La parole de Dieu: mystère caché de tout temps mais révélé maintenant aux saints

On entend beaucoup de choses au sujet de l’expression « la parole de Dieu ». Cette expression est malheureusement souvent utilisée comme un synonyme pour la Bible. Certains disent conformément à leur tradition : « toute la Bible est la parole de Dieu », avec l’idée plus ou moins avouée que l’on pourrait prendre n’importe quel verset de la Bible et dire c’est la « parole de Dieu », puisque c’est dans la Bible et qu’ils appellent la Bible « la parole de Dieu ». Mais ce n’est pas ainsi que les auteurs des textes bibliques ont considéré les Écritures, ni dans l’Ancien Testament, ni dans le Nouveau Testament. De plus, on voit par exemple Jésus parler des psaumes en disant « n’est-il pas écrit dans votre loi » (cf. Jean 10:34), ce qui signifie « n’est-il pas écrit dans ce que vous avez vous-mêmes établi et accepté par l’usage« . C’est là ce qu’amène le sens du terme nomos traduit par la loi, il s’agit des choses établies et acceptées par l’usage. Ainsi, Jésus ne s’associe pas avec la parole de l’Écriture à laquelle il a fait référence dans Jean 10. De même, lorsqu’il parle à ses disciples de la persécution venant de certains croyants et qu’il parle des psaumes en disant « leur loi » (cf. Jean 15:25). On ne peut donc pas qualifier de « parole de Dieu » une parole de l’Écriture que Jésus appelle « votre loi » ou « leur loi« , ces deux expressions se référant aux mêmes personnes. Jésus ne s’étant pas placé sous cette loi, puisqu’il ne l’appelle pas « notre loi » mais « votre loi » et « leur loi« . D’ailleurs, nul part dans les Évangiles on trouve Jésus utiliser l’expression « notre loi« , en général il parle de la loi (choses établis et acceptées par l’usage) de manière détachée en disant « la loi« , bien qu’il soit venu au monde en tant que Juif sous cette loi. Mais il était libre par rapport à cette loi et ne la faisait pas sienne sans discernement. De même, on ne peut pas prendre le verset qui dit de Jésus « il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous? » (cf. Jean 10:20) et dire que c’est « la parole de Dieu« . Non, le contexte et les paroles de Jésus montrent que c’est une parole de croyants qui ne connaissaient pas Dieu malgré leur judaïsme, leur loi et leurs Écritures. heart-bibleIls étaient sans discernement spirituel et n’arrivaient même pas à reconnaître en Jésus le Messie dont leurs Écritures parlaient pourtant. « Il a un démon, il est fou; pourquoi l’écoutez-vous? » était une parole tout humaine de croyants qui étaient dans l’erreur, et cela se trouve dans les textes bibliques. C’est l’ensemble qui nous permet de le savoir. C’est donc une erreur de vouloir utiliser l’expression « la parole de Dieu » comme un synonyme pour parler systématiquement de la Bible, et cela amène un manque de discernement des Écritures chez beaucoup à cause de leur tradition.

Dans les textes bibliques, il est toujours important de laisser la Bible interpréter la Bible. Si l’on recherche comment la Bible décrit la parole de Dieu, on trouve que Paul donne une description lorsqu’il écrit aux Colossiens: « C’est d’elle (l’Église) que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonce pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints » (Colossiens 1:25-26 NEG79).

Ainsi, Paul décrit la parole de Dieu comme « le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints« . Voilà la définition de la parole de Dieu telle que Paul l’a décrite. Les Écritures, quant à elles, ne sont pas un mystère caché de tout temps et dans tous les âges. Mais la parole de Dieu, elle, est un mystère caché de tout temps et dans tous les âges, selon Paul, mais révélé maintenant aux saints. Un discernement est donc nécessaire. En d’autres termes, la parole de Dieu peut se trouver dans les Écritures, mais toute Écriture n’est pas synonyme de parole de Dieu. C’est ce que Paul sous-entend lorsqu’il écrit à Timothée en disant : « Toute Écriture est inspirée (comme un souffle) de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice (droiture), afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17 NEG79).

