi qui plait à Dieu: croire à sa faveur imméritée

Foi qui plait 4« Pour montrer qu’il est nécessaire de prier constamment, sans jamais se décourager, Jésus raconta à ses disciples la parabole suivante: Il y avait dans une ville un juge qui ne révérait pas Dieu et n’avait d’égards pour personne. Il y avait aussi, dans cette même ville, une veuve qui venait constamment le trouver pour lui dire: «Défends mon droit contre mon adversaire.» Pendant longtemps, il refusa. Mais il finit par se dire: «J’ai beau ne pas révérer Dieu et ne pas me préoccuper des hommes, cette veuve m’ennuie; je vais donc lui donner gain de cause pour qu’elle ne vienne plus sans cesse me casser la tête.» Le Seigneur ajouta: Notez bien comment ce mauvais juge réagit. Alors, pouvez-vous supposer que Dieu ne défendra pas le droit de ceux qu’il a choisis et qui crient à lui jour et nuit, et qu’il tardera à leur venir en aide? Moi je vous dis qu’il défendra leur droit promptement. Seulement, lorsque le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre? » (Luc 18:1-8 BDS).

Jésus utilise cette parabole pour dire que Dieu qui, contrairement au mauvais juge qu’il ne faut pas confondre avec Dieu, se préoccupe des hommes et a égard pour chacun à cause de son immense amour. Dieu défend le droit de ceux qu’il a choisis (tout ceux qui ont foi en Lui) et qui s’attendent à Lui constamment. Il dit même que Dieu le fait promptement! Et Jésus termine cette parabole en exprimant sa préoccupation quant à savoir s’il trouvera encore, à son retour, la foi sur terre… Pourquoi cette préoccupation de Jésus?

L’auteur aux Hébreux nous dit ceci: « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu » (Hébreux 11:6a SG21).

Pourquoi est-ce impossible de plaire à Dieu sans la foi?

Parce que la foi est le seul moyen par lequel on accède à Dieu et aux réalités de Dieu qui sont l’expression de son amour, tel que Christ l’a démontré. Par le moyen de la foi, c’est-à-dire croire à ce que Dieu a dit et démontré en Christ, Dieu peut ainsi nous affranchir de toute notion de mérite, car croire est un choix accessible à tous (voir aussi La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu). Les Écritures nous disent par exemple que:

  • C’est par la grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de nous c’est un don de Dieu (cf. Ephésiens 2:8)
  • C’est par la foi que nous sommes unis à Christ (cf. Ephésiens 3:12)
  • C’est par la foi que Christ vit dans notre cœur (cf. Ephésiens 3:17)
  • C’est par la foi que les hommes sont déclarés/rendus (dikaioo) justes (cf. Romains 3:28)
  • C’est en recevant la Bonne Nouvelle avec foi que nous recevons le Saint Esprit (cf. Galates 3:2, 14), c’est-à-dire l’Esprit de Dieu
  • C’est par la foi que nous sommes fils de Dieu (cf. Galates 3:26) et ainsi co-héritiers avec Christ (cf. Romains 8:17)

Ainsi, par le moyen de la foi, nous avons accès à toutes les réalités de Dieu qui sont en Christ.

Foi qui plait 5De la même manière que « par la foi, nous comprenons que l’univers a été harmonieusement organisé par la parole de Dieu, et qu’ainsi le monde visible tire son origine de l’invisible » (Hébreux 11:3 BDS), c’est par le moyen de la foi, en croyant à ce que Dieu dit (sa Parole), que les réalités invisibles du royaume de Dieu deviennent visibles dans ce monde. C’est pour ces raisons que « La foi, c’est la ferme assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1 SG21).

C’est parce que toutes les choses célestes invisibles sont libérées par le moyen de la foi, que par la foi nous avons véritablement l’assurance des choses que l’on espère, et que ces réalités célestes invisibles deviennent une démonstration visibles de celles qu’on ne voit pas sans le moyen de la foi.