Jésus lui-même s’est intéressé aux Écritures dès son jeune âge (voir Luc 2) et il se référait aux Écritures, car toute l’Écriture est « utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice (droiture), afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre« . Mais Jésus n’a pas fait des Écritures un synonyme de « parole de Dieu », et il a été clair sur le fait que la vie est en lui, et qu’il est donc nécessaire de venir à lui pour avoir la vie: « Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle: ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! » (Jean 5:39-40 NEG79). Avec les Évangiles, aujourd’hui plus que jamais, les Écritures rendent témoignage de Jésus. L’ensemble pointe vers Jésus. Pour nous aujourd’hui, cela signifie venir à l’enseignement et au témoignage que Jésus a rendu à la vérité et que l’on trouve dans les Évangiles. Car beaucoup de ceux qui utilisent l’expression « la parole de Dieu » sans discernement pour parler de la Bible, prennent toutes sortes d’enseignement sans discernement, et sans confronter les choses écrites ou entendues à la vérité qui est en Jésus-Christ. Et il est essentiel de se rappeler que Jésus n’a pas utilisé l’expression « la parole de Dieu » comme synonyme des Écritures. De même, aucun des auteurs du Nouveau Testament ne l’a fait non plus. Ils disent « les Écritures » pour parler des Écritures. Et lorsque Jésus utilise l’expression « la parole de Dieu » en référence à des Écritures, c’est qu’il parle d’un certain passage en particulier, mais tout n’est pas parole de Dieu. Il est bon de ne pas oublier la parole de Jésus aux Sadducéens : « Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu » (Matthieu 22:29 NEG79). Et le terme original eido traduit par comprendre signifie voir, discerner, connaître et comprendre. Une bonne compréhension et un bon discernement des Écritures est donc nécessaire pour éviter d’être dans l’erreur, mais aussi en ce qui concerne la puissance de Dieu.

Que l’expression « la parole de Dieu » soit utilisée avec discernement et non comme un synonyme de la Bible. Dire de la Bible qu’elle est la parole de Dieu n’est pas une parole de Dieu et c’est précisément la Bible qui permet de le savoir…

Jésus a prié le Père en disant : « Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité » (Jean 17:17 NEG79) Ainsi, toute parole non conforme à la vérité ne peut pas contribuer à la sanctification, car seul ce qui appartient à la vérité sanctifie. Et Jésus a dit à Pilate: « Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean 18:37 NEG79).

Holy Bible

Connaître la volonté de Dieu: Entière sagesse et parfait discernement par l’Esprit-Saint

Dans sa lettre aux Colossiens, Paul écrit : « Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu’il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout – et cela avec joie. » (Colossiens 1:9-11 BDS)

Paul demande pour les Colossiens que Dieu leur fasse connaître pleinement sa volonté. Il laisse comprendre que cette connaissance se produit lorsque Dieu donne une entière sagesse et un parfait discernement, et que cela se produit par le Saint-Esprit. Jésus-Christ a annoncé à ses disciples que lorsque le Saint-Esprit, qu’il appelle aussi le Consolateur et l’Esprit de vérité, sera venu, celui-ci leur enseignera toute chose, il les conduira dans la vérité tout entière, il rappellera les paroles que Jésus a prononcées et annoncera les choses à venir. Le Saint-Esprit ne parlera pas de lui-même, mais il parlera de ce qu’il aura entendu. (cf. Jean 14, Jean 16). Cela signifie que l’Esprit-Saint, en nous, enseigne à partir de ce qu’il entend, que ce soit à partir des Écritures (paroles écrites) ou par ce qui est prononcé. Mais toute parole écrite ou prononcée n’est pas nécessairement conforme à l’Esprit de vérité. Le discernement est donc nécessaire. Mais Paul vient de laisser savoir que pour connaître pleinement la volonté de Dieu, une entière sagesse et un parfait discernement sont nécessaires. Plus loin, Paul dit aux Colossiens que « En lui (Christ) se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. » (Colossiens 2:3 BDS) C’est donc dans la vérité qui est en Jésus-Christ, et que l’on trouve dans les Évangiles qui sont le point de départ, que se trouve « cachés » tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. En Jésus-Christ se trouve ce qui est nécessaire pour parvenir à une entière sagesse et un parfait discernement, tels que Jésus-Christ en est lui-même le témoin. C’est par Jésus-Christ, à l’aide de l’Esprit-Saint, que cela est rendu possible. Jean va d’ailleurs confirmer ce que Jésus a dit concernant l’Esprit-Saint qui nous enseigne toutes choses, lorsqu’il écrit : « Je vous ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous égarent. Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable, et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu’elle vous a donnés. » (1 Jean 2:26-27 NEG79) La version du Semeur le rend un peu plus explicite : « C’est au sujet de ceux qui vous entraînent dans l’erreur que je vous écris ces choses. Quant à vous, l’Esprit dont vous avez été oints par Christ demeure en vous. Vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout. Il est véridique, il ne ment pas. Restez donc attachés à cet enseignement tel que vous l’avez reçu de l’Esprit. » (1 Jean 2:26-27 BDS) Malheureusement, de nos jours très peu d’enseignants instruisent dans le sens de ce que Jean a écrit ici conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ. Très peu nombreux sont ceux qui enseignent les croyants à être enseignés directement par l’Esprit-Saint, et à être attachés à ce que l’Esprit leur enseigne par Jésus-Christ. De nombreux enseignants ont tendance à véhiculer indirectement, et malgré eux, l’idée qu’ils sont eux-mêmes indispensables pour l’instruction des croyants. Ainsi, au lieu d’instruire en sorte que les croyants soient eux-mêmes enseignés par l’Esprit-Saint, par exemple dans leur propre lecture des Écritures, ils instruisent en sorte que les croyants restent dépendant de l’enseignement de leurs « maîtres ». Il en résulte une relation de codépendance entre ceux qui enseignent et ceux qui sont enseignés, les enseignants ayants souvent fait de leur « ministère » leur profession, par laquelle ils vivent et subviennent à leurs besoins. Ainsi, un tel enseignant n’instruira pas ses propres disciples en leur disant « vous n’avez donc pas besoin que l’on vous instruise, car cet Esprit dont vous avez été oints vous enseigne tout« .