Alors quelle est la foi qui plaît à Dieu? C’est précisément la foi qui s’attend à la faveur imméritée et « imméritable » de Dieu. C’est donc la foi qui s’attend à l’expression de l’amour de Dieu démontrée une fois pour toute en Jésus-Christ. « Sans la foi, il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6 NEG79). L’auteur aux Hébreux laisse comprendre que ceux qui cherchent Dieu goûtent à Sa bonté, la condition c’est chercher Dieu Lui-même, et c’est Christ qui nous a montré le Père. Au retour de Jésus, la nécessité de la foi sera toujours une réalité, car : « En somme, trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande d’entre elles, c’est l’amour » (1 Corinthiens 13:13 BDS), car Dieu est amour. Ceux qui ont rejeté Jésus parce qu’ils ne croyaient pas en Lui n’ont pas goûté au salut qu’il a apporté, et au retour de Jésus il en sera de même. Ainsi, en résumé:

C’est la foi qui s’attend à la faveur imméritée de Dieu qui lui est agréable!

Péchés pardonnés à cause de son nom – 2ième Partie

…suite de l’article précédent.

« Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. 13 Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin* » (1 Jean 2:12-13 NEG79).

En s’adressant ainsi aux « enfants« , aux « pères » et aux « jeunes gens« , Jean n’est pas en train de parler en termes de catégories sur le plan humain, mais en termes de maturité sur le plan spirituel, c’est-à-dire de maturité dans la connaissance de Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ.

Réconcilié 4Jean nous dit que ce qui qualifie et démontre l’état spirituel de « jeunes gens« , c’est la victoire sur le diable, ou sur le mal selon la traduction. La victoire sur le diable, ou sur le mal, signifie qu’il n’a plus aucune emprise sur nous, qu’il est vaincu. En réalité, il n’est pas possible de devenir « jeunes gens« , c’est-à-dire d’avoir vaincu l’ennemi de Dieu, le mal, sans croire au fait que les péchés sont pardonnés uniquement à cause du nom de Celui qui est de toute éternité. Il a donné et envoyé son Fils avec le nom Yahshua (Jésus) qui signifie Yahweh (Dieu) sauve.

Dans l’Évangile selon Jean, il rapporte ces paroles de Jésus:

« Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur[1] ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché[2], (et concernant) la justice[3], et (concernant) le jugement[4]: en ce qui concerne le péché, parce qu’ils ne croient pas en moi; la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus; le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé. » (Jean 16:7-11 NEG79)

[1] Le terme original parakletos signifie convoqué, appelé aux côtés, appelé à l’aide, celui qui plaide la cause d’un autre.

[2] Le terme original hamartia signifie ce qui est mal, faux état d’esprit.

[3] Le terme original dikaiosune signifie l’état de celui qui est comme il doit être, qui vient de dikaios qui signifie droit, juste, vertueux.

[4] Le terme original krisis signifie séparation, sélection, jugement (décision donnée concernant toute chose).

Jésus dit à ses disciples que le rôle du Consolateur, c’est-à-dire du Saint-Esprit, est de convaincre le monde en ce qui concerne le péché, et ce précisément parce que le monde ne croit pas en Jésus-Christ. Le terme original pour convaincre est elegcho qui signifie réfuter, trouver une faute, corriger. Les faux raisonnements concernant le péché, c’est-à-dire le faux état d’esprit, notamment l’idée du pardon des péchés en réponse à une demande de pardon, provient de ne pas croire en ce que Jésus-Christ a fait connaître : Dieu sauve, Dieu pardonne, à cause de son nom[5]. Jésus-Christ est né et venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Lorsqu’on ne croit pas que c’est uniquement à cause des caractéristiques du seul vrai Dieu, tel que Jésus-Christ l’a fait connaître, que nous sommes pardonnés, mais qu’on continue de croire que cela dépend de ce qu’on pourrait dire ou faire, on s’égare dans nos raisonnements. Il en résulte que la victoire sur le mal ne se produit pas. Le rôle du Saint-Esprit est précisément de réfuter et de corriger les faux raisonnements au sujet du péché. Il y a une nécessité de rétablir la vérité entre ce qui appartient au bien et ce qui appartient au mal, et de ne pas confondre les deux. Et la vérité qui est en Jésus-Christ, c’est que rendre le mal pour le mal appartient au mal. Autrement dit, ne pas pardonner appartient au mal. Et celui qui ne vit pas dans le pardon des péchés, tel que Jésus-Christ l’a enseigné et démontré, n’arrivera pas à vivre dans le pardon des péchés des autres envers lui.

[5] « C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, et je ne me souviendrai plus de tes péchés. » – Esaïe 43 :25 NEG79, « De loin l’Éternel se montre à moi: Je t’aime d’un amour éternel; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » – Jérémie 31 :3 NEG79

C’est important de constater que le nom donné par Jésus-Christ au Saint-Esprit est parakletos qui signifie convoqué, appelé aux côtés, appelé à l’aide, celui qui plaide la cause d’un autre.

Marcher-dans-la-lumière1Une raison pour laquelle la victoire sur le mal ne se produit pas chez de nombreux croyants vient notamment de continuer de croire que le pardon de Dieu pour une faute commise est là seulement si nous lui avons demandé pardon pour cette faute. Cette méconnaissance, cet égarement au sujet du pardon de Dieu, garde généralement l’individu sous la culpabilité et le maintien sous la condamnation parce qu’il croit, injustement, qu’il n’est pas pardonné tant qu’il n’a pas demandé pardon à Dieu pour la faute commise. Alors cela peut l’amener à prendre du temps, voir des jours avant de s’adresser à Dieu, à cause du poids de la faute, de la honte et de la culpabilité qui s’y rattachent. Avec cette croyance dans ce qui est un mensonge, l’adversaire de Dieu, l’Accusateur, possède une autorité sur l’individu et le maintien captif du mal et sous son emprise. L’individu aura tendance à rester focalisé sur le péché et dans un cycle interminable de demande de pardon sans une libération durable de l’esclavage du péché.

Mais l’encouragement est une fois de plus important, conséquent et libérateur, parce que la vérité demeure :

Vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom: Dieu sauve !

Jésus-Christ a annoncé, enseigné et démontré le pardon des péchés. Car la vérité c’est que Dieu est amour et l’amour pardonne. Il ne tient pas compte des fautes. Lorsque Dieu a donné et envoyé son Fils parmi les hommes, celui-ci est venu avec le nom : Dieu sauve (Yahshua). C’est précisément le pardon des péchés, avec toute la faveur de Dieu, imméritée et « imméritable », totalement liée à la nature de Dieu, telle que Jésus-Christ a démontré une fois pour toutes, qui permet la libération de l’esclavage du péché. C’est ce que Paul a aussi expérimenté, et qui l’a amené à dire aux Romains : « Car le péché ne sera plus votre maître puisque vous n’êtes plus sous le régime de la loi (régime du mérite) mais sous celui de la grâce » (Romains 6:14 BDS). Sous le régime de la grâce, l’adversaire de Dieu n’a plus la possibilité de maintenir l’accusation envers celui qui vit sous ce régime pour lui-même, et pour les autres.
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« En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation » (2 Corinthiens 5:19 BDS). Aucune faute n’éloigne Dieu des hommes, Jésus-Christ l’a démontré en se tenant en compagnie des pécheurs les plus dévalorisés par les religieux. Ce sont les hommes qui ont tendance à se tenir à distance de Dieu à cause de leurs fautes, lorsqu’ils ne croient pas au pardon de celles-ci. Mais Dieu a démontré en Jésus-Christ, jusqu’à la mort à la croix, qu’il ne tient pas compte de leurs fautes. C’est cette démonstration de l’amour et de la grâce de Dieu qui nous amène à être réconciliés avec Lui. Car l’image que nous avions de Dieu, qui nous était présenté comme celui qui juge et qui condamne les hommes, nous éloignait de Lui. La Bonne Nouvelle en Jésus-Christ dépasse de loin la sagesse tout humaine et sa manière de penser à l’encontre de Dieu. Mais cette nouvelle n’est bonne que pour celui qui croit véritablement en Jésus-Christ et à ce qu’il a fait : enseigné et démontré que Dieu est amour et que l’amour ne tient pas compte des fautes, mais que les hommes sont jugés et condamnés par leurs fausses manières de penser et d’agir…
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* Autre traduction: le mal
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Péchés pardonnés à cause de son nom – 1ère Partie