Colossiens 1C’est pourquoi Jean écrit plus loin : « Mais attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. Voici comment savoir s’il s’agit de l’Esprit de Dieu: tout esprit qui reconnaît que c’est pleinement humain que Jésus est venu, vient de Dieu. Tout esprit, au contraire, qui ne reconnaît pas ce Jésus-là ne vient pas de Dieu. C’est là l’esprit de «l’anti-Christ» dont vous avez entendu annoncer la venue. Eh bien, dès à présent, cet esprit est dans le monde. Vous, mes enfants, vous êtes de Dieu et vous avez la victoire sur ces prophètes de mensonge, car celui qui est en vous est plus puissant que celui qui inspire ce monde. Eux, ils font partie du monde. C’est pourquoi ils tiennent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu. Celui qui connaît Dieu nous écoute, mais celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. De cette manière, nous pouvons distinguer l’Esprit de la vérité de l’esprit de l’erreur. » (1 Jean 4:1-6 BDS) Déjà au temps de Jean, bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. Alors qu’en est-il aujourd’hui? La sagesse de l’esprit de l’erreur, conforme à l’esprit du monde et anti-Christ, est une sagesse du monde qui se base sur les seules principes de ce monde tel que le vivent ceux qui sont au stade d’enfant (voir Galates 4) et ne fait en général pas intervenir le moyen de la foi. C’est une sagesse qui fait appel aux hommes et aux moyens humains (voir Jérémie 17), sans faire intervenir la foi (voir Hébreux 11). La sagesse de Dieu apparaît comme une folie pour ceux qui ne marchent pas par le moyen de la foi pour puiser dans la grâce de Dieu, mais qui marchent par leurs propres moyens, qui sont des moyens tout humains conformes à ce monde. Et la sagesse de ce monde est une folie aux yeux de Dieu (cf. 1 Corinthiens 3). Malheureusement, c’est bien souvent une sagesse du monde basée sur les principes de ce monde qui est enseignée parmi les croyants par ceux qui ne font pas intervenir le moyen de la foi, ni le renouvellement de la pensée dans leur enseignement.