PardonnésDes douze apôtres, Jean est probablement celui qui avait la plus profonde conscience de l’amour de Jésus (voir aussi L’amour: clé de la plénitude de Dieu). Cette conscience de l’amour de Dieu, qui vient d’une connaissance approfondie de l’amour de Jésus-Christ, conduit à une compréhension du pardon de Dieu à la mesure de son amour.

Dans la première lettre de Jean, il s’adresse soudainement aux enfants, aux pères et aux jeunes gens, et il commence par les enfants: « Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père » (1 Jean 2:12-13 NEG79).

En s’adressant ainsi aux « enfants« , aux « pères » et aux « jeunes gens« , Jean n’est pas en train de parler en termes de catégories sur le plan humain, mais en termes de maturité sur le plan spirituel, c’est-à-dire dans la connaissance de Dieu, et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Ces termes s’adressent à ceux qui se sont tournés vers Dieu par Jésus-Christ. Et ce qu’il écrit à ceux qui sont au stade « enfants« , c’est que:

Les péchés sont pardonnés à cause de son nom.

La lettre de Jean ne rajoute rien ici concernant le pardon des péchés, aucune condition particulière, aucune chose à faire. La réalité de cette vérité c’est que l’être humain n’a absolument aucune part « à faire » dans le pardon que Dieu donne. Les péchés ne sont pas pardonnés à cause de ce que l’être humain pourrait faire ou ne pas faire, mais uniquement à cause du nom de Celui qui est de toute éternité. Le terme traduit par nom est onoma. Il s’agit des noms propres à chacun utilisés pour tout ce qu’il recouvre, tout ce qui est pensé ou ressenti quand il est amené à l’esprit par sa mention, en entendant ce nom, en s’en rappelant, tant par le rang, l’autorité, les actions etc. Lorsque Celui qui est de toute éternité a donné et envoyé son Fils, celui-ci est venu avec le nom Yahshua (Jésus) qui signifie Yahweh (Dieu) sauve. Jésus-Christ est celui qui a fait connaître le nom du Père, aux hommes qu’il a choisi du milieu du monde (cf. Jean 17:6) et il a dit au Père: « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que je sois en eux » (Jean 17:26 NEG79). Jésus-Christ a démontré que Dieu sauve, Dieu pardonne. C’est lui qui a fait connaître les caractéristiques de son Père, le seul vrai Dieu, celui que personne n’a jamais vu (cf. Jean 1:18, 1 Jean 4:12). Jésus-Christ a démontré d’autres caractéristiques de Dieu que ce qui venait à l’esprit avant lui lorsque le nom de Dieu était mentionné. Dieu sauve, Dieu pardonne. Et la réalité de ce pardon est qu’il est pour tout être humain. Mais ce pardon, sans aucune intervention de l’homme, devient véritablement effectif avec ses conséquences, uniquement par le moyen de la foi. Il est nécessaire de croire que Dieu pardonne et de s’en saisir par la foi, pour en voir le fruit.

Croire n’est pas une part à faire parce que c’est un choix.

Toute notion de mérite dans ce choix reste exclue. Le pardon et ses conséquences ne sont pas effectifs parce qu’on aurait fait une demande de pardon à Dieu, mais parce qu’on croit que nous sommes pardonnés à cause de son nom. Et le chemin de la droiture/justification passe par croire le Fils, Jésus-Christ, lorsqu’il dit à cause du nom de son Père : « tes péchés sont pardonnés« . C’est là la réalité immense de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu, l’expression de l’amour que Jésus-Christ a démontré. Dans ce sens, c’est intéressant de relever que lorsque Jésus dit au paralytique « tes péchés sont pardonnés » (Luc 5:17-26 ; Matthieu 9:2-8 ; Marc 2:1-12), ou à la femme adultère qu’il ne la condamne pas (Jean 8:1-11), il n’est relaté aucune demande de pardon de leur part, aucune chose qu’ils auraient faites pour mériter le pardon, l’effacement de leurs fautes, que Jésus le leur annonce. Jésus-Christ annonce et démontre simplement le pardon, tel que le fait et le vit l’homme à l’image de Dieu.

Dans la première lettre de Jean, il laisse comprendre que ce qui qualifie un croyant d’enfant spirituellement, c’est donc d’avoir encore des doutes sur le fait que les péchés sont pardonnés. Il ajoute même « Je vous le confirme, enfants: vous connaissez le Père… » (1 Jean 2:14 BDS). Cette connaissance du pardon de Dieu, dans toute son ampleur, sans intervention de l’homme autre que le moyen de la foi, démontre la connaissance du Père tel qu’il est véritablement, dans son amour dont la grâce en est l’expression. Et cette connaissance au sujet du pardon, saisi par le moyen de la foi, est la fondation nécessaire sans laquelle la croissance spirituelle vers l’état de « jeunes gens« , puis vers celui de « pères« , ne peut pas se produire.

A suivre

La grâce: l’expression de l’amour inconditionnel de Dieu

La grâce de Dieu est quelque chose qui semble connue de nombreux croyants mais qui se révèle bien souvent incomprise, étouffée, sous-estimée, voir oubliée ou même pervertie. Le problème lorsque la grâce est méconnue, c’est qu’il s’agit du fondement de l’Évangile. La grâce de Dieu est la substance même de l’Évangile, car l’Évangile est précisément la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu. C’est ce que Luc rapporte dans le livre des Actes au sujet de ce que Paul a dit à propos de la Bonne Nouvelle : « Ma vie m’importe peu, je ne lui accorde aucun prix; mon but c’est d’aller jusqu’au bout de ma course et d’accomplir pleinement le service que le Seigneur m’a confié c’est-à-dire de proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20:24 BDS).

Le service dont Paul parle comme celui que le Seigneur lui a confié consiste à proclamer la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.

Le terme original traduit par grâce est charis qui signifie ce qui fournit la joie, le plaisir, les délices, la douceur, le charme, la tendresse. Le terme parle aussi de la bonté, la faveur, de bonne volonté, c’est-à-dire une volonté qui est bonne. Il vient du verbe chairo qui a le sens de se réjouir, être heureux, être bien, être extrêmement réjoui.

Cross equals loveMatthieu nous rapporte que Jésus, qui a corrigé certaines choses qui avaient été enseignées et a rétabli la vérité,  a dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : «  Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » Eh bien, moi (Jésus) je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous vous comporterez vraiment comme des enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui sont justes comme aux injustes » (Matthieu 5:45 BDS). Luc l’a rapporté ainsi : « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats (non-miséricordieux) et pour les méchants (mauvais). Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux » (Luc 6:35-36 NEG79). C’est là, la racine de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.

Ainsi, Jésus-Christ a enseigné et démontré que cette parole de l’Écriture : « C’est ma bonté tout entière que je veux te montrer et je proclamerai devant toi qui je suis. Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, j’aurai pitié de qui je veux avoir pitié » (Exode 33:19 BDS) signifie « je ferai grâce à ceux à qui tu ne veux pas faire grâce et j’aurai pitié de ceux dont tu n’as aucune pitié ». Jésus-Christ a agi comme un fils du Très-Haut. Il a enseigné et démontré que le Père fait grâce et a pitié de ceux dont les êtres humains, notamment ceux enracinés dans les prescriptions de Moïse, n’avaient aucune pitié et ceux pour qui ils ne témoignaient aucune grâce.

Tous les hommes n’ont pas réagi de manière identique face à la grâce que Jésus-Christ a enseignée, démontrée et manifestée sur terre jusqu’à ce qu’il monte vers le Père. La grâce, telle que démontrée par Jésus-Christ, a même souvent été une des raisons pour laquelle certains hommes l’ont rejeté, déjà en son temps. Lorsque les êtres humains sont modelés par le père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement, alors ils ont soif de vengeance et sont animés par le mérite. Toutefois, la grâce ne s’impose pas, ce serait contraire à la grâce elle-même. Elle ne peut pas non plus contraindre les autres à manifester la grâce. En général, celui qui ne manifeste pas la grâce envers les autres agit ainsi parce qu’il ne vit pas lui-même sous la grâce de Dieu, celle à laquelle on accède par le moyen de la foi.