Jean parle de l’esprit de l’erreur qui est dans le monde et qui s’oppose à Christ, et il dit que cet esprit ne confesse pas que Jésus est venu pleinement humain. Mais depuis des siècles, certains prétendent que Jésus est pleinement humain et aussi pleinement Dieu, dans le sens d’égal à Dieu. Une telle affirmation est contraire à l’ensemble des paroles que Jésus-Christ a exprimées et contraire à ce qu’on peut lire dans les lettres du Nouveau Testament. Jésus ne s’est nullement fait l’égal du Père. Il a clairement exprimé « car le Père est plus grand que moi » (Jean 14:28) et « Mon Père… est plus grand que tous » (Jean 10:29). Jésus s’est référé à lui-même en tant que « fils de l’homme » a près de 80 reprises dans les évangiles. De plus, appeler Dieu son Père ne fait pas de quelqu’un l’égal du Père, ni l’égal de Dieu. Autrement, lorsque Jésus enseigne ses disciples à prier Dieu en disant « notre Père qui est aux cieux » cela signifierait que tous ceux qui s’expriment avec cette prière sont l’égal de Dieu… De plus, l’unité avec le Père dont Jésus parle en disant « Moi et le Père nous sommes un » (Jean 10:30 NEG79) est une unité d’esprit, une même manière de penser et d’agir conforme au Père, et qui l’amène a dire à Philippe : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14:9 NEG79). C’est d’ailleurs à cette même unité avec le Père que Jésus appelle ses disciples à vivre lorsqu’il prie au Père : « Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné (Yeshua=Dieu sauve), afin qu’ils soient un comme nousJe leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes unmoi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17:11, 22-23 NEG79). Ainsi, il ne faut pas confondre un caractère divin, conforme à Dieu est amour, une unité avec le Père tel que Jésus-Christ en a été le témoin, et une égalité avec le Dieu Tout Puissant qu’il n’a pas affirmée, ni les auteurs des lettres du Nouveau Testament d’ailleurs. Les versets qui semblent prétendre à une égalité avec Dieu sont en général pris hors contexte et sans tenir compte de l’ensemble des paroles de Jésus qui se trouvent dans les évangiles.

Jésus après avoir affirmer à des scribes et des pharisiens « Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8:12 NEG79) et « Vous ne connaissez ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » (Jean 8:19 NEG79), il a mis en garde sur l’importance de croire ce qu’il est, sans quoi nous mourrons dans nos péchés, c’est-à-dire nous mourrons dans nos fausses manières de comprendre les choses et nos fausses manières de penser. Après leur avoir dit « Je m’en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais« , puis qu’il est ce qu’il dit depuis le commencement, Jésus s’exprime clairement : « C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8:24 NEG79) De plus, Jésus a été clair en disant que le Père est le seul vrai Dieu (cf. Jean 17:3). En général, ceux qui font Jésus l’égale de Dieu, et diminuent son humanité, en viennent à enseigner qu’il est impossible de marcher comme Jésus. Mais il est clair que sans un renouvellement de la manière de penser pour l’aligner à la sienne, cela est impossible. Toutefois, Jésus a enseigné que ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (cf. Luc 18:27). Et Dieu donne son Esprit pour ce faire. Il est important de ne pas oublier non plus que Jésus a enseigné que le blasphème contre le Saint-Esprit est ce qui empêche de recevoir l’effacement des péchés, c’est-à-dire l’effacement des fausses manières de penser (cf. Matthieu 12:31). Aller à l’encontre de ce que l’Esprit-Saint enseigne prive de l’expérience du salut déjà dans ce monde. Cela empêche de pouvoir être renouvelé dans notre manière de penser afin de pouvoir marcher comme Jésus.

Paul écrit aux Romains : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:2 NEG79)

Ainsi, la volonté de Dieu est ce qui est bon, ce qui est agréable conformément aux caractéristiques de l’amour (cf. 1 Corinthiens 13), et ce qui est parfait. C’est là la volonté de Dieu. Et pour pourvoir discerner ce qui est bon, agréable et parfait, il est nécessaire d’être transformé par le renouvellement de notre intelligence. Le terme original grec nous traduit par intelligence signifie toutes les facultés de perception et de compréhension et celles de sentiment, jugement, détermination. Il s’agit de notre manière de comprendre les choses, c’est-à-dire notre manière de penser. Et notre manière de penser doit s’aligner sur les caractéristique de l’amour, les caractéristiques du Père tel que Jésus-Christ l’a révélé. Paul l’a exprimé ainsi : « Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensée de Christ. » (1 Corinthiens 2:16 NEG79) Ainsi, la manière de penser du Christ se retrouve dans l’enseignement du Christ et dans le témoignage de sa vie conforme à la vérité. Et lorsque nous nous laissons transformer par le changement de notre manière de penser pour l’aligner avec celle de Jésus-Christ, alors nous faisons l’expérience des caractéristiques de l’amour tel que Jésus-Christ les a enseignées et démontrées lui-même. Et ainsi, nous parvenons à une entière sagesse et à un parfait discernement, qui conduit à la connaissance de la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. « Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout – et cela avec joie. » (Colossiens 1:9-11 BDS)