Dieu est amour et l’amour véritable est inconditionnel. En réalité, c’est un pléonasme de parler d’amour inconditionnel, car l’amour au sens biblique, tel que Jésus-Christ l’a révélé, est par définition inconditionnel. L’amour est, par ses caractéristiques intrinsèques, indépendant de l’être aimé, et de ce qu’il peut faire ou ne pas faire. La grâce de Dieu est, par définition, la faveur de Dieu. C’est une faveur, imméritée et « imméritable », qui est l’expression de l’amour. Dieu désire profondément montrer et démontrer son amour (inconditionnel). Il veut le manifester à tous, et à chacun en particulier, parce qu’il est Amour. L’amour est Sa nature. Mais Dieu peut uniquement démontrer l’amour par la grâce. Pour quelle raison? C’est parce que la grâce exclut, par sa nature, toute notion de mérite. La grâce est imméritée et « imméritable ».

En observant dans les Évangiles comment Jésus-Christ manifestait la grâce, on comprend que la grâce est à l’opposé du mérite. Il n’y a pas de notion de mérite dans l’amour, pas plus qu’il n’y a d’amour dans la notion de mérite. Le fonctionnement au mérite, c’est : on agit envers vous en fonction de ce que vous méritez, ainsi on vous récompense en fonction de ce que vous faites ou ne faites pas, et on vous punit selon les mêmes principes. Mais l’amour donne sans compter. Toutefois, l’amour ne peut pas imposer à l’être aimer de recevoir ce qu’il donne, ce serait contraire à l’amour. L’amour tient compte de la volonté de l’autre, même si la volonté de l’autre n’est pas bonne.

En réalité, la grâce est en réalité le seul moyen d’expression de l’amour. Dieu est Amour. La grâce ne peut pas être en réponse à une notion quelconque de mérite. Si la grâce était en réponse à une notion de mérite, il ne s’agirait plus de la grâce, et donc ce ne serait plus l’expression de l’amour. Aussi, la grâce de Dieu ne peut être déversée ou, plus précisément, accédée, qu’en dehors de toute notion de mérite. La faveur donnée par amour ne peut être donnée qu’en dehors de toute notion de mérite et d’autojustification. Il est fondamental de comprendre que:

On accède à la grâce de Dieu que par le moyen de la foi.

Dieu déverse sa faveur, imméritée et « imméritable », en réponse à la foi. Le terme original pistis signifie une conviction de la vérité, une pleine confiance concernant la relation avec Dieu et les choses de Dieu. « Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11 :1 NEG79). Le moyen de la foi est ce qui maintient l’exclusion de toute notion de mérite dans la relation avec Dieu. Le mérite est d’ailleurs en général ce qui nourrit un égocentrisme qui crie du cœur « j’ai besoin d’être aimé et valorisé » ou « je suis haï et ne vaut rien ». Ces deux expressions ont la même racine: un égo centrisme qui est l’expression du besoin de se savoir profondément aimé sans condition. Ce besoin ne peut être rempli uniquement en Dieu, par la vérité qui est en Jésus-Christ. Mais le moyen de la foi, par laquelle on accède à la grâce de Dieu, implique une manière de penser conforme à la vérité qui se trouve en Jésus-Christ. Il s’agit d’avoir une manière de penser conforme à la pensée de Dieu : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné… » (cf. Jean 3:16-17). « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2:8-9 NEG79).

Une manière de penser et de comprendre les choses non conforme à la pensée de Dieu, mais conforme au père du mensonge qui est le meurtrier dès le commencement et qui déforme l’image de qui est Dieu, a pour conséquence l’expérience des caractéristiques d’une manière de penser qui s’oppose à l’amour, et donc s’oppose à la grâce de Dieu.